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16.07.2008
du rendement !!!!
L'ANPE n'aurait pas les moyens d'assurer le suivi des chômeurs
LEMONDE.FR avec AFP | 16.07.08 | 19h20 • Mis à jour le 16.07.08 | 19h38 Réagir Classer E-mail Imprimer Partager
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Alors que les députés ont commencé, mercredi 16 juillet, l'examen du projet de loi sur les droits et devoirs des chômeurs, qui accorde un rôle clé au premier entretien à l'ANPE, une étude de la CFDT-ANPE conclut que ses conseillers ne sont pas en mesure d'assurer le "suivi mensuel personnalisé" des chômeurs mis en œuvre depuis 2006.
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Le syndicat a passé au crible le travail de plus de huit cents des quelque mille conseillers d'une "région-test", en mars. Premier constat : ils suivent chacun un nombre de chômeurs "nettement" supérieur aux prévisions de la direction générale. Ils doivent recevoir onze chômeurs par demi-journée, mais les plannings ne prévoient pas suffisamment de plages de rendez-vous. Et ils ne sont pas sûrs, à l'heure dite, d'avoir un poste de travail pour recevoir le demandeur d'emploi. Ensuite, le premier entretien dure plus souvent trente minutes que les trois quarts d'heure prévus, et les suivants se limitent souvent à vingt , quinze voire dix minutes. Sans compter que la quantité de saisies informatiques imposées au conseiller "dépersonnalise" la rencontre. Quand elle existe... La CFDT a constaté que le suivi de plus de deux mille trois cents chômeurs était "attribué à des agents partis en retraite, mutés, ayant quitté l'agence, voire décédés".
"CE N'EST PAS UNE MISSION IMPOSSIBLE"
La directrice régionale de l'ANPE Nord–Pas-de-Calais, où la CFDT avait mené son enquête, a regretté la diffusion d'un document "incomplet" et sorti de son contexte. Catherine d'Hervé reconnaît que 22 % des conseillers suivent plus de cent trente chômeurs, mais que, dans une autre agence, la moyenne est de soixante-quatre dossiers, quand la moyenne nationale est de quatre-vingts. Elle explique qu'il n'est pas possible de transférer les demandeurs d'emploi d'un centre à l'autre, que le transfert des conseillers prend du temps, et qu'un important plan social suffit à saturer une agence. Reste que, selon elle, "le suivi personnalisé des chômeurs est une mission difficile, mais ce n'est pas une mission impossible".
Une récente évaluation supervisée par l'Ecole d'économie de Paris montre que, quand ils suivent de façon renforcée un nombre limité de chômeurs, les conseillers ANPE aboutissent à de meilleurs résultats que les cabinets privés, souvent plus chers.
20:05 Publié dans emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

