14.05.2008
reb
Pour que nos victoires locales soient porteuses demain d’une victoire nationale !
14 mai 2008
Tribune de Gérard Collomb, maire de Lyon, et François Rebsamen, maire de Dijon
Il y a quelques semaines, nous remportions les élections municipales et cantonales. Pendant plusieurs mois, nous avons, dans nos villes et dans nos cantons, dialogué avec les électeurs, avec les militants et les sympathisants du Parti socialiste et de la gauche entière. Nous connaissons leurs attentes, leurs espoirs mais aussi leurs impatiences et parfois leur scepticisme vis-à-vis de la politique en général y compris du Parti socialiste à qui ils ont pourtant apporté la victoire.
Cette victoire nous engage. Les votes d'adhésion aux projets que nous avons présentés localement doivent maintenant trouver un débouché national dans une véritable réforme des analyses et du fonctionnement de notre parti. Le débouché, ce doit être un Parti socialiste qui écoute, qui innove, qui propose, qui sache fédérer autour de lui tous ceux qui veulent proposer une alternative à la politique menée aujourd'hui dans notre pays.
C'est notre responsabilité historique de faire que la gauche ne se contente pas de belles victoires locales mais qu'elle sache les transformer en une victoire nationale. Elle doit donc commencer par s'interroger sur les raisons des ses défaites dans les scrutins nationaux.
Il y avait incontestablement un élan dans la campagne de Ségolène Royal.
Il a sans doute manqué un projet partagé collectivement par tout le Parti socialiste. Un projet qui ne puisse donner prise à la critique ,de n'être qu'une simple posture idéologique mais qui apparaisse aux yeux des français comme basé sur une analyse lucide de la société du 21e siècle, une appréhension en profondeur des grands problèmes auxquels elle se trouve confrontée.
Les Français sont de plus en plus lassés par les formules toutes faites, entendues maintes fois et dont nos sympathisants et nos militants, eux-mêmes, comprennent qu'elles sont plus destinées à des positionnements internes au PS, que véritablement porteuses de solutions pour notre pays.
C'est pourquoi il faut que, lors de notre congrès, le débat porte sur le fond, qu'il ne se réduise pas à une série de manœuvres tactiques qui, dans les couloirs et les arrière salles, se résumeraient d'abord en des querelles de personnes, masquées dans d'apparents débats de courants.
Il faut que le Parti socialiste ait vis-à-vis de lui-même une grande exigence intellectuelle pour qu'il apparaisse aux yeux de tous les Français comme capable de répondre aux grands défis qui sont ceux de notre monde et de notre pays.
La conjoncture est pour cela porteuse. Les solutions simplistes qui avaient été avancées par Nicolas SARKOZY pendant les présidentielles se heurtent en effet aujourd'hui au mur d'une réalité infiniment plus complexe. De même l'ultra libéralisme réduisant de plus en plus l'économie à de simples jeux financiers a montré ses limites dans la crise des subprime. Dans le même temps, quelques affaires retentissantes dans un certain nombre de nos entreprises ont montré que celles-ci ne pouvaient se passer d'un certain socle éthique.
L'époque est donc propice aux socialistes pour offrir une nouvelle perspective à la société française.
Encore convient-il qu'ils ne retombent pas dans leurs vieux démons en reprenant un discours archaïque.
Pour cela, ils doivent pleinement assumer la mue intellectuelle qu'ils ont déjà en fait accomplie. Ils savent bien que les temps ont changé depuis que Karl Marx analysait le capitalisme de la société anglaise de La Fabrique.
La critique que nous pouvons dresser de la société actuelle aurait plus de force si nous reconnaissions que nous entendons placer notre action dans le cadre d'une économie de marché, qu'il s'agit de réformer, non de briser.
Au niveau local, cette révolution culturelle a déjà été menée. Nous savons ce qu'exige l'attractivité d'un territoire : l'interaction de services publics de qualité, de pôles d'innovation et de recherche de haut niveau et d'entreprises à forte valeur ajoutée, donc compétitives.
Nos collectivités travaillent quotidiennement avec les entreprises pour leur développement et parce qu'il y va de l'intérêt général.
Certes, nous sommes bien placés pour constater un certain nombre de dysfonctionnements de notre société.
Ce sont en effet les élus locaux qui se trouvent en première ligne face aux problèmes d'exclusion, face aux problèmes de pouvoir d'achat d'un certain nombre de salariés ou de retraités. Mais nous savons aussi que pour résoudre ces problèmes il faut produire de la richesse. Car la production de richesse est la condition nécessaire à toute politique de redistribution.
Nous savons que nous avons besoin d'une dynamique économique forte pour mener les politiques que nous mettons en place pour rééquilibrer nos villes, en finir avec les quartiers paupérisés et ghettoïsés, bref pour construire des territoires où nous rendrons possible un réel vouloir vivre ensemble.
De même au niveau national, nous sommes dans notre rôle lorsque nous affirmons notre solidarité avec les travailleurs victimes de délocalisations ou de licenciements.
Mais la solidarité ainsi manifestée serait de pure forme si nous n'étions pas capables d'indiquer quelle politique pourrait nous permettre d'éviter de telles situations, une fois la gauche revenue au pouvoir.
Cela demande que nous expliquions comment nous entendons faire muter économiquement notre pays pour qu'il demeure compétitif dans un contexte où de manière inéluctable, de grands pays sont en train d'émerger qui sont dès aujourd'hui de redoutables concurrents pour nos produits de base et qui commencent à le devenir même dans le domaine des technologies avancées.
Pour sauvegarder notre compétitivité, il n'y a en fait qu'une seule solution : être dans tous les domaines, à la pointe de l'innovation !
C'est là l'axe majeur qui doit sous-tendre toutes nos politiques. Il faut que notre université et notre recherche irriguent davantage notre économie. Il faut accroître l'efficacité de notre système scolaire et plus généralement, élever le niveau de formation de notre société tout entière.
Il faut repérer les nouvelles tendances qui marqueront la société de demain afin d'anticiper les productions à développer.
C'est dans une modernité ainsi retrouvée que nous pourrons garantir aux Français dans les faits et non dans les mots un pouvoir d'achat et une protection sociale élevés.
Car nous le savons : toute promesse sociale qui ne serait pas basée sur une économie capable d'affronter la concurrence mondiale ne serait que pure démagogie.
Cela, la plupart des Français aujourd'hui le comprennent. C'est pourquoi les Socialistes ne seront crédibles que le jour où leur discours sur l'économique, le social et le développement durable, apparaîtra comme ayant une véritable unité.
Si le monde a changé d'un point de vue économique, la société française elle aussi a profondément muté. Là aussi, il faut que nous en analysions les changements.
La société française s'est beaucoup fragmentée, nous devons en tenir compte. Le Parti socialiste, par exemple, parle volontiers de la nécessaire reconquête des couches populaires. Les élus locaux peuvent témoigner combien ces couches sociales sont loin d'être aujourd'hui homogènes, quels clivages il peut y avoir à l'intérieur même de ces couches populaires.
Entre exclus du monde du travail et salariés, entre Français issus de l'immigration et Français d'origine...
Comment dépasser leurs divergences pour qu'ils se pensent demain un destin commun ?
Dans le même temps, il doit aussi pouvoir s'adresser à un certain nombre de couches moyennes et supérieures qui se reconnaissent dans les valeurs sociales ou sociétales dont nous sommes porteurs : reconnaissance de la différence, acceptation des différents modes de vie, ouverture sur le monde, mais qui sont en même temps soucieux de modernité et d'innovation parce qu'ils appartiennent aux secteurs les plus dynamiques de la société. Comment les associer à notre démarche ?
Le Parti socialiste doit donc redevenir le creuset où les uns et les autres pourront se réinventer un avenir partagé.
Réaliser une telle synthèse, demande du dialogue, de la concertation, de la démocratie participative, ce qu'ont pratiqué l'ensemble de nos candidats pendant la campagne récente. Ce n'est donc pas simplement le programme du Parti socialiste qu'il nous faut changer mais aussi ses formes de dialogue avec la société, ses modes de gouvernance. Il nous faut nous ouvrir davantage à toute la société.
Les Elus de gauche qui ont réussi sont aussi ceux qui ont su renouveler leurs équipes, s'ouvrir à l'ensemble de la société et à sa diversité.
Le changement du Parti socialiste doit être aussi d'ordre organisationnel de manière à ce que le plus grand nombre puisse se sentir associé à la mutation que nous souhaitons engager.
Telles sont les premières réflexions qui peuvent, nous semble-t-il, être tirées des dernières élections et nous paraissent être un préambule au débat entamé par les socialistes. Sachons faire de notre réflexion et de notre congrès à la fois un moment de réflexion sérieux mais aussi enthousiaste. C'est comme cela que nous apparaîtrons utiles à notre pays, fidèles à nos idéaux, capables d'inventer un nouvel avenir.
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Royal sort l’artillerie participative
PS. Elle dévoile les premiers résultats de sa consultation des militants lancée début avril.
David Revault d’Allonnes
QUOTIDIEN : mercredi 14 mai 2008
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Ségolène Royal accélère. Mais à son rythme. Une semaine après la publication du texte des partisans de Bertrand Delanoë, l’ancienne candidate à la présidentielle dévoile aujourd’hui les premiers résultats de sa consultation participative, lancée début avril. Quelque 1 500 contributions, reçues via Internet, ont été synthétisées par son équipe. Vendredi à Paris, lors d’un premier «atelier citoyen», elle y fera référence afin de préciser, en des termes choisis, pourquoi elle entend prendre le parti. Avant d’attaquer les déplacements, mardi en Lorraine, sur le terrain des ouvriers, puis dans l’Aube, deux jours plus tard. Une séquence de visites du parti d’en bas prévue jusqu’au 7 juin, date du début de la rédaction d’une contribution en vue du congrès. Avec, en toile de fond, l’ambition d’incarner «le choix de la survie et du développement du PS». Pour «gagner sur le fait que le parti a besoin de changer».
