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27.05.2007

entre les 2 tours

Ségolène Royal a lancé samedi un vibrant appel à la mobilisation pour les élections législatives aux 17 millions d'électeurs qui ont voté pour elle au second tour de la présidentielle.
"Je veux lancer ici à La Rochelle, dans ma région, un message de mobilisation aux électeurs. Il faut que les 17 millions d'électeurs qui m'ont donné leur voix viennent voter", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charente lors d'un point de presse à la mairie de la Rochelle, en marge d'un déplacement de soutien aux candidats aux législatives.
Ségolène Royal, qui a reconnu avoir entendu parler de démobilisation, a rappelé que "les électeurs ne doivent pas rester chez eux".
L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, qui est peu apparue en public depuis sa défaite le 6 mai face à Nicolas Sarkozy, a estimé que le mouvement qui s'est déclenché autour de sa candidature à l'Elysée ne devait pas s'arrêter.
"Il est important que ce mouvement de fond qui s'est lancé aux présidentielles, cette énergie, cet enthousiasme se transforment aux législatives", a-t-elle dit. "Quelque chose s'est déclenché qui ne doit pas s'arrêter", a-t-elle ajouté.
Ségolène Royal a dit voir dans le scrutin législatif des 10 et 17 juin "un enjeu démocratique majeur pour que tous les pouvoirs ne soient pas dans les mêmes mains", allusion à une possible victoire écrasante de l'UMP prédite par les sondages.
"PETITES PHRASES"
Au cours de son déplacement, Ségolène Royal a noté que "les législatives donnent lieu à des petites phrases" mais qu'elle ne voulait "participer à cela", invoquant un nouveau style.
"Les gens n'en veulent plus, ça continue et il faut que ça s'arrête", a ajouté la député des Deux-Sèvres, sans donner toutefois d'exemple précis de dissonances entendues au sein du Parti socialiste quant à la campagne législative.
La candidate du PS à la présidentielle a indiqué que "ce n'est pas moi toute seule qui fais campagne. J'ai dit que j'étais disponible pour les meetings mais ce n'est pas un troisième tour".
Questionnée sur son absence à Bordeaux mercredi au côté de son compagnon, le Premier secrétaire du PS, François Hollande, lors du lancement de la campagne pour les législatives du parti, Ségolène Royal a répondu qu'elle n'est pas "une machine".
"Quand un sportif fait les JO, il se repose plusieurs mois, moi je n'ai pris que quelques jours de repos", a-t-elle ajouté.
Dans la matinée, Ségolène Royal avait parcouru les marchés romanesques à Saintes (Charente-Maritime), puis pris un instant symboliquement la barre du chalutier "Entre les deux tours" faisant le tour du port de La Rochelle.
Ségolène Royal devait ensuite visiter des entreprises de la ville bénéficiaires des bourses tremplins du Conseil régional de Poitou-Charente créées en 2004 et permettant d'aider à la création de sa propre activité
LA ROCHELLE, Charente-Maritime (Reuters) - Ségolène Royal a fait en quelque sorte sa rentrée politique samedi à La Rochelle en dénonçant les "mensonges" de Nicolas Sarkozy et en regrettant qu'un certain nombre d'électeurs aient été floués.
"Il y a eu des mensonges tenus par Nicolas Sarkozy", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse à la mairie de La Rochelle, où elle était venue soutenir des candidats du Parti socialiste et du PRG aux élections législatives.
"Sur ces quelques semaines seulement il va pouvoir faire illusion, sauf qu'au vu de la gestion des premiers dossiers on voit que les promesses ne correspondent à rien et ont été faites, pour un certain nombre d'entre elles, uniquement pour gagner des voix", a ajouté Ségolène Royal, qui était restée silencieuse dans les médias depuis sa défaite le 6 mai.
Pour elle, "le moment de vérité arrivera pour Nicolas Sarkozy" parce que "les gens vont se rendre compte qu'ils ont été floués petit à petit par un certain nombre de propositions qui sont intenables".
Par exemple, "un certain nombre de gens se sont faits avoir lorsqu'ils imaginaient que du jour au lendemain ils allaient pouvoir obtenir des déductions d'intérêts sur les emprunts immobiliers", a ajouté l'ancienne candidate du PS à l'Elysée.
Parmi ces Français "floués", elle a évoqué les personnes âgées qui ont voté pour Nicolas Sarkozy en raison de la promesse d'allégement sur les droits de succession alors que dans "75% des cas il n'y a aucun droit perçu" ou "ceux qui ont acquis leur résidence principale il y a quelques mois et qui pensaient pouvoir bénéficier de déductions de leurs intérêts d'emprunts".
"C'est la même chose pour le service minimum", a-t-elle estimé, faisant valoir qu'après avoir pris contact avec les organisations syndicales le président Nicolas Sarkozy a été contraint de constater "qu'une réforme comme celle-ci aussi brutalement qu'il l'avait promise est impossible".
Aux yeux de Ségolène Royal, les promesses déjà non tenues incluent la candidature de la Turquie à l'Union européenne.
A ce propos, Nicolas Sarkozy a fait "une promesse qu'il savait intenable", c'est que "dès son élection il interromprait les négociations avec la Turquie".
"A peine son voyage à Bruxelles s'est-il passé qu'il a été aussi obligé de reculer", a-t-elle dit ajoutant que le chef de l'Etat "n'a aucun pouvoir pour arrêter du jour au lendemain les négociations au long cours et qui ont engagé dans la quinzaine d'années qui sont devant nous la parole de la France".
Ségolène Royal a mis au défi Nicolas Sarkozy de prendre avant le premier tour des élections législatives, le 10 juin, des décisions ne relevant pas du pouvoir législatif, notamment sur les postes supplémentaires promis par le Premier ministre concernant l'hôpital ou sur les "moyens supplémentaires pour l'enseignement supérieur et la recherche, et l'éducation".
Elle y a ajouté "la revalorisation des bas salaires et l'augmentation des petites retraites" au nom de "la cohérence entre les discours et les actes".

