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29.09.2008
zenith
Fête de la Fraternité , quelques échos …
La fraternité est une valeur cardinale de notre Révolution de 1789,
pourtant elle n’en est pas moins l’enfant oubliée de notre République.
Qu’est-ce que la fraternité ? Elle renvoie à la fratrie, c'est-à-dire
le lien qui unit les frères et sœurs. La fraternité présuppose donc
l’amour réciproque, l’entraide, la solidarité et surtout le respect à
l’intérieur d’une famille. La révolution française a eu ce fou désir
d’ériger cette solidarité et ce respect à l’échelle de la nation. A
l’intérieur de la patrie française, nous sommes tous frères et sœurs,
nous sommes tous unis par un lien sacré, nous sommes tous unis par le
ciment de la République.
Aussi belle soit cette valeur, aussi immuable soit son inscription sur
les frontons de nos Mairies, la Fraternité n’a pas pour le moins subi
de nombreux revers ces dernières années ; tout comme ses affiliées
Liberté et Egalité.
A commencer par le pouvoir en place ! La campagne de l’actuel
président Sarkozy a été un incroyable piétinement du concept de
fraternité. Pour gagner, il n’a pas hésité une seconde à attiser les
rancunes entre les citoyens, à développer le lit de la haine entre
ceux qui viennent d’horizons et de générations différentes. La
Fraternité a plus que jamais été en berne, lorsque 53% des électeurs
ont consacré son viol.
Cependant, c’est avec persistance que Ségolène Royal a tenté, tant
bien que mal, de faire une campagne basée sur le respect et sur la
solidarité. Elle a réhabilité sa beauté, elle a continué à entretenir
sa flamme.
Si Sarkozy est à blâmer, le parti socialiste n’est pas en reste. Alors
qu’on aurait pu s’attendre à la plus grande des solidarités à
l’intérieur d’un parti qui se veut le garant de l’héritage de la
Révolution française, il n’en a rien été. Chaque jour apportait son
lot de critiques socialistes, démontrant par là l’irrespect et le
manque de solidarité que certains de ses membres n’hésitaient pas à
témoigner à l’égard de Ségolène Royal. Notre ancienne candidate n’est
jamais tombée dans ce piège, elle a préféré garder la tête haute ;
elle a continué à honorer la Fraternité.
Le 27 septembre 2008, elle lui a même organisé un meeting. Alors que
la tentation était grande d’entrer dans une logique personnelle de
valorisation, elle a préféré s’effacer pour que la fête de la
fraternité soit totale. Et elle l’a été.
Des citoyens et des non-citoyens, des Français et des non-Français,
des femmes et des hommes, des jeunes et des moins jeunes, ont tous
ensembles célébrés l’amour réciproque, la solidarité et le respect.
La motion soutenue par Ségolène Royal et menée par Gérard Collomb, se
fait largement écho de considérations fraternelles. Ainsi, on nous
propose (notamment dans le chapitre « Reconnaître la France métissée
comme une chance) de créer une cérémonie républicaine pour tous les
jeunes et de mettre en place un service national civique obligatoire.
Mais la fraternité passe aussi par la laïcité et par la valorisation
de l’immigration.
Les deux autres volets de notre triptyque républicain ne sont pas en
reste. Il ne s’agit pas ici de faire un inventaire, mais seulement
d’évoquer ensemble les orientations qui seront mises en place si dans
quelques années nous incarnons l’espoir de l’alternative.
Concernant l’égalité, nous vous renvoyons au chapitre « Bâtir un état
préventif qui attaque les inégalité à la racine ». Ainsi sont déclinés
dans ce chapitre plusieurs propositions très concrètes : la révolution
fiscale (pour plus d’équité) et surtout un investissement massif dans
l’éducation et la culture pour permettre l’égalité des chances.
La liberté est consacrée par un ensemble de dispositifs (chapitre «
Oser enfin la démocratie jusqu’au bout ») : la démocratie
participative est l’aboutissement de la liberté politique ; une
protection accrue des droits de l’homme et des libertés
fondamentales ; la démocratisation de l’Europe.
