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05.11.2007

accord

Lors de la dernière table ronde, le Medef a annoncé qu'il acceptera de renoncer au CNE, en échange de la signature d'un accord.


(c) Sipa
Le patronat et les syndicats se retrouvent, vendredi 2 novembre à 9h30, au siège du Medef, pour un nouveau tour de négociations sur la modernisation du marché du travail.
Depuis le 7 septembre, les partenaires sociaux se réunissent tous les vendredis pour s'entendre sur la "modernisation du marché du travail". Ces concertations doivent aboutir avant la fin de l'année, puisqu'en l'absence de résultats, le gouvernement menace de légiférer sur le sujet.
Ces négociations abordent des sujets assez vastes tels que la sécurisation du parcours professionnel, le retour à l'emploi ou encore les contrats de travail.
A ce sujet, le Medef a annoncé le 26 octobre, lors de la dernière table ronde, qu'il acceptera de renoncer au contrat nouvelles embauches (CNE), en échange de la signature d'un accord sur la modernisation du marché du travail. Un contrat qui risque, quoi qu'il arrive, d'être condamné par le Bureau international du travail (BIT) à la mi-novembre.
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"Une appréciation très positive"

Pour l'heure, Marcel Grignard (CFDT) a exprimé "une appréciation très positive". "Même si l'on est très loin de la conclusion de la négociation, on acte trois ou quatre éléments très importants dans le nouveau texte, principalement l'affirmation par le patronat de l'obligation de motiver le licenciement, qui signifie la fin du CNE".
Gabrielle Simon (CFTC) a, elle, noté "l'abandon" de la proposition de nouvelle architecture de l'indemnisation du chômage, basée sur un socle financé par la solidarité nationale, et s'est dite "favorable" à la prise en compte d'un stage dans la période d'essai d'un CDI, tout en craignant "des effets pervers.

Chantier délicat

Le chantier de la modernisation du marché du travail s'avère délicat pour les partenaires sociaux.
"Les partenaires sociaux ont un devoir de réussite", a estimé début septembre François Chérèque (CFDT). Jean-Claude Mailly (FO) a exprimé sa "volonté de compromis", mais prévenu que "le patronat doit également jouer le jeu".
Cathy Kopp, qui a succédé à Denis-Gautier Sauvagnac comme porte-parole du patronat dans la négociation, a affirmé, a pour sa part, affirmé qu'elle "préférait de loin le compromis avec les syndicats" à une intervention de l'Etat, "puisque partenaires sociaux et nous, connaissons notre terrain, savons ce dont l'entreprise a besoin, et nous préférons le gérer".