30.06.2008
a mi parcours
Bonjour ,
ce jour le lundi 30 juin 2008 à 11h54 , nous étions a 20 signatures pour le département de la Sommes , dont 12 sont issues de notre comité local
Cordialement
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week end studieux
Politiques
Royal s’offre un meeting, les autres jouent du timing
LAURE EQUY et DAVID REVAULT D’ALLONNES
QUOTIDIEN : lundi 30 juin 2008
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Au PS, une contribution chasse l’autre. Lancées la semaine dernière (Libération de samedi), les cérémonies officielles de présentation des textes des différentes écuries socialiste en vue du congrès de novembre se sont poursuivies ce week-end.
Samedi, 10 heures , meeting matinal pour Ségolène Royal
La candidate est de retour. Autant qu’une présentation de sa contribution, ce fut, pour Ségolène Royal, l’occasion de s’offrir un moment de communion militante. Un véritable meeting, où flottaient d’insistants effluves de sa campagne présidentielle. «Présenter la contribution avec douze vieux mecs en costume derrière un bureau, c’était pas possible», explique Vincent Peillon, proche de Royal. Pour faire à la fois neuf, ouvert et massif, le dispositif a donc été réglé au laser. Après une vidéo façon clip pour assemblée générale d’actionnaires, avec musique électro douce, puis des interventions d’invités - un délégué CFDT d’Arcelor Mittal, Edwy Plenel, directeur de Médiapart, Ariane Mnouchkine, le président de Sauvons la recherche - les proches de Royal se succèdent au micro, tentant de préempter le monopole de la rénovation. Et de l’opposition. Najat Belkacem : «Nous devons nous adapter à de nouvelles formes de militantisme. De l’air ! De l’air !» François Rebsamen, en réponse à la une de Libé de samedi : «Où est le PS ? Il est là !» Jean-Pierre Mignard, président de Désirs d’avenir : «Nous sommes en train de faire le premier grand meeting d’opposition à ce régime depuis un an !» Au tour de l’intéressée, enfin, toute son équipe derrière elle, debout comme une seule femme, pour combattre l’idée d’une Ségolène Royal affaiblie par les défections : «Rassurez vous, je n’ai pas de nostalgie. Mais je ne veux pas qu’il y ait des impasses sur ce qui s’est passé» pendant la présidentielle. De quoi susciter de véritables transports chez ses fidèles, qui entonnent des «Ségolène présidente» ou des «On va gagner», sur l’air des supporters. Une présidentialisation assumée : «Oui, la politique a quelque chose à voir avec les ferveurs populaires», avance Royal. Vincent Peillon, à la sortie : «C’est déjà un autre parti.»
Samedi, 15 heures, Laurent Fabius s’invite au NPS
La réplique n’a pas tardé à tomber. Elle est venue du NPS, l’aile gauche du parti, réuni dans un amphi Richelieu surchauffé. «Ségolène a donné à sa réunion le titre de premier meeting de l’opposition ?», s’étonne Benoît Hamon, qui tacle : «Je suis content que vos vacances soient terminées : vous nous avez manqué ! Sur l’allongement de la durée de cotisation, les retraites, la défense des 35 heures.» Un peu plus tôt, Henri Emmanuelli avait déjà porté le fer, au chapitre de la démocratie participative cette fois : «Moi, je suis pour le suffrage universel, la démocratie représentative», expliquait le député des Landes, contestant «l’idée qu’il faudrait se mettre à l’écoute de l’opinion publique pour savoir que décider. Tout ça n’est pas sérieux.» Et au-delà, de redouter, en aparté, «qu’on veuille nous refaire le congrès de Dijon, le conglomérat invertébré où il y aura tout le monde» .Pascal Cherki, adjoint au maire de Paris, résume : «Deux hypothèses. Soit le syndicat du crime se reforme, et là il y aura une motion en face : la nôtre. Soit la majorité explose, et là on est disponible.» Notamment pour un rapprochement avec Laurent Fabius, présent samedi, et qui laisse la porte grande ouverte : «Il y a beaucoup de convergences. Je souhaite qu’elle se traduisent pas des décisions et actions communes dans les mois qui viennent.»