Aujourd’hui alors que nos valeurs républicaines sont mises à terre par
les milles et une mesures – toutes plus oppressives les unes que les
autres- du clan Sarkozy, nous républicains et nous socialistes, il est
temps de nous réunir autour de celle et de ceux qui nous proposent de
nous battre pour défendre l’esprit républicain.
Non, la révolution française n’est pas finie, elle a recommencé avec
la campagne de Ségolène Royal, avec sa motion et surtout avec le 27
septembre 2008 !
Et ces trois mots - Liberté, Egalité, Fraternité expriment
l'essentiel de la vie
Krzysztof Kieslowski
Ségolène à son Zénith
Par Michèle Delaunay, dimanche 28 septembre 2008 à 09:37 dans Journal
Cinq mille personnes hier soir au zénith pour la soirée de la Fraternité dont Ségolène Royal a eu l'initiative. A la fin de la performance (au sens français comme au sens anglais du mot), un journaliste demandait à Jean-Louis Bianco : "vous n'êtes pas déçu, il n'y avait pas grand monde..."
Le ton était donné. Quand l'un ou l'autre de nos responsables (en cette période de congrès, je ne veux pas citer de nom !) rassemble 500 personnes, on parle de foule, quand Ségolène en réunit 5000, on tord le nez...
Parmi les 5000 pimpins, il y avait moi. Ce qui m'a donné la chance de ma première journée promenade-exposition à Paris depuis quinze mois que j'y "fais la vie". Bloquée par le RSA jusqu'à vendredi, j'ai pris la folle décision de demeurer sur place jusqu'au lendemain soir. Pour tout dire, en reniflant le soleil le long de la Seine ou en prenant dans la figure la peinture d'Emil Nolde, je me sentais un peu coupable ...
Je serais malhonnête de dire que je suis une fanatique des artistes venus témoigner au zénith. Le nombre de décibels propulsé par les amplis m'a fait la tête comme un cucurbitacé. Quand au discours de Ségolène, je n'ai fait que le lire, puisque les élus ont été, tout le temps qu'elle a parlé, parqués derrière la scène, dans un local dépourvu du moindre haut parleur. Je n'ai donc vu d'elle que les images, fort belles, d'une femme radieuse, détendue, avec une gestuelle tantôt de femme dans la vie normale, tantôt de petite fille (les mains sur les hanches, dessinant de grands ronds dans le ciel...)
Ce visage radieux de la politique ne va pas plaire à tout le monde. Gageons que les grincheux, les acariâtres, les mal-dans-leur-peau vont ronchonner dans leur barbe. Je ne parle pas de barbe par hasard. Gageons encore que ces grincheux seront d'abord masculins. Trop belle, trop légère, trop jeune pour eux, ce qu'ils traduiront par trop belle (légère, jeune) pour la politique.
Qui se mettra en cause ? Je trouve sur mon écran une déclaration de Bertand Delanoë que j'estime et apprécie : "Je ne mets pas en scène". Il ne se met pas en scène ? Les postures campées de Bertrand quand il parle amusent ou irritent, selon le tempérament de chacun. Comme pour Ségolène hier et son nouveau talent de "femme libre", l'apparence devance le propos. Le message n'est pas obligatoirement dans le texte, mais dans le ton ou dans l'image.
Le texte du discours m'a été donné au même titre qu'à la presse. Ce n'était pas un programme politique, mais un hymne à la vie, à la résistance, à la liberté d'une femme en responsabilité.
En toute objectivité, ce que je me suis promis d'avoir en cette période de pré-congrès, Ségolène a trop parlé d'elle. L'idée était de communiquer une image de force, féminine à l'extrème. Presque biblique : chasuble bleue, absence de tout "métal". L'idée ne pouvait que me plaire, moi qui soutient matin, midi et soir, qu'un meeting politique doit d'abord donner de la force et qu'on doit en ressortir meilleur et plus instruit qu'on y entre. Pourtant, trop mature et trop cérébrale sans doute, j'ai besoin de plus de texte.
