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31.10.2008
en avant !!!
L'ancien premier ministre n'exclut pas de quitter le PS si la présidente de Poitou-Charentes s'empare du parti.
Ségolène Royal à la tête du PS ? La perspective fait frémir Michel Rocard. «Je vais fêter l'an prochain mes 60 ans de parti. J'ai tout endigué : la guerre d'Algérie, les trahisons de Guy Mollet, la folie des premières nationalisations de 1981 qui ont failli mettre notre économie à genoux. On a digéré beaucoup de choses. C'est vrai que ce résultat ne me ferait pas plaisir», a assuré mercredi sur la chaîne LCP l'ancien premier ministre, qui a confié qu'en cas de victoire de la présidente de Poitou-Charentes, il n'excluait pas de rendre sa carte du parti. «Ce n'est pas une décision que l'on prend seul (…), cela dépend de ce qui va être dit au congrès. Elle a encore le temps de faire des bons discours, on ne sait jamais, mais elle a aussi le temps d'en faire des mauvais», a indiqué Michel Rocard.
De son côté, Ségolène Royal s'est refusée à commenter les propos de l'ancien premier ministre mais a tout de même indiqué, avec le sourire, les avoir entendus. De toute façon, elle ne fait plus attention aux bisbilles internes du PS. Et elle se prépare à accélérer sa campagne en début de semaine prochaine, juste avant le vote des militants.
Lundi soir, l'ancienne candidate à la présidentielle tiendra un meeting à Montpellier avant de se rendre dans l'Aude pour un déplacement dans une commune rurale sur le thème des services publics. Mercredi, elle sera à Paris avec toute son équipe pour un meeting à la Bellevilloise, dans la salle où elle s'était déclarée, en mai, candidate à la succession de François Hollande. Enfin, jeudi, elle votera à Melle dans sa section des Deux-Sèvres. «Ce n'est pas une accélération mais l'aboutissement d'un processus, indique-t-on dans son équipe. Après avoir sillonné la France, toute son équipe se retrouve à Paris où elle continuera à s'adresser aux Français.»
Se démarquer de ses adversaires
Les Français, c'est à travers eux que Ségolène Royal s'adresse aux militants du PS. Comme mercredi soir, à Toulouse, où elle a tenu un meeting en configuration Zénith : seule en scène, sans notes, un prompteur et l'habituelle foule enfiévrée. À l'entrée de la dernière ligne droite qui la mène au congrès de Reims, la présidente de Poitou-Charentes a centré son discours sur le social. «Il ne faut pas que la crise financière soit le prétexte à un recul du social, a-t-elle expliqué avant son discours. Or le pouvoir continue à déréglementer le marché du travail. C'était encore le cas mercredi avec les CDD.» Un cadeau au Medef, selon Ségolène Royal, qui dénonce une «connivence de classe » entre les banquiers, le patronat et le pouvoir, au détriment du peuple. «Sarkozy autorise le Medef à faire de l'autodiscipline sur les rémunérations des patrons et, dans le même temps, ils dézinguent par la loi le Code du travail. C'est complètement invraisemblable.»
En orientant son discours sur le social, Ségolène Royal a aussi voulu se démarquer de ses adversaires. Selon elle, la crise financière a validé l'ensemble du diagnostic qu'elle portait il y a un an et demi dans son programme présidentiel. «Les problèmes de tarification bancaire, les superprofits, les traders, les paradis fiscaux… Nicolas Sarkozy s'attaque aujourd'hui à tout ce que je dénonçais hier. Sauf que lui n'avait rien vu venir. C'est pourtant cela, la politique : la capacité d'être visionnaire et de rendre possibles les choses que l'on disait impossibles.» Par exemple, Ségolène Royal à la tête du PS…
07:21 Publié dans congres de Reims | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.10.2008
hypothese
Qu'adviendra-t-il si, le 6 novembre au soir, aucune des six motions en compétition pour le congrès du Parti socialiste, du 14 au 16 novembre à Reims, n'arrive en tête à l'issue du vote des militants ? Faute d'indicateurs fiables sur les inscrits - 220 000 électeurs potentiels s'ils acquittent, même le jour du vote, deux ans de cotisations, sachant que seuls 105 000 ont repris leurs cartes -, le scrutin garde ses mystères. Le niveau de participation sera déterminant. A entendre les différents pointeurs de "Solférino", les motions de Bertrand Delanoë et de Ségolène Royal - signataire du texte présenté par Gérard Collomb - devraient se partager 60 % des votes. Mais quel sera l'écart : 31 %-29 % ? ; 35 %-25 % ? Il est aussi impossible de deviner la réponse que de dire qui, de M. Delanoë ou de Mme Royal, sera en tête. Ces mêmes pointeurs attribuent 38 % aux motions de Martine Aubry et de Benoît Hamon, soit 25 % pour la maire de Lille et 13 % pour le jeune député européen qui est parvenu à réunifier toutes les petites gauches du PS.