Dimanche, 11 heures, désir et réalité des reconstructeurs
D’action commune, il était aussi question hier matin, avec la présentation de la contribution partagée par les amis de Dominique Strauss-Kahn et d’Arnaud Montebourg. Certes, celle-ci ne présage pas encore, loin de là, d’une motion rassemblant tous les «reconstructeurs», alliant, outre les précédents, les camarades de Laurent Fabius et Martine Aubry : «Il y a encore de tas de choses à vérifier. Faut pas aller trop vite», freine Montebourg. Mais elle a l’avantage de maintenir, quoique provisoirement et cahin-caha, un semblant d’unité dans des courants sérieusement menacés par les OPA. «Cette contribution n’est pas une péripétie, un groupement de circonstance : c’est une force nouvelle qui va compter», veut croire son premier signataire, Pierre Moscovici, qui a fait le compte : «35 parlementaires, 12 premiers fédéraux, 8 présidents de conseil généraux, plus de 50 maires...» Et le député du Doubs, après la présentation du produit, de passer au marketing politique : «Nous ne sommes pas en position de quémander. Nous sommes plutôt désirables pour les autres.»
Dimanche, 12 h 30, Delanoë, «un ami» en campagne
Il est venu «en ami». et il ne fallait voir dans ce dimanche à la campagne, à la fête de la rose d’Avallon (Yonne), «aucun lien avec l’actualité du PS». En bras de chemise, Bertrand Delanoë enchaîne les dédicaces, fait le tour des stands, balaie l’étiquette parisienne qu’on veut lui coller, «qui consiste à dire : Delanoë, sorti du périph, il ne sait pas ce qui se passe». Fin de la séquence Carpe diem. La contribution des delanoïstes, «Clarté, créativité, courage», avec pour sous-titre «choisir maintenant pour agir demain», doit être mise en ligne aujourd’hui. Le maire de Paris en a brossé les grandes lignes : supprimer le paquet fiscal pour injecter 3 % du PIB dans la recherche , taxer les stock-options, faire le ménage dans les niches fiscales, rendre «indissociables les termes socialiste et écologiste». Tout en assurant n’avoir «de sentiments agressifs envers personne», il a distribué des mises en garde. Aux signataires de «contributions régionales : il ne faut pas revenir à l’avant Epinay, quand les barons régionaux trouvaient plus simple de se contenter de gagner des élections locales». Et à ceux tentés de flirter avec le Modem : «Je propose que le PS refuse des alliances à géométrie variable avec des partis qui se disent de droite et de gauche.» Après une mise au point sur le terme «libéral», Delanoë, caustique à l’adresse des prétendants au poste de premier secrétaire : «Ils ne veulent pas de libéralisme philosophique, mais qu’est ce qu’ils aiment le libéralisme individuel !»
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29.06.2008
Maison de la chimie
PS: Ségolène Royal détaille son projet et montre sa force
AP | 28.06.2008 | 17:17
Ségolène Royal montre ses forces. Présentant la contribution sur laquelle elle compte s'appuyer pour emporter le poste de premier secrétaire lors du congrès socialiste de novembre, l'ancienne candidate à la présidentielle a voulu démontrer qu'elle était toujours entourée et soutenue, et qu'elle pouvait encore bousculer son parti sur le terrain des idées.
C'est devant des centaines de militants survoltés et accompagnée d'une large équipe de dirigeants socialistes que Ségolène Royal a présenté à la Maison de la Chimie de Paris ses ambitions pour le Parti socialiste, résumées en deux mots: "combattre et proposer".
Mettant en application ce programme en deux volets, la présidente de la région Poitou-Charentes a longuement attaqué la politique de Nicolas Sarkozy et la "déchirure" qui a, selon elle, remplacé la "rupture" promise.
Puis elle a décliné ses propositions, dont une bonne part sont issues des positions-phares de l'ancienne candidate à la présidentielle, comme la "révolution démocratique" (VIe République avec introduction d'une dose de proportionnelle pour les législatives), "l'ordre juste" pour lutter contre la violence, la représentation des salariés dans les conseils d'administration des entreprises, l'accent mis sur l'éducation ou l'ambition écologique. Ségolène Royal renouvelle aussi sa volonté d'ouverture à une collaboration avec le centre. "L'idée c'est de fédérer la gauche sans renoncer à attirer tous les démocrates", a-t-elle redit.
La nouveauté était à chercher dans la notion d'"Etat préventif" avancée par la candidate à la tête du PS, un Etat "qui attaque les inégalités à la racine" et fait de la prévention une priorité. Mme Royal entend aussi "repenser sans tabou" la Sécurité sociale, en particulier en instaurant un nouveau système de retraite par points. Les salariés accumuleraient les cotisations tout au long de leur vie, notamment en fonction de la pénibilité de leur métier, et connaîtraient en permanence le montant de la pension à laquelle ils auront droit. Elle propose encore une "révolution fiscale" basée sur un impôt sur le revenu prélevé à la source et la suppression "de l'essentiel des niches fiscales".