Au total, un vrai succès doublé d'une vraie interrogation. Les meetings qui ne réunissent que des militants pour entendre des discours convenus dans l'ordre de titres et de mérites des orateurs, ont fait leur temps. Malheureusement, ce que l'on appelait "parler sous les préaux d'école", aussi. Il s'agit de rallier autrement les gens, les jeunes, ceux qui ne baignent pas dans les slogans ni dans les concepts, ceux qui ne savent pas ce qu'est la TIPP, qu'elle flotte ou pas, ceux qui rament, ceux qui vivent comme ils peuvent plus que comme ils veulent, au point Je suis là aujourd'hui, je serai là demain. Rien ne me fera reculer sur ce chemin que j'ai choisi". Sur la scène du Zénith de Paris, samedi soir, Ségolène Royal offre aux 4.000 militants venus assister à son "rassemblement de la Fraternité" un show d'un nouveau genre, arpentant la scène seule trois-quarts d'heures durant, sans micro, sans pupitre, sans notes apparentes, lisant un prompteur, à l'américaine. Ses mains sur les hanches, faisant la révérence, souriant, riant même, la présidente de la région Poitou-Charentes se livre à une prestation qui tient plus du jeu d'acteur que de celui de responsable politique. Ségolène Royal, tendance stand-up de Jamel ? Surprenant.
"Ce soir, la musique porte notre exigence commune d'un monde plus juste et plus libre", lance-t-elle, remerciant les artistes qui ont répondu à son invitation, à l'image de l'inimitable groupe Trust. Et Royal de citer Bernie Bonvoinsin, le chanteur du groupe, et les paroles du tube "Antisocial" : "Cesse de faire le point, serre plutôt les poings, relève la gueule, je suis là, t'es pas seule".
Le Point
"Jamais je n'ai mis un genou à terre"
Le figaro
• Royal, «femme debout»
au Zenith
Samuel Laurent (lefigaro.fr) avec agences
28/09/2008 | Mise à jour : 15:52 | Commentaires 328
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Devant ses partisans réunis pour un concert parisien, l'ex-candidate socialiste, qui a changé de look et de gestuelle, a voulu délivrer un message d'espoir.
«Je suis là aujourd'hui, je serai là demain. Rien ne me fera reculer sur ce chemin que j'ai choisi et sur lequel nous marchons ensemble». Ségolène Royal était «encore debout», samedi soir au Zénith, à Paris pour un concert qui réunissait ses partisans, venus écouter Cali, Trust, les Neg'Marrons... et surtout l'ex-candidate PS à la présidentielle.
Une candidate qui avait visiblement travaillé ce rassemblement. Tunique bleue, jeans, cheveux ondulés, mais aussi gestuelle plus relâchée que d'habitude, Ségolène Royal, équipée d'un micro-cravate sans fil, a arpenté la scène du Zénith pour un discours de 45 minutes qui tranchait avec ses postures figées de 2007.
Devant 4.000 de ses supporters, la présidente de la région Poitou-Charentes, souriante, parfois même éclatant de rire, a largement mis en avant les «trois années de combats et d'épreuves» qu'elle a vécu depuis la primaire socialiste. «Il y a eu la riante primaire, la courtoise présidentielle, les gentils coups bas, les tendres attaques, les doux cambriolages, les amicales pressions et les charmantes épreuves personnelles (...) certains qui s'éloignent gaiement, d'autres qui trahissent avec grâce, d'autres encore qui méprisent coquettement», a résumé Ségolène Royal.
Les «porte-flingues de l'Elysée»
Elle a notamment dénoncé les «porte-flingues» de l'Elysée, une allusion aux responsables de l'UMP qui avaient multiplié les piques contre elles lorsque son appartement a été cambriolé. Ses camarades socialistes n'ont pas été oubliés, qui lui «intimaient l'ordre» de ne pas faire la fête en cette période de crise financière.
Mais, a assuré Ségolène Royal, qui se présente toujours en «femme debout», «jamais je n'ai mis un genou à terre. Jamais je n'ai songé à abandonner» durant ces «épreuves». Qui lui ont appris une chose : «il faut savoir perdre sans amertume pour pouvoir un jour gagner sans triomphalisme».
L'épreuve à venir, celle du Congrès de Reims, l'ex-candidate a en revanche choisi de ne pas l'aborder samedi soir. «Ce n'est pas une réunion de courant, pas une assemblée générale interne», expliquait Vincent Peillon, l'un des membres de sa garde rapprochée. «On est là pour faire la fête ensemble». Les dignitaires du PS avaient d'ailleurs tous été invités, même si aucun n'est venu.
