08.04.2008

du rififi au modem

Le sénateur centriste estime que le parti de François Bayrou est "inaudible" et demande "que soit rapidement convoqué le comité directeur de l'UDF".



Le sénateur de Mayenne Jean Arthuis le 11 octobre


(c) AFP
Le sénateur de Mayenne Jean Arthuis, président de la Commission des Finances du Sénat, annonce sa décision de quitter le Mouvement démocrate (MoDem), aujourd'hui "inaudible", dans un entretien au Journal du Dimanche paru 6 avril.
"Je ne reviendrai pas sur ma décision. Je quitte le MoDem. Je n'y ai plus ma place. Et la plupart des sénateurs du groupe pensent comme moi", dit-il.
Il estime qu'"aujourd'hui, le MoDem est inaudible. Il ne dit plus rien sur rien".
Le président du conseil général de Mayenne ne rejoint pas pour autant le Nouveau Centre, créé entre les deux tours de la présidentielle par les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy.
"Il n'en est pas question", dit-il. "Je n'irai pas au Nouveau Centre, pas plus qu'à l'UMP. Je suis centriste, viscéralement attaché à l'existence d'un centre indépendant en mesure de nouer des alliances dans la clarté."

"On ne gouverne pas un parti comme une secte"

"L'UDF n'est pas morte, contrairement à ce que certains tentent de faire croire", ajoute-t-il, demandant de nouveau "que soit rapidement convoqué le comité directeur de l'UDF".
Jean Arthuis fait partie des élus qui avaient pris leurs distances avec le président du MoDem François Bayrou ces derniers mois. Au lendemain des municipales, il avait jugé que ces élections montraient "l'échec de la stratégie d'autonomie" du MoDem et réaffirmé sa volonté de "faire revivre" l'UDF.
"J'ai plusieurs fois tiré la sonnette d'alarme: on ne gouverne pas un parti comme une secte", dit-il au JDD. "Le MoDem, ce n'est pas le Temple solaire. Un parti doit avoir une ligne politique claire assumée. Ne pas être ballotté au gré des humeurs des uns et des autres."
Evoquant la "crise financière mondiale qui nous menace", il dit attendre "une expression publique forte sur le sujet".
"Je ne l'entends pas chez François Bayrou. Cela ne peut plus durer", juge-t-il.
Le groupe centriste au Sénat, présidé par Michel Mercier, est composé de trente membres.
Après le départ de Jean Arthuis, ils ne sont plus que dix (dont Michel Mercier) à faire partie du bureau exécutif du MoDem. Cinq sont membres du Nouveau Centre, les autres ne s'étant pas clairement déterminés. (AFP)

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17.03.2008

canard sans tete

La démocratie française : un canard sans tête.


Non, ce titre ne vise pas Nicolas SARKOZY. Il n'y aurait pas d'un côté le corps du palmipède, gavé de collectivités territoriales socialistes, et de l'autre, la tête coupée, le sommet décapité, le sommet de l'Etat bien sûr…

Non, ce titre est un constat incrédule et inquiet, d'un militant de gauche, républicain, face à la situation politique et civique nationale.




D'abord, l'abstention record,
dont personne ne parle vraiment, alors qu'elle révèle le retour de la démobilisation civique. Les participations exceptionnelles au référendum du 29 mi 2005 et aux élections de 2007 étaient-elles finalement des parenthèses dans une lente mais inéluctable érosion de la conscience et de l'acte civique ?


Ensuite, l'effet essuie-glace.
1981, victoire de François MITTERRAND et de la gauche. 1983, victoire de la droite aux municipales. 1986, victoire de la droite aux législatives. 1988, large victoire de François MITTERRAND et de la gauche. 1993, raz-de-marée de la droite aux législatives. 1995, victoire de Jacques CHIRAC. 1997, victoire de la gauche aux législatives, Lionel JOSPIN Premier Ministre. 2001, victoire de la droite aux municipales. 2002, victoire de Jacques CHIRAC et de la droite. 2004, victoire de la Gauche aux régionales. 2007, victoire de Nicolas SARKOZY et de la droite. 2008, victoire de la gauche aux municipales et cantonales. On n'est même plus dans l'alternance, on est dans le zig-zag permanent.




Enfin, l'incohérence.
On savait déjà que la politique n'a pas grand chose à voir avec le mérite. Mais tout de même, on cherche au moins une logique dans le résultat de ces municipales. Et parfois vainement : Juppé, limogé en 2007, ovationné en 2008 ; Brard, conforté en 2007, bafoué en 2008 (au passage, bravo l'électorat PS, qui a fait le jeu de Voynet)… Etc.

Sanction anti-gouvernementale ? Sans doute. Mais comment expliquer les bons scores des Ministres au premier tour, et même d'une certaine façon la remontée réalisée par Xavier DARCOS à Périgueux, qui a perdu de peu, alors que Ségolène ROYAL avait été très largement majoritaire dans sa ville ?

Succès du Parti Socialiste ? Statistiquement, oui. Mais politiquement… Le Premier Secrétaire du P.S. est plébiscité par sa ville et conquiert son département ; il acquiert ainsi l'un des attributs qui peuvent faciliter un destin présidentiel. Mais c'est au moment où… il renonce à conduire le P.S.. Le Maire de Paris est très confortablement réélu. Mais la participation des Parisiens a été particulièrement faible, et le Maire de Paris s'est montré peu partageur de sa victoire avec des alliés dont il aurait pourtant besoin pour relever la gauche. La candidate PS à la présidentielle de 2007, quant à elle, a commenté abondamment ces succès municipaux et cantonaux, auxquels elle n'a pourtant pris aucune part, si ce n'est à travers quelques meetings de soutien, n'étant pas candidate elle-même. Le P.S. n'a donc pas encore de leader sérieux. Il n'a surtout, hélas, toujours pas de projet cohérent.

Mort du MoDem ? Il a effectivement du plomb dans l'aile, après l'échec de François BAYROU et Marielle de SARNEZ. Et pourtant, ses résultats de premier tour, assez corrects, révèlent qu'il existe une attente d'un choix politique autre que le P.S. et l'U.M.P.. Le Pôle Républicain de Jean-Pierre CHEVENEMENT avait échoué à répondre à cette attente en proposant une vraie politique alternative ; le MoDem semble échouer, a fortiori, à canaliser cette attente en proposant une politique comparable à celle des deux grands partis…




Une joie à consommer avec modération
On se retrouve donc, au soir de ces élections locales, avec des raisons de se réjouir. Le gouvernement est sanctionné, des camarades ont été élus dans nos villes et nos villages. Je salue la belle victoire du MRC à Belfort, le succès de mon camarade PS Philippe NAUCHE à Brive, et chacune, chacun d'entre vous, a d'autres exemples en tête.

Mais la gauche n'a pas pour autant d'horizon, de crédibilité, de cohérence, de souffle, à proposer à une France en panne de pouvoir d'achat, d'emploi, dont les services publics et les mécanismes de solidarité sont ébranlés, dont la cohésion nationale est fissurée, dont le rayonnement mondial est contesté…




Y'a-t-il un chirurgien pour le canard sans tête ?
Elle risque même, cette « gauche », de s'endormir sur ses lauriers municipaux et cantonaux, au lieu de se mettre en chantier, pour se hisser à la hauteur des enjeux nationaux, européens et mondiaux.

Et il n'est pas sûr que, démobilisé, désabusé, et naviguant à vue, l'électeur français s'engage pour relever la gauche. Il n'est même pas sûr qu'il y croit, même s'il a voté P.S. des deux mains (l'une municipale, l'une cantonale) dimanche dernier…

Comment ne pas voir dès lors, dans ces résultats, la démocratie française comme un gros canard à qui, depuis longtemps, le « pareil au même » européïste a coupé la tête, mais qui continue son chemin, à la fois automatique et erratique, vers l'isoloir, prenant tantôt un bulletin PS, tantôt un bulletin UMP…

... Jusqu'à ce que, peut-être, les salariés de Renault ne déclenchent une grande grève contre les cadences infernales et le harcèlement qui pousse aux suicides… à moins qu'un Villiers le Bel quelconque ne s'embrase, et après lui l'Ile-de-France ? Mais quelle alternative politique, alors ? Et si nous voulons éviter que le peuple, lassé de la stérilité de l'élection, ne lui préfère l'insurrection, c'est cette alternative politique qu'il faut préparer.

Les militants de la cause républicaine doivent dès lors dépasser la satisfaction superficielle des quelques conquêtes de sièges, quoi qu'éminemment respectables, glanés ce dimanche. C'est à une reconstruction intellectuelle, politique, militante, civique, sociale que nous devons nous atteler.

Une reconstruction de la République. Une opération de chirurgie réparatrice très périlleuse, aux chances incertaines, pour greffer à nouveau une tête au canard, et donc un cap à notre démocratie…

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fakir

Journal d'enquête sociale.
Fakir n'est lié à aucun parti, aucun syndicat, aucune institution.
Il est faché avec tout le monde ou presque.
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C'est un véritable triomphe qu'a rencontré « l'anti-campagne » de Fakir, menée contre un de Robien arrogant. Mais dès dimanche soir, cinq minutes après l'annonce des résulats, nous distribuions notre édition « spécial Spécial débâcle de Robien » à l'Hôtel de Ville d'Amiens, et nous prévenions les nouveaux élus : « Nous félicitons Gilles Demailly et ses colistiers pour leur victoire. Mais il faut veiller, dès maintenant, à ce que cette victoire soit aussi la nôtre, et qu'elle le reste. Il nous faut maintenir un contre-pouvoir, pour que les promesses ne soient pas oubliées, pour que demain le clientélisme de la gauche ne remplace pas le népotisme de la droite. »

Voici notre communiqué :

Et après ?

La défaite de la droite amiénoise, évidemment, nous réjouit. Lors d'une interviou, Gilles de Robien nous ordonnait : « Allez exercer votre métier ailleurs ! » C'est lui, finalement, malgré ses coups bas, ses calomnies de dernière minute, qui ira terminer ses vieux jours ailleurs - probablement à Genève. Et nous ignorons quelle maison de retraite Roger Mézin ruinera bientôt, avec un coûteux système de câblage.

Nous sommes ravis d'avoir battu, aussi, le Gilles de Robien parisien. L'ancien ministre du Logement, notamment, qui établissait une défiscalisation pour les riches, tandis qu'il gelait les crédits pour les HLM. L'ami de Nicolas Sarkozy, qu'il jugeait « humain, chaleureux, drôle » - tandis qu'il qualifiait, avec son mépris coutumier, François Bayrou de « immoral », « odieux », « malsain pour la République », etc. C'est un bonheur que les urnes aient délivré une fessée publique à cet arrogant. Et une déculottée, par la bande, au si « chaleureux » Président.

