« 2007-03 | Page d'accueil | 2007-05 »
29.04.2007
Bayrou segolene
A qui a profité la tenue du débat entre Mme Royal et M. Bayrou ?
Ségolène Royal. 71.9 %
Nicolas Sarkozy. 16.4 %
Ni l'un ni l'autre. 11.7 %
Nombre de votants : 17937
sourc e le Monde
09:33 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ariane Mnouchkine
Je voudrais vous parler de sentiments. Car lors d'une élection présidentielle, et pour celle-ci bien plus que pour toute autre, il s'agit aussi de sentiments.
Il s'agit d'étonnement d'abord, d'espoir, de confiance, de méfiance, de craintes, et de courage aussi. Il s'agit surtout, je crois, d'un sentiment de genèse.
Je n'ai jamais cru que la Genèse fut terminée.
Petite fille, je pensais même que, une fois grande personne, je serais fermement conviée à y participer. Et comme, à l'époque, aucun adulte autour de moi ne s'est cru autorisé à me détromper, je le pense toujours.
Certains hommes, certaines femmes, savent mieux que d'autres nous rappeler à notre droit et à notre devoir de contribuer à cette genèse, à cette mise au monde d'un meilleur monde. D'un meilleur pays, d'une meilleure ville, d'un meilleur quartier, d'une meilleure rue, d'un meilleur immeuble. D'un meilleur théâtre.
Mieux que d'autres, par leur détermination, leur ferveur, leur sincérité, leur intelligence, leur audace, ils nous incitent à entamer ou à reprendre avec joie un combat clair, juste, urgent, possible. Modeste pour les uns, gigantesque pour les autres, mais possible.
Pour libérer cet élan, il ne doit y avoir chez les prétendants aucune faconde, aucune forfanterie, aucune vulgarité de comportement, aucun mépris de l'adversaire. Aucune enflure pathologique de l'amour du moi. Aucune goinfrerie. Aucune clownerie de bas étage, aucun double langage. Aucune mauvaise foi.
Non, il doit y avoir une terreur sacrée. Oui. Ils doivent être saisis d'une terreur sacrée devant le poids écrasant de la responsabilité qu'ils ambitionnent de porter, devant l'attente du peuple dont ils quémandent le suffrage avec tant d'insistance.
Oui, il faut qu'ils tremblent de la terreur de nous décevoir.
Or, pour cela, il leur faut de l'orgueil. Car, sans orgueil, pas de honte.
Pas de vergogne.
Que de fois, ces jours-ci, je me suis exclamée: «Oh! Il est vraiment sans vergogne, celui-là.» Eh bien, moi, j'espère, je crois, je sais que Ségolène Royal a de la vergogne et donc qu'elle est capable de grande honte si, une fois élue, elle ne réussissait pas à nous entrainer tous et chacun, où que nous soyons, du plus important des ministères jusqu'à la plus humble classe de la plus petite école de France, dans cet herculéen travail qui nous attend et qui consistera à recoudre, à retisser même par endroits, et à poursuivre la formidable tapisserie qu'est la société française. Cet imparfait, cet inachevé mais si précieux ouvrage que, par pure, ou plutôt par impure stratégie de conquête du pouvoir, Nicolas Sarkozy et ses associés s'acharnent à déchirer.
Donc, contre la pauvreté, contre le communautarisme, pour la laïcité, pour la rénovation de nos institutions, contre l'échec scolaire, et donc pour la culture, pour l'éducation et donc pour la culture, pour les universités, pour la recherche, et donc pour la culture, pour la préservation de la seule planète vivante connue jusqu'à ce jour, pour une gestion plus vertueuse, plus humaine, donc plus efficace des entreprises, pour l'Europe, pour une solidarité vraie, qu'on pourrait enfin nommer fraternité et qui ne s'arrêterait pas à une misérable frontière mais s'étendrait bien au-delà de la mer, bref, pour une nouvelle pratique de la politique, c'est un immense chantier que cette femme, eh oui, cette femme, nous invite à mettre en ˛uvre.
Et moi, je vote pour ce chantier, donc je vote pour Ségolène Royal.
Son adversaire surexcité veut nous vendre, nous fourguer un hypermarché, un vrai « Shopping Paradise » très bien situé, remarquez, juste en face de la caserne des CRS, elle-même mitoyenne du nouveau Casino des Jeux concédé à ses amis lorsqu'il était ministre - tandis qu'un troisième... celui-là, à part être président, j'ai du mal à comprendre ce qu'il veut pour nous.
Une hibernation tranquille, peut-être ?
Pendant ce temps, celui que bien imprudemment certains s'obstinent à classer quatrième alors qu'il y a cinq ans... vous vous souvenez?
Ô ! Nos visages blêmes, nos mains sur nos bouches tremblantes et nos yeux pleins de larmes.
Ô ce jour-là nos visages... les avons-nous déjà oubliés ?
L'horreur de ce jour-là, l'avons-nous déjà oubliée?
La honte de ce jour-là? Voulez-vous les revoir, ces visages?
Moi, non.
Voilà pourquoi, même si je respecte leurs convictions, et en partage plus d'une, je ne veux pas que ceux qui pratiquent l'opposition radicale, jusqu'à en prôner la professionnalisation durable, nous entrainent dans leur noble impuissance.
Voilà pourquoi je pense que nous, le soir, dans nos diners, devons cesser nos tergiversations de précieux ridicules.
C'est du luxe. Un luxe insolent aujourd'hui.
Beaucoup dans ce pays ne peuvent se le payer. Ils souffrent. Ils sont mal-logés, ou pas logés. Ils mangent mal. Ils sont mal soignés, ne connaissent pas leurs droits, donc n'ont droit à rien. Ni lunettes, ni dents, ni vacances, ni outils de culture. Leurs enfants n'héritent que de leur seule fragilité. Ils souffrent. Ils sont humiliés. Ils ne veulent pas, ils ne peuvent pas, eux, passer un tour.