«Relever la tête»
Parcourant la scène du Zénith, Ségolène Royal a évoqué sa volonté de construire une «autre France» que celle de Nicolas Sarkozy, dont elle n'a jamais cité le nom, mais qui selon elle est celle de ces «millions de travailleurs pauvres», ces «petits retraités qui se demandent s'il faut faire un repas à midi ou le soir», ces «enfants des cités qui demandent ‘pourquoi ils ne nous aiment pas'», ou les salariés de Renault victimes de 6.000 suppressions d'emplois.
«Non au cynisme, non à la résignation», a exorté Ségolène Royal, demandant à la France de «relever la tête». «Nous changerons cela parce que nous sommes le changement», a-t-elle promis. «Car, assure l'ex-candidate, «la gauche doit être là pour faire émerger cette nouvelle France qui attend qu'on la réveille».
A la fin de son discours, Ségolène Royal a fait reprendre au public le mot «fraternité», qui s'affichait sur le fond de la scène et qu'elle a scandé durant de longues minutes, pour clotûrer ce show politique au goût très américain.
Malgré le spectacle, le message de Ségolène Royal est clair : en ces temps difficiles, "la gauche doit être là malgré ses imperfections, ses atermoiements, ses frictions, la gauche doit être là pour faire émerger cette France nouvelle qui attend qu'on la réveille". Dans la salle, pas tout à fait pleine, ses partisans scandent "Ségolène présidente" et agitent des drapeaux. "Garde la pêche !", lui hurle l'un d'eux.
Que tous se le disent au PS : en dépit de ces éléphants qui ont fait du "tous sauf Ségolène" leur credo, elle est là et bien là. "Jamais je n'ai mis un genou à terre. Jamais je n'ai songé à abandonner. Jamais je n'ai renié une seule de nos valeurs. Jamais je n'ai lâché prise". Et ce n'est pas maintenant qu'elle compte le faire. Certes, Ségolène a mis sa candidature au poste de premier secrétaire du PS au "frigo" il y a deux semaines, mais ce n'est pas un renoncement. "Nous voyons bien au-delà du congrès de Reims - en novembre, François Hollande passera le témoin - , la vie ne s'arrête pas à ce congrès", assure au point.fr Jean-Louis Bianco, bras droit de Ségolène Royal, ravie de cette performance d'un soir. D'ailleurs, Royal elle-même ne s'en cache pas, la présidentielle de 2012, elle y pense, "bien évidemment". Elle se veut d'ailleurs forte de son expérience de 2007. "J'ai découvert que j'avais de l'endurance. C'est un jeu souvent cruel et même si je ne comprends pas la férocité de certains coups, j'ai pensé à Cyrano de Bergerac qui disait avec panache 'on abdique pas l'honneur d'être une cible ' ".
Bianco : "C'est la seule qui arrive à vous tirer les larmes"
Malgré sa baisse dans les sondages, malgré la forte concurrence au sein de son parti, l'ancienne rivale de Nicolas Sarkozy est revenue au front, convaincue que les Français ont besoin d'elle. Et de railler ceux qui lui ont mis des bâtons dans les roues, depuis "trois ans". "Il y a eu la riante primaire, la courtoise présidentielle, les gentils coups bas, les tendres attaques, les doux cambriolages, les amicales pressions et les charmantes épreuves personnelles..." Et "depuis un an et demi", ceux "qui s'éloignent gaiement, ceux qui trahissent avec grâce, d'autres encore qui méprisent coquettement ! Et de s'étonner : 'mais elle est encore debout ? Et en plus elle continue ?' " Une tirade qui risque d'en agacer plus d'un au PS... Mais Bianco assume et en rajoute : "C'est la seule qui arrive à vous tirer des larmes". Le "style" Royal ? "Elle incarne le mouvement, le renouveau. La dynamique est de ce côté-là", poursuit-il. Sous-entendu : pas du côté de Bertrand Delanoë, ni de Martine Aubry, représentants du "vieux parti", jugés comme "archaïques" par les ségolénistes. "Le congrès va se jouer là, l'ordre face au mouvement", croit savoir un cadre de la Rue de Solférino.
