28.08.2008
bertrand
En province, Delanoë ne déclenche pas l'enthousiasme
De notre envoyé spécial à Bergerac , François-Xavier Bourmaud
27/08/2008 | Mise à jour : 20:39 | Commentaires 13 .
AFP/ANDRIEU
Bertrand Delanoë étrennait, mercredi à Bergerac, son costume de candidat à la tête du PS.
Y aurait-il un paradoxe Delanoë ? Au plus haut dans les enquêtes d'opinion, le maire de Paris ne provoque pas sur le terrain l'enthousiasme des militants ou des sympathisants. Mercredi à Bergerac, pour ses premiers pas dans son costume de candidat déclaré à la succession de François Hollande, Bertrand Delanoë a tout juste réussi à susciter la curiosité des passants.
Après un court passage à la mairie pour un entretien privé avec le maire socialiste de la ville, Dominique Rousseau, Bertrand Delanoë rencontre la presse à la maison des vins où il dit tout le bien qu'il pense de tout le monde au PS, sauf de Ségolène Royal. Martine Aubry ? «C'est quand elle veut. Comme elle le propose elle-même dans son livre : Et si on se retrouvait…» François Hollande ? «J'apprécie son intelligence politique. Beaucoup qui le critiquent aujourd'hui oublient qu'ils ont été coresponsables de la direction du parti dont je ne fais pas partie.» Benoît Hamon ? «Je n'ai aucun problème à militer avec lui, même si nous ne sommes pas d'accord sur tout.» Ségolène Royal ? «On verra.»
Bertrand Delanoë le sait, il lui sera impossible de s'emparer du PS sans élargir la base de ses soutiens aujourd'hui limitée à Lionel Jospin et à Élisabeth Guigou. D'où ses appels du pied. «Est-ce qu'il y a un seul socialiste qui pense que je n'aurai pas de plaisir à travailler avec lui ?», demande-t-il avant d'assurer : «Je ne serai jamais de ceux qui divisent le PS.»
Séance de dédicaces
Mais à défaut de diviser, il ne rassemble pas encore les foules. Dans les rues qui le mènent à la librairie où il doit dédicacer son livre, l'accueil des passants est indifférent. Quelques poignées de main, un salut aux policiers municipaux, une pose devant la statue de Cyrano à la demande d'un photographe… Et dans la librairie, même topo. La file de lecteurs, une trentaine tout au plus, s'épuise vite. Si bien que le retard accumulé sur le programme n'a pas de mal à être rattrapé. Certes, les vacances ne sont pas terminées. Certes, il faisait bien chaud hier à Bergerac pour aller se faire dédicacer un livre. Certes, la librairie en question est plutôt spécialisée dans la littérature et pas dans les livres politiques. Mais l'on est bien loin de l'enthousiasme, parfois délirant, que pouvait provoquer Ségolène Royal à chacune de ses séances de dédicaces.
Plus tard dans la soirée, Bertrand Delanoë a été chaleureusement accueilli lors d'un meeting à Bergerac. Début de mobilisation militante en sa faveur ?
17:56 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





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