"Nous sommes résolument pour le changement", parce que c'est lui "qui protège" quand "l'inertie affaiblit", proclame la contribution. Cependant, Ségolène Royal a abandonné en route certaines des idées susceptibles de créer la polémique au PS qu'elle avance dans son livre "Si la gauche veut des idées", à paraître le 8 juillet (Ed. Grasset). La réduction de la dette présentée comme une "obligation" et l'ouverture "sans tabou la question de l'activité après 60 ans" ne se retrouvent ni dans sa contribution, ni dans son discours.
Pour le député européen Vincent Peillon, les 42 pages de la contribution doivent permettre au PS de "sortir de toutes les hypocrisies" et de clore "les débats non tranchés". Le texte est "profondément différent des autres" contributions, a salué le député des Alpes-de-Haute-Provence Jean-Louis Bianco. Ségolène a, elle, invité ses partisans à ne pas s'occuper de "ce que font les autres" ténors socialistes.
"Ils seront les bienvenus le moment venu. Je les appelle à nous rejoindre et à se rassembler", a-t-elle invité, sans citer le nom d'aucun de ses rivaux, à qui ce grand meeting avait pour but de rappeler que l'ancienne candidate peut toujours peser dans le parti, et pas uniquement grâce à l'appui des militants de base.
"Vous voyez que ce qui fait ma force, ma volonté, ma sérénité, ma stabilité, c'est précisement d'être bien entourée", a-t-elle lancé, mettant en avant les nombreuses personnalités socialistes qui l'accompagnaient, de sa jeune garde rapprochée (Najat Vallaud-Belkacem, Aurélie Filippetti) aux cadres du parti (le maire de Dijon François Rebsamen, le sénateur Louis Mermaz...). Dix-neuf premiers secrétaires fédéraux ont également signé sa contribution.
Et si l'heure est à la prise de parti, les militants présents ne se sont pas trompés sur les ambitions de leur championne: à l'heure de conclure, c'est aux cris de "Ségolène, présidente!" qu'ils l'ont longuement saluée. AP
17:56 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.06.2008
alain touraine
Ségolène Royal : "Ma gauche est celle qui affronte la réalité, qui ne
se résigne pas"
LE MONDE | 26.06.08 | 08h26 • Mis à jour le 26.06.08 | 08h33
Le 8 juillet, Ségolène Royal publiera un ouvrage dans lequel elle
confronte son analyse de la société française avec le sociologue Alain
Touraine. Les deux auteurs dialoguent autour de sept thèmes.
Ségolène Royal préconise une réforme de l'Etat-providence. Elle défend
le principe d'un "Etat préventif", capable d'intervenir en amont afin
de prévenir les difficultés économiques et sociales, insiste sur la
nécessité de réduire la dette publique et se prononce en faveur d'un
régime de retraite "par points".
A cinq mois du congrès du PS, parti qu'elle souhaite diriger, Ségolène
Royal considère qu'il "vaut mieux une bonne querelle qu'une mauvaise
synthèse"
Si la gauche veut des idées, de Ségolène Royal et Alain Touraine,
Grasset, 336p., 20 euros
Un Etat préventif
Cette idée d'un Etat préventif, qui intervient et investit
prioritairement avant, plutôt qu'après, on peut la décliner dans bien
des domaines. Les délocalisations et plans de licenciement massifs
d'abord. Aujourd'hui, nous les subissons : ce sont les salariés qui
sont victimes, et les contribuables qui en financent les
conséquences.
Il faut changer de stratégie. D'abord, en mettant en œuvre une
stratégie de compétitivité par le haut, et non de concurrence par le
bas. Pour cela, il faut mettre l'accent sur la formation des salariés,
sur les investissements en recherche et en innovation des entreprises,
notamment dans les PME.
Ensuite, l'Etat et les régions doivent conditionner leurs aides aux
entreprises à des comportements responsables en préservant une
capacité d'intervention à travers une agence de réindustrialisation
permettant des maîtrises publiques temporaires. La question des
salaires impose le même type de démarche.
Dans l'immédiat, l'annulation de l'aberrant "paquet fiscal" aussi
injuste qu'inefficace permettrait de récupérer des marges de manœuvre.
(…) L'Etat ne peut certes pas donner d'ordres aux entreprises, mais il
doit utiliser les leviers dont il dispose, comme les exonérations de
cotisations patronales.
Qui nous empêche de conditionner ces aides non pas à l'ouverture de
négociations salariales – ce qui n'engage à rien –, mais à la
conclusion d'accords entre patronat et syndicats sur les salaires et
les conditions de travail ?