Fakiriens, Fakiriennes, journalistes indépendants, jeunes activistes, nous avons ardemment contribué à leur débâcle. Depuis neuf ans maintenant, nous montrons aux Amiénois un autre visage du « robiénisme ». Ces dernières semaines, nous avons accéléré la cadence critique – avec plus de 70 000 documents diffusés sur « le système Robien », avec un millier d'affiches collées. Sans se la péter, mais sans fausse modestie non plus, l'impact de nos tracts s'est révélé important.

Les méchants ont perdu. Pour autant avons-nous gagné ? Quel électeur ferait encore, aujourd'hui, une confiance aveugle dans le Parti Socialiste ? On se souvient de 1981, avec un François Mitterrand élu pour « changer la vie » et qui deux ans plus tard justifiait la casse sociale. On se souvient de Lionel Jospin, qui allait rompre avec le libéralisme, et qui finalement privatisa à un rythme deux fois plus élevé que les gouvernements Balladur ou Juppé.
On se souvient, plus près de nous, du Traité Constitutionnel Européen – que les Français ont rejeté à 54%, mais dont les parlementaires PS ont finalement accepté le retour masqué. Sans faire injure aux militants socialistes, nous vivons tous avec cette histoire dans nos têtes.

Nous félicitons donc chaleureusement Gilles Demailly et ses colistiers pour leur victoire. Mais il faut veiller, dès maintenant, à ce que cette victoire soit aussi la nôtre, et qu'elle le reste. Il nous faut maintenir un contre-pouvoir, pour que les promesses ne soient pas oubliées, pour que demain le clientélisme de la gauche ne remplace pas le népotisme de la droite. Il faut aussi profiter de cette fenêtre qui s'ouvre à Amiens, de ce grand bol d'air frais, pour proposer des projets pour notre ville – et que ces propositions soient écoutées, prises en compte, encouragées par les élus. Bref, il faut nous organiser, construire ensemble cette force. Sans perdre de temps, car on sait que, en politique, les fenêtres se referment parfois très vite...
Voilà pourquoi l'équipe de Fakir, et les amis de Fakir, et tous ceux qui ont aidé à la distribution de nos documents, se réuniront dès ce mercredi 19 mars, à 20 h, à la salle Maurice Honeste (boulevard du Cange).

Mais en attendant, trinquons ! Trinquons dans la joie, le cœur léger, à cet événement inespéré. Trinquons aux Amiénois qui, tels une armée de Lafleurs, ont mis un coup de pied géant au derrière du comte régnant.

L'équipe de Fakir

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03.03.2008

Uimm Medef

Laurence Parisot s’attaque aux barons de la métallurgie
UIMM. La présidente du Medef critique l’indemnité versée à Denis Gautier-Sauvagnac.
RENAUD LECADRE et FRANÇOIS WENZ-DUMAS
QUOTIDIEN : lundi 3 mars 2008
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La guerre est déclarée entre la présidente du Medef et les dirigeants de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie), principale fédération de l’organisation patronale. Après la révélation du versement à l’ex-président de l’UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, mis en examen en janvier dans l’affaire des 19 millions d’euros de retraits en liquide opérés sur les comptes de l’UIMM entre 2000 et 2007, d’une indemnité de départ de 1,5 million d’euros, Laurence Parisot «ne décolère pas». Elle l’a dit samedi en direct sur France 2. «Ces mecs-là sont hors du réel», confiait-elle aussi hier à Libération, après avoir déclaré dans une interview au Journal du dimanche : «Octroyer de tels avantages dans de telles circonstances, c’est méprisant et méprisable, c’est une pantalonnade. Ce comportement est grossier».
Rendez-vous.Réplique immédiate de Gautier-Sauvagnac par la voix de son avocat Jean-Yves Le Borgne : la réaction de Laurence Parisot est «insultante», elle aurait intérêt à «garder son sang-froid». Le nouveau président de l’UIMM, Frédéric Saint-Geours, qui avait donné son accord pour rencontrer Laurence Parisot dès 8 h 30 ce matin, lui a fait sèchement savoir hier que ce rendez-vous était annulé. Les dirigeants de l’UIMM, qui se réunissent aujourd’hui, ne pardonnent pas à Laurence Parisot de s’être adressée directement à leurs adhérents, en les appelant à se joindre au Medef pour exiger «plus de transparence et d’éthique».
En négociant avec l’ex-président son indemnité de départ, les dirigeants de l’UIMM ont de fait acheter «une clause de silence» sur l’utilisation des 19 millions d’euros, contre des assurances financières. Le risque pour Gautier-Sauvagnac étant moins une condamnation pénale qu’un redressement fiscal personnel énorme.
Cette clause de silence est un grand classique des affaires de caisse noire : dans le dossier de la Sages, Michel Reyt, collecteur de fonds pour le PS, avait également refusé de livrer des noms de camarades. Il se débat depuis dans des redressements fiscaux colossaux. En assumant par avance toutes les futurs ardoises fiscales, l’UIMM a bel et bien acheté le mutisme de son ex-président.
«Abcès». Manifestement décidée a en finir avec ces pratiques, la présidente du Medef assure avoir reçu en deux jours «des centaines de messages de petits patrons indignés» par le parachute octroyé à Denis Gautier-Sauvagnac. Elle est soutenue par deux organisations patronales, Ethic et Croissance plus, dont le président, Geoffroy Roux de Bézieux, lui demande de «purger une fois pour toutes l’abcès de l’UIMM».
Côté gouvernemental, le secrétaire d’Etat à la Consommation, Luc Chatel, s’est dit «terriblement choqué» par l’attitude de l’UIMM et soutient le Medef. Laurence Parisot doit être reçue ce matin par François Fillon, lors d’un rendez-vous fixé avant que l’affaire n’éclate.
Laurence Parisot a demandé «solennellement» ce week-end «à tous les membres de l’UIMM qui exercent des mandats nationaux dans les institutions au nom du Medef de remettre immédiatement leurs mandats à la disposition» de l’organisation patronale qu’elle préside. Au total, cela concernerait une centaine de postes d’administrateurs dans différents organismes sociaux.
C’est le cas de la présidence de l’Unédic, où Michel de Virville, membre du bureau de l’UIMM, a remplacé le 1er février Annie Thomas (CFDT), dans le cadre de l’alternance patronat-syndicats pour la gestion de l’assurance chômage. Le secrétaire général du groupe Renault a anticipé la demande de la présidente du Medef en lui présentant sa démission dès samedi matin. Laurence Parisot, qui a «salué son geste» va devoir lui trouver un successeur rapidement, alors que la fusion ANPE-Unédic doit être opérationnelle dans quelques mois.
Autre poste occupé par un membre influent de l’UIMM : la présidence de l’Agirc, fédération des institutions de retraite des cadres, dont l’actuel titulaire n’est autre que Dominique de Calan, délégué général adjoint de la fédération patronale. On le retrouve également dans nombre d’organismes comme l’Acoss, la «banque» de la Sécurité sociale.
Dominique de Calan est dans le collimateur de Laurence Parisot. Elle souhaite d’autant plus son retrait qu’il a été pendant des années le bras droit («l’âme damnée», disent ses adversaires) de Denis Gautier-Sauvagnac.
A l’UIMM, la réalité du pouvoir a pendant des années été entre les mains de ces deux hommes : «DGS» avec ses allures de lord anglais, et Calan le bon vivant, stratège et fin connaisseur de tous les rouages de l’organisation patronale. Et le bureau de l’UIMM, où siègent les chefs d’entreprise élus par leurs pairs, s’est souvent contenté d’entériner les décisions de ces deux hommes, issus de l’appareil.
En janvier, Denis Gautier-Sauvagnac a été mis en examen, alors qu’il refusait de révéler aux enquêteurs le nom des bénéficiaires des 19 millions d’euros de prélèvements en liquide opérés entre 2000 et 2007 sur les comptes de l’UIMM. Dominique de Calan, lui, semblait intouchable. Mais les enquêteurs ont découvert qu’il était d’usage à l’UIMM de verser aux permanents des compléments de salaire sous forme de primes non déclarées, donc en liquide. Suffisant pour mettre le 14 février Dominique de Calan en examen pour «complicité et recel d’abus de confiance».

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16.02.2008

vigilance

Pour une vigilance républicaine


Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.



- Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.

- Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.

- Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.

- Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle.



Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la République.

Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre
Ségolène Royal, ancien ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes
François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atmantiques
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre
Corinne Lepage, ancienne ministre
Nicolas Dupont-AIgnan, député de l'Essonne
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher
Nöel Mamère, député de la Gironde
Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis
Marielle de Sarnez, conseillère de Paris
André Gérin, député du Rhône
Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire
Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Loire
Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis
Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes

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unis

Villepin, Royal, Bayrou, ensemble contre Sarkozy
Par Charlotte Chaffanjon

Imprimez Réagissez Classez Ils rêvent tous les trois d'endosser le costume de premier opposant de France. Ils se sont tous les trois opposés frontalement à Nicolas Sarkozy dans le passé. Ils signent désormais tous les trois "un appel du 14 février pour une vigilance républicaine", dans l'hebdomadaire Marianne à paraître samedi. Dominique de Villepin, Ségolène Royal et François Bayrou, bien que se réclamant de "sensibilités très diverses", affirment avoir "en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer". Quelles sont ces valeurs ? "Le refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective", les "fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante", "l'indépendance de la presse et le pluralisme de l'information" ou encore "une politique étrangère digne". Dans leur viseur, bien sûr : l'hôte de l'Élysée.
L'appel, cosigné avec 13 autres personnalités dont Bertrand Delanoë, Arnaud Montebourg et Jean-Pierre Chevènement, ne cite jamais le chef de l'État mais reprend nombre de critiques formulées contre le style du président de la République ou contre la façon dont il traite les grands thèmes de la société.

