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25.11.2007

Incroyable

Le site Internet de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe), www.anpe.fr, vient d’être renouvelé. Le communiqué de presse, daté du 18 octobre 2007, de ce qui se présente comme le « 1er site emploi français et européen » annonce, notamment, « un accès simplifié au moteur de recherche ». Ledit moteur de recherche fonctionne région par région, du moins en métropole, puisqu’outre-mer, seule La Réunion y a droit.
J’ai donc voulu tester (le 9/11/2007) le nouveau moteur de recherche, dont, c’est vrai, l’accès est vraiment simple. Les résultats sont assez simples aussi.
J’ai choisi de taper « maison de l'emploi » dans les 23 régions équipées, et la réponse a été systématiquement la même : « Aucun document n'a été trouvé pour 'maison de l'emploi'. »
Bon, c’est vrai que chercher une maison de l'emploi sur le site de l’Anpe, ce n’est pas très malin.
Donc, j’ai continué sur le site de la région Île de France en me disant : « je vais chercher un emploi », çà, çà les connaît ; voici la réponse : « Aucun document n'a été trouvé pour 'emploi'. »
Ce n’est pas grave, je me contenterai d’un travail : « Aucun document n'a été trouvé pour 'travail' ». Ah bon, et un tout petit job ? « Aucun document n'a été trouvé pour 'job' ». Tant pis, un stage, peut-être ? « Aucun document n'a été trouvé pour 'stage' ».
Vous l’avez compris, le moteur de recherche de l’Anpe est simplissime.
Précisons tout de même que, les mots que j’ai mentionnés ci-dessus donnent des résultats dans les régions autres que l’Île de France…
Source Emploi création

21.11.2007

convocation

Comité local de Poulainville (Sommes)
Animateur : Jean Rivera
06 80 15 03 06
rivera.jean@wanadoo.fr

Bonsoir,
Nous vous proposons de nous retrouver le :

Mercredi 05 décembre à 19h30
A la Salle Annexe Mairie de Camon
Au programme :

 2 ans déjà, quel chemin parcouru par DA national et DA POULAINVILLE, pistes de travail.
 Situation du Ps local et national

Le pot de l’amitié clôturera cette réunion.

Comptant sur votre présence pour un débat enrichissant.




Jean Rivera
Comité local de Poulainville

20.11.2007

Nouvelle mission

Projet de loi sur la réforme du service public de l’emploi
Le texte du projet de loi relatif à la réforme du service public de l’emploi transmis aux partenaires sociaux le 13 novembre prévoit des mesures transitoires pour faciliter la mise en place de la nouvelle organisation.

Le texte sera examiné lors de la réunion du Comité supérieur de l’emploi, le 19 novembre prochain. Les dix articles de ce texte reprennent très largement les dispositions prévues dans le document d’orientation récemment communiqué par Christine Lagarde aux partenaires sociaux (v. Bref social nos 14989-14990 du 9 novembre 2007), mais intègrent certaines des revendications exprimées par ces derniers et prévoient des mesures transitoires.




Nouvelle institution nationale

Opérant la fusion annoncée, la gestion du réseau unique sera confiée à une institution nationale dotée de la personnalité civile et de l’autonomie financière, qui intégrera l’ensemble des services de l’ANPE et les réseaux opérationnels de l’ensemble Unedic-Assedic. L’institution sera créée à la date de nomination de son directeur général. Les agents et les biens de l’ANPE et de l’Unedic seront transférés à la nouvelle institution.

Le projet de loi précise les missions et l’organisation de la nouvelle institution.

• Cette institution exercera l’ensemble des missions de service public : l’inscription et la tenue de la liste des demandeur d’emploi ; le contrôle de la recherche d’emploi et les décisions de radiation ; le versement des allocations de l’assurance chômage et du régime de solidarité ; la collecte des offres d’emplois ; l’orientation, l’accompagnement et le placement des demandeurs d’emploi. Un décret devra préciser les conditions d’accès des agents de l’institution, dans le cadre de leur mission de contrôle, aux renseignements détenus par les administrations sociales et fiscales. L’État restera cependant seul compètent pour les décisions de suppression et de réduction du revenu de remplacement.

• L’institution sera administrée par un conseil et dirigée par un directeur général. Ce dernier sera nommé par décret, après avis du conseil, pour une durée de trois ans. Son mandat sera renouvelable. Le conseil sera composé de trois collèges : cinq représentant de l’État, dix partenaires sociaux à parité et trois personnalités choisies en raison de leurs compétences dans les domaines d’activité de l’institution. Le mandat des membres du conseil sera de trois ans renouvelable. Il se réunira au moins quatre fois par an et aussi souvent que nécessaire. Il délibérera notamment sur les mesures touchant à l’organisation et au financement de l’institution, mais aussi sur les mesures destinées à favoriser l’REPLACEion, le reclassement ou la promotion professionnelle et la mobilité géographique des demandeurs d’emploi.