Là encore, l'Etat ne doit pas agir seulement pour réparer, à travers
des exonérations de charges, qui se superposent de législation en
législation. Il ne doit pas, sauf exception ou urgence comme
aujourd'hui, compenser l'absence d'augmentations salariales par des
allocations provisoires, mais doit au contraire stimuler la
négociation sociale, de façon ciblée et incitative, pour amener les
entreprises à adopter des principes de justice et de responsabilité.
Les incitations fiscales doivent être délivrées en fonction du degré
d'exposition des entreprises à la concurrence internationale et de
leur respect du dialogue social.
Dernier exemple, celui de la dette, sujet macroéconomique par
excellence, que l'on a tendance à ne traiter que sous l'angle
comptable et qui paraîtra le plus éloigné des sujets de ce chapitre.
Ce n'est pourtant pas le cas. La réduction de la dette, ce n'est pas
une priorité parmi d'autres, c'est une obligation. La dette n'est pas
un prétexte pour faire moins, c'est une obligation pour faire
autrement. (…) Notre dette est le produit d'un système qui fonctionne
mal, d'un Etat rigide ou de groupes de pression puissants.
Si on ne remet pas en cause les règles du jeu, on ne réussira pas à
faire baisser la dette. Il faut rompre avec une mauvaise habitude
française : ne jamais remettre en cause les anciennes dépenses, et
venir y empiler les nouvelles. La nouvelle règle du jeu, en ce
domaine, est simple : 1 euro dépensé doit être 1 euro utile. Cela
signifie très concrètement : ne pas engager de dépenses nouvelles sans
économies sur les dépenses anciennes; reconduire des dépenses
anciennes seulement après évaluation de leurs résultats avec les
usagers. Et surtout, un Etat efficace grâce à une nouvelle étape de
décentralisation.
La France métissée
Que de débats ai-je levés avec La Marseillaise, le drapeau, la nation,
l'identité, la France, tout cela dont les socialistes n'osaient plus
parler !!! Et l'hymne national que nous n'osions plus chanter, l'ayant
abandonné à la droite et à l'extrême droite, comme jadis le thème de
la famille. Et de même que j'ai fait revenir dans les références de la
gauche l'affirmation du rôle majeur des familles, de même que j'ai
fait revenir vers la gauche la question de l'autorité par le concept
d'ordre juste, de même j'ai assumé, défendu, illustré l'identité
nationale et l'hymne national.
Une fois de plus ce sont les grincements dans mon propre camp qui ont
malheureusement affaibli le message. (…) La France métissée, comme
aujourd'hui l'Amérique métissée de Barack Obama, a d'abord besoin de
se reconnaître comme telle. Cette réalité n'est pas regardée en face
et n'est pas reconnue. Son invisibilité économique, sociale et
politique est le premier obstacle à lever, pour avancer.
Car il y a bien des "mécanismes de stigmatisation et de relégation"
dans la société française, de discrimination négative, et donc de
talents gaspillés. Le vote massif des jeunes des quartiers nous donne,
à nous socialistes, une responsabilité considérable. Et je m'en sens
personnellement redevable.
Je propose, pour renforcer le sentiment d'appartenance à la nation, de
créer une cérémonie républicaine pour tous les jeunes, quelle que soit
leur origine, pour le passage à la majorité à 18 ans, l'âge du droit
de vote. Je crois aussi que le service national civil maintes fois
proposé mais jamais réalisé doit effectivement être mis en place.
La fragmentation de la société
Dans le même temps où le salariat s'est généralisé, notre société est
de plus en plus fragmentée par la diversité des statuts, notamment
professionnels. Les catégories sociales traditionnelles n'ont plus de
correspondances politiques automatiques. Je dirais : moins que jamais.
(…)
Les clivages démographiques jouent désormais un rôle essentiel. Les
moins de 35 ans, tout d'abord, nés avec la crise des années 1970,
subissent de plein fouet la précarisation de l'emploi, alors qu'ils
ont bénéficié de la démocratisation de l'éducation (même s'il y a
débat sur la portée de ces bénéfices). Ils ont grandi dans une société
débarrassée des conformismes des années 1950 et 1960, marquée par
l'explosion des médias audiovisuels et des révolutions technologiques.
A l'autre bout, les plus de 60 ans ont connu les "trente glorieuses"
de la société industrielle et ont été élevés dans une France encore
traditionnelle. Ils ont souvent rencontré la crise économique en fin
de vie active et bénéficient de notre système de retraites par
répartition, lequel leur assure un revenu régulier, auquel s'ajoute
souvent un patrimoine, même minime, qu'ils ont pu acquérir.
