20.09.2008
Le Figaro
Alors que Ségolène Royal annonce comme prévu un accord avec les «barons locaux» du PS, Martine Aubry confirme qu'elle déposera sa motion. Quant à Pierre Moscovici, il se dit «perplexe».
A quelques jours du dépôt des motions en vue du Congrès de Reims, dont la date limite est fixée à mardi, c'est l'heure des dernières manœuvres au PS. Revue des troupes.
Ségolène Royal annonce ainsi vendredi soir, par l'intermédiaire d'un de ses proches, David Assouline, qu'elle est parvenue comme prévu à un accord avec les tenants de «la Ligne Claire», une contribution qui réunit les grands «barons locaux» du PS : le maire de Lyon Gérard Collomb, le président de l'agglomération bordelaise Vincent Feltesse et le puissant patron de la fédération socialiste de Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini.
Martine Aubry réplique quelques instants plus tard : la maire de Lille, qui n'a pas réussi à s'imposer comme une prétendante sérieuse à la succession de François Hollande, malgré ou à cause- du soutien des fabusiens,, ira au bout de son combat en déposant elle aussi une motion.
Autre mouvement de troupes, cette fois sur l'aile gauche du PS : Jean-Luc Mélenchon, signataire d'une contribution, propose un rapprochement avec les autres «gauchistes», Benoît Hamon et Henri Emmanuelli. Ces derniers, ainsi que Marie-Noëlle Lienemann et Gérard Filoche, ont annoncé un peu plus tôt qu'ils présenteraient bel et bien une motion proposant une «gauche décomplexée».
Enfin, Bertrand Delanoë, qui a reçu cette semaine le soutien remarqué de François Hollande, devrait déposer sa propre motion, que le futur ex-premier secrétaire a qualifiée «d'axe central» pour un changement «dans la continuité» de son héritage.
Reste donc une seule inconnue : que fera Pierre Moscovici, qui a échoué dans sa tentative de réunir les strauss-kahniens la plupart ont préféré rejoindre Bertrand Delanoë ou Martine Aubry ? Pour le moment, l'ancien ministre de Lionel Jospin se dit «perplexe». Il explique sur son blog qu'il préfère attendre «lundi ou mardi» pour faire son choix parmi «quatre possibilités», dont aucune ne le satisfait.
Soit le député du Doubs dépose sa propre motion, ce qui risquerait «d'aggraver la fragmentation du parti », soit il rallie «l'attelage de la carpe et du lapin» entre Aubry et les fabusiens, ce qui ne semble pas lui convenir. Autre solution : rallier Delanoë. Un choix de «cohérence», mais qui ne serait pas celui «du changement», résume-t-il. Quant à la possibilité de rallier Royal, il semble l'exclure : «Ce replâtrage ne me convient pas, d'autant que la force propulsive de sa démarche, en l'absence de changement, s'essouffle». Réponse en début de semaine, donc.
07:45 Publié dans congres de Reims | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





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