Bien sûr, comme à l’accoutumée, Ségolène Royal jouera ce mercredi son rôle de première opposante : «Je fais mon travail. C’est ma responsabilité. Je ne vais pas me tourner les pouces en disant : "J’attends 2011."» Elle s’en prendra donc à la loi de modernisation de l’économie façon Nicolas Sarkozy. Mais l’essentiel, aujourd’hui, est ailleurs : dans les positions exprimées par les militants sur le site. Lesquels, en matière économique, estiment que «le PS doit se réapproprier le discours sur l’entreprise». Plaident pour «cesser le catéchisme doctrinal» et pour «traiter de questions qui n’apparaissent pas au premier abord définir un discours de gauche». Préconisent, au chapitre du parti, d’«ouvrir les sections à des non-membres». Et revendiquent «unanimement, la nécessité d’un leadership incontesté et respecté»…
Faut-il voir dans ce timing une réponse de la bergère à Delanoë, qui estimait dans son texte que la démocratie participative devait «se nourrir d’une mise en débat des projets et non de simples questions», fustigeait le «contournement des lieux de débat» ainsi que la stratégie «improvisée et non concertée» d’alliance au centre ? «On déroule une méthode et un calendrier, proteste David Assouline, proche de la candidate. On est dans l’action, pas dans la réaction.» Reste que Ségolène Royal assume volontiers «un certain nombre de différences» : «Je crois à un parti le plus attractif possible, et ouvert à de larges alliances pour battre la droite. Ça a le mérite de poser le débat.» Et, du même coup, de lui fournir un angle pour soigner son profil de rénovatrice face à un canal historique jospino-jospiniste : «On ne peut se contenter de replâtrages, de recyclages des anciens projets du PS. On ne fait plus de la politique comme autrefois.»
Car si «la consultation des militants est un des ruisseaux qui alimentent» le texte que présentera Royal, celui-ci devrait aussi se nourrir, outre des travaux de ses groupes d’experts, des concepts développés pendant sa campagne présidentielle. «Je ne veux pas que ce potentiel soit perdu. Moi, je m’adresserai aux militants comme aux Français, sans compromis. Je ne me forcerai pas, parce qu’un congrès se gagne soi disant à gauche, à diaboliser le centre pour ensuite faire alliance avec lui au moment des élections.» Quant à la forme, Ségolène Royal n’a pas choisi, comme les partisans du maire de Paris, d’aligner les signatures. Du moins pour l’instant. «Je ne suis pas au téléphone en train de faire la course aux signatures, comme au bon vieux temps.» Davantage que la dynamique des soutiens, qui l’avait portée pendant la primaire socialiste, elle privilégie la démarche de l’offre politique. « Je ne mets pas de pression. Les gens doivent se sentir partie prenante dans ce texte, et pas enrôlés dans une liste de supporters.» Un discours de la méthode pensé pour élargir le cercle de ses soutiens: «J’espère que j’entraînerai tout le monde. Y compris Delanoë.» Pour pallier l’effritement de sa cote au fil d’un processus interne édifié pour empêcher son OPA sur le PS au lendemain de la présidentielle: «Le calendrier est très long et a été organisé pour étouffer les choses. Je dois donc faire un travail de pédagogie plus important que d’autres.» Et, aussi, pour clôturer le procès en incompétence datant des primaires: « Là, si je gagne le congrès, on ne pourra pas dire que c’est sous le coup de l’émotion… »
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12.04.2008
a la bataille ...
Royal dans le chaudron
PAR ÉRIC ZEMMOUR
11/04/2008 | Mise à jour : 14:53 | .
Elle va sans doute gagner. Prendre le parti. C'est une force qui va. Même si elle ne sait pas toujours où. Le TSS, « Tout sauf Ségolène », ne prend pas. Ségolène Royal est persuadée qu'elle a perdu la présidentielle parce qu'elle ne dirigeait pas le PS. C'est une fille méthodique. Elle corrige ses erreurs.
Il n'est pourtant pas sûr que le PS lui ait manqué. Les éléphants ne vibraient pas d'admiration pour sa compétence, sa culture ou sa vision du monde. Mais ils se mirent au garde-à-vous quand elle l'exigea, et se cachèrent quand elle joua les « femmes libres » : « T'as voulu voir Vesoul, et on a vu Vesoul ; t'as plus aimé Vesoul, et on a quitté Vesoul. »
En 2007, Ségolène Royal a conquis le PS par les sondages. Sur la forme - une femme dans un monde d'hommes - et sur le fond - l'ordre contre « il est interdit d'interdire ». Elle prend le risque de se banaliser. De s'abîmer dans des guerres idéologiques ou des compromis insipides. Jeanne d'Arc dans la boue des tranchées. Un anachronisme ; pire, une inversion d'image. Elle croit mettre ses pas dans ceux de Mitterrand. Mais c'est le Mitterrand de 1988, Président briguant une réélection. Ouvrant au centre, pour enfermer Chirac à droite. Elle oublie que Sarkozy l'a battue par la droite. Elle oublie aussi le Mitterrand d'avant 1981, accumulant les débats pour accoucher du PS d'Epinay, peuplé de jeunes sabras affamés de places. Elle oublie que le PS est désormais un parti d'élus, repus et indisciplinés, convertis à un social-libéralisme mal assumé.
Royal n'a pas plus d'idées que les autres pour sortir le PS de sa crise existentielle. Elle demande aux militants de les lui donner. Pas de changement à attendre de ce côté-là.
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05.04.2008
quel avenirs !!!!??
A Lyon, Désir d’avenir manque de flamme
Les représentants départementaux du club royaliste se retrouvent ce week-end à Paris.
De notre correspondante à Lyon ALICE GÉRAUD
QUOTIDIEN : samedi 5 avril 2008
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Pas facile d’entretenir le désir. Surtout après de longs mois d’abstinence. Gérard Nicolas, responsable de Désir d’avenir dans le Rhône, ne désespère cependant pas de pouvoir ranimer la flamme chez les ségolénistes lyonnais. «Après la présidentielle, il y a eu la période difficile de l’après-défaite. Et puis, à partir de septembre, les municipales. Mais aujourd’hui, on se remet en marche.»
Un an après son adhésion à Désir d’avenir, Gérard Nicolas, élu dans le 1er arrondissement de Lyon sur les listes de Gérard Collomb, n’a rien lâché de sa ferveur pour la dame en blanc. Il se rend ce week-end à Paris, à la réunion des représentants départementaux pour voir comment transformer l’élan de la présidentielle.
Débrouille. Deux jours après les municipales, il a organisé une assemblée générale des militants lyonnais. Bilan «encourageant», selon lui, puisque soixante personnes ont répondu à l’appel. Sur les quatre cents qui avaient adhéré dans le Rhône il y a un an. Faute de local et de structure, l’assemblée s’est tenue dans un hôtel prêté par un militant socialiste propriétaire des lieux. Car, pour l’instant, les comités locaux de Désir d’avenir ne disposent pas de ressources propres. Ce qui les oblige à pas mal de débrouille. Hier, Gérard Nicolas tenait justement une réunion avec deux autres militants pour voir comment allait s’organiser la suite. En préambule, ils se sont félicités de la prise de parole du jour de Ségolène Royal. «Vous avez vu, elle a parlé», s’exclame dans un soupir qui confine au soulagement Stéphanie, venue à la politique par et pour Ségolène Royal.
Au cœur des préoccupations : retrouver trace des centaines de sympathisants qui avaient adhéré l’année passée et qui sont perdus dans la nature. Tous ne reviendront pas, ils le savent. Ceux qui s’étaient engagés dans le seul objectif de l’élection. Ceux que la défaite a assommés. Ceux qui sont allés ailleurs. Vers d’autres écuries au PS, pour certains. « On risque d’avoir des non-renouvellements d’adhésions», reconnaît Gérard Nicolas.
«Espace». Désir d’avenir doit aussi faire face à une certaine démobilisation des élus. A Lyon, la plupart des têtes d’affiche sont encore dans l’après-municipales, «occupées à poser leurs crayons sur leurs bureaux d’adjoints», ironise un militant. «Heureusement», ils ont Najat Vallaud-Belkacem. L’ancienne porte-parole de Royal, adjointe au maire de Lyon, lors de la dernière assemblée générale, a incité les participants non PS à adhérer au parti. La plupart ont refusé. «C’est intéressant, analyse-t-elle, cela veut dire que nous ne sommes pas un courant de plus au PS, mais un espace où les gens veulent discuter et construire.» Même si, ils le savent, la question du nombre sera déterminante pour voter les motions au prochain congrès.
08:22 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.04.2008
contribution
CONSULTATION PARTICIPATIVE :
COMMENT LE CONGRES DU PS PEUT-IL ETRE UTILE AUX FRANÇAIS ?
Chères amies, Chers amis,
Je vous prie de trouver ci-joint l'initiative que nous prenons, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, utile aux Français. Le texte en a été publié aujourd'hui.
Je compte sur vous pour nous rejoindre et apporter vos idées sur le site qui sera spécialement créé pour vous accueillir. Elles nous permettront d'aboutir à une belle contribution dont nous seront toutes et tous coauteurs.
Amitiés
Ségolène
Dans un monde qui se transforme à vive allure et dans une France où même ceux qui se croyaient à l’abri sont en proie à l’inquiétude, les socialistes doivent répondre à de nouvelles questions.
Aujourd’hui la précarité envahit tout, l’initiative économique est en panne, les inégalités n’ont jamais été aussi insolentes, l’incertitude pèse sur le rôle de la France dans le monde. Nous devons apporter la preuve de l’efficacité de l’action politique et la mettre au service de notre idéal commun.
Nous lançons cette consultation participative dans la cohérence des valeurs bâties pendant la campagne présidentielle et dans la volonté de prolonger les voies tracées par les Forums de la rénovation du PS.
Sachant que les questions bien posées permettent les réponses pertinentes, nous pensons utiles de prendre un temps pour bien formuler les questions à trancher (3), en s’appuyant sur les sources d’inquiétudes des Français (1) et sur nos valeurs (2).
C’est pourquoi ce document propose, sur cette base, de lancer des discussions et de susciter des réactions : vous pouvez modifier ou compléter la formulation des thèmes qui vous sont proposés. Un site Internet sera spécialement ouvert pour cela.
Ce questionnaire est une étape très importante pour structurer le travail de fond qui, enrichi par ces échanges, aboutira à une proposition prenant la forme d’une contribution au Congrès du PS.
La consultation s’adresse aux militants du PS, en lien avec les sympathisants et les forces vives qui attendent beaucoup de nous face aux dégradations de toutes sortes commises par la droite.
L’une des questions majeures autour de laquelle s’organise notre réflexion est la suivante : définir les droits et les devoirs des responsables politiques, de la société et des personnes, de telle sorte que la liberté de réussir sa vie ne soit pas le privilège de quelques uns mais l’ambition garantie à tous.
Premiers coauteurs de ce document : les membres du conseil politique, qui se réunit le mardi autour de Ségolène Royal, les responsables des groupes de travail (par exemple sur la santé), des présidents de régions et élus qui suivent et participent aux réunions. Cette liste est ouverte à toutes celles et tous ceux qui voudraient participer à l'initiative que nous lançons.