• Le financement de la nouvelle institution sera assuré par l’État et l’Unedic. Outre les crédits destinés à financer l’indemnisation des demandeurs d’emploi, à la charge, d’une part, du régime d’assurance chômage, dans les conditions prévues par la convention d’assurance chômage, et, d’autre part, de l’État pour le régime de solidarité, les dépenses de fonctionnement, d’intervention et d’investissement sont couvertes par une subvention versée d’une part par l’État et d’autre part par l’Unedic. Celle-ci participera à des mesures actives en faveur des demandeurs d’emploi sous la forme d’une contribution au financement de la nouvelle institution. Le niveau de cette participation, fixé par la convention d’assurance chômage et qui pourra évoluer en fonction des équilibres de la convention d’assurance chômage et des besoins du marché du travail, représentera 10 % au moins des contributions collectées par l’Unedic.

• Pour faciliter la transition vers la nouvelle organisation, une instance nationale provisoire préparera la mise en place de l’institution définitive. Elle sera amenée à définir notamment l’organisation au niveau national et territorial de cette future institution. L’institution provisoire sera organisée autour d’un conseil qui pourra s’appuyer sur les services de l’ANPE et de l’Unedic.

Statuts des agents
Le statut des agents sera fixé par une convention collective agréée par l’État, qui devra comporter les garanties nécessaires à l’accomplissement des missions de service public de l’institution. Le projet de loi comporte des dispositions permettant aux personnels issus de l’ANPE et de l’ensemble Unedic-Assedic de conserver, pendant une période transitoire, les garanties résultant de leurs statuts respectifs. Les agents de l’ANPE auront ainsi un droit d’option entre leur statut actuel et la nouvelle convention collective. Quant aux agents de l’Unedic et des Assedic, ils conserveront leur convention actuelle jusqu’à ce que la nouvelle convention ait pu être négociée.

Recouvrement des cotisations
Selon le projet de loi, le recouvrement, pour le compte de l’Unedic, des cotisations d’assurance chômage sera confié aux Urssaf, à l’issue d’une période transitoire dont le terme est fixé au plus tard le 1er janvier 2012. Il s’agit, selon l’exposé des motifs, de « simplifier et rationaliser les démarches des entreprises, qui auront désormais un unique interlocuteur pour le versement des cotisations sociales destinées au régime général de sécurité sociale et à l’assurance chômage ». Cette mesure vise en outre à « réduire notablement le coût de collecte des cotisations ». À titre provisoire, le recouvrement sera confié à la nouvelle institution.

Le régime d’assurance chômage conservera toutefois sa complète autonomie financière, y compris dans la gestion de sa trésorerie, et disposera également de l’ensemble des données relatives à la collecte et aux entreprises contributrices.

Un conseil national et des conseils régionaux
Le projet de loi prévoit la mise en place d’instances pour veiller à la cohérence des politiques de l’emploi.

• Un Conseil national de l’emploi remplacera le Comité supérieur de l’emploi. Présidé par le ministre en charge de l’Emploi, il comprendra des représentants des partenaires sociaux, des collectivités territoriales, des administrations intéressées, des principaux opérateurs du service public de l’emploi et des personnalités qualifiées. Il aura pour principale mission de concourir à la définition des orientations stratégiques des politiques de l’emploi et veillera à la mise en cohérence des actions des différentes institutions et l’évaluation des actions engagées. Il sera consulté sur l’agrément de la convention d’assurance chômage et sur la convention tripartite conclue entre l’État, l’Unedic et la nouvelle institution (cette dernière convention définissant les objectifs impartis à l’institution).

• Des conseils de l’emploi seront mis en place au niveau régional. Présidés par les préfets de région et associant les partenaires sociaux, les principaux acteurs territoriaux et les services de l’État, ces conseils seront consultés sur la convention passée par l’institution et le préfet de région pour fixer la programmation et les modalités des interventions de l’institution dans le cadre des actions pour l’emploi programmées par le préfet.



Liaisons sociales quotidien, 16/11/2007

19.11.2007

l'Ag vue par jean Lacassagne

Après plus de 8 heures de transport (car entre Périgueux et Bordeaux St Jean, puis TGV jusqu'à Paris Montparnasse) le vendredi, j'ai pu assister comme un grand nombre d'adhérents de DA de Province à l'AG que nous attendions tous depuis de nombreux mois.

