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19.03.2008

congres

Congrès: fallait-il accélérer?
L'affaire est entendue: le congrès socialiste se tiendra donc du 7 au 9 novembre. L'annonce a été faite hier soir aux hiérarques du parti lors de la "commission de rénovation". Le lieu reste à déterminer, même si la proposition de Toulouse, ville symbole de la victoire socialiste aux municipales, faite par Kader Arif, premier fédéral de Haute-Garonne, semble ne poser de problème à personne.

Ségolène Royal et ses partisans, plutôt enclins à accélérer le tempo, se sont donc rangés à ce que François Rebsamen appelle "un principe de réalité". En l'occurence, un calendrier proposé par une direction renforcée par le succès de dimanche, soutenu par la quasi-totalité des courants soucieux de temporiser pour diverses raisons et donc, à l'arrivée, impossible techniquement à brusquer.

La position des amis de Ségolène Royal avait d'ailleurs été adoptée mardi matin, lors de la traditionnelle réunion des proches de l'ex-candidate. Seul Jean -Louis Bianco a tenté hier un baroud d'honneur sur Canal +, prônant des changements "avant l’été" et souhaitant que Royal "fasse acte de candidature". Réplique immédiate de Claude Bartolone: "Qu’est ce que c’est que cette politique fast food, vite cuisinée, vite consommée? Le parti a besoin de quelque chose de consistant!" Hier après midi, Jean-Louis Bianco rectifiait donc le tir: "Nous n’allons pas faire la guerre sur des questions de calendrier..."

Au-delà de la petite cuisine interne, ce calendrier ne risque-t-il pas de retarder le processus de rénovation, et de faire trop durer l'inévitable compétition interne, alors que le gouvernement va repasser, dans les jours qui viennent, à l'offensive? Ces huit mois de réflexion supplémentaires ne risquent-ils pas d'apparaître comme du temps perdu après une séquence post-présidentielle pas franchement productive sur le plan des idées et du projet? Au fond, ne valait-il pas mieux trancher au plus vite?