Ségolène Royal
François Rebsamen
Vincent Peillon
Jean Louis Bianco
Manuel Valls
Gilles Pargneaux
Delphine Batho
David Assouline
Guillaume Garot
Aurélie Fillipetti
Michel Sapin
Jean-Pierre Mignard
Jean-Jack Queyranne
Jacques Auxiette
Nadjat Belkacem
Pascal Terrasse
Dominique Bertinotti
Michèle Delaunay
Jean Guerard
…
…
- Les dix sources d’inquiétude des Français
1. un capitalisme qui perd la tête ;
2. la dégradation du niveau de vie ;
3. les fragmentations et le descenseur social à l’intérieur ; la perte de compétitivité de la France à l’extérieur ;
4. l’affaiblissement de la valeur travail et l’exagération de la valeur du capital ;
5. le trouble qui pèse sur l’identité française, secouée par les peurs de l’autre ;
6. le doute sur l’efficacité de l’Etat ;
7. le scepticisme sur la réalité de l’égalité des chances par l’école ;
8. l’Europe perçue comme indifférente au sort des citoyens ;
9. les désordres du monde et les interrogations sur la fin de l’hégémonie occidentale ;
10. une planète menacée d’autodestruction.
- Les sept valeurs et objectifs qui nous guident
1. Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission.
2. Le bien-être de tous exige que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée au service d’intérêts particuliers.
3. La volonté publique et l’Etat organisent la conciliation de l’intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les services publics.
4. La lutte contre toutes les formes d’injustices et de discrimination est au cœur du droit de chacun à la réussite individuelle.
5. Les socialistes doivent participer à la construction d’un ordre économique, social et écologique juste, au niveau mondial comme au niveau national.
6. Au niveau national comme au niveau local, le socialisme défend la complémentarité qui unit la démocratie représentative, la démocratie participative et la démocratie sociale.
7. La laïcité est le fondement de la République et de l’identité française, enrichie par le métissage.
- Les dix questions à trancher
1. Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l’opposition et un conformisme économique au pouvoir : de quelle façon ?
2. Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la richesse ?
3. Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?
4. Il faut pousser l’agilité des entreprises, le goût du risque et l’esprit d’entreprendre, tout en améliorant la situation des salariés et leurs sécurités sociales. Avec quel compromis ?
5. Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit. Quels contre-pouvoirs dans l’entreprise ?
6. Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s’attaquer aux injustices sociales ?
7. Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?
8. Les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient victimes du protectionnisme. Avec quelles nouvelles règles ?
9. Les Etats et le marché doivent assurer la sauvegarde écologique de la planète : quel nouveau modèle de développement ?
10. Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ?
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contribution
Ségolène Royal lance sa campagne pour la direction du PS
NOUVELOBS.COM | 04.04.2008 | 13:31
49 réactions
L'ex-candidate à la présidentielle ouvre une "consultation participative" en dix questions aux militants pour préparer sa contribution au prochain congrès.
Ségolène Royal (Sipa)
Ségolène Royal lance vendredi 4 avril une "consultation participative" en dix questions pour préparer sa contribution au congrès du Parti socialiste de novembre prochain.
"Comment le congrès du PS peut-il être utile aux Français?", demande la candidate à l'élection présidentielle de 2007, dans ce texte publié dans Le Monde daté de samedi, et cosigné par 18 proches, dont François Rebsamen, Vincent Peillon, Manuel Valls, Jean-Louis Bianco et Michel Sapin. Selon l'entourage de Ségolène Royal, le questionnaire sera envoyé à toutes les fédérations du PS pour être adressé aux militants.
"Dans un monde qui se transforme à vive allure et dans une France où même ceux qui se croyaient à l'abri sont en proie à l'inquiétude, les socialistes doivent répondre à de nouvelles questions", estime Ségolène Royal.
Démocratie participative
Fidèle à son credo, la démocratie participative, la présidente de la région Poitou-Charentes se contente pour l'instant de poser les questions à trancher selon elle lors du congrès des 7 au 9 novembre.
"Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo-révolutionnaire dans l'opposition et un conformisme économique au pouvoir: de quelle façon?", est la première question posée.
Parmi les neuf autres questions: "comment produire et répartir autrement la richesse?"; "que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter?"; "comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays?"; "quel nouveau modèle de développement?"; "quelles nouvelles règles communes" pour le PS?".
Ségolène Royal entend répondre à ces questions en s'appuyant sur "les sources d'inquiétudes des Français" et sur les valeurs du PS. "Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission", estime l'ex-candidate.
Une longueur d'avance
Parmi ces valeurs, Ségolène Royal appelle de ses vœux la construction d'un "ordre économique, social et écologique juste, au niveau mondial comme au niveau national". Ce concept, avancé pendant la campagne présidentielle, avait été très critiqué par les socialistes.
La présidente de la région Poitou-Charentes présente ce questionnaire comme "une étape très importante pour structurer le travail de fond qui, enrichi par ces échanges, aboutira à une proposition prenant la forme d'une contribution au congrès du PS". Elle précise que cette consultation s'adresse aux militants socialistes, "en lien avec les sympathisants". Un site Internet sera prochainement ouvert pour enregistrer les réactions des militants.
A travers cette consultation, Ségolène Royal entend visiblement prendre une longueur d'avance sur ses concurrents pour le poste de Premier secrétaire et les obliger à se définir par rapport aux débats qu'elle lance. Une stratégie utilisée avec succès lors de la primaire de 2006, mais qui ne manquera pas d'agacer ses rivaux, à commencer par le maire de Paris Bertrand Delanoë. (avec AP)
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28.03.2008
agenda
Pour se retrouver à la tête du PS, l'ex-candidate conserve la même stratégie : s'imposer comme leader dans l'opinion pour influencerle choix des militants socialistes. Crédits photo : Le Figaro
L'ancienne prétendante à l'Élysée «réfléchit» à une candidature au poste de premier secrétaire.
L'intuition de Ségolène Royal lui conseille de temporiser. Le «moment» n'est pas venu. Mais à force de tourner autour, son ambition est transparente : elle veut devenir premier secrétaire du PS. «J'y réfléchis, bien sûr», a-t-elle convenu jeudi sur RTL. Mais l'éventuelle annonce solennelle est renvoyée à plus tard : «Nous verrons quand les candidatures seront ouvertes.» En septembre, lorsque seront déposées les motions soumises au vote des militants lors du congrès ? «Peut-être avant.»
On croirait l'entendre, il y a deux ans, lors de la primaire interne du PS pour la présidentielle : «Si je suis en situation, je serais candidate», disait-elle. Sa stratégie non plus n'a pas changé : s'imposer comme leader dans l'opinion pour influencer le choix des militants socialistes.
Ses adversaires veulent croire que «cela ne fonctionne pas comme cela pour un congrès». Effectivement, l'heure est à l'attentisme pour certains au PS. «Nous attendons les projets, pour l'instant il n'y a que de la stratégie», explique prudemment le patron d'une fédération, qui avait soutenu Royal. Cette dernière peut devenir chef du PS, si «elle rassemble largement», a déclaré jeudi l'un de ses proches, François Rebsamen.
Même si ses relations avec les «éléphants» ne se sont pas arrangées, Ségolène Royal a compris qu'elle ne devait pas avoir l'air de prendre de front le PS. C'est pourquoi la présidente de Poitou-Charentes a décidé d'en respecter les usages et le rythme. Mardi soir, elle a assisté à la réunion du conseil national, le parlement du parti.
Elle prépare avec ses proches une contribution pour le congrès qui devrait reprendre les thèmes qui lui sont chers : «ordre juste», «République métissée», «démocratie participative»… Alors que les projets de ses rivaux ne sont pas encore connus, elle répète que le sien, «c'est le pacte présidentiel». C'est bien ça le problème, son programme «on le connaît trop», ironise un membre du bureau national du PS. «Nous allons devoir préparer un projet différent de celui de notre candidate puisque celui-ci a été rejeté», a lancé Laurent Fabius dans Paris Normandie .
«En finir avec les conformismes»
Loin de l'autocritique, Royal persévère. Dans Le Point, l'ancienne candidate tente, pour donner de la substance à son projet, de définir le «ségolénisme» : «C'est d'abord un itinéraire», dit-elle. Mais c'est aussi une liberté : «Il faut en finir avec les conformismes.» Elle livre aussi quelques réflexions sur le socialisme et quelques références philosophiques de poids : Tocqueville, Durkheim, Montaigne, Montesquieu, Arendt, Foucault.
Mais en l'état actuel, Ségolène Royal ne semble pas en mesure de détenir seule la majorité au PS. Il lui faudra peut-être trouver des alliés. «Avec François Hollande, nous avons eu quelques désaccords mais aussi pas mal d'accords politiques», note-t-elle. Mais une alliance avec le premier secrétaire sortant n'est pas un préalable. D'abord, il faut tenir la ligne de fond.
Pour défendre son projet et construire son leadership, Ségolène Royal a prévu de se rendre dans les fédérations du PS, là où elle est invitée. Entre-temps, elle voudrait fêter l'anniversaire du grand meeting de Charléty du 1er mai 2007. Mais elle a aussi inscrit d'autres voyages à son agenda. Du 7 au 12 avril, elle doit se rendre en Inde, à Pondichéry, dans le cadre d'un accord de coopération décentralisé entre l'État du Tamil Nadu et Poitou-Charentes. Au passage, elle devrait rencontrer le premier ministre indien, Manmohan Singh. Au printemps, elle compte se rendre en Europe du Nord et en Allemagne. Récemment, Ségolène Royal a salué le «courage politique» de la chancelière Angela Merkel en matière de politique étrangère.
07:02 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.03.2008
forces ....
Au PS, chacun compte
ses forces en vue du congrès
Nicolas Barotte
25/03/2008 | Mise à jour : 08:15 | Commentaires 34 .
Si Ségolène Royal s'appuie sur les militants dans sa conquête du PS, Bertrand Delanoë dispose des réseaux de Lionel Jospin. Crédits photo : SIPA
Le PS réunit son conseil national mardi soir à Paris, prélude au congrès qui se tiendra début novembre.
Nouvelle séquence au Parti socialiste. En réunissant son conseil national ce soir à Paris, le PS se lance vers un congrès, début novembre, qui devra régler les questions de leadership, d'alliances et de ligne politique. Revue de détail des forces en présence.
Ségolène Royal, la candidate. L'ex-candidate à l'élection présidentielle est partie la première. Depuis le début de la campagne municipale et sa volonté affichée de «servir à fond le PS en s'y impliquant totalement », elle n'a cessé d'accélérer, imprimant son rythme à ses adversaires. Son principal atout est sa popularité auprès des militants. «Toute seule, elle aurait la majorité relative dans le parti», pense l'un de ses proches. «Elle pèse 25 %», assure un adversaire. Pour mener le combat interne et décrocher la majorité, elle s'appuie notamment sur le député européen Vincent Peillon et sur le maire de Dijon, François Rebsamen, indispensable spécialiste des fédérations socialistes. Mais celui-ci participe aussi aux réunions de direction du parti avec François Hollande. Parmi ceux qui pourraient la soutenir, certains refusent toute action qui brusquerait le parti et son numéro un. «Nous sommes dans un parti d'actionnaires», reconnaît un proche. Pour l'emporter, les «royalistes» savent qu'ils devront convaincre des «personnalités d'influence» : les barons locaux. «Si tout va bien, elle aura cinq fédérations du Languedoc-Roussillon derrière elle», a d'ores et déjà déclaré le controversé président de cette Région, Georges Frêche, que Ségolène Royal était venue saluer pendant la campagne. À l'inverse, dans le Nord, l'ancien premier ministre Pierre Mauroy fait preuve pour l'instant d'une grande réserve.