Hormis le show de Royal, les artistes se sont succédés toute la soirée sur la scène du Zénith, parce que, dit la star de la soirée "de tout temps le chant a porté les révoltes". Cali, le groupe de rap Les Neg Marrons et leur célèbre "Bilan", Trust donc, Benjamin Biolay ou encore Ridan, ont mis leur musique gentiment engagée au service de celle qu'ils soutenaient déjà durant la présidentielle, l'an dernier. Cette fois, pour Royal, rien d'impossible, veut-elle croire. Et de répéter ce qu'elle avait lancé le soir de sa défaite à la présidentielle : "Oserais je le dire que quelque chose s'est levé et ne s'arrêtera pas...".
qu'ils ne savent plus toujours ce qu'ils veulent.
Marianne
Relooking extrême pour Ségolène Royal
Hier soir au Zénith de Paris, Ségolène Royal est apparue radieuse, libérée. Et qu'est-ce qu'elle a dit? En gros la même chose : «Je suis radieuse, libérée». Tout un programme.
«Cette femme a indéniablement un certain courage. Après, son camp, c'est son camp!» Le compliment, bourru, est signé Bernie Bonvoisin. Il s'adresse à Ségolène Royal. Si le chanteur de Trust, -bonnet et Ray-Ban inamovibles-, s'est déplacé hier soir au Zénith, « c'est pas pour le PS, ni pour Ségolène, c'est pour la Fraternité ». Comme tous les autres artistes, d'ailleurs. Hervé Villard est même allé rappeler en coulisses qu'il avait déjà chanté pour Jacques Chirac… « Je ne cherche pas à instrumentaliser les artistes », avait souligné Ségolène Royal il y a quelques jours. La distance revendiquée par certains arrange donc tout le monde. A commencer par les lieutenants de l'ex-candidate, qui le répètent : « non, le rassemblement pour la fraternité n'est pas une démonstration de force à quelques semaine du congrès de Reims. Non, il ne s'agit pas d'un Charléty bis ». Foi de Vincent Peillon et de David Assouline.
Etre une femme libérée… c'est facile
Et pourtant ! Après que le mythique « An-ti-so-cial ! » de Trust (il fallait bien ça pour réveiller les 4000 militants assoupis dans la pénombre, sans doute plus à l'aise avec Cali ou Benjamin Biolay), Ségolène Royal a prouvé une nouvelle fois qu'elle était la seule, au PS, a pouvoir électriser une telle foule. Radieuse dans une longue tunique bleue portée sur un jean, les cheveux ondulés, elle a assuré le show, sans musique, pendant plus de 20 minutes. Debout devant son public, elle a arpenté la scène comme une télévangéliste en mêlant tous les registres : la confidence, l'humour, les propos offensifs et les tonalités mystiques qui ont fait son succès. Dans la salle, des militants de Désir d'Avenir, eux, ont recyclé les banderoles de la campagne et on y vont carrément : les « Ségolène, on t'aime ! », enchainés par des « on va gagner, on va gagner ! » fusent de partout.
Hier soir, l'ex-candidate à la présidentielle, qu'on disait marginalisée, a prouvé qu'elle n'était pas sortie du jeu. Et ce bien que certains lui prédisent un congrès difficile. Elle s'en moque et voit déjà plus loin : « J'ai appris qu'il faut savoir perdre sans amertume pour pouvoir un jour gagner sans triomphalisme », lance-t-elle, déclenchant une vague d'hystérie collective dans le public. Devant les siens, elle ironise : « On me dit : « il faut relativiser les épreuves, Ségolène, c'est de la politique, c'est normal les coups ! » Relativisons donc, depuis trois ans, il y a eu la « riante » primaire, la « courtoise » présidentielle, les « gentils » coups bas, les « tendres »attaques, les « doux » cambriolages, les « amicales » pressions et les «charmantes» épreuves personnelles»…
Libérée de ses raideurs, du carcan qui souvent l'enserrait, Ségolène Royal a trouvé une liberté d'allure qui lui faisait jusqu'alors défaut. Dominique Besnehart, son ami agent de stars, n'y est sans doute pas pour rien et, dans un coin de la salle, salue la performance…
06:50 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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