Malgré les soucis liés aux grèves des cheminots combinées à celles de la RATP (+bus parisiens), la belle salle des salons Vianey était pleine dès 10h00 et celà bruissait de conversations entre adhérents..heureux avant tout de se retrouver, plein de bonnes volontés et soucieux de participer à la relance d'un mouvement autour de Ségolène, et de dynamiser la gauche en donnant au PS un souffle nouveau.

Sans surprise le quorum pour tenir l'Assemblée Extraordinaire n'a pas été atteint (normal, vu le nombre des adhérents DA et leur répartition sur l'ensemble du territoire), ce qui s'est traduit par l'impossibilité de fait de modifier les statuts ou de prendre d'importantes décisions statutaires pour l'association...repoussant les dites décisions à une future Assemblée Extraordinaire où le quorum ne sera pas necessaire.

Les comptes 2006 nous ont été présentés, après une précision essentielle concernant le changement de statut de l'association qui est passée - au cours de la campagne électorale précédante - du statut d'association 1901 à celui de formation politique assujetie à la loi de financement comme tout parti politique (loi de 1988) et dont les comptes ont été validés par des commissaires aux comptes.

Malgré quelques chicaneries et brouhaha pour souligner les inévitables fautes de frappe, l'assistance a pu constater que les comptes étaient en équilibre et le fait que les ressources de l'associtation repose essentiellement sur les cotisations (ou les dons) de ses membres (71% des produits du compte de résultat) alors..que le PS n'avait apporté qu'une somme de 82.534 euros (20% des produits du compte de résultat 2006). Sur la demande de certains adhérents, il a été précisé que les 38.000 euros des "autres produits" correspondait aux salaires (ensuite remboursé par le PS) de trois permanents...de même a été donné un éclairage sur "les immobilisations incorporelles" (47.519 euros) du Bilan 2006 liées au frais du site internet DA, au matériel PC, au nom de domaine DA..

L'importance des comités locaux (+900 avec 30/40 personnes en moyenne, +200 blogs) lancés par les adhérents (avec de nombreuses personnes gravitant autour) a été reconnue fortemment et il a été réaffirmé que la logique des comités locaux va perdurer, avec une structuration stratégique...néanmoins JP Mignard se refuse à une "caporalisation" du mouvement, à un trop grand "dirigisme par le haut" des comités locaux..ce qui a suscité, il faut le reconnaitre, un certain émoi dans la salle (cf réaction du comité de Reims de DA sur les fichiers nationaux de DA, sur les difficultées pour joindre les uns et les autres, pour s'organiser concrétement...et sur le financement des réunions).

La tendance semble être de privilégier une plus grande efficacité (en recentrant nos réflexions locales sur 3 ou 4 thémes -style vie chère, environnement- qui font un brin marronniers..),tout en préservant la "spontanéité locale" (cf concept des mille fleurs)...mais il demeure toujours une très grande "naiveté" politique vis à vis du PS, de courants qui eux sont puissament organisés et ont des objectifs politiques clairs.

JP Mignard a souligné, avec justesse, que DA revient à sa première "période"..celle de la réflexion..et qu'il fallait respecter le temps donné par les adhérents. Un foisonnement de débats, d'idées pouvant paraitre très interessant mais aussi difficile à exploiter dans la réalité...aussi il nous faut nous centrer sur moins de thémes, mais plus porteurs et penser à être beaucoup plus pragmatique. Celà implique le développement d'une sorte de "corpus" lors de nos réflexions.

Bizaremment une phrase m'a intrigué car elle ne me parait pas très crédible, lorsque JP a cru bon de souligner que l'on parlait d'organisation (que structurer..reviendrait à faire des "responsables" DA Nationaux..des apparatchiks !) que dans les phases de récession..et que dans son esprit, il n'en était pas question, car DA devait se développer. Là franchement, je ne vois pas en quoi..une structuration plus forte, en particulier dans les régions, ne serait pas possible, ni utile à l'ensemble du mouvement...et en quoi, la création "multiple" de comités locaux dans les mêmes endroits..pourrait contribuer au dynamisme, à la richesse de DA. Comme dans tout mouvement politique, DA a franchi un palier..il lui faut; de fait, se structurer et avoir une forte base adhérents DA ou DA/PS, en leur confiant des responsabilités, et ne pas tomber dans la facilité de "placer" des élus (parfois versatiles évidemment..) - même à la tête des comités locaux -. Il est indispensable de "sonder" les adhérents sur ces soucis de structuration..