"En politique, il faut atterrir"
De fait, Dominique de Villepin se plaît à multiplier les piques assassines contre Nicolas Sarkozy, son ennemi juré et principal rival à l'époque où ils étaient respectivement Premier ministre et ministre de l'Intérieur, depuis l'accession de ce dernier à l'Élysée. En octobre dernier, déjà, sur RMC, il lançait : "Je crois qu'en politique, il faut atterrir. Nous sommes dans une conjoncture internationale difficile, nous sommes dans une situation de croissance difficile, plus difficile sans doute que ce que pensaient Nicolas Sarkozy et François Fillon en arrivant aux affaires. Lorsqu'ils font un paquet fiscal de 15 milliards d'euros en arrivant, ils espèrent que la croissance sera au rendez-vous, ce n'est pas le cas."
Des propos que Ségolène Royal ne renierait pas. La candidate malheureuse à l'élection présidentielle n'a rien perdu de son mordant lorsqu'il s'agit d'attaquer son ancien adversaire. Ainsi, elle, que Jacques Attali définit comme "celle qui incarne l'opposition", était en visite jeudi à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise, questionnant : "Il avait promis un plan Marshall pour la banlieue. Il est où, son plan Marshall ?" François Bayrou, le troisième homme, n'épargne pas non plus grand-chose au président de la République. Il dénonçait ainsi le 3 février dernier, lors du Grand Jury RTL- Le Figaro -LCI, le style présidentiel - "Je déteste l'étalage et l'utilisation de la vie privée" - ou encore la mise en avant de ses conseillers - "C'est sain dans une monarchie. Dans une république, on estime qu'il y a des responsables qui sont élus pour ça." ( voir notre article )
Selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche , réalisé début février, c'est Ségolène Royal qui fait aujourd'hui figure d'opposante la plus crédible à Nicolas Sarkozy (28 %), juste devant François Bayrou (25 %). La compétition pour le poste de premier opposant de France sera disputée.

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10.02.2008

dunlop amiens

Automobile
Goodyear Dunlop veut réduire la production à Amiens
24/01/2008
La direction de Goodyear Dunlop France annonce un plan de réduction de la production des sites d'Amiens... Tout en donnant la possibilité aux syndicats de signer son projet de modernisation refusé en octobre par référendum par les salariés.
Lors d'un comité central d'entreprise, tenu le 24 janvier au siège social de Goodyear Dunlop Tires France à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), la direction a présenté un projet de réduction de 23 % de la production des sites Goodyear Dunlop d'Amiens (2700 salariés) pour 2008. Annonçant que ce projet de réduction de voilure « inscrit les sites d'Amiens dans un mouvement de déclin inéluctable », elle ajoute que ce projet « aurait » - en utilisant le conditionnel - un « impact social important », entraînant la suppression de 478 postes pour 2008.

Lors de ce CCE, la direction de Goodyear Dunlop Tires France a tenu à expliquer que cette réduction de voilure s'inscrivait « dans un contexte spécifique ». Goodyear Dunlop France explique les productions de pneus tourisme de petites dimensions des usines amiénoises « ne sont pas compétitives » et « ne répondent pas aux besoins du marché européen ». Elle rappelle que les salariés ont rejeté - référendum des 19 et 20 octobre - son « projet de création d'un complexe industriel moderne et compétitif » et souligne que ceci la contraint à arrêter à Amiens « certaines productions non rentables ».

Après le référendum, les salariés ont espéré que la direction de Goodyear reviendrait à la table des négociations avec d'autres propositions. En fait, il va revenir à la table des négociations, sans « plan B » mais avec le même projet, l'organisation du travail en 4 X 8 constituant, pour lui, le préalable à toute modernisation. Jeudi 24 janvier, la direction de Goodyear Dunlop a en effet indiqué que son projet rejeté en octobre pouvait encore être mis en œuvre « si les organisations syndicales étaient prêtes à négocier sur les modalités d'application de l'organisation en 4 x 8 et si elles étaient prêtes à négocier dans des délais courts ». L'ouverture des négociations aura lieu le 1er février, précise Goodyear Dunlop France.

Pour mémoire, le projet de la direction de Goodyear Dunlop visait à améliorer la compétitivité du site « 25 % plus cher que les usines allemandes du groupe » et parallèlement y injecter 52 millions d'euros pour produire des pneumatiques de véhicules de tourisme à plus forte valeur ajoutée de 15 à 18 pouces, contre 13 à 15 aujourd'hui. Pour réduire ses coûts, Goodyear Dunlop entendait réduire la masse salariale en supprimant 450 emplois en trois ans et ouvrir davantage son complexe industriel - 350 jours par an contre 326 aujourd'hui - en mettant en place une nouvelle organisation du travail reposant sur un passage à quatre équipes par semaine au lieu de cinq sur un rythme de 35 heures (au lieu de 28h pour les week-ends). C'est ce système dit des « 4 x 8 » en vigueur dans l'ensemble des sites Goodyear en Europe qui a été massivement rejeté par les salariés en octobre.



De notre correspondante en Picardie, Claire Garnier

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27.01.2008

sondage

Municipales : gauche, 46%, droite, 40%
Soumis par francis le Ven, 25/01/2008 Enquête d'opinion maireSelon un sondage CSA paru vendredi 25 janvier dans Le Parisien/ Aujourd'hui en France, les listes de gauche remporteraient, au niveau national, 46% des voix au premier tour des élections municipales, devant les listes de droite, à 40% d'intentions de vote.

Les listes centristes du MoDem remporteraient 7% des voix, les listes du Front national 2%, et les listes d'extrême-gauche 2%.

56% des sondés déclarent qu'ils se détermineront d'abord en fonction de considérations purement locales, 23% comptent utiliser leur vote pour manifester une opposition à la politique de Nicolas Sarkozy et de François Fillon, et 16% veulent exprimer un soutien au pouvoir UMP.

- Sondage CSA réalisé les 23 et 24 janvier auprès d'un échantillon national de 812 personnes de 18 ans et plus, inscrites sur les listes des communes de plus de 3.500 habitants.

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07.01.2008

il court, le Nicolas

Liberation
A la recherche d’un second souffle alors que son image tend à se dégrader (lire notre sondage page 4), le président de la République tiendra demain à l’Elysée la première grande conférence de presse de son quinquennat. Face à quelque 500 journalistes de 30 nationalités, il tentera - au terme d’un préambule d’une demi-heure - de défendre son bilan, de répondre aux questions éludées jusqu’ici sur le financement de ses voyages privés ou de définir sa dernière trouvaille :«la politique de civilisation». Le volontarisme et les incantations sont pour l’heure la marque de fabrique de Nicolas Sarkozy. «Il faut que…», «Je veux que…», «J’ai décidé que…» Mais qu’en est-il exactement de ses résultats. A l’heure où le chef de l’Etat s’apprête à évaluer chacun de ses ministres, Libération a décidé de le prendre au mot en proposant sa propre grille pour le noter en 2008. Les critères retenus ont été choisis en fonction des grands objectifs (souvent contestables) affichés par Sarkozy et du style qu’il cherche à donner à sa présidence.


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L'essentiel


1. Combien de ministres d’ouverture ou incarnant la diversité dans le prochain gouvernement ?

La politique d’ouverture a été mise en œuvre tout autant pour saper la refondation de l’opposition que pour séduire les Français, qui la plébiscitent. En 2008, Nicolas Sarkozy a prévu de l’amplifier à l’occasion d’un remaniement ministériel après les municipales de mars. Parviendra-t-il à débaucher de nouvelles personnalités de gauche ? Quid aussi des Fadela Amara ou Rama Yade, qui incarnent la diversité française mais se sont montrées incontrôlables, allant même jusqu’à dire dans le cas d’Amara qu’elle ne voterait pas Sarkozy en 2012 ?

2. Combien de kilomètres parcourus en 2008 (joggings et escapades privées en jet inclus) ?

Une halte chez les marins-pêcheurs bretons sur la route de Washington, des visites en province où il avale les kilomètres et les visites d’usine, des centaines d’heures d’avion à voyager aux quatre coins de la planète… sans même parler de ses footings médiatiques avec Fillon ou Kouchner ni de ses week-ends de milliardaires au bras de sa conquête du moment. Pour Nicolas Sarkozy, exister, c’est bouger. Au moment où ses conseillers en com’cherchent à «ralentir le Président», voilà un critère d’évaluation à gros coefficient.

3. Combien de mesures seront nécessaires pour arriver à augmenter le pouvoir d’achat ?

La mesure phare du dispositif Tepa voté l’été dernier sur la défiscalisation des heures supplémentaires aurait selon l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (l’Acoss) déjà été mise en œuvre en décembre par 40 % des entreprises de plus de dix salariés. 56 % des entreprises seraient prêtes à utiliser le dispositif. La mesure aura-t-elle un effet réel sur le pouvoir d’achat ou ne générera-t-elle principalement qu’un effet d’aubaine pour les entreprises ? Pour l’instant, les Français continuent de se plaindre. Les nouvelles mesures en cours d’examen sur les 35 heures suffiront-elles à Sarkozy pour honorer sa promesse du «travailler plus pour gagner plus»? Un troisième plan sera-t-il nécessaire ? Pour augmenter son salaire (de 172 ou 206 %, selon les sources), Sarkozy n’a eu besoin que d’un amendement dans le budget 2008.

4. Combien de centrales nucléaires vendues ?

Nicolas Sarkozy revendique comme un succès d’avoir vendu du nucléaire civil à la Libye, même si le contrat est encore loin d’être signé. Depuis ce deal avec Kadhafi, qui a pesé lourd dans la libération des infirmières bulgares, la France cherche à contraindre l’Iran à renoncer au nucléaire militaire en montrant qu’elle est prête à fournir en nucléaire civil tous les pays qui s’engagent dans cette seule voie. En Chine, en Algérie, l’an dernier, il a conclu de juteux contrats nucléaires. Il aimerait faire de même avec les monarchies du Golfe et l’Inde où il se rend en janvier. En attendant d’autres clients, quels que soient leurs états de service en matière de droits de l’homme…

5. Combien de grèves dans

Le «service minimum» ou comment passer des slogans de campagne à une réalité politique et sociale complexe. Votée en août, la loi sur le service minimum devait prendre effet au 1er janvier. Mais il n’en sera rien. Les discussions sur les modalités d’application patinent encore à la SNCF et à la RATP tandis que les régions n’ont pas encore défini les lignes prioritaires au niveau interurbain. Rien n’indique enfin qu’en cas de grève, les blocages puissent être évités.

6. Combien de déplacements en banlieue ?

Grand voyageur, on l’a vu, Nicolas Sarkozy ne met plus les pieds en banlieue depuis les émeutes urbaines de 2005. Et n’a pas réussi à renouer avec toute une partie de la jeunesse de ces quartiers qui n’a toujours pas digéré ses sorties sur le «Kärcher» et la «racaille». Résultat, c’est loin des caméras qu’il s’est risqué pour l’heure à mettre un orteil en banlieue, laissant à sa secrétaire d’Etat, Fadela Amara, le soin de concocter un «plan» qui sera dévoilé le 22 janvier.