26.05.2007

en tete

Ségolène Royal prête à affronter Dominique Strauss Kahn
La leader socialiste en est convaincue. Les "écuries présidentielles" du PS conduisent ce parti à l'échec systématique. La grande force de Sarkozy a résidé dans l'efficacité de l'appareil comme dans l'unité de direction. Il est temps de tourner la page du PS des courants. L'heure de DSK est passée. Il n'y a place que pour un candidat ou plutôt en l'espèce une candidate.

DSK a laissé passer sa chance. Il a perdu pendant les primaires soit en acceptant de livrer la compétition sur des bases rendant impossible sa victoire faute d'une base électorale assez réceptive soit en refusant de livrer alors le véritable débat.

En réalité, aucun des autres candidats n'a cru dans "le phénomène Royal". Chaque semaine, il devait se "dégonfler". Puis ce fut trop tard.

Mais la place est maintenant bien occupée. S. Royal considère que son véritable tour c'est 2012 et que les 5 ans ne seront pas de trop pour remettre en ordre l'appareil socialiste.

en tete

Ségolène Royal prête à affronter Dominique Strauss Kahn
La leader socialiste en est convaincue. Les "écuries présidentielles" du PS conduisent ce parti à l'échec systématique. La grande force de Sarkozy a résidé dans l'efficacité de l'appareil comme dans l'unité de direction. Il est temps de tourner la page du PS des courants. L'heure de DSK est passée. Il n'y a place que pour un candidat ou plutôt en l'espèce une candidate.

DSK a laissé passer sa chance. Il a perdu pendant les primaires soit en acceptant de livrer la compétition sur des bases rendant impossible sa victoire faute d'une base électorale assez réceptive soit en refusant de livrer alors le véritable débat.

En réalité, aucun des autres candidats n'a cru dans "le phénomène Royal". Chaque semaine, il devait se "dégonfler". Puis ce fut trop tard.