Le vote sur le CA "provisoire" (jusqu'à la prochaine AG extraordinaire) n'a donné lieu, après un long dépouillement vu le nombre de candidatures (10...avec Bombard, Um, Grayc,Henin) n'a donné lieu à aucune surprise...mais tout le monde était déjà au restaurant, là c'était bien plus convivial..avec FP Nicolas, Rivera et tous leurs ami(e)s autour d'un bon couscous dans le 12éme arrondissement...là soufflait le bon vent de DA, celui que nous avons tous porté et souhaité voir arriver au sein de nos sections socialistes, de la gauche dans sa diversité avec ses sensibilités.

J'appelle toutes les personnes interessées, membres de DA ou proches, sur Périgueux ou environ..à me contacter, afin que nous mettions en place un café débat (peut être pourrions nous le faire au café de Paris -très calme et agréable-, dans le centre de Périgueux) sur la façon dont nous voyons la continuité de notre action dans les semaines à venir et de penser aussi à la relance du comité local DA Périgueux.

18.11.2007

AG

C est reparti

Depuis notre réunion du mois de juin, un certain nombre de camarades réclamaient à la foi la statuts de DA mais aussi une AG.
Le grand jour est enfin arrivé hier, il y a eu quelques cris, quelques protestations concernant le bilan mais les choses sont rentrées dans l’ordre, nous avons élu un CA et nous sommes maintenant en ordre de bataille.
Petit retours en arrière ….
Depuis juin, notre comité local travaille en étroite collaboration avec Da Paris , nous avons préparé la réunion de Melles , organisé le Google group des animateurs locaux . Avec quelques uns, nous avions en charge la préparation de l’AG.
Lors de des mes différents sur Paris, je rencontrais mes copains du national et nous cordonnions nos actions. Les amis Parisiens prenaient en charge l’AG, je m’occupais du post AG en réservant un restaurant du coté Bastille.
La préparation d’une AG n’est pas une partie de plaisir : réservation de salle , envoi des invitations avec la mise sous les plis , merci Fabien Pierre , et les autres pour les croissants , bienvenus en ce samedi glacial après 2 heures de route !!!!
A 08h30, mes camarades Nordistes me récupèrent au péage de Royes , quelle joie de retrouver Bernard, Vincent , et Daniel , compagnons fidèles de cette longue marche royale .
A 10h00, nous arrivons quai de la râpée, il y a déjà la foule pour s’inscrire et prendre les pouvoirs, Fabien et Sivane sont à l’œuvre ….Je retrouve mon amie Marie de Mulhouse.
Nous descendons dans les sous sols, c’est avec plaisir que je serre dans mes bras tout le Da historique : Dominique, Mireille, Pascal, Christophe, joie et sourire sont palpables.
Christophe Chantepy ouvre la séance, il remercie les participants de s’etre déplacés, nous sommes 200 a avoir bravé les grèves et le froid, certaines comme Michèle ont fait leur footing matinal depuis Poitiers ….
Christophe attaque le bilan financier, des puristes font remarquer quelques anomalies, mon voisin semble être remonté !!?? Après quelques paroles apaisantes, les choses rentrent dans l’ordre.
Nous abordons ensuite le rapport moral, c’est une partie de notre vie militante qui commence un certain mois de décembre 2005 . Aujourd’hui, DA c’est :
900 comités locaux (a voir ceux qui sont réellement actif !?)
14 000 membres (idem)
200 blogs
35 000 visites quotidiennes
6500 débats pendant la campagne.
Nous abordons le vote du CA .
Se présentent :
Jean Pierre Mignard, comme président
Pascal Tallon
Nadja Belkacem
Aurélie Filipetti
Delphine Batho
Monique Saliou : trésorière
Dominique Bertinotti
Yvon Graic
etc…
Pendant le dépouillement, nous prenons l’apéritif, je rencontre enfin un picard, mon copain Thierry Doukhan de la thiérarche profonde et nous discutons devant un verre de Pinaud blanc .
Nous terminons cette amicale réunion par un excellent couscous au Berbère servi par mon ami Hocine , le président jean Pierre Mignard se joint à notre table pour nous donner quelques informations sur l’avenir de DA .