7. Combien de couvertures de «Paris Match» ?

Main dans la main avec Cécilia, bras dessus bras dessous avec Carla. En médiatisation, option pipolisation, Sarkozy s’est surpassé en 2007 : pas moins de six couvertures de Paris Match depuis son élection, dont une en famille et trois avec son ex-femme ou sa nouvelle compagne. Sans parler des récentes unes de Closer, VSD et Voici sur l’idylle du Président et de la top-model. Voilà une matière que Sarkozy n’a jamais négligée, fondant aussi son succès sur une stratégie d’omniprésence médiatique et sa faculté à faire du buzz. Avec sa «lune de miel» en Egypte, dixit Voici, et l’annonce d’un mariage par le JDD, il commence 2008 sur les chapeaux de roues.

8. Combien de mesures du Grenelle entreront en vigueur ?

Le 25 octobre, dans un discours de clôture du Grenelle truffé de «je veux» et de «nous allons», le Président a adoubé des dizaines de chantiers environnementaux. Depuis, les réformes se mettent peu à peu en place, non sans heurts, comme sur les OGM. Quant à la contribution climat-énergie (ou taxe carbone), elle est à l’étude dans le cadre de la Révision générale des prélèvements obligatoires qui doit rendre ses conclusions ce mois-ci. La mise en place ou non de cette mesure, clé d’évaluation de la réussite du Grenelle selon Nicolas Hulot, sera un bon indicateur.

9. Combien d’exilés fortunés vont-ils rentrer en France?

Le premier bouclier fiscal, qui prévoyait qu’un contribuable ne peut payer plus de 60 % de ses revenus en impôts directs, n’avait pas bien marché : 3 500 demandes de remboursement pour plus de 90 000 bénéficiaires estimés. Le bouclier à 50 % adopté cet été rassurera-t-il enfin les contribuables aisés? Pas sûr, puisque l’administration fiscale a dû relancer les bénéficiaires supposés. Quant au retour des exilés fiscaux, le plus célèbre d’entre eux, Johnny Hallyday, a finalement déclaré fin octobre qu’il n’avait «pas l’intention de quitter la Suisse». Malgré toute son amitié pour Sarkozy.

10. Combien de chômeurs vont être sanctionnés en 2008 ?

Il l’avait évoqué pendant la campagne, il n’a pas hésité à l’inscrire au calendrier 2008 : désormais, les chômeurs qui refuseront «deux offres acceptables» seront sanctionnés. Le problème, c’est que la notion d’«offre acceptable» n’a pas été définie, et que les sanctions, en la matière, n’ont jamais prouvé leur efficacité. Christine Lagarde a parlé d’«une infime minorité de cas». Toujours ça de pris ?

11. Combien de dérogations pour la carte scolaire ?

En finir avec la carte scolaire : c’était une promesse de Sarkozy. Darcos l’a tenue. Ou presque. Les recteurs et inspecteurs ont reçu instruction, pour la rentrée 2008, d’accorder toutes les dérogations «dès lors qu’il y aura de la place dans l’établissement souhaité». Les parents se ruant vers les «bons» collèges, on peut craindre des déceptions. Les familles garderont en effet le droit d’inscrire leurs enfants dans l’établissement le plus proche. De nombreuses dérogations ne pourront donc être satisfaites.

12. Combien de bénéficiaires de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo) ?

Si le texte instaurant un «droit à un logement décent» a été voté en mars 2007, le candidat Sarkozy avait promis sa mise en œuvre. La loi est entrée en vigueur le 1er janvier. Casse-tête en vue: on estime à 600 000 le nombre de personnes prioritaires pouvant faire valoir ce droit mais, l’Etat n’aurait à proposer que 60 000 logements. Un coup de fil à son copain Bouygues ne devrait pas suffire…

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20.12.2007

expectative??????

EXCLUSIF / Notre sondage «municipales 2008» : Gilles de Robien grand favori

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Selon notre sondage TNS-Sofres, 74 % des Amiénois interrogés pensent que Gilles de Robien (Nouveau Centre) devrait rester maire d’Amiens lors des municipales de mars. Il devance nettement Gilles Demailly (PS, PCF, Verts et PRG), Maxime Gremetz (dissident communiste) et Francis Dollé (LCR).

C'EST clair, net et précis : le résultat de notre sondage ne laisse pas la place à l'expectative : Gilles de Robien (Nouveau Centre) arrive largement en tête pour les municipales du 9 et 16 mars prochains à Amiens, laissant la portion congrue à Gilles Demailly (PS, PC, Verts et PRG), Maxime Gremetz (communiste dissident) et Francis Dollé (LCR), même si ce dernier n'est pas encore certain de mener une liste d'extrême gauche.
Gilles de Robien a donc de grandes chances de diriger la capitale picarde pour la quatrième fois consécutive.
Avec un succès possible dès le premier tour, comme en 2001 où il s'était imposé malgré huit listes engagées, dont une du FN pas encore décidée à ce jour.
Avez-vous entendu parler ou connaissez-vous, ne serait-ce que de nom, les personnalités suivantes ?
Les stars de la ville, ce sont incontestablement Robien et Gremetz.
Ils font partie des rares personnalités politiques de la Somme connues en dehors de la Picardie.
Par contre Gilles Demailly, malgré son statut d'ancien président de l'université Jules-Verne, reste dans l'ombre.
Quant à Francis Dollé, bien qu'il ait mené la liste LCR en 2001, il reste méconnu.
Avez-vous une bonne ou une mauvaise opinion des personnalités suivantes ?
Là encore, le déficit d'image coûte cher à Gilles Demailly. Malgré les travaux qui paralysent le centre ville, la verrière de la gare qui n'est pas du goût de tous, et le stationnement qui est loin d'être résolu, le maire sortant conserve une bonne cote.
Même si Maxime Gremetz a été réélu député en juin sur Amiens Nord, son étoile a du mal à franchir les frontières de sa circonscription, malgré une ville historiquement à gauche.
A votre avis, qui a le plus de chances de devenir maire d'Amiens lors des prochaines élections municipales de mars 2008 ?

Gilles de Robien balaye tout sur son passage.

Un raz-de-marée affirmé par une large majorité d'Amiénois le donnant favori provenant du camp d'en face, soit de l'extrême gauche, du PC et du PS.
Et comme pour l'instant aucune autre liste de droite n'est annoncée, et que le FN se fait discret…
Intentions de vote au premier tour des élections municipales.
Les Amiénois ne seraient donc pas surpris par une élection de Gilles de Robien dès le premier tour, malgré l'éventualité d'une liste du FN créditée de 5 %.
Un rude désaveu pour Gilles Demailly et Maxime Gremetz. Depuis 1989, Gilles de Robien a transformé la ville, et ses habitants lui en sont gré.
Intentions de vote au second tour des élections municipales.
Sans surprise, Gilles de Robien part largement favori face à Demailly et Gremetz, et le représentant de la gauche unie resterait loin du maire sortant malgré le report des voix à gauche au second tour.
Même s'il incarne moins le centre gauche qu'en 2001, et avec l'UMP qui pourrait monter au créneau, Gilles de Robien ratisse toujours large.

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14.12.2007

Bénévolat

Communiqué de presse du CNAJEP



Service civique des jeunes : Stop aux incantations ! Place à l’action !





A l’occasion de la journée internationale du bénévolat et du volontariat, le Secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte a proposé dans un entretien accordé aux Dernières Nouvelles d'Alsace le lancement d’un ambitieux plan d'encouragement au bénévolat.



Le CNAJEP s’étonne de la partition proposée par le Secrétaire d’Etat, dont le plan ne concerne a priori que le monde du Sport. Or, la question du service civique est légitime pour l’ensemble de la Vie Associative. Le plan proposé sera-t-il élargi à l’ensemble des secteurs associatifs ?



En outre, si la création d'un "livret d'épargne civique" donnant "accès à un certain nombre de facilités fiscales" et la valorisation du bénévolat par la prise en compte "de la valorisation des acquis des expériences vécues en milieu associatif" apparaissent comme deux mesures satisfaisantes, la mise en œuvre d’un service civique obligatoire de 100 heures paraît en revanche peu adaptée aux enjeux des associations et à la promotion de l’engagement des jeunes.



Si la nécessité de développer le Service Civique des jeunes en France fait consensus au sein de la classe politique, la question de lui prêter un caractère obligatoire ou volontaire demeure en suspens. Comment favoriser l’engagement des jeunes sans vider de son sens l’acte citoyen qu’on souhaitait donner au service civique ?



Pourquoi un service civique de 100 heures ? Ce « quota » est bien loin des engagements de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, qui prévoyait une durée de 6 mois. Pour obtenir un impact durable sur les comportements des jeunes et permettre le développement de missions d'intérêt général à forte utilité sociale, le service civique doit être vécu comme une étape de vie à part entière. Comment assurer l’accompagnement des jeunes en l’espace de 100 heures ? Comment les sensibiliser au projet porté par l’association ? Le service civique doit conjuguer action et formation, accompagnement, évaluation et valorisation des acquis. Le dispositif proposé ne permettra visiblement pas d’assurer ces différentes missions.



Le CNAJEP et les associations de jeunesse et d’éducation populaire ne peuvent s’empêcher de voir dans l’annonce du Secrétaire d’Etat une énième mesure venant se greffer à des dispositifs existants multiples et complexes. Cette annonce peine en outre à masquer le désengagement de l’Etat, dont les derniers choix budgétaires pour 2008 fragilisent la formation des bénévoles et le développement de l'engagement de milliers de jeunes volontaires. Plutôt que de se contenter d’effets d’annonce inopérants, il faut passer aux actes et garantir le déploiement massif du service civil volontaire déjà en place.



Comme l’a rappelé la Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, "la création du service civique devra faire l’objet d’une réflexion approfondie". Nous réaffirmons par conséquent la volonté de nos associations et fédérations nationales de travailler très concrètement avec le gouvernement et les parlementaires sur le service civique et plus largement sur l’engagement des jeunes et des moins jeunes. Nous ne laisserons pas ce sujet essentiel pour l’avenir de la société et pour la cohésion nationale rester à l’état de vaine incantation.



