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09.01.2008
fusion
ue pensez-vous de la fusion de l'Unédic avec l'ANPE ?
Cette fusion peut être une bonne chose. Mais les décisions ont été prises de façon trop rapide et la mise en oeuvre sera très longue. Nous plaidons pour disposer du temps nécessaire pour réussir cette réforme. Une préparation plus en amont et la possibilité d'intégrer les conclusions de la négociation sur le marché du travail, qui se termine cette semaine, auraient été préférables. On a construit l'outil avant de définir quelles allaient être ses missions.
Ne craignez-vous pas une perte d'influence des partenaires sociaux et le recul du paritarisme ?
Le fait que le conseil d'administration du nouvel organisme ne soit plus uniquement composé des syndicats et du patronat, comme à l'Unédic, peut laisser croire à un affaiblissement du paritarisme. Mais il se renforce au plan régional dans les conseils pour l'emploi, tandis qu'au plan national, les partenaires sociaux seront reconnus au même titre que l'Etat dans la définition de la politique de l'emploi. Et l'Unédic demeure la structure de gestion de l'assurance-chômage.
Offrirez-vous votre patrimoine immobilier au nouvel organisme ?
Le patrimoine de l'Unédic est plus important que ce dont va avoir besoin le nouvel opérateur, compte tenu de l'apport immobilier de l'ANPE. Nous mettrons à disposition, gratuitement, les locaux nécessaires aux missions du nouvel organisme. Mais pas plus.
L'effort doit être conjoint et équilibré avec l'ANPE. Une partie de nos locaux pourraient être vendus, par exemple, pour rembourser la dette de l'Unédic. Discuter des missions et des offres de service nous semble plus important, le point de départ d'un schéma d'implantation cohérent.
Partie prenante dans la création de l'institution, pourquoi demandez-vous des garanties sur son financement ?
Le financement du nouvel organisme par l'assurance-chômage est inscrit dans la loi, à l'échelle de l'effort que nous faisons déjà (l'équivalent de 2,7 milliards d'euros). Mais il s'agit de l'argent des cotisations et nous devons avoir des garanties sur son usage. Il n'est pas admissible que les dépenses pour le personnel, les investissements immobiliers ou les prestations pour les chômeurs soient mélangés dans le même poste budgétaire. C'est à l'Unédic de décider de l'affectation des sommes qu'elle versera au nouvel organisme. Sur cette question, le projet de loi ne fixe aucun paramètre ni chiffre concernant les sommes que l'Etat s'apprête à investir dans le nouvel organisme. Ce n'est pas très équitable.
07:19 Publié dans emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