Bertrand Delanoë, l'alternative. Contraint au silence pendant la campagne municipale, le maire de Paris a été réélu largement, mais pas triomphalement. Son refus de s'allier avec le MoDem lui a sans doute coûté la conquête de nouveaux arrondissements mais lui a aussi permis d'envoyer un signal à ceux qui s'opposent à un tel accord. Avant de se lancer à l'assaut du PS, il doit s'installer dans sa mairie, sinon il risque de donner le sentiment d'abandonner les Parisiens qui viennent de le réélire. Dans le parti, il peut compter sur le soutien de Lionel Jospin, dont les réseaux se sont mis à son service. L'ex-ministre Daniel Vaillant et le député européen Kader Arif se chargent d'organiser son futur courant. Le député européen Harlem Désir se consacre davantage au projet politique. Avant de se lancer, Delanoë attend qu'un mouvement se crée en sa faveur. Ses partisans espèrent être rejoints par des personnalités comme Martine Aubry ou d'anciens proches de Dominique Strauss-Kahn. Un membre de la direction qui pourrait se rallier à lui l'assure : «Le parti ira à la force et Ségolène Royal est un facteur d'instabilité aujourd'hui.»
François Hollande, l'arbitre. Même s'il quitte ses fonctions au prochain congrès, l'actuel premier secrétaire n'en garde pas moins bon nombre d'atouts en main. De ceux qui lui permettront de jouer le rôle d'arbitre et de faiseur de roi dans les débats à venir. Un certain nombre de responsables locaux sont dans l'attente de son éventuelle prise de position. Quarante-cinq premiers fédéraux ont déjà souscrit à son calendrier. «Hollande est déterminé à jouer un rôle. Il ne fera pas plus de cadeau à Royal qu'à un autre», assure un de ses proches. Le premier secrétaire veut réussir sa sortie et préserver ses chances pour l'avenir.
Martine Aubry, la revenante. Dernière à être entrée en scène grâce à sa réélection brillante, elle n'est pas de ceux qui laisseront Ségolène Royal s'installer à la tête du PS. Mais si elle bénéficie du statut d'ancien ministre d'envergure, malgré le bilan controversé de sa réforme des 35 heures, ses réseaux se sont distendus dans le PS depuis son «exil» lillois. Elle ne semble pas encore en mesure de pouvoir briguer la direction.
Pierre Moscovici et Julien Dray, les outsiders. Deux personnalités médiatiques qui sont déjà candidats. Mais ni le député du Doubs ni celui de l'Essonne ne disposent encore des relais suffisants dans le parti. L'un comme l'autre tentent de transformer cette faiblesse en atout. Ils pensent pouvoir réconcilier les différentes sensibilités autour d'une double idée : les présidentiables ne doivent pas s'abîmer dès maintenant et la rénovation du PS ne peut être menée que par une personnalité sans ambition affichée pour 2012.
Les «reconstructeurs», les apparatchiks. L'alliance improbable des courants fabiusiens, strauss-kahniens et des proches d'Arnaud Montebourg se défend de vouloir constituer un front anti-Royal et se présente plutôt comme une alternative au choc Royal-Delanoë. Néanmoins, le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis a proposé un accord la semaine dernière au maire de Paris pour peu qu'il ne soit pas candidat ! Dans le reste du parti, on ne croit pas à la viabilité de ce groupe hétéroclite mais qui peut peser. Harlem Désir ironise sur cet accord entre courants : « Tout ce qui est fait dans les sous-sols, les soupentes, les couloirs, c'est un peu décalé par rapport à ce que veulent les militants. »
La gauche du PS, les minoritaires. Autour d'Henri Emmanuelli, de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon, l'aile gauche est résolue à se faire entendre au congrès. Elle a déjà prévu de déposer une motion, sans croire qu'elle pourra l'emporter. Ensuite, s'il faut choisir, ce sera plutôt Delanoë que Royal.
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20.03.2008
reb
Rebsamen prêt à travailler au projet Royal
Le numéro 2 du Parti socialiste François Rebsamen s'est dit prêt aujourd'hui à travailler au projet que Ségolène Royal veut rédiger dans la perspective du prochain congrès du PS, sans doute en novembre.
Alors qu'on lui demandait sur LCI: "Etes-vous prêt à prendre la plume pour travailler avec elle?", M. Rebsamen, ancien codirecteur de campagne de Ségolène Royal pour la présidentielle, a répondu "oui".
Au soir de la victoire de la gauche aux municipales et cantonales, Mme Royal avait indiqué qu'elle voulait, "avec d'autres", préparer un projet "crédible, solide, cohérent" en vue du congrès du PS.
Source: AFP
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17.03.2008
je double ...
Ségolène Royal veut doubler tout le monde
Par Pascale AMAUDRIC
Le Journal du Dimanche
Si la gauche est annoncée en vainqueur des élections municipales de ce dimanche, elle n'est pas apaisée pour autant. Frayant au milieu de ceux qui veulent une pause, qui veulent en finir avec les divisions, qui veulent travailler lentement, et tous les leaders potentiels, Ségolène Royal veut accélérer le pas. Pour prendre le parti et rester la seule cheffe de l'opposition.
Derrière le sourire de Royal, l'ambition de prendre le pouvoir, très vite. (Reuters)
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Tous en seront pour leurs frais: les socialistes, qui veulent profiter de la victoire, quelle que soit son ampleur finale, pour "refiler à la droite le mistigri de la division" (Jean-Christophe Cambadélis) ; ceux qui prônent pour les prochains mois "des casques bleus plutôt que des casques à pointe" (Guillaume Bacheley, jeune élu fabiusien); ceux qui annoncent "une période très calme" (Vincent Peillon) ou qui voient s'ouvrir enfin "une phase de paix", cette "pause" que tous les militants réclament pour prouver "la mue du PS" et sa détermination nouvelle au travail, tous vont tomber de leur chaise.
La "division" devrait en effet s'afficher très vite, profonde et dure, entre d'un côté l'ensemble du PS, à peu près unanime à vouloir travailler plus lentement, plus sûrement et plus "collectivement", et, de l'autre, Ségolène Royal, décidée à s'imposer coûte que coûte, et très vite, chef de l'opposition. Et ce par-delà "les rites et les rythmes du PS", déplore même un de ses proches convaincu "qu'une guerre éclair sera suivie d'une détestable guerre de tranchées" (Michel Sapin).
Un calendrier trop "lent" à son goût
La commission de la rénovation du PS, par exemple, que dirige François Rebsamen, toujours dans l'équipe de Ségolène, a concocté, courant février, un calendrier prévoyant le prochain congrès en novembre - déconnecté au maximum de l'élection présidentielle et trouvant en douceur le successeur de François Hollande -, précédé, fin juin, d'une "convention nationale" réformant le fonctionnement du parti. Débarrassé des questions d'intendance, s'annoncerait ainsi "un bon congrès d'orientation politique". Deux autres ségolénistes, Vincent Peillon et David Assouline, font partie de cette commission qui présentera le fruit de ses réflexions au prochain conseil national, mardi 25 mars. Las! Tous se sont fait tancer par Ségolène: ce calendrier "lent" ne fait pas son affaire. Elle se sent "majoritaire" et compte aller "vite". "Vite et bien", insiste son ami le plus proche, l'avocat Jean-Pierre Mignard, quasiment le seul voué à 100% à la personne de l'ancienne candidate. Lorsqu'on lui demande si elle va se poser dans les jours qui viennent en leader de l'opposition, il rectifie sans ambages: "Elle n'a pas à se poser en leader, elle 'est' le leader de l'opposition." A l'appui de cette certitude, les sondages et cet engouement qu'elle continue de susciter à chaque déplacement. Dimanche soir, "ce n'est pas au PS, pas à la gauche qu'elle s'adressera, non, c'est à la France"
Peu importe qu'elle tranche toute seule dans son coin, une nouvelle fois, la question des alliances, comme dimanche dernier en réclamant d'emblée des alliances "partout" avec le Modem. "Un Modem qui fait 3,7% au niveau national, alors que la nouveauté du premier tour était précisément la bonne tenue du PCF et l'émergence d'une extrême gauche soucieuse de gestion", ricanent ses détracteurs. Mais il n'est pas dans son tempérament de douter. Et elle n'a d'ailleurs pas la moindre "hésitation", un mot qu'elle prendrait presque pour une injure: oui, elle veut être le chef du parti, et même si elle échoue, elle sera candidate en 2012, désignée ou autodésignée.
Quid des "nouveaux poids lourds"?
Comment comptent réagir les autres? Qu'ils soient présidentiables (Bertrand Delanoë, Martine Aubry, François Hollande, etc.) ou possibles premiers secrétaires du PS (Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Julien Dray qui sort un nouveau livre, Et maintenant, au Cherche-Midi, etc.), tous ne jurent que par le sérieux, le collectif, le temps long, hors desquels point de salut. "On restera de marbre", assure l'un des "reconstructeurs".
"Contrairement à ce qu'elle pense, elle n'est pas majoritaire, les militants ne croient plus aux sondages et elle va se prendre à son propre piège", font valoir de nombreux responsables socialistes. Pour eux, le temps des "Eléphants", que Ségolène Royal avait réussi à terrasser, est peut-être terminé, mais l'arrivée de "nouveaux poids lourds", émancipés, sûrs d'eux-mêmes, ces seigneurs locaux, élus ou réélus avec des scores de maréchaux et sur leur propre projet ou bilan, change la donne à gauche. Ils "ne suivront pas docilement les caprices de la dame".
07:01 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.03.2008
appel
Chers Amis,
Dimanche dernier, c’est un vote d'espoir que nous avons exprimé. Le premier tour du scrutin municipal a placé la gauche largement en tête avec 47 % des suffrages. Je félicite tous les maires, qui, parce qu’ils ont su moderniser leur ville avec un sens reconnu de l’intérêt général, ont été réélus dès le premier tour, notamment Jean-Claude Boulard au Mans, Gérard Colomb à Lyon, Michel François Delannoy à Tourcoing, François Hollande à Tulle, Jean-Marc Ayrault à Nantes, François Rebsamen à Dijon, Manuel Valls à Evry, Maxime Bono à La Rochelle. Mais je félicite aussi ces candidats de gauche qui, dès le premier tour, ont conquis des bastions de la droite : Jean-François Debat à Bourg-en-Bresse, Guillaume Garot à Laval, Valérie Fourneyron à Rouen, Joaquim Pueyo à Alençon, Christophe Sirugue à Chalon-sur-Saône, Christian Teyssedre à Rodez.