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Grand favori des sondages réalisés auprès de sympathisants socialistes, à ne pas confondre avec les militants, Bertrand Delanoë, 58 ans, a capté une grande partie de l'appareil, grâce au soutien de François Hollande, le premier secrétaire sortant, mais il n'a pas réussi à séduire la base. Sa campagne fait du surplace. En dehors de Paris et en partie de la Haute-Garonne, il n'a dans sa besace aucune grosse fédération. Même sur ses terres, où le vote est plutôt bohème, il n'est pas sûr d'être majoritaire. A contrario, Ségolène Royal, 55 ans, malmenée par les sondages et boudée par l'appareil, garde un pouvoir d'attraction auprès des militants et a le vent en poupe. L'appui des Bouches-du-Rhône et de l'Hérault, où on vote encore "au canon", lui garantit un matelas de plus de 10 % des votes.
La même garantie de 10 % est promise à Martine Aubry, 58 ans, qui a impulsé une vraie dynamique, grâce à la crise financière, et qui est d'autant plus assurée de faire un score qu'elle est soutenue par des fédérations - Nord et plus encore Pas-de-Calais et Seine-Maritime - où on ne badine pas avec la discipline de vote. Avec un discours très à gauche et un réel talent, Benoît Hamon, 41 ans, a aussi surfé sur la crise, mais il est handicapé par le conglomérat de gardiens du temple qui l'encadre. Un conglomérat de fortes personnalités qui ont un lourd passé commun de chamailleries. Seul le pôle écologique de Christophe Caresche et Géraud Guibert, en pointe sur la rénovation, affiche sa cohérence. Les principales motions ressemblent à des attelages très hétérogènes fondés sur des contrats précaires. Elles naviguent au mieux de leurs contradictions internes.
Sous le double parrainage de Lionel Jospin et de Michel Rocard, histoire de marier première et deuxième gauche, le maire de Paris se présente plus en champion de la "fidélité" à l'héritage socialiste, depuis Epinay (1971), qu'en artisan du renouveau. En se proclamant, lors de sa candidature au poste de premier secrétaire, "libéral et socialiste", M. Delanoë s'est vite mis en porte à faux par rapport à une crise qui sape les fondements du libéralisme. Encouragé à se lancer par M. Jospin, qui s'était d'abord fait le censeur de M. Hollande - le successeur qu'il s'était pourtant choisi en 1997 -, il a fini par s'allier avec le premier secrétaire qu'il critiquait. De même, M. Delanoë récuse toute alliance avec le MoDem, mais fait route avec M. Rocard, qui s'est fait le chantre d'un tel rapprochement.
LE REMAKE DU MATCH JOSPIN-FABIUS
En voulant prendre la tête du PS, M. Delanoë joue gros. C'est évident en cas d'échec. Mais s'il gagne, il devra montrer sa capacité à être le "manageur" d'un parti qu'il veut remettre au travail, même s'il s'était engagé, lors des municipales, à faire son "travail de maire à 100 %". Sa cote de popularité, au zénith au-delà de 70 %, va fortement et rapidement être écornée, car, comme premier secrétaire il sera surexposé en première ligne. Ses alliés guetteront ses faux pas, à commencer par M. Hollande - qui le soutient mollement et qui ralliera la motion arrivée en tête -, dont l'intérêt objectif est son échec, qui lui dégagerait la voie pour une candidature à l'Elysée en 2012. Le revers probable aux élections européennes de juin 2009 - par rapport aux 28, 9 % du PS en 2004 - lui sera imputé.
Mme Royal a, elle aussi, une équipe hétérogène : des grands barons locaux ; des "hollandais" repentis comme Julien Dray ; la majorité du NPS derrière Vincent Peillon ; le numéro deux du PS, François Rebsamen ; ses "groupies" de ses clubs Désirs d'avenir. En mettant sa candidature à la tête du PS "au Frigidaire", Mme Royal a habilement joué, réduisant son enjeu personnel. Seul un improbable plébiscite en sa faveur pourrait la faire sortir du "frigo". Un succès lui permettrait de pousser en avant M. Peillon (48 ans). Un échec ne la disqualifierait pas pour la suite. Candidate au poste de premier secrétaire, Mme Aubry n'a rien à perdre. En cas d'échec, elle restera à Lille, mais en ayant gagné ses galons et en pesant sur le PS.