Il y a, rappelons-le, une pauvreté dramatique chez les retraités –
surtout les retraitées –, mais elle touche une proportion moindre de
personnes âgées qu'il y a trente ou quarante ans. Enfin, les 35-55 ans
– ce cœur de la population active – doivent élever et éduquer leurs
enfants plus longtemps qu'avant, reçoivent éventuellement l'héritage
de leurs parents à un âge tardif, du fait de l'allongement de la durée
de vie.
La réforme des retraites
Plutôt que de concevoir les évolutions de nos systèmes de protection
sociale en fonction de strictes contraintes d'adaptation comptable, il
faut les reconsidérer en fonction de nos objectifs d'épanouissement de
l'individu. Peut-on par exemple poser sans tabou la question de
l'activité après 60ans ? Oui, nous devons le faire, et nous devons
trouver, sous certaines conditions bien sûr, les nouveaux atouts de
l'allongement de la vie. (…)
La notion d'âge elle-même n'a plus de sens précis, et viendra un jour
où empêcher une personne de travailler, de s'assurer ou de pratiquer
un sport ou toute autre activité parce qu'elle a dépassé un seuil
d'âge sera considéré comme une discrimination. (…)
Je propose que la gauche fasse sien le projet d'une évolution profonde
de l'ensemble de nos régimes de retraite de base vers un système
inspiré de la réforme suédoise, dans lequel chaque cotisant dispose
d'un compte individuel sur lequel il accumule des points tout au long
de sa vie active de façon à déterminer le montant de sa pension au
moment où il choisit de partir en retraite.
La stratégie d'alliance
Je pense, comme Alain Touraine, que la question des alliances découle
de la redéfinition d'une force socialiste attractive. Un Parti
socialiste attractif et ambitieux peut et doit progresser au-delà des
20 %-25 % que j'évoquais. Mais jamais dans notre histoire un candidat
socialiste ou le PS n'ont obtenu plus de 35 % au premier tour d'une
élection décisive (c'est le score obtenu par François Mitterrand au
premier tour de la présidentielle de 1988). J'ajoute qu'à cette époque
François Mitterrand s'est bien gardé d'attaquer le candidat du centre,
Raymond Barre. Bien au contraire, François Mitterrand a fait campagne
au second tour sur le thème de "l'Etat impartial".
Il existe donc une irréductible pluralité de la gauche, dont le Parti
socialiste se doit d'être le fédérateur. Une fois cette gauche
rassemblée, une ouverture vers d'autres mouvements est possible. Je
suis convaincue que seul un Parti socialiste fort, reconstruit, sûr de
ses valeurs claires, pourra ensuite – et j'insiste : ensuite –
envisager les alliances adéquates pour rassembler une majorité de
Français autour de son projet.
D'ailleurs, c'est ce qui fut fait au second tour de la
présidentielle : rassembler toute la gauche puis tendre la main sur la
base d'un projet aux électeurs démocrates du centre. (…)
Nous ne sommes plus dans une société où l'appartenance sociale
détermine automatiquement le vote. (…) Les électeurs ont désormais
acquis une autonomie et une liberté de pensée qui n'est que la
conséquence du processus d'individualisation que nous avons longuement
détaillé dès l'ouverture de ce livre. Les identités politiques ne sont
plus figées. Elles se reconstruisent à chaque élection, en fonction
des contextes sociaux et médiatiques, des enjeux, des candidats eux-
mêmes.
Les électeurs de gauche sont particulièrement exposés à cette quête
d'identité. Pourquoi ? Parce que, en dépit d'un attachement à des
valeurs et à des convictions, l'identité de gauche ne va plus de soi.
Ce livre en témoigne : nous ne parlons que de ce sujet depuis notre
première rencontre. Parce que le monde dans lequel nous vivons a
changé, "être de gauche" n'a plus la même traduction systématique.
Les messages que les électeurs envoient en votant n'ont pas toujours
un contenu idéologique construit. Je doute que ceux qui votent pour
l'extrême gauche soient tous des trotskistes convaincus. Ils expriment
en revanche une colère et une demande de radicalité évidentes. Je ne
suis pas sûre que tous les électeurs de François Bayrou en 2007 aient
tous été des démocrates chrétiens convaincus, mais ils ont dit leur
volonté de sortir d'une logique de "bloc contre bloc".
Nous sommes à la fin d'un cycle politique. Celui qui a été ouvert au
congrès d'Epinay doit se clore maintenant, pour en commencer un
nouveau. L'union de la gauche de François Mitterrand, telle qu'elle a
été conçue dans les années 1970, puis la gauche plurielle de Lionel
Jospin servent de socle, mais ne suffisent plus.