Mais la place est maintenant bien occupée. S. Royal considère que son véritable tour c'est 2012 et que les 5 ans ne seront pas de trop pour remettre en ordre l'appareil socialiste.

en tete

Ségolène Royal prête à affronter Dominique Strauss Kahn
La leader socialiste en est convaincue. Les "écuries présidentielles" du PS conduisent ce parti à l'échec systématique. La grande force de Sarkozy a résidé dans l'efficacité de l'appareil comme dans l'unité de direction. Il est temps de tourner la page du PS des courants. L'heure de DSK est passée. Il n'y a place que pour un candidat ou plutôt en l'espèce une candidate.

DSK a laissé passer sa chance. Il a perdu pendant les primaires soit en acceptant de livrer la compétition sur des bases rendant impossible sa victoire faute d'une base électorale assez réceptive soit en refusant de livrer alors le véritable débat.

En réalité, aucun des autres candidats n'a cru dans "le phénomène Royal". Chaque semaine, il devait se "dégonfler". Puis ce fut trop tard.

Mais la place est maintenant bien occupée. S. Royal considère que son véritable tour c'est 2012 et que les 5 ans ne seront pas de trop pour remettre en ordre l'appareil socialiste.

20.05.2007

QUEL CENTRE!!!!!!!!???????????

Tous au centre ….

Vendredi, je prends un pot avec un bon socialiste au Colvert et voilà que je rencontre le sémillant Hubert Rocque qui m’annonce fièrement qu’il se présente sur la 1ère circonscription
Aux dernières nouvelles, j’avais identifié Hubert Rocque comme faisant parti du MODEM.
En faisant mon enquête de proximité sur ce monsieur paré de toutes les qualités et honneurs, je pus me rendre compte que son nom n’apparaissait pas sur les différents sites du MODEM,.
Sur le site d’Hubert Rocque , aucun lien vers Bayrou ,ni vers le MODEM .
Ce dimanche, je rencontrai l’un de mes espions au Colvert , celui-ci m’apprenait qu’olivier Mirra serait le candidat officiel du MODEM et que Hubert se présenterait seul .
Alors essayons de mieux comprendre , nous avons donc représentant le centre sur la 1ère :
Olivier Mirra du Modem, conseiller municipal d’Amiens
Jean Yves Bourgois , UMP UDF, conseiller municipal d’Amiens
Et pour finir Hubert Rocque
En conclusion :
VOTER FARIDA
Jean Rivera
Comité local DA

jean Louis

Jean Louis…..

Aujourd’hui, nous apprenions la composition du nouveau gouvernement Fillion , pour moi l’actualité était ailleurs ; Jean Louis vient de signer un contrat d’accompagnement avec l’association des parents d’élève dont je suis le secrétaire départemental , ce contrat se poursuivra par une formation par alternance à partir de septembre …
L’histoire commence en décembre 2006, Jean Louis suit une dynamique de choix professionnel dont je suis l’animateur. Jean Louis hésite entre technicien de maintenance en informatique ou trouver une structure pour préparer un BTS comptabilité par alternance. Jean Louis laisse tomber l’informatique, il choisit la comptabilité mais nous sommes à une semaine du stage terrain et Jean Louis n’a toujours pas trouvé une entreprise pour l’accueillir et çà urge , pas de stage , pas de rémunération et cela remet en cause le maintien de Jean Louis dans la formation .Vue l’urgence , je pioche dans mon réseau et je l’oriente vers mon association, je le mets en relation avec Ghislaine ma présidente et Evariste notre chef comptable , le courant passe bien , Jean Louis est pris …et même repris puisque nous signons avec son 3ème et dernier stage en février . Nous sommes alors à 2 mois de notre Assemblée générale et nous devons boucler nos comptes. Pendant 3 semaines, jean Louis nous donne un bon coup de main et nous sommes enfin prêts.
L’idée fait son chemin : « Pourquoi ne prendrions nous pas Jean Louis pour le coup de bourre de la Bourse aux livres en juin ? »
Ghislaine se renseigne sur l’aspect pratique et nous en débattons lors d’un CA des plus animé !
A 21h15, à la fin du CA, je pouvais annoncer avec joie la bonne nouvelle à Jean Louis.
La lutte contre le chômage, c’est l’affaire de tous : chefs d’entreprises, syndicats patronaux et salariés, travailleurs sociaux, et j’en passe.
Alors brisons nos préjugés , nos carcans et tous ces discours idéologiques et allons tous dans le même sens , celui de la solidarité partagée..