Encore un tour.
Jamais leur tour.
Alors, dépêchons-nous. Il y a du monde qui attend.
Allons-y, bon sang! Il n'y a plus une minute à perdre.
Cette femme, eh oui, cette femme porte nos couleurs, elle les porte vaillamment, courageusement, noblement.
Et quand je dis couleurs, je ne parle pas des seules trois couleurs de notre drapeau. Je parle des couleurs de la France, celle que j'aime, celle de la citoyenneté vigilante, de la compassion pour les faibles, de la sévérité pour les puissants, de son amour intelligent de la jeunesse, de son hospitalité respectueuse et exigeante...
Je parle des couleurs de l'Europe à qui nous manquons et qui nous manque.
Voilà pourquoi je vote pour les travaux d'Hercule, je vote pour Ségolène Royal, et je signe son pacte.
* Ariane Mnouchkine *
09:24 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.04.2007
convocation
Dans le cadre de la campagne présidentielle
Le Comité local Désir d’avenir de POULAINVILLE
vous invite à soutenir Ségolène Royal en échangeant sur :
Pour La Paix Civile et l’harmonie sociale
Des personnalités engagées nous apporterons leur témoignage et leur soutien
Nous nous retrouverons le :
Jeudi 03 mai 2007 à 20h00
Salle des fêtes de Poulainville
Salle des fêtes de POULAINVILLE
07:53 Publié dans comité local | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
1 er tour
Analyse du vote du 1er tour
27
04
2007
Projet contre projet :
- 46 % des électeurs qui ont voté pour S Royal mettent en avant la question des "inégalités sociales" contre 41 % des électeurs sarkozystes qui évoquent en premier lieu la "lutte contre l'insécurité".
- La "lutte contre l'exclusion et la précarité" est citée par 31 % de l'électorat Royal, mais par seulement 7 % des sarkozystes. Inversement, ces derniers sont 26 % à évoquer "la lutte contre l'immigration", contre 5 % des partisans de S Royal.
- 66 % des électeurs de S Royal (contre 16 % des électeurs de N. Sarkozy) souhaitent vivre dans une société "avec plus de libertés individuelles" ; inversement, 83 % de ceux qui ont voté pour le candidat de l'UMP (contre 27 % des électeurs de S Royal) réclament une société "avec plus d'ordre et d'autorité".
L'origine sociale moins déterminante :
- Une partie des catégories populaires, qui avaient scellé l'élimination de L Jospin en 2002 en partant sur un vote protestataire, est revenue vers les partis de gouvernement, mais en se partageant entre la candidate socialiste et son adversaire de l'UMP :
- S Royal n'aurait que partiellement réussi à reconquérir les milieux populaires en obtenant le suffrage de 27 % des employés et de 24 % des ouvriers, contre 25 % des employés et 17 % des ouvriers à N. Sarkozy
Question de génération :
- C'est parmi les électeurs âgés de 18 à 24 ans que S Royal réalise ses meilleurs scores. Selon la Sofres, plus du tiers de cette tranche d'âge lui a accordé ses suffrages, soit 9 points de plus que son niveau national (seulement 19 % pour NS)
- Plus la tranche d'âge augmente, plus l'électeur devient sarkozyste : 44 % des 65 ans et plus ont choisi le candidat de la droite. Des transferts depuis 2002 :
- Les deux finalistes ont récupéré chacun à peu près les deux tiers des électeurs qui avaient voté pour Jacques Chirac ou Lionel Jospin il y a cinq ans. Au premier tour, M. Bayrou aurait récupéré 17 % de l'électorat Jospin et 15 % de l'électorat Chirac.
- N. Sarkozy aurait ramené dans son giron 28 % des anciens électeurs de Le Pen (FN).
- Les abstentionnistes de 2002 qui sont retournés aux urnes ont voté d'abord pour S Royal (38 %), puis pour F. Bayrou (23 %), et enfin pour N. Sarkozy (13 %).
Vote utile des non diplômés :
- Après le programme (qui détermine le vote de 30 % des sondés), la deuxième raison avancée par 22 % des électeurs est leur volonté de voter utile pour que leur candidat soit au second tour. Cette motivation a surtout joué en faveur de S Royal (31 %), un peu moins pour N. Sarkozy (25 %), encore moins pour F. Bayrou (22 %) et surtout Le Pen (10 %)
- Plus du quart des femmes sont motivées par le vote utile, mais à peine 20 % des hommes. Il est davantage le fait de non diplômés (31 %) que d'électeurs sortant de l'enseignement supérieur (18 %).
Le noyau dur de l'abstention :
- On le trouve aux deux extrémités de la vie : chez les 18-24 ans (22 %) et les plus de 70 ans (20 %), contre 15,4 % au plan national.
- Les artisans et commerçants (18 %), les ouvriers (17 %) et les employés (16 %) ont le moins voté. Mais surtout les chômeurs : 28 % d'entre eux ont boudé les urnes, de même que les non diplômés.
- Les champions du vote sont les professions libérales et les cadres supérieurs ainsi que les agriculteurs, avec respectivement 5 % et 7 % d'abstention.
- Les plus abstentionnistes ont été les Verts (26 %) et les électeurs ne se déclarant proche d'aucun parti (27 %).
- C'est aussi dans les communes entre 20 000 et 100 000 habitants que l'on trouve le plus fort taux d'abstention (21 %).
Le vote tribunicien :
Le vote tribunicien, en faveur des 8 candidats « anti système » (Schivardi, Laguiller, Besancenot, Bové, Buffet, Nihous, De Villiers, Le Pen) s’exprime plus particulièrement dans les zones périurbaines et rurales où ouvriers et employés ont été relégués.