Paris, le 13 décembre 2007

__________________________

CNAJEP

15 passage de la main d'or

75011 PARIS

Tél : 01 40 21 14 21 - Fax : 01 40 21 07 06

e-mail : cnajep@cnajep.asso.fr

site : www.cnajep.asso.fr

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12.11.2007

négociation

Marché du travail : les syndicats saluent
Cathy Kopp
Challenges.fr | 09.11.2007 | 16:28 | Réagir à l'article (4 réactions)

La nouvelle négociatrice patronale est à l'origine d'un avant-projet d'accord, dans lequel elle propose de nouveaux droits aux salariés.


Cathy Kopp, la remplaçante de Denis Gautier-Sauvagnac à la tête de la délégation patronale pour la négociation sur la modernisation du marché du travail (c) Reuters
Les syndicats sont mitigés sur le projet présenté jeudi par le patronat sur la modernisation du travail. La CFTC, la CGT, FO et la CFDT ont noté, vendredi 9 novembre, la présence de certaines “avancées“, toutefois “insuffisantes“ mais aussi de “points durs“.
Jeudi soir, à la veille d'une nouvelle séance de négociations au siège du Medef, le patronat a présenté aux fédérations un document qualifié d'"avant-projet" d'accord, dans lequel il propose de nouveaux droits pour les salariés, en contrepartie d'une "rupture à l'amiable" facilitée et de l'allongement de la période d'essai en CDI jusqu'à un an pour les cadres.
Parmi les concessions: la situation des salariés en contrat à durée déterminée (CDD), nombreux à faire des allers-retours par la case chômage. Or, désormais, le chef d'entreprise serait contraint d'informer le comité d'entreprise ou des délégués du personnel de ses motivations à recruter en CDD.



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Tous les secteurs se mettent à l'intérim
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Progrès en matière de complémentaires santé/retraite

Entre le début et la fin de la réunion, les syndicats n'ont pas changé d'avis.
"Il y a quelques petites avancées, mais des points durs subsistent sur les assouplissements du contrat de travail" réclamés par le patronat, a déclaré Maryse Dumas (CGT). Même constat pour ses collègues de la CFTC et CFDT qui relèvent "des avancées" mais "floues" sur les nouvelles sécurités pour les salariés.
Sur BFM, Maryse Dumas a affirmé que "le texte rappelle que le CDI reste la norme, mais le reste du document dément cette formulation".
Marcel Grignard (CFDT) constate aussi les "avancées“. Cela confirme la dynamique positive dans laquelle on s'est toujours situé, même si la sécurisation des parcours professionnels n'est pas assez développée". Il se réjouit cependant des progrès en matière de complémentaires santé/retraite.
L'ensemble des fédérations a salué positivement la méthode de la nouvelle négociatrice patronale, Cathy Kopp (Medef), à l'origine de cet avant-projet d'accord. "Nous avons eu un dialogue qui a été extrêmement dense et constructif, qui montre que nous souhaitons aller sur un accord de fond", a déclaré l'intéressée.

Une aide pour les chômeurs

Parmi ses propositions, les salariés au chômage pourraient garder pendant "au maximum quatre mois le bénéfice des couvertures complémentaires santé et prévoyance", et pendant un an la moitié de leur droit individuel à la formation (DIF).
La possibilité de transférer certains droits vaudrait aussi pour tous les salariés en fin de contrat de travail, selon le texte.
Pour les moins de 25 ans, le patronat propose de leur ouvrir des droits à l'assurance-chômage dès lors qu'ils ont "accompli cinq mois continus ou non de travail salarié", contre six mois aujourd'hui. Ils pourraient toucher "une allocation forfaitaire" d'un montant à déterminer à partir du troisième mois de chômage.
Enfin, le patronat propose de ramener à deux ans, au lieu de trois, l'ancienneté nécessaire pour être indemnisé les premiers jours de maladie.
Pour les chômeurs, une aide spécifique à la requalification serait mise en place.

Nouveau mode de rupture d'un commun accord

Mais, en échange, le patronat souhaite allonger à "trois mois renouvelables une fois" la période d'essai, sauf pour les cadres pour lesquels elle serait de "six mois renouvelables une fois".
Il entend aussi créer un contrat de mission, qui serait un CDI conclu pour une durée supérieure à 18 mois et se terminant à la fin du projet.
Il reconnaît "l'obligation de motiver les licenciements", juge "indispensable de réhabiliter la conciliation prud'homale", mais évoque "un nouveau mode de rupture d'un commun accord", qui contrairement à une démission, ouvrirait des droits à l'assurance-chômage.

Les partenaires sociaux se retrouvent une fois de plus vendredi prochain pour continuer les négociations. Ils n'ont étudié ce vendredi que les quatre premières pages de l'avant-projet (12 pages).

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11.11.2007

Maison de l emploi

Jean-Paul Anciaux chargé d’évaluer les maisons de l'emploi (à défaut de les labelliser)
Christine Lagarde, ministre de l'Économie, a demandé à Jean-Paul Anciaux, député Ump de Saône et Loire, de procéder à une évaluation du « dispositif actuellement constitué par les 180 maisons de l'emploi qui sont opérationnelles ou qui le seront bientôt. »
Le site Le Creusot infos donne des extraits de la lettre de mission envoyée par la ministre au député. «Vous formulerez vos recommandations, en particulier sur le futur cahier des charges des maisons d'emplois, et sur leur articulation avec le réseau territorial de l'opérateur national et avec les autres réseaux spécialisés et les acteurs locaux». Et Christine Lagarde précise que « cette démarche d'évaluation doit s'inscrire dans une perspective de plus grande efficacité tant en faveur des demandeurs d'emploi et des entreprises, que du meilleur usage des fonds publics ».
Jean-Paul Anciaux, qui a présidé la commission nationale de labellisation des maisons de l'emploi depuis sa création, devrait remettre un « rapport d'étape » en fin d'année 2007.
Le 7 novembre, le débat à l'Assemblée nationale sur la mission Travail et Emploi du budget 2008 adonné lieu à des échanges sur la situation des maisons de l'emploi en attente de conventionnement, « sujet de grogne persistant parmi les élus » selon le député Ump des Hauts de Seine, Frédéric Lefebvre, cité par l’AFP.
Frédéric Lefebvre a indiqué que « Les relations de l'organisme issu de la fusion avec les Maisons de l'emploi devront être clarifiées ». Puis, présentant la mission de Jean-Paul Anciaux il a considéré que « afin de répondre aux préoccupations des élus concernés, Jean-Paul Anciaux s'est vu confier une mission pour évaluer, au cas par cas, les Maisons de l'emploi labellisées, en attente d'un conventionnement ». Il a ajouté que « une procédure de concertation avec les élus locaux sera également engagée au sujet de l'impact immobilier de la fusion » Anpe Unédic.
Pierre Cardo, député Ump des Yvelines, a exprimé lors du même débat son « inquiétude » : « j'ai l'impression que tout le monde n'a pas perçu l'intérêt de ce dispositif, qui nous rend très crédibles face aux acteurs économiques et nous permet d'anticiper des restructurations. »
Qui pouvait bien désigner le maire de Chanteloup-les-Vignes par ce « tout le monde » ?

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06.11.2007

travail gratuit!!??

1/ Soutien de l'Etat aux bénévoles associatifs: la rigueur pour 2008 ?



L'enquête du laboratoire CNRS (Matisse) publiée cet automne montre que la France associative compte désormais plus de 14 millions de bénévoles actifs. Le volume de travail bénévole est ainsi estimé à 935 000 emplois en équivalents temps plein, dont 76% dans les associations sans salariés. L'augmentation importante du nombre d'associations en France, + 200 000 entre 1999 et 2005, a provoqué une augmentation considérable du volume de travail bénévole de + 30%.

Ces nouvelles associations, ces nouveaux bénévoles comme la difficulté pour les associations employeurs de recruter des bénévoles dirigeants appellent un redéploiement de la politique de l'Etat en leur faveur.

Depuis plus de dix ans, la politique de l'Etat en faveur de la formation des bénévoles n'a jamais suivie l'augmentation de la demande et n'a jamais répondue à la demande exprimée (plus de 18 millions d'euros contre 5 à 8 millions d'euros de financement effectif). Le prix de journée du stagiaire bénévole stagne à 23€ / jour contre 36€ pour un fonctionnaire territorial et de 50 à 150€/jour pour un salarié du privé.

Le projet de loi de finances pour 2008 prévoit 9,5 millions d'euros pour la formation des bénévoles, les études et les expérimentations pour le développement de la vie associative (ligne « jeunesse, sports et vie associative »). Dès le 1er janvier 2008, l'Etat veut déconcentrer ces crédits dans 5 nouvelles régions dont l'Ile-de-France.

Le mouvement associatif organisé est prêt à participer à cette déconcentration, pour une meilleure réponse aux besoins locaux, si l'Etat accepte de passer d'une économie de rigueur permanente envers les bénévoles à une économie de responsabilité: 15 millions d'euros en 2008 pour obtenir progressivement 30 millions d'euros à la fin de la mandature.

La déconcentration des crédits et l'appel à la mutualisation des moyens avec les collectivités locales, si elle est nécessaire, ne doit pas s'apparenter à un désengagement de l'Etat quant à ses responsabilités face à l'augmentation de la demande de formation des bénévoles dans notre pays.

La Conférence Permanente des Coordinations Associatives (CPCA) appelle solennellement le gouvernement à revoir sa copie dans le cadre de la loi de finances pour 2008, la CPCA mobilisera les associations d'ici le vote en commission fin octobre / début novembre et le vote en plénière le 7 novembre à l'Assemblée nationale. De nombreux députés nous ont déjà fait part de leur soutien.

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05.11.2007

accord

Lors de la dernière table ronde, le Medef a annoncé qu'il acceptera de renoncer au CNE, en échange de la signature d'un accord.


(c) Sipa
Le patronat et les syndicats se retrouvent, vendredi 2 novembre à 9h30, au siège du Medef, pour un nouveau tour de négociations sur la modernisation du marché du travail.
Depuis le 7 septembre, les partenaires sociaux se réunissent tous les vendredis pour s'entendre sur la "modernisation du marché du travail". Ces concertations doivent aboutir avant la fin de l'année, puisqu'en l'absence de résultats, le gouvernement menace de légiférer sur le sujet.
Ces négociations abordent des sujets assez vastes tels que la sécurisation du parcours professionnel, le retour à l'emploi ou encore les contrats de travail.
A ce sujet, le Medef a annoncé le 26 octobre, lors de la dernière table ronde, qu'il acceptera de renoncer au contrat nouvelles embauches (CNE), en échange de la signature d'un accord sur la modernisation du marché du travail. Un contrat qui risque, quoi qu'il arrive, d'être condamné par le Bureau international du travail (BIT) à la mi-novembre.
Lire aussi

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"Une appréciation très positive"

Pour l'heure, Marcel Grignard (CFDT) a exprimé "une appréciation très positive". "Même si l'on est très loin de la conclusion de la négociation, on acte trois ou quatre éléments très importants dans le nouveau texte, principalement l'affirmation par le patronat de l'obligation de motiver le licenciement, qui signifie la fin du CNE".
Gabrielle Simon (CFTC) a, elle, noté "l'abandon" de la proposition de nouvelle architecture de l'indemnisation du chômage, basée sur un socle financé par la solidarité nationale, et s'est dite "favorable" à la prise en compte d'un stage dans la période d'essai d'un CDI, tout en craignant "des effets pervers.