Jean Rivera
DA poulainville

19.05.2007

convocation

Ordre du jour du Groupe de Travail et d’Echange PSA (Parti Socialiste d’AVENIR)
Samedi 02 juin 2007
14h30 Salle AGECA
177 rue de Charonne
75011 PARIS
(Station de Métro Alexandre Dumas, Ligne Nation Porte Dauphine)


Préambule et genèse de notre groupe de travail
Désir d’avenir, structure associative a été créée en décembre 2005 par des proches de Ségolène Royal. Cette association s’est fixée les objectifs suivants :
 Favoriser le débat participatif sur le net ou à travers des réunions publiques
 Etre à l’écoute et faire remonter le ressenti, les problèmes de nos différents publics.
 Etre force de propositions
Plusieurs d’entre nous se sont lancés dans cette aventure créant de toutes pièces des blogs ou animant des comités locaux et des débats participatifs.
Grâce à notre enthousiasme et avec peu de moyens, L INNOVATION TANT ESPEREE ETAIT EN MARCHE. .
En novembre 2006, Ségolène était élue dès le 1er tour par 60% des militants socialistes.
Il y eut ensuite cette phase d’écoute, puis le grand rassemblement de Villepinte où plus de
30 000 personnes ont vibré pour le PACTE PRESIDENTIEL.
Le 22 avril, Ségolène se qualifiait pour le 2nd tour, effaçant ainsi l’affront du 21 avril 2002, les autres candidats de gauche se ralliaient à sa bannière blanche.
Le 06 mai, 47% des français accordaient leur confiance à Ségolène dont une forte proportion de jeunes issus des cités. Dès 20h02, ce même jour, Ségolène se positionnait comme leader incontournable de l’opposition prête à soutenir les candidats des forces de progrès.
Pendant cette campagne, des liens se sont crées entre les différents comités locaux . Plusieurs d’entre nous senti le besoins de se rencontrer pour libérer la parole d’où ce repas convivial du samedi 12 mai à Paris. Etaient présents les représentants des comités locaux de :
Poulainville (80)
Béthune (62)
Villeneuve d’ascq(59)
Paris (75)
Ect…
Nous étions une bonne dizaine ….Nous avons baptisé notre groupe PSA : PARTI SOCIALISTE D AVENIR
Pour renforcer notre synergie, nous avons décidé de nous retrouver le samedi 02 juin 2007 en après midi sur Paris (le lieu et l’heure restent à déterminer) .
Nous vous proposons l’ordre du jour suivant :
Mot d’accueil et de bienvenue.
Question 1
Etat des lieux des comités locaux
Comment à partir de nos différentes expériences renforcer l’action et la présence de nos comités locaux sur le territoire ??
Débat – Restitution – Synthèse.
Question 2
Structuration
Quels moyens pour mieux communiquer et coordonnées nos différentes actions ?
Question 3
Quelle organisation pour demain ??

Actions à mener pour demain.
QUI fait QUOI COMMENT OÙ et QUAND

Au plaisir de vous rencontrer.

Salutation amicale et bien entendue Ségolistes.


Jean Rivera :
Comité DA Poulainville(80)
rivera.jean@wanadoo.fr

Brigitte Hutter Cox :
Comité DA Villeneuve d’Ascq (59)
b.huttner-cox@wanadoo.fr

Michelle Fazilleau :
Comité DA Buxerolles (36)
michele.fazilleau@wanadoo.fr

Dominique Millecamps
Comité Da Rueil (92)
dominique.millecamps@wanadoo.fr

Francis
Comité DA Paris (75)
fp-75@wanadoo.fr

analyse

La refondation socialiste : pour une revanche en 2012
Pour le Parti socialiste, l’heure est douloureuse,l’heure est à la tristesse.