Jean Rivera
Animateur DA Poulainville

14.11.2007

renovation

Intervention de Gaëtan Gorce le 10 novembre 2007 lors de la journée de débat « Refonder le clivage Droite / Gauche







Si nous sommes ici, c'est parce que nous aimons la Gauche ; parce que nous ne pouvons nous résigner à son échec ; surtout parce que nous ne pouvons nous résoudre à cette impuissance à se transformer à sa régénérer dans laquelle elle semble aujourd'hui vouloir s'enfermer. La gauche n'a de pire ennemi qu'elle même. Notre conviction , c'est que le Parti socialiste a toutes les ressources humaines, politiques, intellectuelles, pour réussir son renouvellement. Mais il se heurte, pour y parvenir, à deux obstacles majeurs, que nous avons pour devoir de dénoncer, contester et combattre :

d'abord « l'attentisme », celui qui, joue de la force des habitudes, qui trouve toujours de nouveaux prétextes pour ne rien changer : la crainte du chaos, la guerre des chefs, les risques que contient tout changement à l'approche des élections municipales. C'est cet attentisme qui aujourd'hui nous mine, transformant toute question à trancher en obstacle à franchir.

A l'attentisme s'ajoute ensuite une autre dérive dangereuse, ce que j'appellerai « l'arrangisme », qui se donne aujourd'hui libre court et qui consiste à opérer les recompositions, les alliances, les futures synthèses, sans aucun rapport avec les questions de fond, sans souci de l'orientation politique commune, en continuant à brouiller les repères et les enjeux.

Ceux qui se livrent à cela commettent une erreur majeure de perspective. Ils voient dans notre échec de 2007 un nouvel accident, alors qu'il est la conséquence de notre incapacité durable à rénover notre Parti, son organisation, son projet, à tourner la page d'Epinay et à inventer un socialisme d'aujourd'hui.

Si nous sommes réunis aujourd'hui, c'est, en revanche, parce que nous sommes les uns les autres convaincus que l'avenir de la Gauche et du Parti socialiste passe par une double exigence :

l'exigence d'abord de refondation intellectuelle : ce sont les fondements mêmes sur lesquels est bâti le projet de la Gauche qu'il faut aujourd'hui retravailler. Et c'est le sens de nos débats, qui visent non pas à récuser le clivage droite / gauche, mais bien au contraire à le refonder, à l'actualiser, en un mot à le moderniser pour tenir compte de la rupture qui est intervenue dans les années 80 à travers l'accélération de la mondialisation et l'individualisation des rapports sociaux. La Gauche aujourd'hui ne ressemble plus à celle des Trente Glorieuses. Le communisme s'est effondré et avec lui l'idée d'un sens de l'histoire, d'une lutte entre le Bien et le Mal, c'est à dire entre l'État et le marché. L'écologie s'est imposée comme une priorité vitale et comme une composante de la Gauche politique. Ce sont ces changements qu'il nous faut assumer, intégrer à l'intérieur d'un grand Parti ayant vocation à regrouper toutes ces idées neuves. Face à une droite qui n'est pas libérale mais conservatrice, qui utilise le mot de rupture pour mieux poursuivre ses politique traditionnelles, pour mieux servir les mêmes clientèles, la Gauche doit retrouver l'esprit du mouvement, incarner le changement et s'identifier avec le besoin de réforme et de modernisation de l'entreprise comme de l'État ou de notre système de protection sociale.

La seconde exigence est celle de la clarification politique. Il existe dans notre Parti deux orientations distinctes et entre lesquelles il faut choisir : d'un côté les fondamentalistes, ceux qui estiment que la Gauche s'est trop éloignée de ses valeurs de base, d'ailleurs mal définies, et qui renvoient aux grands moment des années 70, et les Rénovateurs qui pensent au contraire que nous sommes entrés dans un monde radicalement nouveau et que la fidélité à nos valeurs doit s'accompagner d'une révision complète et sans tabou de notre projet politique.

Nous proposons a tous ceux qui se reconnaissent dans cette approche de se retrouver dans une nouvelle majorité qui doit être une majorité d'idées et non un système d'alliances factice uniquement destiné à compter ses voix et ses mandats. Nous proposons une démarche, dynamique autour d'idées et de valeurs, non un retour aux vieux courants.

