« 2008-03 | Page d'accueil | 2008-05 »

29.04.2008

Gille Seguin

Nous venons d'apprendre l'agression dont a été victime notre camarade Gille Seguin hier au Conseil régional de Picardie .
j'ai eu l'occasion de travailler avec Gilles en 2003 sur Creil . C'est un homme de coeur
Nous lui souhaitons donc nos voeux de prompt rétablissement.
A bientot Gilles et en bonne santé

Jean Rivera
Da poulainville

ps

Le PS condamné à de petits replâtrages»
Rémi Lefebvre, professeur de science politique.
Recueilli par DAVID REVAULT D’ALLONNES
QUOTIDIEN : mardi 29 avril 2008
0 réaction
Professeur de science politique à l’université de Reims, auteur, avec Frédéric Sawicki, de la Société des socialistes (Editions du Croquant), Rémi Lefebvre livre son diagnostic sur la rénovation du PS.

Dans l’épais brouillard qui entoure aujourd’hui la préparation du congrès, quels scénarios se dégagent ?

Rarement congrès, dans l’histoire du PS, aura été aussi incertain, avec des lignes de force aussi changeantes. Trois intrigues sont possibles. Un duel frontal entre Delanoë et Royal, une opposition entre cette dernière et des «reconstructeurs», groupe aux frontières aujourd’hui très floues, ou encore une configuration plus classique, comme à Dijon ou au Mans, avec confrontation entre gauche et droite du parti. Avec un risque commun à tous ces scénarios : qu’il n’y ait, à l’arrivée, aucune clarification idéologique.

Pourquoi une telle incertitude ?

C’est le signe d’un parti qui n’est plus structuré par des loyautés idéologiques durables. Les courants sont devenus des coteries instables. Les identités y sont fluides, et les reclassements permanents. A part, peut-être, à la gauche du parti. Encore faudrait-il que celle-ci dépasse une certaine culture de la division et de la balkanisation idéologique. Car, au fond, qu’est ce qui distingue Marie-Noëlle Lieneman, Jean-Luc Mélenchon ou Benoît Hamon ?

Est-ce la fin des courants ?

C’est en tout cas la crise des sensibilités organisées. Un exemple : le courant strauss-kahnien était l’un des plus structurés, avec une vraie identité idéologique construite autour de la modernisation et du refus du surmoi marxiste. Mais il n’a pas résisté au départ de son leader, ni aux rivalités qui l’ont miné de l’intérieur. Au-delà, les positions sont devenues interchangeables : quelles sont, sur la durée, les positions sur l’Europe de Julien Dray, Arnaud Montebourg ou Vincent Peillon ? Qu’est ce qui distingue, sur le fond, Ségolène Royal, François Hollande ou Bertrand Delanoë ? Il n’y a même pas d’accord sur les désaccords ! Les clivages sont artificiels et ne masquent que des luttes d’intérêts. La déshérence idéologique est totale.

Que signifie l’inflation du nombre de prétendants au poste de premier secrétaire ?

Le jeu est tellement ouvert que tout le monde tente sa chance. Dans la mesure où le débat ne porte plus sur les idées, la question des personnes devient surdéterminante. Le leadership est devenu le nouveau mantra du PS. Mais, plutôt qu’à l’homme ou à la femme providentiel(le), il faudrait réfléchir aux conditions à réunir pour qu’il existe une autorité au PS. Aujourd’hui, il n’y en a plus.

Partant de ce constat, la rénovation s’avère-t-elle une mission impossible ?

Le PS a déjà perdu beaucoup de temps. La défaite de 2007 avait ouvert une fenêtre d’opportunité. Mais elle n’a débouché que sur une période de latence. Aujourd’hui, il y a retour à la routine de l’organisation, et le mot de rénovation a perdu tout son crédit. Même au sein du parti, personne n’y croit plus. Le PS est condamné à de petits replâtrages en coulisses. Avec un effet délétère sur l’opinion publique. Le PS est même devenu illisible pour ses propres militants…

Justement, comment expliquer que le PS ait perdu 40 % de ses militants ?