Cette poussée de premier tour doit maintenant être confirmée et amplifiée dimanche prochain. Et là, je pense à tous ces candidats qui sont en bonne position pour gagner ou conserver des villes, petites, moyennes ou grandes comme Blois avec Marc Gricourt, Saint Brieuc avec Danielle Bousquet, Angoulême avec Philippe Lavaud, Caen avec Philippe Duron, Reims avec Adeline Hazan, Strasbourg avec Roland Ries, Lille avec Martine Aubry, Paris avec Bertrand Delanoë, Toulouse avec Pierre Cohen (voir la vidéo), Marseille avec Jean-Noël Guérini et bien d’autres encore.
Aujourd’hui, la France a besoin d’initiatives et de confiance. Pourtant c’est la méfiance qui domine, et, je le vois bien souvent, le désarroi. Le gouvernement a voulu réformer en heurtant les gens de plein fouet, en les braquant, dans le mépris total de ceux qui étaient les plus fragilisés. Il a confondu la brutalité avec la réforme.
Tous, nous avons le sentiment d’entrer dans une période à risque parce que le gouvernement n’a pas pris la mesure des problèmes, parce qu’il n’a pas de cap. Aujourd’hui, trois français sur quatre vivent avec moins de 1900 euros nets par mois, la moitié des retraités touchent une pension inférieure à 700 euros, les prix augmentent parfois de 30%. La droite baisse les impôts pour certains et les augmentent pour tous les autres. Taxe sur la santé avec les franchises médicales, hausse du rendement de la TIPP et de la TVA, création d'un impôt sur les séjours hôteliers, taxation de la publicité, retour en clair-obscur de la TVA sociale : le gouvernement demande aux revenus moyens et modestes de rembourser un paquet fiscal qui coûte 15 milliards chaque année, 75 milliards sur cinq ans.
Afin de lutter contre le déclin qui s’annonce, nous devons choisir de bonnes équipes pour nos territoires. J’ai sillonné toute la France pour épauler de nombreux candidats aux élections municipales et cantonales. Les équipes qui portent nos valeurs sont les meilleures parce qu'elles font de la politique autrement. Ce sont des équipes au travail, à l'écoute, sérieuses, qui rendent compte, qui tiennent leurs engagements, qui respectent tout le monde. C'est cela que nous attendons de la politique et c'est cela que nous proposons à nos concitoyens.
D’ici dimanche, il nous incombe de rassembler toutes les forces progressistes à gauche et au centre, sur des idées fortes. J’appelle de mes vœux un rassemblement fondé sur des valeurs communes, sur des projets partagés, partout où cela est nécessaire et possible : je crois qu’il y a une nouvelle voie à ouvrir. De nombreuses villes ont d’ores et déjà donné l’exemple. Il faut amplifier le mouvement.
Amis, nous devons tous voter massivement dimanche prochain pour sanctionner une majorité qui reste sourde au premier désaveu que les citoyens lui ont infligé le 9 mars. La victoire de la gauche aux élections municipales sera celle de tous les Français qui désirent trouver dans l'action publique des réponses concrètes aux problèmes qu'ils rencontrent. Alors, régions, départements et communes agiront dans le même sens et seront au service de tous.
À très bientôt,
Ségolène Royal
07:20 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.03.2008
think thank
La constellation Ségoliniste[28/10/07]
Dans la famille Ségolène Royal, les think tanks sont une espèce en voie de développement, après avoir été une espèce en voie de disparition. Selon nos informations, on dénombre déjà cinq think tanks ou groupes assimilés constitués ou sur le point de l'être, alors que les groupes d'experts et d'intellectuels avaient été les grands absents des derniers mois de la campagne officielle de la candidate faute de coordination et d'attention.
On a donc désormais une véritable "constellation ségoliniste". Il y a d'abord le cercle traditionnel, "Désirs d'avenir", présidé désormais par l'avocat Jean-Pierre Mignard, depuis la démission de Christophe Chantepy. Force politique de terrain, fortement implantée en régions, lieu de diffusion des idées ségolinistes, notamment à partir d'un site très populaire, Désirs d'avenir est l'organisation officielle de Ségolène Royal. De nombreux groupes thématiques, et de multiples intellectuels, y participent.
Cercle plus informel et plus secret, Ségolène Royal s'est entourée depuis sa défaite en 2007 d'un petit nombre d'intellectuels qu'elle voit régulièrement et fait travailler. On y retrouve des figures essentielles de sa campagne comme Dominique Méda ou Patrick Weil, ou sa fidèle collaboratrice, Sophie Bouchet-Petersen. Ce groupe est pour l'heure encore très informel et n'est pas encore structuré en association - il ne porte pas non plus de nom. Mais il est sans doute, sur le plan des idées, le groupe le plus influent auprès de l'ancienne candidat socialiste.
Le groupe dit "des économistes" apporte des idées régulièrement à la candidate. On y retrouve Thomas Piketty ou encore Philippe Aghion, qui vient de l'inviter à Harvard pour une série de conférences. Plusieurs membres de l'école économique de Paris, ou du CEPREMAP, se réunissent régulièrement pour tester des propositions économiques et structurer, sinon un programme, du moins des interventions et des tribunes.
"Emergence(s)" est le nom d'un think tank de hauts fonctionnaires et d'experts structuré récemment au service de la candidate socialiste, et organisé sous la forme d'une association par son nouveau directeur de cabinet Cyril Piquemal, énarque qui vient du ministère des affaires étrangères (le bureau de l’association est composé de Cyril Piquemal, président, Nicolas Colin, secrétaire général et Simon Janin, trésorier). Le groupe a publié sa profession de foi et a créé le site web émergence(s). Jeune quoique très technocrate, cette équipe incarne la nouvelle génération des experts du ségolinisme.
Pierre Bergé, et certains des membres de l'association des amis de Ségolène Royal, ont également créé un think tank au service de la candidate, et la première réunion a eu lieu, en présence de Mme Royal, avec la participation de plusieurs intellectuels de premier plan, dont certains appartiennent aux réseaux mentionnés ci-dessus. Stéphane Chomant est le secrétaire général de ce groupe.
On dénombre donc déjà une petite dizaine de groupes, think tanks, cercles et clubs qui s'organisent autour de Ségolène Royal. Sans compter les nombreux groupes de travail thématiques plus informels et les groupes d'idées en Régions. Groupes ségo-centriques ou ségo-centripètes, tous ces cercles, associations et autres think tanks devront apprendre à coexister et devront être coordonnés si Ségolène Royal envisage de produire une "machine à idées" efficace capable de rivaliser avec celle que Nicolas Sarkozy avait su mettre en place dès 2002 autour d'Emmanuelle Mignon (voir notre dossier sur La Machine à Idées de Sarkozy).
08:05 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Maintenant ....
Ségolène Royal rêve d'un PS à trois millions d'adhérents
De notre envoyé spécial à Toulouse, François-Xavier Bourmaud
06/03/2008 | Mise à jour : 20:04 | Commentaires 7 .
Pour parvenir à la tête du PS, Ségolène Royal devra se plier aux statuts du parti, même si elle les juge «lourdingues». Crédits photo : Le Figaro
L'ex-candidate à l'Élysée se «sent» déjà «majoritaire» et n'hésite plus que sur la date pour annoncer sa candidature à la tête du parti.
Ségolène Royal termine la campagne municipale comme elle l'avait commencé. Sur le terrain, au contact des militants. En opposition frontale à Nicolas Sarkozy. Et en effectuant un pas de plus vers une candidature au poste de premier secrétaire du PS. «Je me sens majoritaire au Parti socialiste», a-t-elle confié mercredi soir à Toulouse lors d'un dîner informel avec des journalistes, à l'issue d'un meeting de soutien au candidat de la gauche Pierre Cohen.
Pas question donc pour l'ex-candidate à l'Élysée d'aller chercher des alliances avec quelque courant du parti que ce soit. «Si les gens veulent venir avec moi, qu'ils viennent. Mais je ne vais pas recommencer à aller les chercher», assure-t-elle. Une allusion à la campagne de 2007 lorsque les «éléphants» du parti s'étaient fait prier pour la soutenir, l'avaient finalement rejointe mais sans excès d'enthousiasme. Ségolène Royal garde d'ailleurs beaucoup de rancœur de cet épisode. Notamment à l'égard de Laurent Fabius qu'elle a croisé cette semaine en Seine-Saint-Denis, dans le cadre de la campagne municipale, mais sans chercher à le rencontrer.
De toute façon, elle estime que les stratégies d'alliance avec les courants sont dépassées. «Je ne vais pas chercher à appliquer d'anciennes méthodes qui ne marchent plus», dit-elle. Le passage en force alors ? Avec une candidature déposée devant les Français et les socialistes au soir du second tour des élections municipales ? Dans une longue moue dubitative, Ségolène Royal pèse le pour et le contre, hoche la tête d'un côté puis de l'autre et répond, tentée : «Je n'ai pas encore pris ma décision. Ce sera une question de feeling. Si je le sens à ce moment-là, oui j'irai.» Bref, sa candidature à la tête du PS n'est plus qu'une question de date.
Sa stratégie est validée. Son impact auprès des militants aussi. Tout comme ses projets, ambitieux, pour le parti. «Je veux faire du PS un parti de masse avec, pourquoi pas ?, un, deux voire trois millions d'adhérents !», explique Ségolène Royal. Comment ? En capitalisant sur ce qui fait une partie de sa force : un contact quasi passionnel avec les quartiers populaires. «Je suis la seule au PS qui touche ces quartiers que le parti se désespère de réussir à rencontrer» , constate-t-elle.
Le retour de Martine Aubry
De fait, ses deux mois de campagne municipale en France ont été marqués par des accueils triomphaux dans les banlieues. Comme à Vaux-en-Velin dans la banlieue lyonnaise en janvier dernier ou encore mercredi dans le quartier du Mirail à Toulouse où, dans une joyeuse bousculade, chacun cherchait à obtenir une photo à ses côtés. Bien sûr, le label «vu à la télé» y est pour beaucoup. Mais pas seulement. Face à un président de la République qui décroche dans les sondages, «les gens que je rencontre, et qui ont voté pour moi l'année dernière, sont aujourd'hui fiers de m'avoir soutenue. Comme si la désinvolture et les échecs de Nicolas Sarkozy leur donnaient raison après coup», raconte-t-elle.
Mais ce soutien populaire sera-t-il suffisant pour s'emparer du parti ? À savoir rassembler plus de 50 % des voix lors du prochain congrès du PS. Pour y parvenir, Ségolène Royal devra se plier aux statuts du parti, même si elle les juge «lourdingues», et donc déposer une motion, même si elle se refuse à employer le terme. Or, au sein du PS, «les apparatchiks s'organisent pour bâtir le front anti-Royal», assure un membre de son entourage.