Chantier délicat

Le chantier de la modernisation du marché du travail s'avère délicat pour les partenaires sociaux.
"Les partenaires sociaux ont un devoir de réussite", a estimé début septembre François Chérèque (CFDT). Jean-Claude Mailly (FO) a exprimé sa "volonté de compromis", mais prévenu que "le patronat doit également jouer le jeu".
Cathy Kopp, qui a succédé à Denis-Gautier Sauvagnac comme porte-parole du patronat dans la négociation, a affirmé, a pour sa part, affirmé qu'elle "préférait de loin le compromis avec les syndicats" à une intervention de l'Etat, "puisque partenaires sociaux et nous, connaissons notre terrain, savons ce dont l'entreprise a besoin, et nous préférons le gérer".

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27.10.2007

pauvreté

L'Insee dresse la carte de France de la pauvreté
LEXPRESS.fr
Le Nord et le Sud de la France sont les régions les plus pauvres du pays, selon une étude de l'Institut parue vendredi. La Seine-Saint-Denis est aussi particulièrement touchée. Et Paris est la championne des inégalités de revenus.

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Hirsch: la pauvreté en France s'aggrave
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Pauvreté : des chiffres trompeurs (2005)
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La pauvreté dans les pays riches

e Nord et le Sud de la France, avec la Seine-Saint-Denis, sont les régions les plus touchées par la pauvreté et les inégalités, selon une étude de l'Insee rendue publique vendredi.

Les niveaux de pauvreté des ménages diffèrent assez nettement d'une région à l'autre de la France, le chômage, le poids des inactifs, les différences de structures familiales expliquant ces disparités, souligne l'Institut.

Ces inégalités sont cependant amoindries par les prestations sociales, qui comptent pour le tiers du revenu disponible des ménages pauvres, contre 5,4% du revenu disponible moyen des ménages.

Seuls 26 départements de métropole sur 96 se situent au-dessus du niveau de vie médian, établi à 15.766 euros par an et par personne vivant en ménage ordinaire - hors hôpitaux, maisons de retraite ou sans-abri.

Selon les départements, le niveau de vie s'étale de 13.740 euros - dans le Pas-de-Calais - à 20.360 euros pour les Yvelines.



Les plus pauvres vivent dans le Nord de la France, particulièrement touché par le chômage, ou dans les départements ruraux de la Creuse, de l'Aude et du Cantal, qui comptent une forte proportion de retraités, ou encore en Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Seine-Saint-Denis.

C'est en Ile-de-France, hors Seine-Saint-Denis, en Rhône-Alpes et en Alsace que les niveaux de vie médians sont les plus élevés.

L'Ile-de-France occupe une position particulière, souligne l'étude. Trois départements, les Yvelines, Paris et les Hauts-de-Seine, bénéficient de niveaux de vie particulièrement élevés, la forte proportion de cadres expliquant en grande partie ces résultats.

Paris est la championne des inégalités de revenus. Les bas revenus y sont proches de ce qu'ils sont dans les autres départements, mais le niveau de vie des plus riches est plus de 5 fois supérieur à celui des plus modestes.

La Haute-Savoie, et dans une moindre mesure, le Rhône, la Savoie, l'Ain et l'Isère, sont des départements plutôt aisés. Les départements frontaliers d'Alsace et de Franche-Comté bénéficient des salaires des frontaliers.

La pauvreté ne touche pas de la même façon les différentes catégories de ménages, souligne l'étude. Les familles nombreuses et les familles monoparentales sont plus souvent exposées que les autres. Ainsi, dans le Nord, la pauvreté, plus concentrée dans les zones urbaines, frappe plus particulièrement les familles nombreuses, comme en Seine-Saint-Denis.

Le Languedoc-Roussillon et la Corse se caractérisent par une pauvreté élevée qui n'épargne aucune classe d'âge, personnes seules, couple avec ou sans enfant, familles monoparentales. Dans toutes les régions particulièrement touchées par la pauvreté, environ un enfant sur 4 vit sous le seuil de pauvreté, contre 16,4% en moyenne sur toute la France.

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26.10.2007

conseil constitutionnel

Politiques
L’opposition dépose un recours contre l’ensemble de la loi Hortefeux
CATHERINE COROLLER
QUOTIDIEN : vendredi 26 octobre 2007
0 réaction
Hier, les députés et sénateurs socialistes ont annoncé le dépôt d’un «recours commun» devant le Conseil constitutionnel sur «l’ensemble» de la loi Hortefeux sur la maîtrise de l’immigration. Le leader centriste, François Bayrou, s’y est joint, comme les parlementaires verts, communistes et radicaux de gauche. L’opposition appelle les autres parlementaires estimant «nécessaire de censurer cette loi» à faire de même.

Les socialistes concentrent leurs critiques sur l’article 13 du texte, qui contraint indirectement les étrangers souhaitant entrer en France dans le cadre du regroupement familial à faire procéder à des tests ADN. Les députés et sénateurs PS estiment que cette disposition contredit le droit à vivre en famille, garanti par plusieurs traités internationaux, et rompt le principe d’égalité devant la loi, car il «aboutit à privilégier la famille nucléaire biologique au détriment des autres formes de familles, recomposées ou adoptives».

Le Parti socialiste développe également des «griefs» contre l’article 63 de la loi, qui autorise les «statistiques ethniques». Il relève qu’il a été introduit «sans une concertation approfondie», juge qu’il s’agit donc d’un «cavalier législatif» et demande sa suppression en raison de «l’absence de tout lien avec l’objet du texte».

Le Conseil constitutionnel dispose de trente jours pour statuer. Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing, qui en sont membres de droit en tant qu’anciens chefs de l’Etat, ont annoncé qu’ils seraient présents pour l’examen du texte. Hier, Arnaud Montebourg, député (PS) de Saône-et-Loire, a lancé un appel à «la conscience de chacun des membres du Conseil» – dont Jacques Chirac, qualifié de «grand républicain» – pour qu’ils «écoutent [l’]argumentation» des signataires du recours.

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25.10.2007

tristesse ...

Goodyear Dunlop : le déclin annoncé du site d'Amiens
22/10/2007
Consultés par référendum vendredi et samedi, les 2 700 salariés du site picard ont rejeté le projet de mise en place de quatre équipes en rotation, effectuant 35 heures. La direction a réagi dans un communiqué.
Dans un communiqué, la direction de Goodyear Dunlop France exprime son « très profond regret » après le rejet massif par les salariés des sites Goodyear et Dunlop d'Amiens (2700 salariés) de son projet de réorganisation et de modernisation. « Cette situation va fragiliser les deux usines et aura un impact important sur les effectifs » commente l'entreprise. « Sans l'organisation du travail en 4 X 8 et sans les investissements, le site d'Amiens n'a pas d'avenir à long terme ».

Dans l'impasse avec les syndicats pour négocier les modalités d'application d'un nouvel accord d'entreprise, la direction de Goodyear Dunlop s'est adressée aux salariés des sites d'Amiens les 19 et 20 octobre avec un « projet » mêlant réorganisation du travail et modernisation de ce site dont la productivité est jugée mauvaise et le taux de rebut très important.


Ce référendum était organisé sous contrôle d'huissier sur chacun des deux sites séparés par une route, l'usine Goodyear d'un côté et l'usine Dunlop de l'autre. Le personnel des usines Goodyear Dunlop s'est massivement déplacé pour voter (92,6 % de participants). Il a répondu « non » à 64,55 % à la question posée : « Etes-vous pour le projet présenté en réunion d'information entre le 9 et le 12 septembre 2007 ? ».

Ce « paquet » global, à prendre ou à laisser, portait sur mise en place d'une organisation du travail reposant sur quatre équipes en rotation, effectuant 35 heures. Cette organisation en « 4x8 », qui prévaut dans l'ensemble de ses sites Goodyear en Europe, devait remplacer l'actuelle organisation en « 5x8 », c'est-à-dire 3x8 en semaine (35 heures) et deux équipes le week-end (28 heures).

Risque de fermeture du site
Le projet comprenait aussi un investissement de 52 millions d'euros pour produire des pneumatiques à plus forte valeur ajoutée et une suppression de 450 emplois en trois ans, sous forme notamment de départs à la retraite non remplacés. Pour l'industriel américain, l'enjeu est de diminuer la masse salariale et de faire fonctionner son complexe industriel 350 jours par an, contre 326 aujourd'hui.


La CGT, syndicat majoritaire, a appelé les salariés à dire « non » à cette nouvelle organisation, au motif que tous les salariés postés allaient travailler 22 week-ends par an dans des conditions moins favorables qu'aujourd'hui (35 heures contre 28 heures). Il a aussi mis en avant le fait que le système de 4x8 supprimait le principe « d'équipe de week-end », entraînant un changement du mode de vie des salariés, dans l'organisation des périodes de travail et de congé. « Auparavant, les salariés travaillant le week-end le faisaient sur la base du volontariat. Avec ce projet, tout le monde travaillerait le week-end » indiquait samedi avant le dépouillement Mickael Wamen, délégué CGT de Goodyear. « Même s'il peut y avoir de l'intox de la part de la direction, les salariés savent que le non peut vouloir dire fermeture du site à terme ».

Le « non » des salariés va-t-il entraîner le « déclin » promis par Goodyear, suivi d'une fermeture à terme d'un site dont la productivité est mauvaise et le taux de rebut important ? La direction de Goodyear Dunlop jointe dimanche ne faisait aucun commentaire. « La démocratie a parlé et les salariés se sont exprimés en connaissance de cause » indiquait Mickael Wamen dans la nuit de samedi à dimanche, le résultat du scrutin entre les mains. Une chose est sûre, le référendum des 19-20 octobre permet aux deux parties - direction et CGT - de s'abriter derrière la légitimité de la consultation, pour se dégager de toute responsabilité, en cas de fermeture.