Mais comme après toute défaite, l’heure est à l’analyse, pour que vienne l’heure de l’espoir.



Le constat historique. La liquidation des chefs en quatre actes

21 avril 2002 : Le Parti socialiste subit son Waterloo, largement aidé par la gauche radicale : Jospin quitte la scène


Mars 2005, deuxième acte : François Hollande pose avec Nicolas Sarkozy dans Paris Match. Image trompeuse, l’un est déjà en orbite présidentielle et a commencé la rénovation politique de son parti ; l’autre n’a pas encore senti sa défaite deux mois plus tard et la défection de son numéro 2.


La guerre au PS ne faisait que couver entre un revanchard (Jospin) , un illusionné (Fabius), un véritable rénovateur possible (Strauss-Kahn), et au-dessus de la mêlée, un premier secrétaire qui n’avait pas les moyens politiques, ni certainement la capacité à faire bouger les lignes du parti. Ségolène Royal, qui n’avait pas encore assez de poids pour espérer se poser en cinquième roue du carrosse, n’était pas encore apparue pour ramasser la mise.


3e acte : 29 mai 2005, deuxième soubresaut à gauche (en réalité un contrecoup de 2002, avec l’Europe dans le rôle du dommage collatéral).


Après Jospin, Hollande disparaît de la course, Fabius croit qu’il fera oublier sa trahison. Strauss-Kahn et Royal peuvent commencer à se mettre sur les rangs.


4e acte : Jospin, se croyant dans la même situation que le général de Gaulle en 1958, affrète une barque pour essayer de sortir de l’île de Ré. Le vieux Père Jack se réveille.


En novembre 2006, les militants socialistes investissent massivement Ségolène royal pour la présidentielle : choix clair, sans bavure. Elle émerge seule des décombres, symbole d’un désir de renouveau.


Malheureusement, soyons honnêtes : elle avait quand même peu de chances de réussite, plombée par la multi-céphalie de l’appareil du Parti socialiste.


Elle aura eu l’immense mérite de redonner à celui-ci sa prééminence sur la gauche, mais n’aura pu faire oublier ses incohérences programmatiques. Pire, le pacte présidentiel subissait l’effet de concurrence entre la candidate et son parti.




Une gouvernance socialiste pathétique, révélée par la défaite :


Il y a de fortes chances que le combat des législatives soit obéré par les conséquences de la victoire de Nicolas Sarkozy.


Enfonçons quelques portes ouvertes : nous assistons au PS le plus bête du monde, du moins au niveau des instances supérieures : la stratégie du parti souffre d’une conjonction de facteurs négatifs ayant largement submergé le potentiel : le rejet du CPE et l’antisarkozisme virulent d’une bonne partie de l’électorat français.




Avant tout, l’appareil socialiste est devenu un bateau sans gouvernail pourvu de petits capitaines cherchant à installer leur propre moteur :


- François Hollande est un chef en sursis qui se permet de sortir un concours de déclarations intempestives. Déjà coutumier du fait pendant la campagne (on se souvient des commentaires sur la fiscalité), il vient de montrer à nouveau son incompétence stratégique : samedi il enjoignait tout le monde au rassemblement et lundi il met le feu aux poudres. Pourquoi diable vouloir maintenant anticiper la création d’un nouveau Parti socialiste, alors que l’urgence est la campagne législative ?



- Cette volonté de montrer à tout prix sa présence n’a qu’un seul effet : aviver la réactivité des héritiers putatifs. D’un Strauss-Kahn, remonté comme une puce, qui a beau jeu de fustiger cette absence de timing, à Fabius qui se permet de jouer l’homme au-dessus de la mêlée, lui qui a joué contre son parti en 2005, en passant par Ségolène Royal qui va elle aussi peut-être trop vite en jouant d’ores et déjà sa partition personnelle à l’horizon 2012, les trois prétendants à l’investiture se disputent leur proie.