Dans sa ligne de mire, l'alliance des reconstructeurs bâtie autour des courants fabiusien et strauss-khanien. Pour contrer Ségolène Royal, ils cherchent un porte-drapeau. Le nom de Martine Aubry, qui ne cache plus son désir de revenir au premier plan, est l'un de ceux qui sont cités. Assurée d'emporter la victoire à Lille, elle se retrouverait toutefois dans la même position que Bertrand Delanoë. Renforcée par une victoire municipale mais empêchée de capitaliser immédiatement dessus sous peine de se voir accusée d'abandonner ses électeurs. Ségolène Royal le sait, qui donc hésite encore sur le meilleur moment pour accélérer encore sa course au PS.
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23.02.2008
cité d avenir
Cités d'avenir" : les quartiers avec Ségolène Royal
Il y a 6 heures
MONTPELLIER (AFP) — "Cité d'avenirs", déclinaison de "Désirs d'avenirs" dans les "quartiers", a vu le jour vendredi à Montpellier où sera basé son siège social, en présence de Ségolène Royal.
"Cité d'avenirs" fédérera les initiatives de quelque 200 associations de toute la France, avec un conseil d'administration représentatif de toutes les régions et se veut une force de propositions au service de Ségolène Royal.
"On veut continuer sur la dynamique" de l'élection présidentielle, a expliqué à l'AFP un des fondateurs de Cité d'avenirs, Brahim Abbou, un Montpelliérain qui figure sur la liste du maire socialiste de Montpellier, Hélène Mandroux, candidate à sa propre succession.
"A l'époque, 200 associations de quartiers avaient appelé à voter Ségolène Royal dès le premier tour", a-t-il dit. "Il y a un réseau, une volonté de continuer à se réunir, discuter et proposer des actions autour de Ségolène Royal."
Cité d'avenirs a été symboliquement lancé dans le quartier populaire de La Paillade alors que Mme Royal était à Montpellier pour soutenir la candidature d'Hélène Mandroux.
"Je trouve ça formidable que des jeunes se prennent en charge, qu'ils dénoncent un système, qu'il sortent de l'assistanat et se disent: +Comptons sur nos propres forces, demandons-nous d'abord à nous-mêmes ce que nous pouvons faire (dans) nos quartiers avant d'aller demander aux autres ce qu'ils peuvent faire pour nous+", a commenté Mme Royal devant la presse.
Parallèlement à Désirs d'avenirs est en train de se créer "Désirs d'entreprendre", association de chefs d'entreprise, a indiqué Mme Royal lors de ce point de presse auquel assistait Georges Frêche, présent sur la liste de Mme Mandroux aux municipales, président de l'agglomération et président divers gauche depuis son exclusion du PS du Conseil régional du Languedoc-Roussillon.
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22.02.2008
chat
dolphe : Une grande victoire de la gauche aux municipales, cela siginifierait quoi pour vous ? Je ne change rien et je commence la guerre avec Bertrand Delanoë ?
Ségolène Royal : Non, je ne suis pas de tempérament guerrier. Je suis très calme. Je fais un tour de France assez fatigant, mais passionnant. J'ai eu plus de 200 demandes de déplacements partout en France.
Je pense qu'on ne peut pas quantifier les choses. Il faut que les gens se rendent compte que tout se délite au niveau national : franchises médicales, improvisations et dérapages sur tous les sujets, problème de pouvoir d'achat non traité.
Les problèmes quotidiens des citoyens seront mieux réglés par des élus de gauche, socialistes, parce qu'ils ont des valeurs, en particulier la défense des services publics, le "vivre ensemble", les politiques économiques tournées vers l'avenir.
Et notamment, comme la quasi-totalité des régions de France sont dirigées par des socialistes, à un moment où l'Etat se désengage de nombreux secteurs, pouvoir travailler en cohérence avec des départements, des villes et des communes change la donne.
Yves : Mais le PS ne saurait gagner que les municipales quand la droite est capable de gagner nationalement ?
Ségolène Royal : Je réponds qu'au contraire, c'est dans une dynamique des élections municipales que le PS pourra se réformer en profondeur, à partir des territoires.
Et donc avancer et préparer un projet alternatif, qui se dessine déjà sur de nombreux territoires. Avec d'autres façons de faire de la politique, en particulier sur le mode d'exercice du pouvoir et sur la démocratie.
Car pour réussir des réformes, il faut des institutions qui fonctionnent bien et une démocratie approfondie. Et aujourd'hui, si le pays est bloqué, angoissé, inquiet, c'est aussi parce que les institutions ne fonctionnent pas et qu'il n'y a pas de démocratie participative.
Georges : Irez-vous soutenir Bertrand Delanoë à Paris ?
Ségolène Royal : S'il me le demande, bien sûr, il n'y a pas de problème.
Je ne pourrai pas aller partout, mais j'envoie des mots de soutien. Les candidats qui ne me sollicitent pas, je ne leur demande rien. Chacun a la liberté de mener sa campagne comme il l'entend.
ludovic : Si Bertrand Delanoë obtient une victoire éclatante à Paris, ne pensez-vous pas qu'il serait mieux placé que vous pour tenir les rênes du PS ? Pourrait-on imaginer un pacte entre vous : lui les rênes du PS et vous l'investiture pour la présidentielle de 2012 ?
Ségolène Royal : Je ne crois pas que c'est ce qu'attend aujourd'hui le pays. Celui-ci attend une opposition ferme, claire, avec un leadership. Et un projet. Celui-ci a déjà été largement élaboré lors de la campagne présidentielle.
Il faut travailler dans cette continuité. Il faut approfondir les sujets, regarder les défis du temps présent et des années qui viennent.
Je souhaite qu'il y ait le plus grand nombre de militants qui aient la parole. Ils n'ont pas été consultés depuis la fin de la présidentielle. Il est temps de les faire voter et discuter. Il n'y a aucune tragédie, au contraire, c'est aux militants de choisir un projet et un leader.
élise : D'après vous, doit-on avancer la date du prochain congrès du PS ?
Ségolène Royal : Je pense qu'il ne faut pas que les choses traînent. Les choses s'accélèrent dans la mesure où il y a un vide dans l'autorité de l'Etat, avec cette improvisation permanente, ces promesses non tenues, la gravité de la dégradation du pouvoir d'achat, des annonces tous azimuts démenties le lendemain, des projets concurrents à celui du projet présidentiel. Les gens n'y comprennent plus rien et ne sont pas fiers de ce qui se passe pour l'image de la France. Par conséquent, les socialistes doivent se mettre en ordre de marche.
lise : Vous en êtes où avec le Modem ?
Ségolène Royal : Si des personnes de bonne volonté se retrouvent sur un projet municipal dirigé par un candidat socialiste, je ne vois que des avantages pour se mettre au service de la population.
Yugs : Etes-vous restée en contact étroit avec François Bayrou ?
Ségolène Royal : Non.
Sarah : Vous souhaitez, Mme Royal, une alliance allant de l'extrême gauche au centre, ce qui est une bonne initiative d'ailleurs, mais comment comptez-vous faire cette alliance , si vous êtes en situation ? Car il y a de nombreux contestataires au sein de votre parti....
Ségolène Royal : Je pense que c'est dans la force du projet que cela peut se faire. Ce ne sont pas des alliances d'appareils auxquelles je pense. Je pense que pour répondre aux défis de notre temps, il faut à la fois de la radicalité sur certains sujets. Je pense par exemple à la réforme des banques.
Et en même temps, il faut tenir compte du besoin de compétitivité de l'économie. Qui est très liée à la sécurisation des salariés, contrairement à ce que fait la droite. Je crois qu'il faut être très offensif dans l'économie de marché pour réussir à la réguler.
Vanessa : Pourquoi donc restez-vous au PS qui est totalement dépassé ? Vous devriez fonder votre propre parti ...
Ségolène Royal : Oui, je sais, beaucoup de gens de gauche m'interpellent sur cette question. Mais je suis au PS, j'en suis une élue depuis vingt ans, j'ai été ministre de François Mitterrand dès 1992. Je me sens appartenir à cette famille politique. En même temps, je suis persuadée que c'est un changement en profondeur qu'il faut si l'on ne veut pas que le PS soit marginalisé.
paco : Pensez-vous pouvoir travailler un jour avec Dominique de Villepin ? Autrement dit, estimez-vous qu'il y a plus de choses qui vous unissent que de choses qui vous séparent ?
Ségolène Royal : A ce stade, je ne crois pas. Il y a déjà tant à faire pour rassembler les socialistes et la gauche, c'est d'abord en étant au clair avec nos convictions politiques qu'on peut après rassembler éventuellement sur d'autres sujets. Comme sur les questions de la laïcité, de l'indépendance nationale...
Gaccent : Mme Royal, qu'est-ce qui vous a motivé à signer "l'appel à la vigilence républicaine" de l'hebdomadaire Marianne ?
Ségolène Royal : Je trouve que dans le contexte il était opportun. Je pense qu'il reflète aussi l'avis de nombreux électeurs de Nicolas Sarkozy, qui s'estiment trompés par rapport à ce qui leur a été dit.
Quand on met côte à côte ses déclarations avant et après l'élection, c'est une grande désillusion qui est là aujourd'hui. Et il y a un problème de l'incarnation de l'Etat, les gens le disent beaucoup, l'image de la France à l'étranger...
Alexis de Galembert : Que pensez-vous des propos de Mme Mignon sur les sectes ?
Ségolène Royal : Je les trouve scandaleux. Je me suis occupée des sectes quand j'étais ministre de l'enseignement scolaire.
J'ai dû voter une loi pour extirper les enfants de l'emprise des sectes, notamment en prévoyant des inspections scolaires.
Et je pense qu'il faut la plus grande sévérité à l'égard des sectes, car la mise en sujétion psychologique, mentale, financière existe. Et je suis très inquiète de la complaisance à l'égard de l'Eglise de scientologie exprimée par la conseillère du président de la République.
Gonzague : Que pensez-vous des propos de Rama Yade ? Vous ont-ils blessés ?
Ségolène Royal : Ce sont surtout des propos qui doivent être condamnés avec la plus grande sévérité. On sent de la part des membres de ce gouvernement une sorte d'agitation frénétique préélectorale, un désordre des choses qui n'est pas de nature à rassurer les Français.
Ce gouvernement n'est pas sérieux, n'est pas professionnel. Il y a de l'amateurisme, de l'immaturité aussi, de la désinvolture. Il n'y a plus de cap, plus de direction.
Francis : Le gouvernement propose une augmentation de 0,8 % de la rémunération des fonctionnaires. Qu'auriez-vous proposé ?