Les défis du Parti socialiste
Je partage deux des constats établis par Alain Touraine. Oui, nous
sommes collectivement responsables de cette "perte de contact avec
tous les secteurs de la vie sociale". Oui, "le PS perd peu à peu de sa
force de mobilisation". Le constat n'est pas qu'électoral, même si les
élections municipales ont été encourageantes, il est intellectuel et
social.
Le Parti socialiste n'est pas suffisamment au cœur des mobilisations
sociales ni des débats intellectuels. Nous sommes peu présents dans
les mouvements sociaux et n'avons pas d'échange avec eux. Cet écueil
tient à notre façon de faire de la politique. Le PS est un point de
rencontre entre des électeurs d'origines très diverses, mais il n'est
pas pour autant un lieu de convergence durable ouvert à la société.
Plusieurs raisons expliquent cette faiblesse.
La première, la plus souvent invoquée, relève de la sociologie et de
la démographie des adhérents du parti. Il nous manque en effet des
femmes, des jeunes, des employés et des ouvriers et cette France
métissée qui est venue massivement voter pour nous. Cela est vrai.
Pourtant, les candidats PS aux municipales ont montré qu'ils savaient
accueillir sur leurs listes des employés, des ouvriers, des
syndicalistes, des responsables de la vie associative et de la vie
économique ou des jeunes de toutes origines, des artisans ou des
agriculteurs. Bref, tous ceux qui font la France. Ils savent aussi
être à l'écoute.
La démocratie participative est présente dans presque tous les projets
des candidats socialistes. Le Parti socialiste a donc su irriguer la
France par ses élus. Nous devons en retour apprendre, en repensant
notre organisation, à enrichir davantage notre projet. (…)
Ma gauche est celle qui affronte les réalités, qui ne se résigne pas,
même lorsque ces réalités sont désagréables, et surtout lorsqu'elles
sont difficiles. Je ne veux pas d'une gauche qui, sous couvert de
réalisme, renoncerait de fait à corriger un certain nombre
d'inégalités et d'injustices, notamment celles produites par le
libéralisme économique. Ce dont le socialisme a impérativement besoin,
aujourd'hui plus que jamais, c'est d'une lucidité radicale. (…)
Qu'est-ce qu'un parti où, sans que la chose soit jamais admise, une
sorte de loi salique (unique en Europe) serait tacitement reconduite,
et où la guerre amère de quelques hommes (et de quelques femmes) pour
le seul pouvoir d'empêcher ne connaîtrait jamais de fin ni même de
trêve ? Mieux vaut une bonne querelle qu'une mauvaise synthèse qui,
toujours, à plus ou moins long terme, nourrira des affrontements
autrement plus diviseurs qu'un vrai débat, aussi tendu soit-il.
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20.06.2008
congres

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calendrier congres
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18.06.2008
100 jours
pport d'étape: Gilles Demailly et 6 adjoints au Cirque interrogés par Fréquence Nord
Gilles Demailly était, avec 6 adjoints la vedette au Cirque d’Amiens d’une émission de « Canal Nord ». Ils ont été interrogés, pratiquement 100 jours après leur élection sur leurs réalisations et leurs intentions pour les années à venir
Gilles Demailly était, avec 6 adjoints la vedette au Cirque d’Amiens d’une émission de « Canal Nord ». Ils ont été interrogés, pratiquement 100 jours après leur élection sur leurs réalisations et leurs intentions pour les années à venir.
Impôts locaux : « Ils ne seront pas augmentés » (Gilles Demailly).
1/Transports (Sarah Thuiliez et Gilles Demailly).
Il faut que les Amiénois reprennent confiance dans les transports collectifs. Amétis a une clientèle captive de scolaires et de personnes âgées. Les transports collectifs se sont dégradés, sous Gilles de Robien. Le prix du ticket de bus n’y est pas étranger : 1,20€, c’est cher. Le prix des transports sera modulé selon les revenus.
Nous avons des projets à 6 mois, d’autres à 3 ans, d’autres sur l’ensemble de la mandature. Nous voulons agir après avoir consulté les Amiénois.
ENQUETE-MENAGE : ce sera notre première action pour voir comment les habitants d’Amiens et de la Métropole se déplacent dans leur vie quotidienne.
TRAM : nous nous donnons 3 ans pour voir si l’option est possible. L’augmentation du prix du carburant nous met une épée dans les reins. Il faudrait multiplier par 3 ou 4 la fréquentation actuelle pour que l’investissement, qui est très lourd, devienne rentable. Nous n’avons écarté aucune option : l’utilisation de la voie ferrée en est une, en liaison avec la Région, en ce qui concerne l’étoile ferroviaire autour d’Amiens.