Le paradoxe, et sans doute la cause de nos échecs, c'est que cette mutation, nos électeurs l'ont accompli avant nous. S'ils se reconnaissent toujours clairement sur une échelle Droite / Gauche, ils sont beaucoup plus dubitatifs pour exprimer leur proximité à l'égard des partis et en particulier du Parti socialiste. Ce qui montre clairement le décalage qui s'est installé entre leurs attentes et notre projet. Les électeurs de Gauche réclament à la fois la protection de l'État mais d'un État plus efficace ; ils veulent que cette intervention ne mette pas en danger par un poids excessif de la fiscalité le développement des entreprises et l'esprit d'initiative. Ils expriment toujours un attachement massif à la solidarité et à la justice sociale, mais ils refusent de les dissocier d'un appel à la responsabilité de chacun. Bref, ils nous montrent la voie de ce qu'il nous reste à faire. C'est ce dont nous allons débattre aujourd'hui. Non pas à partir de forums vagues et rapidement bricolés, mais autour de questions précises sur lesquelles nous prenons position pour donner à la rénovation un contenu et son véritable agenda :

nous devons d'abord redéfinir l'idée même que nous nous faisons de l'État et de son rôle en sortant des opposition grossière entre l'État et le marché. La gauche doit être le parti de la Réforme du service public et de la protection sociale, non pour des raisons idéologiques ou comptables, mais parce que dans un contexte où les prélèvements pèsent lourdement sur nos concitoyens, ceux-ci doivent avoir la garantie que les objectifs de justice, de solidarité, d'égalité des chances sont bien atteints.

Nous voulons également que la gauche revoit sa vision de l'entreprise et s'affirme comme la force politique qui veut garantir le niveau de vie de nos concitoyens en soutenant l'initiative économique et en faisant de l'entreprise le lieu, non de l'affrontement, mais d'une nouvelle dynamique sociale.

Nous voulons enfin réintégrer l'écologie au coeur de notre projet sans le sous traiter à tel ou tel autre Parti et refonder notre vision de l'Europe en tenant compte des nouveaux équilibres du monde.

Pour y parvenir il y a naturellement un préalable : une réforme en profondeur du Parti socialiste, qui doit apprendre à choisir, s'appuyer sur ses militants et faire le choix d'une majorité.

La nouvelle Gauche française arrive au fond au bon moment pour dresser l'acte de décès (un peu tardif en France c'est vrai) du socialisme traditionnel, mais surtout pour prendre le relai, politique, d'une sociale démocratie à bout de souffle, et idéologique, d'une troisième voie dont l'efficacité est désormais émoussée.

semaine du handicap

Les 6 grandes catégories de handicap

Extrait du site de l'



Le handicap moteur

Il recouvre l’ensemble des troubles pouvant entraîner une atteinte partielle ou totale de la motricité, notamment des membres supérieurs et/ou inférieurs (difficultés pour se déplacer, conserver ou changer une position, prendre et manipuler, effectuer certains gestes). Certaines déficiences motrices d’origine cérébrale peuvent également provoquer des difficultés pour s’exprimer, sans altération des capacités intellectuelles. En France, plus de 8 millions de personnes sont touchées par une déficience motrice, de la plus légère (rhumatisme, arthrose) à la plus lourde (hémiplégie, paraplégie, tétraplégie). Environ 600 000 personnes sont para-, tétra-ou hémiplégiques. Seules 370000 personnes utilisent un fauteuil roulant.

Le handicap visuel

Il concerne les personnes aveugles, mais aussi, dans la majorité des cas, les personnes malvoyantes. Dans certains métiers, une personne daltonienne peut-être reconnue comme handicapée. En France, 1 500 000 personnes sont malvoyantes, 60 000 sont aveugles.

Le handicap auditif

La perte auditive totale est rare. Comme pour le handicap visuel, la plupart des déficients auditifs possèdent « des restes auditifs » pour lesquels les prothèses auditives apportent une réelle amplification. Selon les cas, ce handicap s’accompagne ou non, d’une difficulté à oraliser. Un certain nombre de personnes sourdes utilisent la langue des signes et d’autres la lecture sur les lèvres pour communiquer. Sur 6 millions de personnes sourdes et malentendantes, seulement 100 000 utilisent le langage gestuel.

Le handicap psychique

Aucune définition exhaustive n’est possible, d’autant que la terminologie psychiatrique (névrose, psychose…) est seulement maîtrisée par les psychiatres. Néanmoins on peut retenir que les personnes atteintes de difficultés d’ordre psychique souffrent d’un malaise qui peut se traduire, à certains moments, par des comportements déroutants pour les autres, car éloignés des conduites convenues et habituelles.

La déficience intellectuelle

C’est une difficulté à comprendre et une limitation dans la rapidité des fonctions mentales sur le plan de la compréhension, des connaissances et de la perception. Les incapacités qui en découlent peuvent avoir des degrés différents et perturber l’acquisition de la mémorisation des connaissances, l’attention, la communication, l’autonomie sociale et professionnelle, la stabilité émotionnelle et le comportement….