Ségolène Royal : Comme l'ont dit les syndicats de fonctionnaires : je dis au gouvernement de respecter la parole donnée. Sarkozy a dit pendant la campagne qu'il serait le président du pouvoir d'achat.
Il a vidé les caisses en dilapidant 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux.
Il faut que les augmentations suivent au moins l'indice du coût de la vie. Or la hausse des prix est de 2,8 %, la plus importante depuis quinze ans. Et les produits alimentaires ont augmenté de 10 %. C'est très grave pour le pouvoir d'achat des familles.
Je le vois en tant que présidente de région, j'ai dû augmenter de 20 % le fonds social dans les lycées. Parce qu'il y a de plus en plus de familles en difficulté, y compris des familles à revenus moyens.
De plus, je pense que la droite prépare des impôts après les élections. Ce qui est en préparation, c'est une augmentation de la CSG, et sans doute de la TVA sociale, qui n'a rien de social d'ailleurs. C'est pour cela que les gens ne doivent pas voter à droite.
amrid : Vous vous êtes engagés pendant la campagne présidentielle à revaloriser le smic à 1 500 euros, avant finalement de nous annoncer que c'était une erreur. Quels sont pour vous les leviers existants pour revaloriser les salaires sans porter atteinte à la compétitivité des produits français sur le marché international ?
Ségolène Royal : Je n'aurais pas dépensé 15 milliards d'euros. Cette somme aurait permis de doubler la prime pour l'emploi, de donner un 13e mois à 8 millions de salariés.
Ensuite, le 2e tiers de ces 15 milliards aurait permis de doubler le budget pour la recherche, l'innovation et l'enseignement supérieur. Ce sont là que se trouvent les ressorts de la croissance.
Nicolas Sarkozy avait promis le choc de la croissance, on a plutôt eu le choc des photos...
Je pense qu'il faut répartir autrement les profits des entreprises entre le capital et le travail. Regardez ce qui se passe dans les entreprises du CAC 40, qui viennent de publier des profits records, et les dirigeants ont augmenté leurs revenus de 40 % en moyenne cette année. Donc ils ne sont pas démunis pour augmenter les salaires.
En revanche, là où il y a des problèmes, c'est sur les entreprises sous-traitantes. Il faudrait une politique industrielle qui régule la répartition des profits sur toute la chaîne de production, et notamment dans les PME qui dépendent des entreprises du CAC 40.
Et enfin, il faut cibler les allègements de charges sur le travail uniquement dans les entreprises qui sont exposées à la concurrence internationale. Parce que, aujourd'hui, la détaxation des heures supplémentaires, ou toutes les aides d'Etat à l'emploi, vont aussi bien à l'hypermarché qui fait des profits considérables, tout en maltraitant les caissières, qu'à une PME qui se bat pour conquérir le marché chinois par exemple. Cette masse d'argent importante doit être concentrée sur les entreprises françaises qui se battent sur les marchés étrangers.
Florent_1 : Que pensez-vous de "l'affaire Ockrent" ?
Ségolène Royal : Je n'ai pas d'avis.
emmanuel : Que pensez-vous des réformes pénales actuelles et en particulier la rétention de sûreté ?
Ségolène Royal : Je pense que ce sont de très mauvaises réformes qui masquent la misère matérielle de la santé en prison.
Le manque cruel de psychiatres et de médecins pour exécuter les peines de soins. Il y a des délinquants sexuels qui sont relâchés sans avoir été soignés alors qu'ils ont été condamnés à le faire.
Je suis allée voir les expériences au Québec et j'ai vu des expériences très réussies, avec une baisse considérable de la récidive des délinquants sexuels à leur sortie de prison, car ils sont pris en charge par des équipes pluridisciplinaires. Les délinquants sont confrontés à des victimes.
Bien sûr il y aura toujours des délinquants que cela ne touchera pas. Et il n'y a pas de réduction de peine si le condamné refuse de se soigner.
fredd : pensez-vous qu'en gardant ce cap, ce pouvoir tiendra cinq ans ?
Ségolène Royal : Je respecte les échéances démocratiques, donc le pouvoir est là pour cinq ans. La difficulté, c'est que la France est victime de ce pouvoir. Chaque jour qui passe, le pouvoir accomplit mal ses fonctions, ne mène à bien aucune bonne réforme. La France est en train de reculer. Or d'autres pays avancent : l'Amérique latine, la Chine, l'Inde.
La France ne peut se permettre de prendre du retard.
Alexis de Galembert : Vous ne vous êtes pas présentée aux éléctions législatives en 2007. Vous ne vous présentez pas aux municipales en 2008. Quelles seront les prochaines élections auxquelles vous vous présenterez ?
Ségolène Royal : On verra le moment venu.
J'avais dans mon programme présidentiel le mandat unique, je voulais aussi consacrer du temps à la réflexion, au PS, donc je me suis appliqué cette règle à moi-même.
Pour les prochaines échéances, on verra. Chaque chose en son temps. Ce sera soit les régionales, soit les législatives. Je ne pense pas encore à la présidentielle de 2012...
J'ai été très contente de dialoguer avec les internautes. Je travaille, j'ai inauguré un nouveau TER de ma région, il y a huit trains dans la région qui rouleront avec de l'agrocarburant. L'excellence environnementale est en mouvement.
J'en profite pour dénoncer la scélérate décision de Jean-Louis Borloo de ne pas donner au Marais poitevin son label de parc régional. Ce n'est pas la peine de faire des Grenelle de l'environnement et de tolérer l'agriculture irriguée dans le Marais poitevin. Je vais saisir le Conseil d'Etat. Mais ce serait plus simple si l'on essayait de gouverner intelligemment
08:10 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.01.2008
Bellevilloise
Belle Villoise
Quelques mots sur nos travaux d’hier à la Bellevilloise pour la restitution de la politique de la Ville.
A Poulainville, nous avions réuni les représentants du Modem comme de la liste Unis et Solidaires, chaque représentant avait évoqué sa vision et son projet pour Amiens, notre compte rendu avait été mis en ligne..
Pour ce samedi matin glacial, nous étions 300 qui avec, bravitude , nous étions donné rendez vous dans le 20ème
Je retrouve avec plaisir mes copains de la longue marche ….
A 10h09, Ségolène intervient (voir site DA), elle félicite Jean Pierre d’avoir obtenu gain de cause dans le procès de l’Erika, elle doit s’envoler pour Rome afin de participer au congres démocrate, la gauche italienne n’a pas peur des militants, elle a su mobiliser les militants à 1 euro. La présidente souhaite que nous apportions notre matière pour les élections municipales ; nous aurons un comportement responsable, serein et travailleur.
Ségolène s’éclipse direction Rome.
Notre président Jean Pierre Mignard prend la parole.
La ville c’est l’urbain, et donc l’urbanité synonyme de civilité à opposé à la rusticité. Cette ville nous donne t elle le temps ? Avons nous une ville qui unit ou qui sépare ? D’où la relégation des quartiers pauvres vers la périphérie des grandes villes.
Cette ville nous donne t elle le temps ?.
Nous attaquons le débat sur la Vie chère, Patrick Doutreligne de la fondation Abbé Pierre souligne le manque cruel de logements. Les 2/3 des logements construits sont réservés à des populations aisées.
Suit ensuite le débat sur le développement durable, avec Bruno Rebelle comme grand témoin.
Et nous terminons sur le thème de la Démocratie participative avec l’intervention de notre amie Sophie Boucher Petersen .
Un compte rendu plus succinct sera mis en ligne.
Nous terminons cette journée par un grand acte de solidarité ; nous remplaçons la roue crevée de notre chauffeur.
Comme quoi , même si nous , Ségolistes , sommes crevés pour repartir , nous sommes maintenant regonflés à bloc pour les prochains combats
Jean Rivera
DA Poulainville
11:40 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.01.2008
Vie Municipal
Chères amies, chers amis,
Nous avons le plaisir de vous inviter à notre
Assemble participative
sur le thème de "La ville pour tous"
le samedi 26 Janvier 2008 de 10 heures à 17 heures
Rendez vous à 9h45 à la Bellevilloise
(19-21, rue Boyer - Paris 20e – M° Gambetta ou Ménilmontant)
9h45 - 10h15 Mot d'accueil de Ségolène Royal
10h15 - 10h45 Introduction de Jean-Pierre Mignard et Dominique Bertinotti
10h45 -12h15 Débat "La ville contre la vie chère"
14h00 - 15h30 Débat "Le développement durable pour tous"
15h30 - 17h00 Débat "La démocratie participative dans la ville"
Nous comptons sur vous.
07:07 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.01.2008
2601
Assemble nationale participative de Désirs d’Avenir
sur le thème de « La ville pour tous » le 26 Janvier 2008 de 10H à 18H30
Rendez vous à partir de 10H à la Bellevilloise (19-21, rue Boyer - Paris 20e)
pour un petit déjeuner d’accueil suivi d’un salut amical par Ségolène Royal
qui devra ensuite partir pour Rome où elle est invitée par Walter Weltroni
3 thèmes de débats participatifs vous serons proposés successivement auxquels
participeront des experts français et européens ainsi que les rapporteurs des débats des comités.
Thème N°1 : La ville contre la vie chère
De quels moyens peut se doter la ville pour réduire les contraintes d’une vie rendue difficile par le coût des produits et des prestations ? Comment concevoir une cité hospitalière à l’innovation économique et à la création des richesses, une ville qui, des transports à la cantine scolaire, des services à la personne à l’habitat, doit garantir les conditions de vie ensemble ?
Thème N°2 : Le droit au développement durable pour tous dans la Ville
Comment éviter que la protection des humains contre la pollution et le réchauffement climatique ne soit dépendante des conditions de ressources, d’âge ou d’habitat ? Le souvenir de l’été 2003 ne s’efface décidément pas.
Thème N°3 : La démocratie participative au service de la Ville
Comment associer toutes les catégories de la population, des élections qui ratifient les programmes à la mise en œuvre des politiques locales ? En bref la démocratie participative, comme outil de l’imagination et de la fédération des énergies et des idées de tous, brisant les barrières qui dressent les jeunes contre les anciens, les quartiers populaires contre les quartiers résidentiels, les villes contre les campagnes. N’oublions pas dans les propositions les jurys citoyens qui seront le plus sûr allié des élus pour évaluer la pertinence de leurs choix.
L’objectif est d’imaginer ensemble les solutions concrètes à proposer aux futurs élus pour
une mise en œuvre dès mars 2008 dans l’ensemble des territoires qui seront gérés par la gauche.
Pour venir :
- Métro Gambetta (ligne Gambetta (ligne 3) sortie Martin Nadaud ou Ménilmontant (ligne 2)
- Parking Saint-Fargeau à proximité
A samedi prochain !
08:11 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.01.2008
analyse
Ségolène Royal répond au défi croissant du présidentialisme
Gérard Grunberg, directeur de recherche au CNRS, à Paris, et spécialiste du mouvement socialiste, considère que l'ancienne candidate fait bien d'annoncer vouloir diriger le PS.
