23.09.2008

23 septembre ...

le point
La plus belle !
Les négociations entre les proches de Ségolène Royal et les animateurs de la Ligne claire, les grands élus Jean-Noël Guérini, Gérard Collomb et Vincent Feltesse ont abouti vendredi dernier. Les deux camps se sont rejoints sur "la proximité et la convergence des textes qu'ils ont déposés dans le cadre de la préparation du congrès de Reims qui se tiendra début novembre", selon un communiqué conjoint. Ils affirment être "fiers d'être réformistes", et souhaitent "poser les bases d'une autre politique, basée sur le renforcement de la démocratie". Ils feront donc motion commune à Reims. Le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb devrait être le premier signataire derrière Ségolène Royal. Cette dernière pourrait alors ressortir sa candidature du "frigo " si la motion obtenait un bon score auprès des militants qui se prononceront le 6 novembre

Martine et fafa
Martine Aubry sera première signataire d'une motion, rassemblant ses amis, ceux de Laurent Fabius, les strauss-kahniens tendance Jean-Christophe Cambadélis et les proches d'Arnaud Montebourg. Samedi, à l'heure de dévoiler de manière alambiquée son ambition de succéder à François Hollande - "Je prendrai toutes mes responsabilités, mais nous n'en sommes pas là. Si nous sommes en capacité, nous déciderons tous ensemble (de qui sera le candidat, NDLR)" - la dame des 35 heures a plaidé pour un "Parti socialiste clairement à gauche". À La Bellevilloise, cette même salle branchée du 20e arrondissement de Paris qu'avait choisie Ségolène Royal pour annoncer sa candidature au poste de premier secrétaire, Martine Aubry s'est employée à faire taire ceux qui fustigent cette alliance de "carpes et de lapins" fabriquée de toutes pièces par les mécanos Jean-Christophe Cambadélis et Claude Bartolone. "Je n'ai jamais pensé que certains camarades étaient anti-Européens", a-t-elle lancé, en référence à la campagne pour le "non" menée par Fabius lors du référendum européen de 2005.

Bertrand
Bertrand Delanoë et François Hollande se sont rapprochés. Ils se sont affichés à l'université d'été de La Rochelle fin août et ont célébré leur union mardi dernier lors d'un meeting commun à Cergy-Pontoise . Ils pourront compter à leurs côtés toute la garde jospiniste, des strauss-kahniens, mais aussi l'ancien Premier ministre Michel Rocard et de grands élus, tels les présidents de région Alain Rousset et Jean-Yves Le Drian. Sur le fond, les deux hommes se définissent comme des "réformistes qui s'assument comme tels, au service d'une efficacité de gauche, et qui sont résolument des soldats de l'idéal européen" (Delanoë, 16 septembre). Le maire de Paris reste le seul candidat officiellement déclaré à la succession de Hollande au poste de premier secrétaire après le "retrait" de Royal et la déclaration prudente d'Aubry . Après une longue hésitation, Pierre Moscovici a en outre annoncé lundi qu'il apportait son soutien à Bertrand Delanoë.

Hamon
Henri Emmanuelli, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann et Gérard Filoche, tous de l'aile gauche du PS, déposeront une motion commune, pour "une gauche décomplexée". Pas d'alliance avec Aubry, donc, comme cela avait été un temps envisagé. "Loin des synthèses molles et des Meccano improbables, il faut au PS une majorité nouvelle et cohérente, qui incarne une gauche décomplexée et fière de ses valeurs", croient-ils. Pierre Larrouturou, l'avocat de la semaine de travail de quatre jours, les a rejoints samedi. En outre, les négociations engagées avec le volubile sénateur Jean-Luc Mélenchon ont abouti in extremis lundi à un accord avec la motion Hamon-Emmanuelli. Par ailleurs, Benoît Hamon, 41 ans et leader du Nouveau Parti socialiste (NPS), dont le poids est estimé à 15 %, a annoncé sa candidature à la succession de François Hollande Lundi..

Pole écologique
Le pôle écologique du PS déposera une motion au congrès de Reims pour, disent-ils, "prendre en compte l'urgence écologique au même titre que l'urgence sociale". Parmi les signataires, le député de Paris Christophe Caresche, un temps tenté par l'aventure Delanoë. Le petit mouvement Utopia aura également sa motion seul, "sous notre propre drapeau", préfère dire son porte-parole Franck Pupunat. La motion s'intitulera "Socialiste, altermondialiste et écologiste". "Nous demandons, entre autres, la régularisation des sans-papiers et la sortie du nucléaire. Nous expliquons également que nous sommes contre la religion de la croissance", raconte Pupunat au point.fr. Surtout, "nous appelons à un vote sanction contre le spectacle infligé aux Français par les dirigeants socialistes". Utopia espère rassembler 2 % des votants le 6 novembre

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