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27.07.2007

Un monde cruel

ominique de Villepin a été mis en examen vendredi dans l'affaire Clearstream, a annoncé à la presse, à sa sortie du bureau des juges, l'un de ses avocats, Me Luc Brossollet.

L'ancien Premier ministre est poursuivi pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol et d'abus de confiance, complicité d'usage de faux" par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons qui instruisent depuis bientôt trois ans ce dossier politico-judiciaire devenu une affaire d'Etat.

Arrivé au pôle financier à 9h40 avec ses deux avocats, Mes Olivier d'Antin et Luc Brossollet, Dominique de Villepin a été entendu 50 minutes dans le bureau des deux magistrats. Il a refusé de répondre sur le fond aux questions des magistrats dans l'attente "de prendre connaissance du dossier", selon ses avocats.

Dominique de Villepin a affirmé vendredi à la presse après sa mise en examen qu'"à aucun moment", il n'avait "participé à une quelconque manoeuvre politique". "J'ai agi pour faire face à des menaces internationales, à des menaces concernant nos intérêts économiques. C'est strictement dans ce cadre que j'ai agi, c'était mon devoir comme ministre", a poursuivi celui qui était à l'époque des faits ministre des Affaires étrangères puis ministre de l'Intérieur.

Les juges avaient convoqué l'ancien Premier ministre vendredi, après la découverte de documents récents suggérant son implication dans une manipulation politique visant à discréditer Nicolas Sarkozy, alors candidat UMP pressenti pour la présidentielle.
L'Express