D’abord parce que, dans toute organisation politique, les défaites sont toujours suivies d’hémorragies militantes. Mais aussi parce que le départ des nouveaux «adhérents à 20 euros» était écrit. Le PS se retrouve à son étiage historique, autour de 130 000 adhérents, plus que jamais retracté sur son réseau d’élus. Et ceux-ci n’ont pas intérêt à ce qu’arrive le nouvel adhérent, qui est celui qui va remettre en cause les équilibres établis et se montrer critique. Le PS est un monde fermé, qui ne cherche pas à recruter. Sa logique est celle d’un repli sur soi.

Beaucoup de socialistes promettent un congrès pas comme les autres, avec des militants qui ne voteront plus selon la consigne du patron de la fédération…

Le vote des militants reste captif. Certes, les militants sont de moins en moins sensibles aux pressions et aux intimidations de leur secrétaire de section, ou de leurs responsables fédéraux. Mais le poids des élus demeure déterminant. Et d’abord parce qu’énormément de militants sont des collaborateurs des élus, qui travaillent dans les cabinets ou les collectivités locales. Ils sont donc dans des relations de dépendance. Le poids des grands féodaux du PS demeure donc très important.

lundi

Brèves de Poulainville en attendant encore mieux …

Nous nous sommes retrouvés à 6 à Camon et nous avons eu le plaisir d’accueillir jean Bernard, Guillaume et Sophie grâce à la magie du Web , 1 h30 de discussion sur le parti socialiste entre bilan de la présidentielle et projets concrets .
Le compte rendu sera amendé et enrichi par les participants.
Nous avons prévu une autre réunion courant mai …

Jean Rivera
Comité Local Poulainville

28.04.2008

Arras

f8473d419d786d1f8f7f0c0c0ad2ab58.jpg
f7b015799d7d0394bc6eece7e36e9e5d.jpg
Ce samedi , et avec Dominique , nous avons rejoint nos camarades DA grand Nord du 59 et du 62 , je vous rassure l'acceuil fut des plus chaleureux et nous avons eu le plaisir de retrouver des compagnons de la longue marche ....
Nous avons eu l'occasion d'échanger et de prendre le pot de l'amitié , mais suite à un appel urgent , je me retrouvais entouré de 2 avocats devant le palais de justice d'Amiens , la cause est entendue ...
2b44cb62b4551d810f6b4c0f1054e0d8.jpg

895ba2dfd1ed4ee857bf22691cb49125.jpg

27.04.2008

rsa

Le redéploiement partiel de la prime pour l'emploi pour financer le Revenu de solidarité active (RSA), annoncé jeudi par Nicolas Sarkozy, suscite les inquiétudes d'une partie de la classe politique et des syndicats qui craignent que les salariés modestes soient ainsi pénalisés pour aider les plus pauvres. Le chef de l'Etat a déclaré qu'il voulait généraliser le RSA "l'année prochaine" en le finançant par un redéploiement partiel de la Prime pour l'emploi (PPE), pour un coût de "1 ou 1,5 milliard d'euros".


L'ancien premier ministre socialiste Laurent Fabius a estimé, samedi 25 avril, la réforme proposée jeudi par Nicolas Sarkozy représente la fin de la Prime pour l'emploi (PPE) telle qu'elle existe. Dans un entretien au Parisien, M. Fabius calcule : "Si l'on prélève 1 à 1,5 milliard d'euros (sur les 4 milliards d'euros de la PPE) pour la généralisation du RSA, cela veut dire que c'est la fin de la PPE, telle qu'elle éxiste", explique Laurent Fabius. "On ne va pas régler la problème du pouvoir d'achat en ponctionnant les gens qui ont déjà un pouvoir d'achat faible", ajoute M. Fabius.

Des craintes partagées par François Bayrou, qui s'est de nouveau élevé contre ce redéploiement partiel de la Prime pour l'emploi : "nous ne considérons pas qu'il soit socialement juste ni acceptable de faire payer la solidarité par les plus pauvres", a déclaré le leader centriste en clôturant une réunion à Paris d'élus et ex-candidats de son parti aux municipales.
"Je ne comprends pas cette obsession du gouvernement et de sa majorité de faire payer la solidarité par ceux qui ont moins, et de ne pas mettre à contribution ceux qui ont plus", a-t-il ajouté.