Le total des voix recueillies par ces 8 candidats s’élève cette fois-ci à 23,26 % soit de 11 à 20 points de moins qu’en 2002 (selon qu’on inclut ou non R Hue et JP Chevènement).
Comme depuis 1992, ce vote tribunicien est particulièrement fort dans les ensembles urbains en crise. C’est le cas dans le Nord Pas de Calais où ces 8 candidats totalisent 30% et où le vote Le Pen reste élevé (14,66%), alors qu’il s’effondre en Paca (passant de 27,14% à 13,83%).
Cette tendance confirme celle observée le 29 mai 2005 où la carte des revenus et celle du résultat coïncidaient quasi parfaitement : un « non » majoritaire dans toutes les zones où le revenu fiscal moyen par unité de consommation était inférieur à 14800 € par an, le « oui » dans celles où ce revenu dépassait 14800 € (IDF, Ouest, Rhône Alpes, Midi Pyrénées, Bordelais, Est).
Le vote ouvrier :
NS en tête dans le Nord-Pas-de-Calais (+3% par rapport à SR soit respectivement 27,92% contre 25,02%), bastion historique de la gauche mais revers de Le Pen qui n’arrive qu’en 4ème position alors qu’il était arrivé en tête dans cette région en 2002. Dans le Pas-de-Calais, région où les plans sociaux se sont succédés depuis cinq ans, NS arrive en tête de justesse (25,68% contre 25,34% pour SR). A Calais, ville communiste, MG Buffet ne parvient pas à dépasser la barre des 5%. Toutefois, l’extrême gauche dans cette région reste plus forte qu’au niveau national avec 9,2% des voix.
Net recul du FN en Lorraine qui n’arrive qu’en 4ème position. NS l’emporte dans les 4 départements lorrains. Recul de 5 points de l’extrême gauche par rapport à 2002.
Région traditionnellement à droite, la Champagne-Ardenne a placé NS (32,74%) au dessus et Ségolène Royal (21,27%) en dessous de leurs scores nationaux. JM Le Pen obtient 15,20% des voix. Il atteint 17% en Haute-Marne et 16,20% dans les Ardennes, deux départements touchés par les fermetures d’usines pour cause de délocalisations.
Le vote des régions traditionnellement socialistes :
Sur les huit départements de Midi-Pyrénées, six ont placé SR en tête. Seuls l’Aveyron et le Tarn-et-Garonne ont préféré NS qui fait tout de même moins bien qu’au niveau national.
SR arrive en tête en Aquitaine avec 28,57% des voix, elle se place même devant NS à Bordeaux. Elle réalise son plus beau score dans les Landes avec 31,42% des voix. En revanche, elle est nettement devancée dans le Lot-et-Garonne où NS réalise 29,17% des suffrages. Percée spectaculaire de FB dans les Pyrénées-Atlantiques avec 29,61% des voix.
Région traditionnellement à gauche mais qui avait vu triompher J. Chirac en 2002, le Limousin a positionné SR en tête dans ses trois départements au détriment des autres forces de gauche.
SR arrive en tête dans 3 départements bretons sur 4. NS termine premier dans le Morbihan. FB dépasse les 20% dans tous les départements de la région.
Le vote des régions traditionnellement ancrées à droite :
En Picardie NS arrive largement en tête (30,26% des voix) alors que SR n’obtient que 23,02% des voix. La candidate socialiste fait tout de même 8 à 11 points de plus dans les trois départements de la région que L. Jospin en 2002. Dans cette région très rurale, F. Nihous ne totalise que 1,87 % des suffrages. Notons également le fort recul du FN qui se place tout de même en troisième position avec 15,42% des voix. O. Besancenot dépasse ici les 5% avec 5,28% des suffrages améliorant ainsi son score de 2002.
Dans les Pays de la Loire, SR se classe deuxième avec 25,56 % des voix, mais arrive en tête dans plusieurs grandes villes ancrées à gauche comme Nantes, Le Mans, la Roche-sur-Yon. NS arrive premier avec 28,01%, grâce notamment au vote des campagnes.
En Alsace, NS arrive très nettement en tête avec 36,20% des voix réalisant ses meilleurs scores dans les communes rurales tandis que JM Le Pen (13,56%) est devancé par FB (21,40%) et SR (17,11%) sur l’ensemble de la région. C’est dans cette région que la candidate PS obtient ses moins bons scores. Elle ne parvient à talonner le candidat UMP qu’à Strasbourg (29,03% contre 31,26%) et à Mulhouse (27,68% contre 31,72%).
En Basse Normandie, la région est toujours dominée par la droite : NS 30,84% ; SR 22,98%. Même écart qu’entre L. Jospin et J. Chirac en 2002, mais l’UMP et le PS ont progressé chacun de 8,5 points. Le FN descend à 9,72, loin de son score de 14,53% en 2002. Bon résultat de François Bayrou avec 20,93%.
Net recul du FN (12,22%) en Bourgogne sur une terre autrefois marquée par les tractations entre la droite et l’extrême droite. Avec 30,54% NS est en tête dans 3 départements sur 4, il augmente de 11 points le score réalisé par J. Chirac en 2002. SR arrive en tête dans la Nièvre.
L’Auvergne a porté NS (28,05%) en tête dans 3 départements sur 4. SR (26,55%) le talonne et parvient à le distancer dans le Puy-de-Dôme. Dans ce département, elle améliore de 12 points le score de L. Jospin réalisé en 2002.
NS est en tête dans les 6 départements du Centre (31,06%) alors que SR n’obtient que 23,29% des suffrages. Elle est devancée à Tours (28,76% contre 30,67% pour NS), ville de centre gauche, ainsi qu’à Orléans (29,07% contre 33,44% pour NS).