Les maladies invalidantes

Toutes les maladies respiratoires, digestives, parasitaires, infectieuses (diabète, hémophilie, sida, cancer, hyperthyroïdie…) peuvent entraîner des déficiences ou des contraintes plus ou moins importantes. Elles peuvent être momentanées, permanentes ou évolutives. Près de la moitié des maladies invalidantes sont d’origine respiratoire ou cardio-vasculaire.

Maison de l emploi

Maison de l’Emploi : « ne pas stopper la dynamique »

En accord avec le réseau des Maisons de l’Emploi, Alain Ligné, Président de la Maison de l’Emploi du Pays Thouarsais, demande à être reçu avec une délégation d’élus par la Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi suite à sa décision de "gel" des maisons de l'emploi dans la perspective de la fusion ANPE-UNEDIC. Il a également interpellé le Premier Ministre François Fillon et les parlementaires du Département.

Cette demande de rendez-vous s'accompagne d'un projet de "lettre ouverte", dans laquelle il dénonce "l'incohérence" du gouvernement qui, après avoir créé ces structures dans la loi de cohésion sociale, les gèle "sans concertation ni évaluation".

La décision de la Ministre est incohérente. Elle remet en cause d’autorité la parole donnée de l’Etat, qui a été validée dans le cadre de la concertation engagée avec la commission de labellisation. Elle n’est pas sérieuse alors même que tout le territoire est engagé dans la mise en œuvre d’un plan d’actions validé par l’ensemble des partenaires y compris des services de l’Etat, de l’ANPE et l’UNEDIC. Il est certain que si la convention n’est pas entérinée avant la fin d’année, cela fragiliserait l’édifice qui a été construit et remettrait en cause gravement les actions initiées par les collectivités territoriales et les partenaires de l’emploi, qui ont su se fédérer pour créer une véritable synergie locale.

Pour l'heure, sur les 227 maisons de l'emploi labellisées, 152 ont été conventionnées par l'État. Trente-trois autres, dont les conventions sont finalisées, bénéficieront des crédits inscrits au budget de l'État en 2008, ce qui porte à 185 le nombre de structures en état de marche. "Il en reste à peu près 42 qui restent à finaliser dont celle du Thouarsais".

"L'essentiel est de ne pas stopper le mouvement engagé". "La dynamique d'emploi se crée avec les élus à partir des territoires pour tenir compte de leurs spécificités." C'est d'ailleurs l'objet du premier domaine d'intervention des maisons de l'emploi : l'observation, l'anticipation et l'adaptation au territoire. "Ce qui se prépare en ce moment d'en haut est extrêmement inquiétant".

"En soi, si le rapprochement ANPE-UNEDIC est une bonne chose, il ne doit pas se faire au détriment des maisons de l'emploi qui, en vertu de l'article 1er de la loi du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale, contribuent à la coordination des actions menées dans le cadre du service public de l'emploi". De plus, "c'est souvent grâce aux maisons de l'emploi que se sont rapprochées l'ANPE et les Assedic". Tel est le cas à Thouars où le projet est en cours de discussion pour aboutir au printemps 2008.
Source Mairie de Thouars

12.11.2007

négociation

Marché du travail : les syndicats saluent
Cathy Kopp
Challenges.fr | 09.11.2007 | 16:28 | Réagir à l'article (4 réactions)

La nouvelle négociatrice patronale est à l'origine d'un avant-projet d'accord, dans lequel elle propose de nouveaux droits aux salariés.


Cathy Kopp, la remplaçante de Denis Gautier-Sauvagnac à la tête de la délégation patronale pour la négociation sur la modernisation du marché du travail (c) Reuters
Les syndicats sont mitigés sur le projet présenté jeudi par le patronat sur la modernisation du travail. La CFTC, la CGT, FO et la CFDT ont noté, vendredi 9 novembre, la présence de certaines “avancées“, toutefois “insuffisantes“ mais aussi de “points durs“.
Jeudi soir, à la veille d'une nouvelle séance de négociations au siège du Medef, le patronat a présenté aux fédérations un document qualifié d'"avant-projet" d'accord, dans lequel il propose de nouveaux droits pour les salariés, en contrepartie d'une "rupture à l'amiable" facilitée et de l'allongement de la période d'essai en CDI jusqu'à un an pour les cadres.
Parmi les concessions: la situation des salariés en contrat à durée déterminée (CDD), nombreux à faire des allers-retours par la case chômage. Or, désormais, le chef d'entreprise serait contraint d'informer le comité d'entreprise ou des délégués du personnel de ses motivations à recruter en CDD.