De notre correspondante en Picardie, Claire Garnier

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25 octobre 2007

Projets de loi retardés et amendés, grogne au sein de l’UMP, sondages qui s’effritent, grèves… le Président, qui voulait tout réformer tout de suite, essuie ses premiers revers.
ANTOINE GUIRAL
QUOTIDIEN : jeudi 25 octobre 2007

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Ce n’est pas encore la rupture mais déjà un vrai désenchantement. Entre Nicolas Sarkozy et les Français, l’heure est au désamour, comme l’indiquent tous les sondages où le chef de l’Etat est en baisse depuis la rentrée. La «magie» du volontarisme a vécu: la croissance reste en berne, le pouvoir d’achat ne progresse pas, le chômage ne connaît aucune amélioration significative. Certes, le président de la République conserve 55 % de bonnes opinions dans la dernière livraison BVA-L’Express, mais l’écart entre jugements négatifs et positifs se resserre, semaine après semaine.
Fiasco. Ses nombreuses tentatives pour relancer la machine et mobiliser son camp n’ont guère connu de succès. Dans les rangs de la majorité monte une fronde qui traduit tout autant le doute qu’un début de défiance à l’égard de certaines initiatives élyséennes. Quarante députés UMP n’ont pas voté mardi le texte sur la maîtrise de l’immigration. Hier, la tentative avortée (lire page 12) de faire voter une loi sur mesure pour financer le parti rallié à Sarkozy du Nouveau Centre a tourné au fiasco pour la majorité. «Le fait du prince ça suffit», grince un pilier UMP du Palais Bourbon, sarkozyste de la première heure. La convocation au pied levé par Sarkozy d’un bureau politique de l’UMP dimanche soir dernier n’a pas non plus été appréciée. Bref, le comportement «anxiogène» et les oukases du Président inquiètent.
Impatience. Les parlementaires de droite ne veulent pas non plus entendre parler de la dose de proportionnelle que Nicolas Sarkozy veut leur faire avaler en contrepartie d’un vote de la gauche sur ses réformes institutionnelles. En marge de son déplacement au Maroc (lire ci-dessous), il a semblé prendre conscience que la partie serait serrée sur ce dossier: «S’il n’y a pas de consensus, j’en tirerai les conséquences», a-t-il confié. En clair, la réforme des institutions déjà reportée à l’après-municipales a toutes les chances d’être enterrée. L’exécutif préfère se concentrer sur la difficile ratification du mini traité européen, d’ici au 9 février, date de la suspension des travaux parlementaires.
Dans les circonscriptions, deux sujets reviennent continuellement aux oreilles des députés: la baisse du pouvoir d’achat et la hausse continue du prix de l’essence. L’impatience est patente. «Je ne sens pas encore de décrochage, mais nous sommes dans une période d’entre-deux: les mesures prises en juillet ne sont pas encore visibles, mais elles devraient prendre effet, notamment pour les heures supplémentaires dès la fin octobre». Le même assure que son électorat «ne comprend pas» pourquoi la loi sur le service minimum n’a pas eu d’effet lors de la grève dans les transports. «Il faut donner de l’espoir aux gens, se battre pour le pouvoir d’achat et résister aux assauts de l’opposition», assure le député Pierre Méhaignerie.
«Grincheux». Le 20 novembre, une grève touchera l’ensemble de la fonction publique. Mi-novembre, une nouvelle journée d’action (qui pourrait être reconductible) va paralyser les transports. Le gouvernement parle de dialogue mais les syndicats l’accusent de n’avoir rien à négocier.
A l’Elysée, on réplique qu’il y a «toujours eu des grincheux. On n’a pas le choix. Il vaut avancer». Et d’assurer que les «comptes seront fait au moment des échéances électorales»

Hier, les internes des hôpitaux, la semaine dernière la SNCF, EDF-GDF et la RATP, le 20 novembre les fonctionnaires : cela commence à faire beaucoup de monde dans la rue. La liste est loin d’être close: aujourd’hui, le personnel navigant d’Air France est appelé a débrayer jusqu’à lundi, jour où les syndicats de la SNCF se réunissent pour décider d’une action à la mi-novembre, qui pourrait bien être une grève, officiellement reconductible.

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Le président de la République et son Premier ministre ont toujours considéré vraisemblable l’éventualité d’un automne social chaud. Le scénario a beau être préparé de longue date, la gestion de la crise n’est pas évidente. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, est prié de jouer les démineurs. Depuis hier, il reçoit les syndicats les uns après les autres. Mais il n’a pas grand-chose de nouveau à leur annoncer.
Chez les cheminots, la CGT et l’Unsa, premier et troisième syndicats de la SNCF, font monter les enchères pour obtenir des compensations qui videraient de son sens la réforme des régimes spéciaux. Et Solidaires, numéro deux avec Sud-Rail, appelle à «des grèves longues», estimant qu’il n’y a «rien à négocier» puisque le gouvernement considère comme acquis le passage à quarante ans de cotisation pour les bénéficiaires de régimes spéciaux de retraite.
«L’enjeu de ces prochaines semaines, ce sont les 17 % de gens qui sans soutenir les grévistes ont de la sympathie pour eux», estime Stéphane Rozès, de l’institut CSA. En se posant jeudi dernier en syndicat responsable, appelant à la reprise du travail, la CGT et son secrétaire général ont renforcé ce capital de sympathie, apparaissant désormais comme les seuls capables de calmer les troupes et de trouver une sortie de crise. A condition que la situation n’échappe pas aux syndicats ouverts à la négociation.
Dans ce dernier scénario, Nicolas Sarkozy devra s’expliquer avec la frange la plus dure de son électorat. Qui ne comprendra pas que trois mois après le vote d’une loi sur le service minimum, la France soit paralysée comme elle ne l’a jamais été depuis Alain Juppé.
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UNEDIC
L'Unedic refuse de transmettre les papiers aux préfectures
NOUVELOBS.COM | 25.10.2007 | 08:00
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L'oganisme refuse de transmettre les papiers des demandeurs d'emploi étrangers aux préfectures, estimant que ce n'est pas son rôle.

Annie Thomas, présidente de l'Unedic (Sipa)
La présidente de l'Unedic, Annie Thomas (CFDT), a annoncé jeudi 25 octobre que ce n'était "pas le rôle de ses agents de transmettre à la préfecture les papiers" des demandeurs d'emploi étrangers. L'Unedic va donc donner de nouvelles instructions dans ce sens. "Nous avons redressé la barre par rapport aux instructions qui avaient été données", déclare Annie Thomas, et précise que la décision a été prise "à l'unanimité", aussi bien par les organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) que syndicales (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGE) gestionnaires du régime d'assurance chômage.

"Ce n'est pas le rôle des agents Assedic"

La présidente de l'Unedic déclare que "les agents de l'Assedic ont comme instruction de contrôler toutes les pièces d'identité de toutes les personnes qui arrivent, qu'elles soient françaises ou étrangères. Mais nous en restons là", affirme Annie Thomas. Elle ajoute, "Nous ne rentrons pas dans le débat selon lequel il faut transmettre systématiquement les papiers à la préfecture, ce n'est pas le rôle des agents de l'Assedic de le faire". Annie Thomas indique par ailleurs que "des instructions seront données aux directeurs des Assedic dès jeudi". "C'est l'ANPE qui contrôle si nécessaire et pas les Assedic" a poursuivi la présidente de l'Unedic. La semaine passée, trois syndicats, FO, Sud et CGT dénonçaient cette mesure qui découle de la loi sur l'immigration de Nicolas Sarkozy qui date de juillet 2006. Les trois syndicats s'insurgeaient contre l'application de cette mesure qui, selon eux, retarde l'indemnisation du demandeur d'emploi étranger lorsque que ce dernier y a droit.

Transmission "systématique"

Dans le cadre de la convention liant l'ANPE (organisme qui inscrit les chômeurs) et les Assedic (organisme qui les indemnise), une consigne co-signée par le Directeur général de l'ANPE Christian Charpy ainsi que par le directeur général de l'Unedic Jean-Luc Bérard, demandait aux agents ANPE et mais aussi à ceux des Assedic de transmettre "systématiquement" à partir du 1er octobre une copie des titres de séjour et de travail des demandeurs d'emploi étrangers aux préfectures afin de procéder à une vérification.
Annie Thomas a déclaré que si le contrôle habituel des papiers ne révèle aucune anomalie, les dossiers d'indemnisation seront "ouverts immédiatement". Elle a également rappelé que les antennes Assedic étaient équipées de détecteurs de faux papiers, et ce depuis un rapport parlementaire consacré au problème des fraudes et des escroqueries à l'Assedic

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amiante

'est une première dans l'épineux dossier de l'amiante. Le médecin du travail de l'usine Ferodo-Valéo à Condé-sur-Noireau (Calvados), spécialisée dans la transformation de l'amiante, a été mis en examen ce mardi après-midi par les juges Marie-Odile Bertella-Geffroy et Didier Peltier. La justice reproche au docteur Claude Raffaelli sa passivité présumée face aux risques encourus par les salariés en contact avec des fibres cancérigènes.

"L'amiante était un sujet tabou pour le docteur Raffaelli, se souvient Maurice Leroux, responsable du personnel chez Ferodo-Valéo entre 1972 et 1998. Dès que l'on était essouflé, il minimisait nos troubles, nous conseillait d'arrêter de fumer ou de boire. C'était jamais l'amiante."

François Martin, le président de l'association locale de défense des victimes, enfonce le clou: "En tant que médecin préventif du travail, il aurait dû avertir la direction départementale du travail". Oui, mais "on ne mord pas la main qui nourrit", ironise Maître Michel Ledoux, avocat de l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva): le praticien était non seulement employé par Ferodo-Valéo, mais aussi membre du Comité permanent amiante, un lobby de l'industrie, "autodissous" en 1996, avant l'interdiction totale du matériau en France.

"Quatre morts chaque mois"
L'Andeva affirme qu'en trente ans, environ 250 salariés des onze usines du bassin de Flers et Condé - la dernière a fermé il y a deux ans - sont décédés de maladies dues à l'amiante. Ce chiffre n'étonne pas Maurice Leroux. "Depuis dix ans, on compte environ quatre morts par mois, dénonce-t-il. Sur les 2700 personnes employées dans les usines Ferodo-Valéo dans les années 70, je dirai qu'il n'y a que 4 ou 5 % de personnes qui n'ont pas encore été reconnues malades."