Abstention élevée et résultats nettement à droite pour la Corse.
Même s’il est en net recul dans le Languedoc-Roussillon, JM Le Pen se maintient dans le Gard avec plus de 15%. Le PS (25,64%) améliore ses performances par rapport à 2002 mais laisse la première place à NS dans le Gard , les Pyrénées orientales et en Lozère.
En région PACA, dix points de plus en moyenne pour NS (37,01%) par rapport à Chirac en 2002. Et dix points de moins pour le vote d’Ext-Droite (13,84%), dans une région où l'électorat frontiste s'était pourtant enraciné depuis une bonne vingtaine d'années. SR est en seconde position avec 21,21% des voix.
En Ile de France, NS arrive en tête avec 33,80% des suffrages, la candidate socialiste obtient 27,90% des voix. NS devance SR partout sauf en Seine-Saint-Denis. Il emporte 72,64% des voix à Neuilly-sur-Seine. Le Pen s’effondre avec 7,54% des voix. FB réussit une belle percée en comptabilisant un score de 20,01%. En Seine-Saint-Denis, SR l’emporte loin devant avec 34,17% des voix. Toutefois, il faut remarquer l’importance du score réalisé par le candidat de l’UMP (26,78%) et de FB (16,70%) dans ce département traditionnellement ancré à gauche. A Clichy-sous-Bois, où les violences ont démarré, SR réunit plus de 41% des suffrages loin devant Nicolas Sarkozy (24,5%) et Bayrou (14,3%). A Argenteuil, ville ou NS a parlé de « karcher », il ne recueille que 25,82% contre 34,58% pour SR.
L'électeur type de Ségolène Royal :
L’électeur type de SR a moins de 34 ans, cadre, profession intellectuelle ou profession intermédiaire, retraité ou inactif, proche de la gauche et plus particulièrement du PS, ayant voté Jospin en 2002 ou à l’ext-Gauche et le regrettant (70%). Autant d’électeurs du Oui que d’électeurs du Non. L’électeur moyen a fait son choix dans la dernière semaine, la veille ou le jour même du vote (plusieurs mois avant pour LJ en 2002).
Le vote en faveur de SR correspond aux bastion traditionnels de la Gauche : le grand Sud Ouest, la Nièvre ainsi que les terres de l’Ouest conquises dans les années 70 sur la démocratie chrétienne (Côtes d’Armor, Finistère) auxquelles s’ajoutent la Dordogne, la Corrèze et le Poitou-Charente. Elle continue de séduire en Seine-Saint-Denis et à Paris.
L’électeur type de François Bayrou :
L’électeur type de FB a entre 35 et 49 ans (mais s’est rajeuni par rapport à 2002). Il appartient aux CSP + (notamment artisans, commerçants et chefs d’entreprise). Il se sent favorisé, avec une situation s’améliorant. Il a voté Bayrou en 2002 (ou autant LJ que JC), se sent proche de l’UDF (mais plus proche de la gauche que de la droite). Il a largement voté Oui en 2005. Il s’est décidé 2 semaines avant le vote ou la veille.
La géographie électorale de FB est très proche de celle de Jean Lecanuet en 1965 avec une forte implantation dans les régions traditionnellement catholiques : l’Ouest, l’Alsace, la Haute-Savoie, le Rhône, la Haute-Loire et les Pyrénées Atlantiques. Il obtient ses plus mauvais résultats dans le Nord, le pourtour méditerranéen, la Corse, la Creuse et la Nièvre.
L’électeur type de Nicolas Sarkozy :
L’électeur type de NS a plus de 65 ans. Il appartient aux CSP + (notamment artisans, commerçants et chefs d’entreprise). Il se sent clairement favorisé dans la société, avec une situation stable ou améliorée. Il est très proche de l’UMP (avec une pointe également chez ceux qui ne déclarent aucune préférence partisane). Il a très largement voté Oui en 2005. Il a voté Chirac en 2002 (72%, mais aussi Le Pen et Bayrou). Il a fait son choix il y a plusieurs mois.
La carte électorale de NS est plus proche de celle de JM Le Pen en 2002 que de celle de J. Chirac. Il obtient ses meilleurs scores dans des bastions traditionnels du FN. Il obtient un très bon score dans son département ainsi qu’en Corse et dans les DOM TOM.
L’électeur type de l’Ext-Gauche :
L’électeur type de l’Ext-Gauche a moins de 34 ans, il se perçoit comme étant défavorisé dans la société, avec une situation dégradée. Il a voté à l’Ext-Gauche en 2002 et ne le regrette pas. Il a très largement voté Non. Il s’est décidé cette fois-ci la veille et le jour même du vote.
L’électeur type de Le Pen :
L’électeur type de Le Pen est un homme entre 25 et 65 ans (les plus de 65 ans ont basculé chez Sarkozy), employé ou ouvrier. Il a fait son choix il y a plusieurs mois. Il a le sentiment d’être défavorisé, avec une situation stable ou dégradée. Il est très nettement proche du FN et a voté Le Pen en 2002. Il a très nettement voté Non en 2005.
Même si le vote en faveur du FN a chuté, sa géographie électorale n’a pas beaucoup évolué avec une forte implantation à l’Est d’une ligne Rouen-Perpignan correspondant à la France des grandes concentrations urbaines. Il convient de noter néanmoins sa chute en PACA.
Observations :
Le vote des + de 65 ans déserte Le Pen au profit de Sarkozy
Ségolène a un électorat équilibré :
entre le Oui et Non
entre ceux qui se sentent favorisés ou non
ceux qui estiment que leur situation s’est améliorée ou au contraire dégradée
entre ceux qui se sont décidés il y a plusieurs mois, et ceux, tout de même plus nombreux, qui se sont décidé dans les tous derniers jours
Ségolène progresse plus nettement chez les professions intermédiaires et les retraités & inactifs.