CERTAINS FOYERS FISCAUX PÉNALISÉS, SELON LE SNUI

Le haut commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, a precisé les modalités de financement du Revenu de solidarité active, dans un entretien au Parisien, samedi 25 avril. "Nous allons reconsidérer le plafond de la PPE (Prime pour l'emploi) qui est actuellement de 1,4 fois le Smic (1 792 euros brut)", déclare au quotidien M. Hirsch. "Ce recentrage ne me choque pas du tout", ajoute-t-il. Interrogé sur le budget dont il dispose, M. Hirsch indique qu'"aujourd'hui, il y a les 4,2 milliards de la PPE auxquels s'ajoute 1 à 1,5 milliard d'euros sur le budget de l'Etat, comme l'a indiqué le président de la République".

Les syndicats ont également fait part de leur inquiétude. Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque estime que cette mesure renvoie "une image détestable" aux populations les plus modestes. De son côté, la CGT déplore que la généralisation du RSA soit financée par l'"amputation de la prime pour l'emploi aujourd'hui versée à plusieurs milliers de salariés modestes". "Je ne pense pas que ce soit l'égalité", a ainsi dénoncé Jean-Christophe Le Duigou, un de ses dirigeants.


Pour le Syndicat national unifié des impôts (SNUI, majoritaire), le redéploiement de la PPE devrait "principalement s'effectuer au détriment" des 4 millions de contribuables imposables qui bénéficient actuellement de la PPE. Certains foyers fiscaux "seront donc pénalisés par la future réforme de la PPE, notamment ceux qui gagnent un peu plus que le SMIC mais moins que 1,4 fois le SMIC, c'est-à-dire sensiblement moins que le salaire médian" indique le SNUI.

23.04.2008

un an deja

Ségolène Royal souffle sur les braises d’une «année ratée»
MATTHIEU ÉCOIFFIER
QUOTIDIEN : mercredi 23 avril 2008
0 réaction
La première à dézinguer Sarkozy. Un an, jour pour jour, après le premier tour de la présidentielle, Ségolène Royal a ressorti hier sa saine colère contre son ex-rival. Prétextant la présentation d’un «rapport d’étape» de sa consultation participative sur le site web «Congrès utile et serein», elle a dressé un bilan sévère de l’action et de la personne du Président. Façon de coiffer les autres ténors socialistes au poteau, deux jours avant l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy. «Jeudi, j’attends qu’il reconnaisse ses erreurs. Qu’il revienne sur les mesures fiscales les plus injustes. Il faut récupérer les 15 milliards par an pour doubler la prime pour l’emploi, les aides aux PME innovantes et baisser la TVA», a-t-elle lancé de son nouveau QG du boulevard Raspail, à Paris. Et de brandir le «paquet fiscal très injuste» comme à l’origine de «la colère des Français».

«Faute». «Deux Français sur trois estiment que cette année est ratée. Je ne m’en réjouis pas. Notre pays ne peut pas se le permettre. Je suis convaincue qu’il y a des solutions, qu’il n’y a pas de fatalité. Nicolas Sarkozy avait toutes les cartes entre les mains. S’il l’a ratée cette première année présidentielle, c’est de sa faute!» a-t-elle balancé. Et Ségolène Royal de se poser en principale interprète de ce «gâchis» et des états d’âme des Français : «Nicolas Sarkozy a promis un choc de croissance, une rupture… On a eu tout le contraire.» Et ce «à cause», selon elle «d’une conception des pouvoirs ultracentralisée, une exhibition permanente».

Invoquant avec nostalgie les 17 millions de voix qui se sont portées sur elle au deuxième tour de la présidentielle, Ségolène Royal a dessiné en creux ce qu’aurait été sa façon de gouverner si elle avait été élue. «Il faut que Nicolas Sarkozy écoute les Français, dialogue avec les partenaires sociaux. Moi, je continue cette démarche de démocratie participative», a-t-elle dit.