VELO : Véloservice remporte beaucoup de succès. Une nouvelle commande est en cours pour satisfaire la demande croissante
Les pistes cyclables sont discontinues dans Amiens : on roule sur l’une d’entre elles et on se retrouve, tout d’un coup, dans le flot des voitures. Nous cherchons à leur rendre leur continuité dans un souci de sécurité pour tous.
Contresens cyclable : il a de l’intérêt
VELAM : nous cherchons, avec le partenaire, à augmenter le nombre de bornes dans et hors la Ville
Trombones d’attache : il y en aura plus.
Stationnement résidentiel : Mm Lavallard, Présidente de L’Union des Comités de quartier : « Va-t-on les étendre à proximité de l’hyper centre ? » Valérie Wadlow : « ce faisant, on déplace le problème de stationnement. Les voitures empêchés de stationner par manque de macarons vont plus loin et ce sont les nouveaux riverains qui sont alors pénalisés. Les « parc relais » à l’entrée de la Ville sont une des solutions à ce problème.
2/Logement-Urbanisme( Gilles Demailly-Isabelle Graux)
Il y a un gros problème de logement sur Amiens. Il y a près de 7000 demandes de logements sociaux insatisfaites, même si on enlève les personnes qui en ont déjà un et qui veulent en changer. Beaucoup de logements sociaux ne sont pas accessibles aux plus démunis, vu la hauteur des loyers. Ce sont donc des logements très sociaux qu’il nous faut.
Principes : nous ne sommes pas pour la démolition des logements sociaux. Nous voulons reconstruire, avant de démolir.
Nous voulons construire des logements de qualité à des prix accessibles aux plus modestes.
Nous ne voulons pas étendre le Ville. Nous voulons, au contraire la densifier.
Nous imposerons aux promoteurs immobiliers un quota de 20% de logements sociaux dans leurs réalisations.
Nous aiderons les bailleurs sociaux en cédant des terrains quand la Ville en est propriétaire et en les aidant financièrement, dans les autres cas. Il n’est pas normal qu’un terrain soit vendu à un bailleur social au même prix qu’à un promoteur privé surtout quand on sait le poids de cet achat dans le loyer final que paye le locataire.
Nous voulons construire 10.000 logements, dont 50% très sociaux, d’ici 2010.
Victorine Autier : « C’est un quartier magnifique qui n’a pas été entretenu par l’ancienne Municipalité », dit Gilles Demailly. Les propositions de relogement aboutissent à accepter un appartement plus petit et plus cher (un habitant).
Le Pigeonnier : Gilles Demailly : « Détruire des tours et les remplacer par des maisons particulières à 100.000 €, c’est de la fumisterie ! » A Amiens Nord, jalousé à tort par les habitants d’Etouvie, il y a eu beaucoup d’opérations vitrine, et aussi beaucoup de logements délabrés (Fafet Brossolette, par exemple).
Etouvie : la SIP ne s’est pas occupé de son parc immobilier. La Ville a très peu fait. Nous allons proposer 6 réunions début Juillet et en Septembre pour entendre ce que les habitants veulent, pour la Tour Bleue, les Coursives, et pour les Jeux pour enfants.
3/Emploi-Formation(Gilles Demailly-Jean-françois Vasseur)
Activité économique : La Ville peut stimuler et accompagner l’activité économique mais pas la créer. Elle peut aider à l’Investissement, ce que l’ancienne Municipalité n’a pas fait pour Goodyear, par exemple.
Emploi : La première chose, c’est de redonner confiance aux jeunes
La clause sociale sera maintenue et même développée (de 5 à 10% des emplois dans les opérations de l’OPAC seront réservés à des chômeurs en insertion par l’économie).
Contrats-aidés : l’Etat retire les moyens des contrats aidés pour en transférer la charge aux collectivités locales. Ce sont 300 à 400 contrats, qui sont en question. Nous ne pouvons pas tous les financer. Nous ferons le maximum.
Nous allons inclure une clause de non discrimination à l’embauche pour les attributions de marchés publics.
4/Education Vie Associative (Marion Lepresle, Gilles Demailly, Etienne Desjonquères)
Les crèches : les places en crèche seront attribuées à partir de demandes anonymes (pas de clientélisme).Elles seront développées.
Les garderies : il y a 97 écoles à Amiens, dont 50% n’ont pas de garderies. Nous les développerons.
Les repas cantine : « Avenance » n’aura plus la D.S.P au début du mois de Novembre. Un nouveau délégataire est choisi. Nous avons privilégié le rapport qualité-prix des repas.