F Bayrou voit son électorat se rajeunir. Mais il est aujourd’hui davantage constitué de personnes se sentant favorisées et en amélioration.
N Sarkozy progresse le plus chez les 35/34 ans et les + de 65 ans. Leur choix s’est cristallisé avant mars. Il est plus fortement composé de personnes se sentant proche du FN ou sans préférence partisane.
06:59 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.04.2007
Montpellier
Ségolène Royal accentue la pression sur l'UDF pour déjouer les "additions arithmétiques"
AP | 24.04.2007 | 22:44
Ce n'est pas de la "pression", mais ça y ressemble: déterminée à déjouer les "additions arithmétiques" qui la donnent perdante au second tour, Ségolène Royal a renouvelé pour la troisième fois mardi soir sa proposition de dialogue avec l'UDF, qui pourrait prendre la forme d'une "séance de travail restreinte", n'excluant pas de nommer des ministres UDF.
"J'appelle toutes celles et tous ceux qui partagent (m)es valeurs, quelle que soit la diversité de leur sensibilité, à converger pour les soutenir et pour se rassembler majoritairement autour du pacte présidentiel", a-t-elle de nouveau appelé devant 9.000 personnes chauffées à blanc au Zénith de Montpellier (Hérault). "C'est cette convergence qui fera la dynamique électorale et qui fera les conditions de la victoire, qui va construire la nouvelle majorité présidentielle".
Pour la première fois, elle n'a pas exclu de nommer des ministres UDF dans son gouvernement en cas de victoire le 6 mai. A des journalistes qui lui posaient la question peu après le meeting, elle a répondu: "bien sûr". "Une majorité présidentielle se construit dans un gouvernement et dans une majorité à l'Assemblée", a-t-elle souligné. "Il ne faut pas rentrer tout de suite dans ces logiques-là. Moi, je fais les choses sur les convergences des idées et ensuite j'en tirerai toutes les conséquences".
Une ouverture au centre qu'elle a justifiée par le "devoir de victoire". "Ne vous laissez pas faire par les additions arithmétiques", a-t-elle lancé aux électeurs, alors que les voix cumulées de la gauche au premier tour plafonnent à 36,5%. "La politique, c'est une multiplication de mouvements, de talents, d'énergies, de démocratie vivante qui ne demandent qu'à s'exprimer et c'est à cela que je vais m'employer dans ces quelques jours, cette dernière ligne droite", a-t-elle dit.
"Je pense que ça reste possible. C'est mon intuition politique. Moi, si j'étais à sa place, je le ferais", a-t-elle glissé, alors que le président de l'UDF François Bayrou s'apprête à laisser la liberté de vote à ses troupes. Précisant ses intentions, Ségolène Royal a estimé que ce dialogue pourrait prendre la forme d'une "séance de travail restreinte" avec "quatre ou cinq" personnes "de chaque côté", dont Jacques Delors côté PS. Elle a fait état de "contacts entre les proches" entourages.
La candidate socialiste a pris soin de faire applaudir cinq de ses anciens compétiteurs à gauche, sauf Gérard Schivardi qui n'a pas appelé à la soutenir au second tour. "Je leur dis que leurs idées et leur idéal ne seront pas oubliés dans le pacte présidentiel", a-t-elle promis. Elle a même eu une "pensée particulière" pour Arlette Laguiller (LO). "Arlette, avec nous!", scandait la salle, effervescente. Mais il faut "élargir ce rassemblement", "lui donner les couleurs de l'arc-en-ciel".
S'en prenant à Nicolas Sarkozy, copieusement hué, elle a moqué le "rêve" dont il a fait part dimanche soir. "Ce cauchemar n'est pas une fatalité", a-t-elle raillé, interrompue par la salle qui criait "on va gagner" ou "Ségolène présidente". "Ceux qui flattent toutes les peurs et toutes les inquiétudes récolteront le désordre et le malheur pour notre pays", a-t-elle prévenu.
Et d'évoquer dans un souffle: "la France présidente, que je présiderai peut-être..." Selon un sondage TNS-Sofres/Unilog paru mardi dans l'édition en ligne du "Figaro", l'écart se resserre au second tour, avec 51% pour M. Sarkozy et 49% pour Mme Royal.
La candidate de la gauche a reçu le soutien de Daniel Cohn-Bendit sur son ouverture à l'UDF. "Le problème aujourd'hui, ce n'est pas François Bayrou, ce sont ses électeurs", a-t-il dit. "Moi je comprends François Bayrou, il joue son avenir. Mais il ne doit pas sacrifier la France à son avenir et dire 'ça m'est complètement égal ce qui se passe pendant cinq ans en France'".
Féroce, le député européen écologiste s'en est pris à Nicolas Sarkozy, le comparant au leader conservateur italien Silvio Berlusconi et à l'ancien chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar. "Il fait comme si la droite était génétiquement abonnée au pouvoir. Eh bien non!". "Moi je suis TPS: tout pour Ségolène". "Welcome dans le club de ceux qui veulent changer la France!"
En fin de meeting, la candidate a été rejointe sur scène par le chanteur Cali et la comédienne Julie Gayet. Le président de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche, exclu du PS le 27 janvier, était assis dans les gradins. AP
06:21 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.04.2007
daniel
Pourquoi nous voterons Ségolène
NOUVELOBS.COM | 18.04.2007 | 15:44
105 réactions
"SI NICOLAS Sarkozy est élu (…) nous n’aurons aucune excuse. (…) J’appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le premier tour, à s’engager dans la voie d’une alliance." Ségolène Royal a repoussé cette proposition en la déplorant. François Bayrou a fait la même chose mais en s’en félicitant. En tout cas, l’appel de Michel Rocard – relayé par Bernard Kouchner et Claude Allègre - n’a pas atteint son objectif déclaré. Ce sont donc les deux candidats, autant l’un que l’autre, auxquels il s’est adressé qui, selon son expression, n’auront pas d’"excuse" devant l’Histoire.