Appliqué au congrès du PS en novembre, cela donne déjà «732 contributions» de militants«passionnés pour que le texte de la contribution [qu’elle défendra, ndlr], soit issu de la base et ne soit pas concocté à quelques-uns dans un espace fermé», a-t-elle conclu.

Blog. Face aux dirigeants du PS qui raillent l’antienne participative de Royal, un proche de l’ex-candidate rappelait hier que tous s’y mettent : «Benoît Hamon et le NPS consultent les militants et Jean-Christophe Cambadélis nous a dit : "Bien joué, 1-0, après le lancement de notre site."» Sur son blog, François Hollande dit aussi : «Je vous attends» aux militants. 103 commentaires y étaient postés hier soir. Contre 732 sur le site de Royal.

22.04.2008

declaration de principe du Ps

declaration de principe.pdf

21.04.2008

Chomage , autre vue ....

Une centaine de représentants du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), venus de toute la France, se sont retrouvés, du jeudi 17 au samedi 19 avril, pour leur assemblée annuelle à Sète (Hérault). Ils ont vivement critiqué les propositions gouvernementales visant à renforcer les sanctions en cas de refus de deux offres valables d'emploi (OVE).

Ce projet prévoit de mieux définir l'OVE, en fonction de nouveaux critères de distance, de salaire... et de faire varier cette notion selon le bassin d'emploi. Surtout, les demandeurs d'emploi devront revoir à la baisse leurs souhaits au bout d'un certain temps. A Sète, quatre personnes témoignent.

Nicolas Rousseau, 33 ans, doctorat en physique, est spécialisé en semi-conducteurs, puces et circuits intégrés. Jeune, il a fait preuve de mobilité avec un CDD de deux ans en Allemagne. Nicolas est au chômage depuis son retour à Montpellier en 2005. "A l'ANPE, se rappelle-t-il, on a défini mon profil, mais quelqu'un qui est trop formé est un ovni, ils savent qu'ils risquent de ne pas lui proposer beaucoup d'offres." Sur sa fiche, Nicolas a inscrit : travail en recherche et développement, chercheur, et, même, responsable de production, disponible pour un emploi de Toulouse à Marseille. Pas d'offres. Depuis, il a ajouté la corde de l'enseignement à son arc.

L'ANPE vient de lui proposer un emploi de professeur à Nîmes, à 60 kilomètres. Une annonce prometteuse, "un an à 1 800 euros par mois". En fait, ce sont 500 euros de moins, et cela se termine le 4 juillet. "J'ai refusé, dit-il, si j'acceptais, je ratais mon examen, dans un mois, pour devenir instituteur."

Fabrice Le Saouter a été conducteur typographe pendant vingt ans. C'était il y a longtemps. Depuis, cet homme de 54 ans a exercé bien des métiers. Il a nettoyé des bidons de lait, accompagné des malades en fin de vie, distribué des médicaments à l'hôpital de Vannes (Morbihan), "sans aucune formation". Après avoir rejoint l'association Ensemble contre le chômage, il en a été permanent durant six ans.

Licencié pour raisons budgétaires, il a trouvé un emploi de surveillant dans un collège privé de son village, à Saint-Jean- Brévelay. Il espère que le contrat qui s'achève en août sera prolongé. Il touche 574 euros net par mois pour un mi-temps. Soit une cinquantaine d'euros en moins que ce qu'il avait avec l'allocation de solidarité spécifique (ASS) et un complément de revenu minimum d'insertion (RMI). Avec les aides au logement, il paye 123 euros par mois de loyer. L'eau, l'électricité, le téléphone lui coûtent près de 200 euros. L'ANPE lui a proposé d'autres emplois. Peu, il est vrai. "Gérer une association théâtrale, mais je n'avais pas les compétences de gestionnaire, raconte Fabrice. S'occuper de handicapés mentaux, mais sans formation particulière, ou encore distribuer des annuaires à Pontivy, un job de quelques jours et à trente kilomètres. Avant, les annuaires, je les fabriquais."