Vie associative : nous ne voulons pas séparer le Social du Culturel. Comme au C.S.C Etouvie ou au Cardan, nous voulons donner accès à tous à la Culture en favorisant la pratique Culturelle par des transports et des prix attractifs, des « Pass » pour tous les types de spectacle.
Les locaux : La municipalité s’engage à faire le recensement de tous les locaux disponibles dans la Ville pour satisfaire au mieux la demande de locaux des Associations.
En conclusion, Gilles Demailly a déclaré : « Nous avons besoin de redonner confiance aux Amiénois qui sauront qu’ils sont et seront écoutés par la nouvelle Municipalité.
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17.06.2008
bertrand Ségolène
Hier, Michel Drucker recevait Bertrand Delanoë à Vivement Dimanche. Le canapé rouge du présentateur de France 2 n'aura pas particulièrement réussi au Maire de Paris. Les chiffres d'audience sont décevants en comparaison de ceux de Ségolène Royal et ceux d'Olivier Besancenot:
15,4 % de part d'audience à 18 h 50, ce qui place Bertrand Delanoë loin derrière Ségolène Royal avec 19,3 %, le 27 janvier dernier et Olivier Besancenot qui détient la première place avec 21,3 % de part d'audience.
La différence est énorme lorsque l'on évalue en nombre de téléspectateurs l'audience de l'émission: 2,5 millions de téléspectateurs pour Bertrand Delanoë et 4 millions pour Ségolène Royal !
LePoint.fr qui donne ces chiffres de parts d'audience est particulièrement cruel avec Bertrand Delanoë en le plaçant dans le tout venant people des invités de Michel Drucker:
"Décevant, le score de Bertrand Delanoë s'inscrit, cette fois, plutôt dans la continuité des invités "people". Il est, à ce titre, devancé par Dany Boon (17,3 %), Pascal Légitimus (17,3 %), Les Charlots (16,9 %), Smaïn (16,8 %), la spéciale "Disco" (16,3 %), Pierre Arditi (16,2 %). Il devance néanmoins Stone et Charden (15,2 %), Abba (14,9 %), Dany Brillant (14,2 %) et Bernad Lecoq (14,2 %). "
Quel est l'intérêt de ces chiffres, me direz-vous?
Les sondages parus ces derniers temps donnent des chiffres pour le moins contradictoires ! Les chiffres produits sont très différents, les questions posées aussi. Mais les titres des articles de journaux sont eux toujours aussi semblables.
Voilà pourquoi, ces chiffres d'audience sont intéressants, ils donnent un éclairage supplémentaire quand les sondages produisent beaucoup de bruit et d'incohérence.
Ainsi aujourd'hui, le gratuit Metro publie un sondage OpinionWay sur la popularité et le "taux de satisfaction" de plusieurs personnalités politiques. Ce sondage donne 63% de personnes satisfaites pour Bertrand Delanoë et 38% de satisfaites pour Ségolène Royal.
Et pourtant Lundi dernier un sondage ViaVoice (ex LH2) pour Libération donnait un résultat très différent pour une question elle aussi différente mais nettement plus précise :
Un très faible écart entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, lorsque les sondés ont été interrogés sur le meilleur dirigeant possible du PS au cours des années qui viennent.
Le maire de Paris a alors été cité par 21% des personnes interrogées contre 20% pour la présidente de Poitou-Charentes.
Parmi les sympathisants de gauche, 29% des sondés ont placé Ségolène Royal en tête pour la direction du PS contre 22% qui citent Bertrand Delanoë, soit une avance énorme de 7 points.
Source: LePoint.fr, Médiamétrie
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16.06.2008
convocation
Pour préparer le rassemblement du samedi 28 juin ,
le Comité Local de Poulainville vous invite le :
Mardi 24 juin 2008 18h30 , Salle Annexe Mairie de Camon
Pour plus d’informations vous pouvez contacter :
Jean Rivera au
06 80 15 03 06
12:04 Publié dans comité local | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
invitation
Chères amies, chers amis,
Nous vous invitons à venir participer le 28 Juin de 10H à 14H à
Une grande réunion de présentation de notre contribution avec Ségolène Royal
et tous ceux qui soutiennent la démarche "Congrès Utile et Serein"
à la Maison de la Chimie, 28 rue Saint Dominique Paris 7ème
Métro/RER Invalides, Bus N°63/69/83/93
Cette contribution, c’est d’abord la votre car vous l’avez construite
à travers plus de 2400 contributions et 220 réunions partout en France.
Et cette contribution, c’est aussi celle va permettre à tout le Parti Socialiste
d’avoir un congrès qui soit utile aux Français.
Venez donc nombreux et invitez largement l’ensemble nos camarades socialistes !
07:45 Publié dans comité local | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