Incident de parcours ? Non. Les répercussions de cette affaire n’ont pas disparu pour autant. Elles se sont aggravées dans la mesure où la mise sur le même plan de Ségolène Royal et de François Bayrou risque de démotiver un certain nombre d’électeurs de gauche qui se laissent au surplus persuader qu’au second tour, seul François Bayrou pourrait vaincre Sarkozy. Ainsi la conjonction de l’appel et des refus auront achevé de brouiller les cartes. Au point de ne pas exclure qu’un Le Pen – oui, Le Pen - puisse en profiter.
Que l’initiative de cette affaire vienne de Michel Rocard évoque chez nous plus de souvenirs que de surprise. Nous l’avons souvent aidé à lancer un pavé dans la mare, notamment en 1978, après la défaite de la gauche aux élections législatives. Il avait alors fait à la télévision une déclaration incendiaire et nous en avions tout simplement fait notre Une, ce que François Mitterrand devait mettre longtemps à nous pardonner. Autrement dit, nous avions déjà pour cet homme, Michel Rocard, dont le discours parfois trop intellectuel nous en imposait, un respect complice et nous admirions qu’il n’exclue pas le scandale pour défendre ses vérités.
Reste qu’aujourd’hui, quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, il nous faut répondre à deux questions. Si Rocard se doutait de la réaction des deux destinataires de son appel, pourquoi l’a-t-il lancé ? C’est un fait qu’il n’a jamais cessé de se rebeller contre sa famille et d’en être la victime. Il se trouve que lorsqu’il a hurlé ses certitudes, ce fut chaque fois après avoir été marginalisé par ses camarades socialistes. Or on ne peut pas dire aujourd’hui que Ségolène Royal ait accordé au plus brillant pourvoyeur d’idées de la gauche la considération à laquelle il peut prétendre. On ne peut pas dire non plus que le Parti socialiste se soit, dans un passé récent, soucié de le promouvoir. On l’a même récemment écarté de la candidature à la présidence du Parlement européen, faute aussi absurde et inexcusable que de n’avoir pas confié à Jacques Delors, en 2001, la présidence de la Commission constituante européenne, finalement attribuée à Valéry Giscard d’Estaing. En tout cas, aucun patriotisme de parti n’a conduit Rocard à imiter ceux qui, après avoir considéré les succès de la candidate comme une disgrâce, ont observé la dure discipline du ralliement. Lionel Jospin ne manque pas d’autorité lorsqu’il procède à ce rappel à l’ordre.
La seconde question, plus importante, consiste à savoir si, formulées de cette manière, les idées qui nous sont communes peuvent ou non avancer. Quelles idées ? En un mot, il s’agit d’arriver à réaliser en France une vraie social-démocratie dont chaque homme de gauche pourrait être fier. Rappelons quelques jalons de cette histoire. Au moment où François Mitterrand marchandait encore son estime pour les socialistes scandinaves sous le prétexte incroyable qu’ils demeuraient en grande partie dans la dépendance"du capitalisme et des puissances de l’argent", nous avons essayé, avec des hommes comme Mendès France, comme Jacques Delors, comme Michel Rocard, comme Edmond Maire et quelques autres de montrer que la social-démocratie était désormais la seule forme de socialisme adaptée au monde moderne et que toutes les nations européennes, sauf la France, en avaient tenu compte.
Il y a un nom de ville qui est souvent répété lorsque l’on rappelle ces débats, c’est celui de Bad-Godesberg, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. C’est là que les socialistes allemands, en 1959, ont proclamé leur rupture avec toute espèce de collectivisme et leur ralliement à une forme contrôlée de l’économie de marché. Bad-Godesberg n’a cependant cessé de sonner aux oreilles des socialistes français comme l’exemple d’une trahison ou comme le rappel d’une lâcheté. Ce que nous avons ici le plus reproché à François Mitterrand – et j’en ai fait tout un chapitre d’un livre paru de son vivant et auquel, d’ailleurs, il a répondu – c’est de n’avoir pas eu le courage de théoriser ni de faire le choix stratégique d’assumer les heureuses réformes – le retour de la"rigueur" - auxquelles l’avaient conduit en 1983 le plus élémentaire réalisme européen et financier. Sur ce plan, je me souviens que Pierre Mauroy, que l’on aurait pu croire plus traditionaliste, nous avait donné raison.
Imposée par l’hégémonie stalinienne, la peur de paraître s’éloigner d’une"stratégie de rupture avec le capitalisme" a obsédé un nombre insoupçonné de responsables socialistes. La vérité est qu’il y a une tradition anti-social-démocrate dans le Parti socialiste français. Et quand les percées réformistes ont lieu, elles sont opérées dans une sorte de clandestinité. Les blocages sont loin d’avoir disparu et il était important qu’ils fussent dénoncés comme nous y invite une nouvelle génération d’économistes réformateurs. Il est évident d’autre part que, privée d’une majorité parlementaire, la social-démocratie peut très bien gouverner avec la droite républicaine – c’est ce qu’elle fait partout en province.
Il n’y a donc pour nous de désaccord avec Rocard que sur la date qu’il a choisie pour lancer son cri. Il y a trois mois, ce discours n’aurait manqué ni de prestige ni d’ascendant. Aujourd’hui, nous sommes à la veille du premier tour de l’élection présidentielle et la résignation à une élimination de Ségolène au premier tour, même si l’on pense que cela peut faire battre Sarkozy au second, est symboliquement très grave pour la gauche. Ce serait la défaite sinon l’éclatement d’un grand parti.