Christine Samuel vit à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence). Elle a connu six années de chômage et a vécu avec l'ASS. Elle a accepté un contrat d'insertion pour être "assistante de direction" et travaille chez EDF, dans une usine hydroélectrique sur la Durance, où elle met en place un service d'archivage.

Aujourd'hui, Christine regrette et assure qu'elle n'acceptera plus un tel contrat. "A 54 ans, je vais au travail en stop, je tire des chariots d'archives toute la journée, mon allocation logement a été réduite de 25 % et, surtout, avec mon petit salaire, j'ai perdu la couverture maladie universelle (CMU) parce que je dépasse le plafond", explique-t-elle. Christine, en dépression depuis six ans, dépensait près de 200 euros par mois en médicaments. Christine dit ne plus pouvoir se soigner.

Nour-Eddine Ouali est au RMI - 394 euros par mois plus une allocation logement de 250 euros - depuis deux ans. Avec sa formation de comptable, ce Montpelliérain de 49 ans a surtout connu des emplois de magasinier et n'a pas reçu d'offre depuis un an. Bien qu'il ait occupé un poste de gérant dans la restauration rapide, aucune proposition ne lui a été faite dans ce secteur en tension.

"Je suis dans la catégorie "senior", ce n'est pas la peine. L'entretien mensuel à l'ANPE dure dix minutes, ils ne me proposent plus rien", constate Nour-Eddine. Ils lui ont "imposé", dit-il, un coaching par un organisme privé pour rédiger son CV, se présenter à un entretien d'embauche. C'est "un peu tard", constate-t-il, amer. Il vient d'avoir une proposition d'une agence d'intérim : agent magasinier, à Uzès, à 90 km. "Mais sans voiture, pour trois mois, ce n'est pas la peine", estime-t-il.

Rémi Barroux

20.04.2008

Convocation

invitation3.doc

12.04.2008

a la bataille ...

Royal dans le chaudron

PAR ÉRIC ZEMMOUR
11/04/2008 | Mise à jour : 14:53 | .
Elle va sans doute gagner. Prendre le parti. C'est une force qui va. Même si elle ne sait pas toujours où. Le TSS, « Tout sauf Ségolène », ne prend pas. Ségolène Royal est persuadée qu'elle a perdu la présidentielle parce qu'elle ne dirigeait pas le PS. C'est une fille méthodique. Elle corrige ses erreurs.

Il n'est pourtant pas sûr que le PS lui ait manqué. Les éléphants ne vibraient pas d'admiration pour sa compétence, sa culture ou sa vision du monde. Mais ils se mirent au garde-à-vous quand elle l'exigea, et se cachèrent quand elle joua les « femmes libres » : « T'as voulu voir Vesoul, et on a vu Vesoul ; t'as plus aimé Vesoul, et on a quitté Vesoul. »

En 2007, Ségolène Royal a conquis le PS par les sondages. Sur la forme - une femme dans un monde d'hommes - et sur le fond - l'ordre contre « il est interdit d'interdire ». Elle prend le risque de se banaliser. De s'abîmer dans des guerres idéologiques ou des compromis insipides. Jeanne d'Arc dans la boue des tranchées. Un anachronisme ; pire, une inversion d'image. Elle croit mettre ses pas dans ceux de Mitterrand. Mais c'est le Mitterrand de 1988, Président briguant une réélection. Ouvrant au centre, pour enfermer Chirac à droite. Elle oublie que Sarkozy l'a battue par la droite. Elle oublie aussi le Mitterrand d'avant 1981, accumulant les débats pour accoucher du PS d'Epinay, peuplé de jeunes sabras affamés de places. Elle oublie que le PS est désormais un parti d'élus, repus et indisciplinés, convertis à un social-libéralisme mal assumé.

Royal n'a pas plus d'idées que les autres pour sortir le PS de sa crise existentielle. Elle demande aux militants de les lui donner. Pas de changement à attendre de ce côté-là.

Toutes les notes