- Tout ce beau monde étant taclé par ses électrons libres, avides de reconnaissance ministérielle, mais vides de toute conscience morale : Allègre, Besson, Kouchner, Védrine (les trois premiers agissant très clairement comme des lucioles attirées par le phare sarkozien). Ce sont autant de ferments de division dont joue, il faut le dire très habilement, le nouveau président de la République.


La question du repositionnement politique


a) l’impact de la désagrégation de la gauche radicale : l’appel d’air à gauche


Le PC et toute la gauche trotsko-communiste ont été laminés (pour faire bonne mesure, nous y ajouterons les Verts, qui viennent - suprême orgueil - de refuser l’accord avec le Parti socialiste, qui aurait pu l’aider à survivre).


Les autres formations ont peu de chance de se remettre d’une telle berezina si le Parti socialiste réussit à phagocyter dans une nouvelle synthèse les ancrages majeurs de leurs programmes.




b) L’impact de la porosité entre la droite républicaine et l’extrême droite : l’appel d’air vers le centre.


La politique n’est pas qu’une affaire de conviction pure, c’est aussi une relation de miroir face à son principal opposant : il est à ce stade difficile de savoir jusqu’où ira la droitisation annoncée de la droite sarkozienne, notamment sur les aspects migratoires, le grand écart sera-t-il tenable ?




c) La problématique Bayrou : un soufflé qui semble se dégonfler :


La posture d’opposant potentiel sera-t-il suivi de faits ? Bayrou sera-t-il un opposant mou ? son mouvement pourra-t-il émerger ?


Le récent appel au dialogue avec Sarkozy semble être beaucoup plus un signe d’ouverture et de néosoumission que de véritable indépendance : sinon quelle utilité à quémander ces discussions ?



Quoi qu’il en soit, la bataille pour les sièges sera féroce entre le PS et le Mouvement démocrate : la question d’une eventuelle alliance d’opposition contre la toute-puissance sarkozienne n’étant à mon avis que secondaire. 2012 est la véritable échéance à terme. Si Bayrou s’impose au centre, le combat sera difficile pour le PS.


d) Quelles valeurs pour un nouveau Parti socialiste ?


Le 18 juin devrait être le début d’un aggiornamento profond et sans concession, avec comme axes majeurs :


- La question socio-économique : cœur de la différenciation gauche-droite. Le clivage est toujours actif, fortement revivifié par le renouveau démocratique montré par la participation :

moralisation de la répartition des revenus : fin de l’illusion d’un capitalisme autorégulé, le cas des parachutes dorés en étant l’illustration flagrante ;

problème de la dépense publique, à penser avant tout en termes d’efficacité plutôt que de dégonflement de la sphère d’action publique.



- La question du développement durable : le défi sera de faire coexister l’idéal écologique, absolument fondamental eu égard aux dangers mondiaux, en l’érigeant en contrepoids du tout-économique, ce qui aura comme avantage politique de liquider définitivement les Verts, mais aussi la comète Bové.


- la question de la sécurité, fortement investie à l’instar de 2002 par la droite.


- La question européenne : notamment concernant l’approfondissement préalable à tout élargissement (d’ailleurs peut-on encore élargir l’Europe, hormis les pays balkaniques ? Question des intégrations sociales et fiscales - lutte contre le dumping).


- La question institutionnelle : le non-cumul des mandats, une meilleure répartition des compétences entre Etat et collectivités territoriales, la responsabilité judiciaire du chef de l’Etat.




Le problème du leadership




La présidentielle est avant tout la rencontre d’une personnalité et d’un peuple, qui confirme ensuite aux législatives la profondeur programmatique du candidat.