La réaction simple n’est-elle pas de tout faire pour que pas une voix ne manque à Ségolène Royal ? Ce n’était apparemment pas l’avis de Michel Rocard qui pensait qu’une entente entre Ségolène Royal et François Bayrou leur donnerait à tous les deux plus de chances. François Bayrou vient de montrer qu’il était loin, quant à lui, de partager cet avis. Quant à certaines réactions de la gauche, elles étaient prévisibles. Elles ressuscitent le rassemblement des socialistes qui ont voté non au Traité européen et elle provoquent l’unité de la gauche de la gauche, dont les voix additionnées peuvent frôler les 12%.
Il s’agit alors de bien plus que d’un choix de personne. Ou bien on mobilise l’opinion en faveur de Ségolène avec l’idée qu’elle a donné déjà un certain nombre de gages qui l’éloignent de la tradition anti-social-démocrate, qu’elle est plus prête que d’autres, plus libre pour prendre des initiatives comme celle, par exemple, de demander à Jacques Delors de jouer le rôle qu’elle ne peut plus confier à Michel Rocard. Ou bien, parce qu’on le pense plus en situation de gagner face à Sarkozy, on choisit de promouvoir François Bayrou qui a pourtant été très longtemps le compagnon de ce Sarkozy qu’il combat aujourd’hui.
Pour ma part, c’est en somme parce que je suis resté rocardien que je souhaite la clarté d’une victoire de Ségolène Royal. Elle suscite encore des réticences, en partie explicables par la rémanence d’un machisme à la française. Mais son parcours au milieu des embûches et des obstacles, sa résistance aux attaques et aux pièges, le progrès notable de ses interventions sur les plans européen et économique, la présence à ses côtés de certaines fortes personnalités, comme Dominique Strauss-Kahn, et des parrainages qui feront surprise, comme celui de Jacques Delors, tout nous fait espérer que cette candidate sera une grande dame et une vraie présidente. Et n’insistons pas, surtout, sur ce qu’on lui reproche. Puisque j’ai déjà fait allusion à l’histoire de ce journal, nous nous souvenons trop bien de ce que nous avions écrit contre François Mitterrand avant qu’en bien ou en mal le sort ne lui réserve, dans l’Histoire, la majesté d’une stature de premier plan. J.D.
(le mercredi 18 avril 2007)
08:35 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.04.2007
ARTZ
La candidate socialiste aborde en force le premier tour sans s'attarder sur le comportement du président de l'UMP
*** La campagne Royal entre initiatives et applaudissements
Une forme d'enthousiasme souffle sur la campagne de Ségolène Royal à quelques jours du premier tour. Les réunions publiques tenues depuis quelques jours par la candidate y sont pour beaucoup. Elle donne l'impression d'avoir trouvé le ton qui convient et le public approuve plus facilement qu'il ne le faisait dans les semaines précédentes. A Nantes, le 15 avril, Ségolène Royal a même été chaleureusement applaudie quand elle parlé de supprimer l'article 49,3 de la Constitution ! Cette disposition qui permet de bloquer un débat à l'Assemblée Nationale n'était sans doute pas connue de toute l'assistance ; mais puisque la candidate n'en voulait plus, la salle approuvait !
Ségolène Royal elle-même parle ces jours-ci du "bonheur de la campagne".
Elle vient de décider de proposer quotidiennement une idée de réforme. Mardi, elle s'est engagée, si elle est élue, à ce que l'Elysée et les Ministères deviennent économes de leurs dépenses. Avec contrôle effectif par le parlement et interdiction que les dépenses privées soient prises en charge par les finances publiques. Les prochaines propositions porteront sur l'impartialité de l'Etat.
Il reste encore quelques importants meetings d'ici le 22 avril. Toulouse, le 19 avril en sera un. Le Premier ministre espagnol Zapatero y est invité. Au Parti socialiste on s'est évidemment étonné de l'interview à l'AFP dans laquelle il a exprimé son "respect" et son "admiration" pour Nicolas Sarkozy. Ségolène Royal estime qu'il faudrait sans doute pour plus de précision se reporter au texte original, en langue espagnol. Mais Jean-Louis Bianco, l'un de ses directeurs de campagne, a téléphoné au ministre des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos. "A Toulouse" lui a-t-il "les journalistes vont s'intéresser plus à ce que Zapatero dira sur Sarkozy qu'à sa présence auprès de Ségolène". Monsieur Moratinos aurait répondu que les louanges à l'ex-ministre français de l'Intérieur n'aurait pas été prononcé par le chef du gouvernement espagnol mais rajouté par son service de presse. L'important étant que "Zapatero ne rime pas avec Sarko", on se contente de cette explication dans l'entourage de Ségolène Royal.
De toute façon, dans la campagne Royal, l'heure n'est pas aux querelles de détails avec celui qui est considéré comme le principal adversaire de droite. Est-ce que par exemple, Nicolas Sarkozy est allé lundi se recueillir sur la tombe du Général de Gaulle parce que l'historien Jean-Noël Jeanneney avait délivré un brevet d'attitude gaulliste à Ségolène Royal ? Elle en est persuadée et s'en amuse. L'heure n'est pas non plus à la moindre solidarité. Jean-Marie Le Pen a attaqué Nicolas Sarkozy sur ses origines hongroises. Les candidats républicains ne devraient-ils pas dénoncer de pareils arguments ? "Nicolas Sarkozy est assez grand pour se défendre tout seul" répond Ségolène Royal.