D'abord anti-Royal, Martine Aubry s'en prend de plus en plus vivement à Bertrand Delanoë, ne lui pardonnant pas son alliance avec M. Hollande. Un renvoi d'ascenseur au maire de Paris, qui lui reproche son alliance contre-nature avec Laurent Fabius. D'ici au 6 novembre, le risque existe qu'un "TSD" (Tout sauf Delanoë) se substitue au "TSS" (Tout sauf Ségolène), et les maires de Lille et de Paris semblent rejouer un mauvais remake du match Jospin-Fabius.
Reims peut tourner au psychodrame, comme Rennes en 1990 avec le facteur aggravant que le PS doit élire, le 20 novembre, un nouveau premier secrétaire. Si le 6 novembre, aucune motion ne prend l'avantage et que chaque camp fait de la résistance, la crise est assurée. A moins d'un électrochoc qui conduirait le PS, pour sortir d'une impasse moins due à des clivages idéologiques qu'à des querelles d'ego, à confier les rênes à une nouvelle génération. M. Peillon, ségoléniste, ou Pierre Moscovici, 51 ans, rallié à M. Delanoë, seraient des candidats de compromis qui laisseraient les présidentiables préparer 2012. Ils pourraient puiser dans un vivier de "jeunes" pour former une équipe resserrée incarnant la relève : Harlem Désir (49 ans), Annick Lepetit (50 ans), Patrick Bloche (52 ans), delanoëistes ; Guillaume Garot (42 ans), Manuel Valls (46 ans), Aurélie Filippetti (35 ans), Delphine Batho (35 ans), ségolénistes ; François Lamy (49 ans), Adeline Hazan (52 ans), Arnaud Montebourg (46 ans), aubryistes ; Guillaume Bachelay (34 ans), fabiusien, voire M. Hamon et son allié Pierre Larrouturou (44 ans). En 1997, M. Hollande n'avait que 43 ans quand il devint le "patron" des socialistes.
06:57 Publié dans congres de Reims | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.10.2008
budget ....
L’anticipation des conséquences sociales du ralentissement économique qui s’annonce exige de la part des pouvoirs publics la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour l’emploi à l’instar de ce qui vient d’être fait pour le secteur bancaire. Ce plan d’urgence devrait comporter à minima trois volets :
Tout d'abord, la réforme du fonds européen d’adaptation à la mondialisation mis en place par l’Union européenne pour le rendre plus attractif afin d'anticiper les mutations et les restructurations à venir. Il serait scandaleux que l’Europe soit au chevet des banques et laisse les travailleurs et les PME affronter sans protection les conséquences de comportements irresponsables des institutions financières. Il me semble dans ces conditions impératif de réformer d’urgence l’actuel fonds européen d’ajustement à la mondialisation, destiné à accompagner les licenciements massifs dans l’Union européenne, qui n’a jamais été à la hauteur des espérances que l’on fondait sur lui et d’en faire un outil offensif permettant à l’Europe et aux Etats de faire face aux menaces qui s’annoncent, d’amortir les chocs et d’anticiper les restructurations. La présidence française devrait proposer d'engager sans délai une réforme profonde et ambitieuse de ce fonds dont l’usage a été freiné jusqu'à aujourd'hui par une interprétation restrictive des critères par la Commission. Cela serait le signal que l’Europe entend accorder autant de soin à aider les salariés à surmonter les crises, en leur offrant de nouvelles protections, de nouvelles sécurités, de nouvelles opportunités, qu’à abolir les obstacles à la concurrence. Ce serait un signal donné aux travailleurs européens que l’Europe est devenue un espace qui permet d’amortir les chocs économiques, qui ne laisse pas les salariés seuls face à l’adversité, qui organise la réponse commune aux défis.
Ensuite, la généralisation des contrats de transition professionnelle à tout licenciement économique dans les entreprises de moins de 1000 salariés. Ce dispositif expérimental depuis deux ans est aujourd’hui en voie d’extinction en attendant l’issue de la négociation sur la formation professionnelle. Ces délais ne sont plus acceptables. Le coût d’une telle mesure qui consisterait à en faire bénéficier les salariés les plus fragiles dans les bassins d’emploi les plus exposés, pourrait être évalué à environ 250 millions d’euros et permettrait d’assurer aux licenciés une couverture de plus de 80% de leur salaire brut pendant un an, en plus d’un accompagnement renforcé, gage d’un retour plus rapide à l’emploi.
Enfin, la création d’un fonds de revitalisation des territoires ruraux plusieurs fois annoncée et différée, susceptible de prendre le relais des « Contrats de site » (contrats exclusivement mis en place dans les grands bassins d’emploi). Ce fonds pourrait être alimenté par une contribution demandée aux entreprises licenciant plus de 1000 salariés sur l’ensemble du territoire, qui échappent aujourd’hui au dispositif mis en place par la loi de modernisation sociale de 2002.