Comme indiqué plus haut, l’investiture de Ségolène Royal était claire : on ne peut que difficilement parler d’une erreur de casting, sauf à mépriser les militants. Véritable force, ceux-ci ont un rôle majeur à jouer dans le brainstorming à venir.




A priori, Ségolène Royal incarne l’avenir à gauche. Cest le meilleur espoir de reconquête : chercher un autre leader naturel que Segolène Royal serait à mon sens suicidaire dans la conduite de cette bataille. Un monstre politique comme François Mitterand aura mis trente ans avant d’arriver au pouvoir suprême, et dix ans après Epinay.



Encore faut t-il qu’elle-même accepte de voir ses propres erreurs :


La posture féministe était intelligente pour émerger lors de la primaire, elle n’est plus tenable quand on doit démontrer sa compétence et sa stature d’"homme ou femme" d’ Etat : le fait que ce soit une femme qui l’ait montré liquidera naturellement et définitivement la question de la modernisation féminine du pouvoir.


- Dans l’optique d’une prise de pouvoir, elle doit montrer qu’elle n’est pas seulement l’icône adulée (le mot n’est pas trop fort) le 1er mai à Charléty, en enrichissant et en étoffant solidement la cohérence de son système de pensée : le pacte présidentiel peut être une solide base, il lui manque un ciment idéologique.


En l’absence d’une rencontre entre l’icône et la pensée, 2012 restera un rêve.

18.05.2007

température

un peu moins de quatre semaines du premier tour des élections législatives, les Français semblent décidés à donner au nouveau président de la République, Nicolas Sarkozy, une majorité.


Selon un sondage Ipsos, réalisé pour Le Point, 42 % déclarent avoir l'intention de voter pour un candidat de l'UMP, de l'UDF soutenu par l'UMP, ou du Mouvement pour la France (MPF), contre 35,5 % pour un candidat du PS, du PRG, du MRC, des Verts ou du PCF.




Le nouveau Mouvement démocrate (Modem) de François Bayrou récolte 10 % des intentions de vote, et le Front national, 8 %.

Pour le second tour, dans le cas d'opposition entre un candidat de l'UMP ou de la majorité présidentielle (UDF soutenu par l'UMP, MPF), et un candidat de gauche (PS, PC, Verts), les Français seraient 56 % à opter pour le premier, contre 44 % pour le second.

Confrontés au cas d'une triangulaire au second tour, avec présence d'un candidat du Modem, 11 % des Français indiquent qu'ils voteraient pour celui-ci. Le candidat de l'UMP serait toujours le favori avec 51 % des intentions de vote, contre 38 % pour le candidat de gauche (PS, PC, Verts).

LES SYMPATHISANTS SOCIALISTES RÉCLAMENT MME ROYAL


Interrogés sur leur "personnalité préférée pour conduire la campagne du Parti socialiste pour les élections législatives", les Français répondent d'abord Dominique Strauss-Kahn (33 %), avant de citer Ségolène Royal (32 %).

Inversement, les sympathisants socialistes placent – de très loin – la candidate à l'élection présidentielle au premier rang (53 %) devant M. Strauss-Kahn (27 %). François Hollande n'est cité que par 5 % des Français et 7 % des sympathisants du PS.

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 11 et 12 mai 2007 auprès d'un échantillon de 948 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et inscrite sur les listes électorales, selon la méthode des quotas.


Le Monde.fr

16.05.2007

Pour Farida

En avant pour Farida !!!!

Le lundi 14 mai 2007, le Comité Local Désir d’avenir de Poulainville s’est réuni, nous poursuivons l’aventure commencée depuis plus d’un an !!!
Au cours de la présidentielle, nous avons organisé 5 débats participatifs et nous avons donné un sérieux coup de main pour la distribution de tracts que ce soit au Pigeonnier et que sur la Place Gambetta.
Pour les législatives, nous restons mobilisés, prêts à organiser des débats participatifs ou pour aller à la rencontre de nos concitoyens pour les convaincre.
Farida peut compter sur nous.

Jean Rivera
Comité local Da poulainville.

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