Les conseillers de la candidate socialiste considèrent que l'ex-ministre de l'Intérieur continue d'inquiéter un nombre important de Français. De plus, ils prévoient qu'entre les deux tours, il se heurtera à la difficulté d'être le candidat marqué par le bilan du candidat sortant. Si bien qu'au QG de Ségolène Royal, on envisage en confiance un duel avec Nicolas Sarkozy. On estime d'abord qu'il est peu probable que le président de l'UMP obtienne 30 % des suffrages au premier tour. Son score le 22 avril, même s'il est bon, apparaitra très probablement comme en baisse par rapport aux sondages. Ensuite, explique un haut-responsable socialiste, Ségolène Royal ne pourra plus être accusée d'incompétence si elle est présente au deuxième tour : rien qu'avoir passé l'épreuve du premier tour sera une démonstration de savoir-faire politique
06:01 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.04.2007
Mr SPOKE
Grandes oreilles, ventre mou !!!!
Je viens d’écouter la profession du candidat de l’Udf, il dit : « Il faut se faire lever des hommes et des femmes nouveaux ! »Je m’interroge mais où sont ils et qui sont ils ?
Pour l’instant, seul Michel Rocard et Bernard Kouchner se sont prononcés pour une alliance anti Sarko avec l’UDF, intention maladroite et mal placée ! Cela ne fait que 2 socialistes sur 280 000 adhérents !
L’Udf revient de loin ! En 2002, ce groupe a failli disparaître de l’assemblée nationale et heureusement ils ont pu regrouper 20 députés pour survivre..
Quelques grands ténors ont rallié l’UMP comme Pierre Mégnerie , Philippe Douste Blazy ,ou ce sont fait leur complice comme Gille de Robien .
Il y a dans François Bayrou beaucoup d’opportuniste, il est l’homme du passé ayant siégé dans les gouvernements Balladur et Juppé.
Mais François reste un doux rêveur ; il croit rassemblé sous son étendard quelques brebis égarées du socialisme ! Que l’Udf s’enracine dans les milieux populaires, on négociera ensuite
Au Parti socialiste, nous avons su prendre le train de la rénovation en marche :
• 200 000 nouveaux adhérents.
• Ségolène Royal élue dès le 1er tour avec plus de 60% des voix suite à un vrai débat démocratique.
• Une richesse intellectuelle grâce à la qualité de nos courants : Nouvelles Voix, Rénover Maintenant .
• Les débats participatifs dans toute la France et sur la toile.
Ni l’Udf, ni l’UMP ne peuvent se prévaloir d’une vie de parti si riche et si dense, nous sommes plus dans le culte de la personnalité pour certains.
Laissons Mr SPOKE à ces rêveries et conjuguons nos talents pour Ségolène ….
Jean Rivera
Comité Da Poulainville
08:18 Publié dans L humeur du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.04.2007
lecon de Hongrois
Dans le dernier Charlie hebdo (en vente jusqu'à demain), l'article "Sarkozy fait se marrer les Hongrois" nous apprend de bien belles Choses sur notre petit "grand-homme-que-le-monde-entier-nous-envie".
Lancés dans une grande enquête d'investigation :o))), les journalistes de ce prestigieux hebdo sont allés voir les ressortissants hongrois vivant dans notre beau pays afin de trouver la réponse à cette épineuse question : que signifie "Sarkozy", notre héros étant, comme chacun sait, d'origine Magyare.
Eh bien, la réponse n'est pas piquée des hanetons.
On apprend d'abord que son nom se prononce "char-kö-sy" en hongrois et signifie littéralement "dans la boue". Il proviendrait de la ville Hongroise
De Sarköse, bâtie effectivement sur des marécages, le "y" final indiquant une origine noble (son nom complet est en fait Sakosy (de) Nagy-Bocsa). Si son papa n'avait pas quitté la Hongrie en 1946 ou 1947 lors de l'instauration du régime communiste, notre phare de la pensée serait peut-être aujourd'hui un hobereau hongrois vivant confortablement des revenus de son domaine; dès lors, on comprend mieux qu'il ne soit que modérément gauchiste, sauf quand il s'agit de faire référence à Jaurès et Blum dans le vain espoir de grapiller quelques voix à gauche...
Mais ce qui fait le plus marrer les Hongrois interrogés, c'est la prononciation de son nom à la française : "Sar-ko-sy". En effet, le phonème "Sar" signifie "merde" en hongrois (qui s'écrit en fait "szar").
Et l'on apprend que "Sarkozy", prononcé à la française, signifie littéralement "dans la merde" en hongrois...
Véridique !
De là à dire que si notre idole accède à la magistrature suprême le 6 mai prochain, ce seront quelques millions de personnes - Français et étrangers - qui seront "sarkosy" jusqu'au cou...
20:31 Publié dans actualite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Achicourt
Nous étions là …..
10h00, je récupère mon copain Dominique, direction Achicourt pour la vue de Ségolène. Nous arrivons à 11h15, la foule commence à arriver. Nous sommes rejoints par nos amis Guy de Béthune et Brigitte de Villeneuve d’Ascq . Je croise au passage nos amis Yvette et Gilles .
Catherine Génisson , député d’Arras se charge de tirer à boulets rouges sur le candidat de l’UMP . Vers 12h30, le staff officiel arrive, l’ambiance est folle et joyeuse .Je reconnais Jack Lang et Patrick Menucci . Ségolène est accueillie par une haie d’anciens mineurs qui ont ressorti leur tenue de travail, casque blanc et bleu de travail. Ségolène est en veste blanche et jupe noire, toute simple mais si charmante …. Le discours est mobilisateur. A la fin, nous entonnons Une Marseillaise.
Nous repartons joyeux vers Amiens, du travail nous attend …..
Jean Rivera
Comité DA Poulainville
07:38 Publié dans comité local | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