Gérard Grunberg
Mardi 8 janvier 2008
Ségolène Royal a lancé son offensive pour s'emparer de la direction du Parti socialiste. Elle a ainsi tranché pour son compte la question de savoir si la candidature socialiste à la présidence de la République doit passer ou non par la direction de l'organisation. Elle sait que, dans sa défaite de 2007, son absence de contrôle de son parti a pesé lourd.
En liant clairement cette tentative de diriger le Parti socialiste à son projet présidentiel, sa position présente une cohérence certaine dans un régime de plus en plus présidentialisé et où le Parti socialiste est avec l'UMP l'un des deux partis présidentiels. Ségolène Royal a sans doute pensé qu'elle ne pouvait prendre le risque de voir le prochain successeur de François Hollande à la direction du parti faire obstacle à sa candidature. En défendant à la fois un projet de rénovation du parti et un projet présidentiel, elle présidentialise encore davantage l'organisation, ce qui est une démarche logique.
Face à elle est en voie de constitution une alliance hétéroclite qui rassemble en réalité, au-delà des clivages politiques et personnels anciens, une sorte de cartel des non, dont l'objectif principal est d'empêcher Ségolène Royal de s'emparer du parti et, à terme, d'être à nouveau la candidate socialiste à la prochaine élection présidentielle. Pour l'instant, ce cartel présente les faiblesses de toutes les alliances de circonstance. Il n'a pas de véritable projet de rénovation, même s'il s'essaie à en bâtir un. Il n'a pas de véritable leader ni de candidat présidentiel crédible ou disponible. Il se bat en contre.
Les leaders de cette alliance, dite des «reconstructeurs», avancent quelques arguments à l'appui de leur démarche. La rénovation doit être collective, et seul un collectif peut porter ce projet. Il est trop tôt pour parler de la prochaine élection présidentielle, et le parti ne peut pas vivre dans une primaire interne permanente jusqu'en 2012. Ségolène Royal a été battue en 2007, elle n'a donc pas une légitimité évidente pour conduire la rénovation du parti et porter à nouveau les couleurs du PS à la prochaine élection présidentielle.
Cette argumentation est défendable, mais elle souffre d'une faiblesse majeure. Dans un régime politique où la personnalisation du pouvoir est forte, où l'élection présidentielle est l'élection majeure et où le Parti socialiste doit être capable de gagner une élection présidentielle, la volonté de ce cartel de «dépersonnaliser» la rénovation du parti et de la séparer de la question présidentielle ne peut qu'affaiblir gravement l'organisation.
Pour avoir une chance de l'emporter, ce cartel doit remplir l'une ou l'autre des deux conditions suivantes: soit proposer clairement une modification du mode de désignation du candidat à l'élection présidentielle qui découplerait la direction du parti et la candidature présidentielle en créant de véritables primaires à l'américaine ou à l'italienne, en faisant de cette question un enjeu majeur du congrès. Pour l'instant, il ne l'a pas fait clairement. Soit disposer en son sein d'un véritable leader capable lui aussi de briguer l'investiture socialiste de 2012 avec des chances de succès à la fois dans le parti et dans le pays.
La première condition est aujourd'hui difficile à remplir dans la mesure où, face à l'offre politique que va présenter Ségolène Royal, celle, désincarnée, de ce cartel risque bien de manquer d'impact fort dans l'opinion mais aussi dans le parti. Cette démarche n'est cependant pas impossible à mener. Quant à la deuxième condition, si l'on écarte - peut-être à tort - le retour de Dominique Strauss-Kahn dans le jeu, la seule personnalité socialiste ayant, pour l'instant, une chance de pouvoir contrer Ségolène Royal dans le parti et dans l'opinion est Bertrand Delanoë. Encore faut-il que celui-ci conserve la Mairie de Paris en mars prochain.
Le problème est cependant que le cartel ne lui est pas plus favorable qu'il ne l'est à Ségolène Royal, ne voulant accepter en réalité le leadership ni de l'un ni de l'autre. Une telle position est-elle tenable? C'est peu probable. Nous ne sommes plus à l'époque où un Guy Mollet put successivement barrer la route en 1965 à la candidature présidentielle de Gaston Defferre et en 1969 à celle de François Mitterrand. Le Parti socialiste ne peut plus faire l'impasse sur la présidentialisation du régime. Sa crédibilité actuelle est au plus bas, et le repli sur l'appareil du parti ne peut pas être une stratégie gagnante. Elle peut même affaiblir durablement ce parti. Le pire serait que le cartel se mette d'accord, pour des raisons tactiques, pour glisser dans sa plate-forme des éléments d'orthodoxie ou de semi-orthodoxie qui auraient pour seul résultat de gêner en 2012 le ou la candidat(e) socialiste au point de lui interdire le rassemblement sur son nom d'une majorité d'électeurs. Ce serait alors le choix de la défaite.
Ce type de situation s'est déjà produit dans le passé. Il a coûté cher au Parti socialiste. Ces considérations ne sous-entendent pas que Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë pourraient battre aisément le candidat de l'UMP en 2012, ni même qu'un autre candidat crédible ne pourrait pas apparaître dans les années à venir. Mais une démarche dont le seul but serait de barrer la route aux seuls candidats «présidentiables» du parti serait certainement très dommageable. Les Français, et particulièrement les sympathisants socialistes, attendent du Parti socialiste des propositions et un leader. L'un peut-il aller sans l'autre? Et, si oui, comment
06:04 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.01.2008
le retours ???
Ségolène Royal en première secrétaire du parti socialiste ? Chez les militants, certains disent «enfin», d’autres «bof», voire «pitié !» Mais une majorité redoute que le duel annoncé avec Bertrand Delanoë (Libération de vendredi) ne phagocyte la rénovation du parti.
Globalement le coming out de l’ex-candidate à la présidentielle semble réveiller des troupes en plein marasme sur l’incapacité de leurs dirigeants à s’opposer en proposant : «Même Yannick Noah tape plus fort sur Sarkozy !», se désespère Sylvie, la trentaine (Montreuil). «La base est dépitée du manque de réaction du PS, alors que l’UMP avance», ajoute Christine (Saint-Brieuc). Plutôt royaliste, elle caresse l’espoir «qu’un(e) chef mette fin à la guerre… des chefs. Ce que je veux, c’est un PS fort avec une tête capable de nous mettre en ordre de marche et surtout de ne pas recommencer l’éternel combat de virgules entre motions pour aboutir à une synthèse molle au congrès».
Déconstruction. Vincent, jeune entrepreneur «pro-Ségo» (Annecy) se dit prêt à aller à la baston : «Ségolène n’est pas une femme d’appareil, mais elle paraît tellement indestructible que si elle prend le parti, ils auront peur. Pour que la rénovation marche, il faut qu’elle soit portée par des personnes crédibles. Delanoë l’est aussi, mais on lui reproche d’être entré dans l’aigreur de Jospin vis-à-vis de Ségolène. Et sur le plan idéologique, Bertrand est encore très années 70, alors qu’elle est dans la déconstruction totale, prête à prendre des risques, à organiser des primaires de toute la gauche, à l’italienne.» Vincent est sûr qu’un rapprochement Royal-Hollande est dans les tuyaux. Et imagine pour l’actuel premier secrétaire «un rôle de gardien du temple à la Pierre Mauroy. Hollande a acté le fait qu’il ne passe pas dans l’opinion». La sortie du bois de Ségolène Royal répond pour lui à une autre urgence : «Affaiblir vite Olivier Besancenot avant qu’il ne gauchise une bonne partie des socialistes de Haute-Savoie.»
L’ex-candidate à l’Elysée, patronne du PS ? «C’est courageux, car elle va s’en prendre plein la gueule, mais c’est souhaitable et pertinent», s’emballe Philippe, militant dans le XVIIIe arrondissement de Paris. «Après l’échec de la présidentielle, j’ai douté. Mais là, elle avance habilement sur sa stratégie et sa communication. Elle ne fait plus des tunnels et se pose en leader.» Mais quid du retour de Dominique Strauss-Khan avant 2012 ? «Après avoir passé un pacte avec Sarkozy et brassé du fric au FMI, revenir au bout de trois ans en leader du PS n’est pas jouable», dit Philippe. Qui peste contre ce parti «d’intellos chroniques qui décrédibilisent Ségolène, alors qu’elle a pigé qu’il faut faire avec des idées et pas des idéaux». Pour ce Parisien, «Delanoë ne fait pas le poids, parce qu’il est la quintessence du Parisien. On ne fera jamais voter un Marseillais pour lui».
Cidalia, 25 ans (MJS du Val-de-Marne) ne voit pas d’un très bon œil «ce démarrage en trombe de Ségolène. Elle instrumentalise l’appareil à des fins perso. Après avoir créé un réseau parallèle avec Désir d’avenir, puis trompeté qu’elle n’a pas cru aux propositions du parti sur les 35 heures et le Smic, comment peut-elle rassembler ? Elle part dans tous les sens, alors qu’on a besoin d’une ligne ! On va repartir dans le jeu des pro-machin et pro-truc et mettre la reconstruction entre parenthèses», dénonce cette jeune ex-pro-Ségo devenue pro-Delanoë : «Pour moi, c’est un très bon joker pour le parti. Il faut encore tester son rayonnement hors de Paris, mais il est réformiste, dans la progression.»
«Dégoûtée». Beaucoup de militants se passionnent déjà pour le match Royal-Delanoë, tout en le condamnant. D’autres se disent indifférents : «Cette peopolisation politique, c’est fatigant. Mais s’il y a un projet porteur derrière, je me laisserai convaincre», assure Julien, militant dans l’Aube qui a voté «blanc» aux primaires. «Ce duel, je m’en fous. Je suis tellement dégoûtée quand je vois comment les luttes internes bousillent toute construction dans le parti et toute opposition de combat à Sarkozy», dénonce Sylvie.
Florent, strauss-kahnien, feint l’indifférence : «Sé golène Royal, qui brigue le PS, c’est un non-événement. Je suis épaté que Libé en fasse sa une», explique ce militant de 32 ans. «Si on repart sur Royal-Delanoë, il n’y aura pas de débat. Je préfère l’initiative baroque de Montebourg et des strauss-kahniens pour sortir de cette logique.» «Je suis désolée de voir qu’on repart si tôt dans des primaires, alors qu’il faut donner la priorité au projet», dénonce Julie, jeune militante dans l’Isère. Les pro-DSK misent surtout sur le fait que Royal et Delanoë vont se neutraliser. Leur espoir : que leur leader revienne. Leur urgence : attendre
08:20 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.12.2007
de Sego
Chères amies, chers amis et membres de Désirs d'Avenir, Comme vous le savez je publie le livre récit de la cam