Lire aussi

Tous les secteurs se mettent à l'intérim
Toute l'actu Business
Progrès en matière de complémentaires santé/retraite

Entre le début et la fin de la réunion, les syndicats n'ont pas changé d'avis.
"Il y a quelques petites avancées, mais des points durs subsistent sur les assouplissements du contrat de travail" réclamés par le patronat, a déclaré Maryse Dumas (CGT). Même constat pour ses collègues de la CFTC et CFDT qui relèvent "des avancées" mais "floues" sur les nouvelles sécurités pour les salariés.
Sur BFM, Maryse Dumas a affirmé que "le texte rappelle que le CDI reste la norme, mais le reste du document dément cette formulation".
Marcel Grignard (CFDT) constate aussi les "avancées“. Cela confirme la dynamique positive dans laquelle on s'est toujours situé, même si la sécurisation des parcours professionnels n'est pas assez développée". Il se réjouit cependant des progrès en matière de complémentaires santé/retraite.
L'ensemble des fédérations a salué positivement la méthode de la nouvelle négociatrice patronale, Cathy Kopp (Medef), à l'origine de cet avant-projet d'accord. "Nous avons eu un dialogue qui a été extrêmement dense et constructif, qui montre que nous souhaitons aller sur un accord de fond", a déclaré l'intéressée.

Une aide pour les chômeurs

Parmi ses propositions, les salariés au chômage pourraient garder pendant "au maximum quatre mois le bénéfice des couvertures complémentaires santé et prévoyance", et pendant un an la moitié de leur droit individuel à la formation (DIF).
La possibilité de transférer certains droits vaudrait aussi pour tous les salariés en fin de contrat de travail, selon le texte.
Pour les moins de 25 ans, le patronat propose de leur ouvrir des droits à l'assurance-chômage dès lors qu'ils ont "accompli cinq mois continus ou non de travail salarié", contre six mois aujourd'hui. Ils pourraient toucher "une allocation forfaitaire" d'un montant à déterminer à partir du troisième mois de chômage.
Enfin, le patronat propose de ramener à deux ans, au lieu de trois, l'ancienneté nécessaire pour être indemnisé les premiers jours de maladie.
Pour les chômeurs, une aide spécifique à la requalification serait mise en place.

Nouveau mode de rupture d'un commun accord

Mais, en échange, le patronat souhaite allonger à "trois mois renouvelables une fois" la période d'essai, sauf pour les cadres pour lesquels elle serait de "six mois renouvelables une fois".
Il entend aussi créer un contrat de mission, qui serait un CDI conclu pour une durée supérieure à 18 mois et se terminant à la fin du projet.
Il reconnaît "l'obligation de motiver les licenciements", juge "indispensable de réhabiliter la conciliation prud'homale", mais évoque "un nouveau mode de rupture d'un commun accord", qui contrairement à une démission, ouvrirait des droits à l'assurance-chômage.

Les partenaires sociaux se retrouvent une fois de plus vendredi prochain pour continuer les négociations. Ils n'ont étudié ce vendredi que les quatre premières pages de l'avant-projet (12 pages).

11.11.2007

Gaetan

Au PS, la querelle des anciens et des modernes peut continuer. Gaëtan Gorce vient de tirer de nouvelles munitions contre l'actuel parti socialiste. Le député de la Nièvre, animateur du courant «rénovateur», a affirmé samedi à Paris qu'il était temps de «dresser l'acte de décès du socialisme traditionnel».

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«Il existe dans notre Parti deux orientations distinctes et entre lesquelles il faut choisir», a déclaré le député de la Nièvre. «D'un côté, a-t-il dit, les fondamentalistes, ceux qui estiment que la gauche s'est trop éloignée de ses valeurs de base, d'ailleurs mal définies, et qui renvoient aux grands moments des années 70.»

«De l'autre, a-t-il poursuivi, les rénovateurs qui pensent au contraire que nous sommes entrés dans un monde radicalement nouveau et que la fidélité à nos valeurs doit s'accompagner d'une révision complète et sans tabou de notre projet politique.»

Gaëtan Gorce participait à une journée-débat ayant pour thème Le clivage droite-gauche, organisée avec d'autres tenants de la «rénovation» tels les députés Manuel Valls (Essonne), Patrick Bloche et Christophe Caresche (Paris).

Il a dénoncé «l'attentisme» qui «trouve toujours de nouveaux prétextes pour ne rien changer» et ce qu'il a appelé «l'arrangisme».

Cette attitude, selon lui, «se donne aujourd'hui libre cours» dans le parti. Elle «consiste à opérer les recompositions, les alliances, les futures synthèses, sans aucun rapport avec les questions de fond, sans souci de l'orientation politique commune, en continuant à brouiller les repères et les enjeux».

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