Il voit encore cette "poussière qui volait partout" et son "malheureux masque, avec un peu de coton et une compresse". A plusieurs reprises, il a demandé que soient améliorés les postes de travail, notamment les systèmes d'aspirations, mais "rien n'était fait".

Les familles des ouvriers ont également payé le prix de ces graves négligences, y compris la femme de Maurice Leroux. "Chaque famille compte un membre malade ou décédé après avoir été contaminé", affirme l'ancien salarié, qui explique que jusqu'en 1997, chacun ramenait chez soi sa tenue de travail pleine d'amiante: "Nos cheveux aussi étaient maculés". Et pas question de prendre une douche à l'usine, "ça faisait perdre trop de temps. Forcément, pendant qu'on se lave, on ne travaille pas".

"Banalisation de l'amiante par la médecine"
En 2006, la justice avait déjà pointé la responsabilité de six anciens directeurs de l'usine du Calvados, mis en examen pour "blessures et homicides involontaires" et "non assistance à personne en danger". Aujourd'hui, la mise en cause sans précédent d'un médecin du travail pourrait ouvrir la voie à d'autres actions judiciaires.

Pour Me Ledoux, l'affaire Ferodo-Valéo illustre la tendance à la banalisation de l'amiante par la médecine, dont nombre d'experts "affirment encore aujourd'hui devant les tribunaux que les pathologies ne sont pas liées à son contact."

De son coté, Maurice Leroux se demande encore "pourquoi le médecin n'a pas fait son travail". Cinq mois après avoir passé un scanner avec le docteur Raffaelli, l'ex-responsable du personnel a vu un autre médecin, qui lui a annoncé qu'il soufffrait de sérieux problèmes respiratoires.

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23.10.2007

Maison de l'emploi

Un milliard d’euros en moins pour les maisons de l'emploi en 4 ans
Les « maisons de l'emploi existantes auront une dotation stable de 88 millions d'euros » dans le budget 2008 de l’État, a assuré le 3 octobre la ministre de l'économie et de l'emploi Christine Lagarde. Cette stabilité est toute relative, car le projet de budget pour 2007 prévoyait la somme de 118,5 millions d’euros ; il s’agit donc d’une baisse de 25%.
On rappellera que l’article 80 de la loi de programmation pour la cohésion sociale (n°2005-32, du 18 janvier 2005) est rédigé de la manière suivante :
« L’aide apportée par l’Etat aux maisons de l’emploi, en application de l’article L. 311-10 du code du travail, est financée par des crédits ouverts par les lois de finances des années 2005 à 2009 selon la programmation suivante :

Fonds maisons de l’emploi 2005 2006 2007 2008 2009
Autorisations de programme ou d’engagement 300 330 50 0 0
Dépenses ordinaires et crédits de paiement 120 405 530 375 300


Les chiffres sont donnés « en millions d’euros valeur 2004. »
On remarquera que, le plan de cohésion sociale était théoriquement toujours en cours, et la loi de programmation s’appliquant « évidemment », le budget de l’État aurait dû prévoir 375 millions d’euros en 2007 en 2008.
Regardons ce qu’il en est de budget votés depuis 2005 :

Fonds maisons de l’emploi 2005 2006 2007 2008 2009
Loi de programmation (crédits) 120 405 530 375 300
Lois de finances initiales 120 128,5 118,5 88
Différence = -276,5 411,5 -287


Sur les quatre années premières années d’application du plan de cohésion sociale, il manque donc la coquette somme de 975 millions d’euros…

On remarquera que, le plan de cohésion sociale était théoriquement toujours en cours, et la loi de programmation s’appliquant « évidemment », le budget de l’État aurait dû prévoir 530 millions d’euros en 2007 (au lieu de 88) et 375 en 2008 à la place de la même somme. Sur les quatre années d’application du plan de cohésion sociale, il manque donc la coquette somme de 975 millions d’euros…
Les chiffres ci-dessus concernent les budgets initiaux ; les dépenses réelles sur ce budget ont été bien inférieures. Le retard dans l’application de la loi de programmation, pour ce seul chapitre, dépasse donc le milliard d’euros.
Le sénateur Serge Dassault (Ump), remarquait dans son rapport spécial sur le budget Travail, santé et cohésion sociale lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2005 (présenté le 25 novembre 2004) à propos de ce plan de financement que « Naturellement, cette programmation est purement indicative, seuls les montants repris en loi de finances autorisant véritablement la dépense. Il s'agit uniquement d'un engagement politique. »
Deux ans après, le sénateur Louis Souvet (Ump), faisait lui aussi un rapport spécial sur le budget Travail, santé et cohésion sociale lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2007 (présenté le 23 novembre 2006).
Il considérait que « Le nombre de maisons de l'emploi qui fonctionnent effectivement demeure cependant très inférieur au nombre de projets labellisés. Une fois la labellisation obtenue, une convention pluriannuelle d'objectifs doit être conclue entre les partenaires de la maison de l'emploi, notamment pour déterminer ses financements, puis être transmise pour approbation à la délégation générale pour l'emploi et la formation professionnelle (DGEFP). Or, si quatre-vingt dix conventions ont été adressées à la DGEFP, quarante-trois seulement ont été approuvées à ce jour.

09:21 Publié dans actualite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Une rafale d échecs ....

n France, on est vraiment les rois du commerce !", commente, ironique, un homme d'affaires. "Nous étions face à un pays, le Maroc, qui voulait acheter des avions de combat français ; nous-mêmes nous n'attendions que cela. Résultat, faute d'avions, on va finir par vendre une Frégate et, en plus, on va s'en glorifier..." Cette réaction résume le fiasco industriel et politique que représente le nouvel échec à l'exportation de l'avion Rafale (après les déconvenues en Corée du Sud, aux Pays-Bas et à Singapour), que les autorités marocaines ont abandonné au profit du F-16 américain, de Lockheed Martin.




Recevant, à partir du lundi 22 octobre, le président français Nicolas Sarkozy pour une visite d'Etat de trois jours qui débute à Marrakech, le roi Mohammed VI a fait un geste pour atténuer le dépit de son hôte : il a repoussé de trois mois le salon de l'aéronautique Aéroexpo, qui devait se tenir du 24 au 27 octobre à... Marrakech, où Dassault et les autres industriels français impliqués dans la construction du Rafale avaient annulé leur participation.

L'histoire de l'échec de l'avion français sur un marché qui lui était a priori acquis pourrait faire figure de cas d'école pour illustrer un dysfonctionnement d'Etat.

Tout commence par la visite de Vladimir Poutine à Alger, le 10 mars 2006. Le président russe signe un accord pour fournir une soixantaine d'avions de combat Mig-29 et Soukhoï-30 à l'Algérie. Or les relations algéro-marocaines sont empoisonnées depuis trente ans par le conflit du Sahara occidental, et Rabat s'inquiète de cet effort d'armement massif de son riche voisin. Le roi décide donc de doter son pays d'avions de chasse modernes pour remplacer une flotte de Mirage F-1 à bout de course.

Lorsque le Palais prend langue avec l'Elysée, le roi s'engage à acheter des avions français. C'est alors que se mettent en place les premiers éléments de ce qui deviendra une succession d'erreurs du côté français. Il y a deux façons de négocier un contrat de ce genre : soit d'Etat à Etat, soit de façon purement commerciale, le fournisseur négociant directement avec son client. La Délégation générale pour l'armement (DGA) opte pour la première approche, alors que le GIE (groupement d'intérêt économique) Rafale, qui rassemble Dassault, Thales et Snecma, privilégie la seconde.

Une négociation d'Etat à Etat peut avoir l'intérêt de proposer des prix plus attractifs au client, mais elle ne va pas dans le sens du constructeur, qui perd de facto le contrôle de sa politique commerciale. Le premier dysfonctionnement intervient à l'été 2006, parce que personne, au plus haut niveau de l'Etat, ne tranche en faveur de l'une des deux options. La DGA et Dassault parlent séparément aux Marocains. Et pas le même langage : le constructeur présente une "estimation budgétaire" d'environ 2 milliards d'euros pour 18 Rafale, alors que la proposition de l'Etat est nettement inférieure.

Qu'a voulu faire la DGA ? "Occuper le terrain", indique l'un de ses représentants. Toujours est-il que c'est une erreur de stratégie. Dassault est furieux, et les Marocains exploitent habilement la cacophonie française. De toute façon, l'offre ne contient pas assez d'éléments de soutien et d'équipements de mission : Rabat veut pouvoir disposer d'une flotte d'avions de combat autonome. L'offre est donc révisée en ce sens et, fin décembre, elle atteint 2,6 milliards d'euros. Les discussions se poursuivent, jusqu'à ce que, à Paris, certains experts tirent la sonnette d'alarme : une telle facture représente quelque 5 % du produit intérieur brut marocain. Qui va payer ?

Second dysfonctionnement : au sein de la haute administration comme dans les milieux industriels, l'idée a fait son chemin que l'Arabie saoudite, voire les Emirats arabes unis accepteront d'être les mécènes du Maroc. L'Elysée confirme : "Les Saoudiens paieront." Rien n'est plus faux. Mais l'ambiguïté perdure. D'autant plus que dans les discussions franco-marocaines, Rabat se garde de soulever cette question. On évoque la possibilité d'un crédit garanti par la Coface, mais on convient surtout qu'il faudra en "reparler". Dans l'immédiat, l'important est de faire baisser le prix.

Le 15 avril 2007, indique un expert, "nous avons un accord sur le contenu technique de l'offre et sur un prix ramené à 2,1 milliards d'euros. C'est alors que les Marocains posent la question du financement." Les discussions se concentrent sur la solution d'un crédit "cofacé". Le ministère des finances y est hostile, ce qui ne surprend personne.

Le dossier est traité à tous les niveaux : Bercy, la Défense, Matignon, l'Elysée, et personne ne décide. Nous sommes à une semaine du premier tour de l'élection présidentielle. "Il suffit que le président donne son accord de principe, et tout est bouclé, souligne un haut fonctionnaire, mais Jacques Chirac refuse de se prononcer, préférant laisser la décision à son successeur."

A partir de ce moment, les chances du Rafale sont fortement compromises. Car avec la mise en place du nouveau gouvernement, l'indécision se prolonge, et Paris n'apporte aucune réponse au Maroc sur la question cruciale du financement. "Dans le monde musulman, observe un connaisseur de ce type de contrats, ne pas répondre, c'est une façon de dire non. De plus, l'engagement du roi d'acheter des avions français avait été passé avec Jacques Chirac."

Début juillet, alors qu'on se rend compte à Paris que le marché va échapp