On peut, par ailleurs, s’interroger, compte tenu de ces enjeux, sur la sincérité du budget de l’emploi tel qu’il est présenté à l’Assemblée nationale et sera bientôt examiné. Ce budget est en effet réduit globalement de plus de 5% dès cette année et de près de 10% sur deux ans. Il ne comporte en outre aucune mesure nouvelle concernant notamment le renforcement des dispositifs qui seront nécessairement sollicités dans le cadre de la crise sociale qui s’annonce, à savoir le recours au chômage partiel, ou aux cellules de reclassement. Je demande au gouvernement, dans un souci de respect du Parlement de présenter rapidement des mesures d’ajustement à l’occasion de l’examen du projet de loi de finances. Des économies pourraient être trouvées, par exemple sur les crédits HCR pour abonder les dotations aujourd'hui déficiantes .
J’ai, pour ma part, bien l’intention de déposer des amendements permettant d’atteindre ce double objectif : assurer la sincérité du document budgétaire ; mettre ne place des mesures adaptées à la crise et venant en aide à ceux qui risquent d’en subir le plus durement les effets.
Gaëtan GORCE
Député de la Nièvre
Rapporteur spécial du Budget travail et l'emploi
15:56 Publié dans emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.10.2008
calme!!,???
Brouillage sur les écrans radar du congrès de Reims
Curieux congrès et drôle d’ambiance. Tous les socialistes sont au moins d’accord sur un point : les préparatifs du rendez-vous de Reims se déroulent dans une atmosphère et un contexte très particuliers.
Participation mollassonne. Plus que jamais, l’issue du vote des militants (qui aura lieu dans les sections le 6 novembre, de 17 à 22h), apparaît très incertaine. Ce qui ne semble pas constituer un élément de motivation pour les adhérents. De l’avis général, on ne se bouscule pas aux réunions de présentation des motions. « Moins de la moitié des militants sont présents » estime Francis Chouat, proche de Bertrand Delanoë. Selon lui, « la question-clé sera la participation au vote, le 6 novembre; beaucoup de gens sont encore indécis, d’où la nécessité de les convaincre individuellement ».
Duels à fleuret moucheté. Francis Chouat, relève « une distorsion » entre « l’ambiance apaisée, loin de la castagne et de l’agressivité » qui prévaut dans les assemblées et « les campagnes médiatiques lancées pour exagérer les divergences entre nous ». Une critique à peine voilée contre Martine Aubry qui a fait du maire de Paris sa cible favorite. « On a beau tourner notre épée dans tous les sens, on ne touche personne car nos adversaires ont tendance à refuser le combat » s’amuse de son côté Jean-Christophe Cambadélis, qui soutient Mme Aubry. Ces duels restent, toutefois, à fleuret moucheté. Jamais en panne d’une expression fleurie, le bretteur Cambadélis baptise « motion open-bar » le camp de Benoit Hamon, « ouvert à tous types d’alliances et qui n’attaque vraiment personne ». « Comme il est impossible de prévoir comment le congrès va se dénouer, chacun évite de vraiment se fâcher avec qui que ce soit. C’est vrai pour absolument tout le monde » réplique un dirigeant proche d’Henri Emmanuelli.
Une dynamique imprévue. Hors micro, les représentants des trois « grandes » motions admettent que le contexte de la crise bancaire favorise la motion de Benoît Hamon. Quoique unie, l’aile gauche du parti n’était pourtant pas partie à la bataille en affichant un gros moral. Aujourd’hui, elle bombe le torse. Razzy Hammadi, l’un des lieutenants de Benoît Hamon, assure que « la crise bancaire rebat les cartes du congrès » et donne, si l’on ose dire, du crédit « à ceux qui parlent juste ». Hardi mais prudent, il s’attend cependant à « une grande volatilité du vote ». Pour Jean-Christophe Cambadélis, « deux motions ont la ‘’gniak'’ : la notre et celle de Benoit Hamon ». Chez Ségolène Royal l’analyse est convergente… si ce n’est que l’on considère que « les soutiens les plus actifs à la base sont du côté de la motion Hamon et de la motion Collomb-Royal ». Chez Delanoë, on se dit « totalement confiant ».
Le scénario à éviter. Le brouillage de l’écran-radar des « pointeurs » de chaque camp - qui en sont réduits (mais ils le font très bien), à répéter en boucle que leur adversaire principal “est en panne” et que les autres “ne sont pas si bien que celà”- et le manque d’entrain des militants font que l’on évoque de plus en plus l’hypothèse d’une neutralisation générale des forces en présence. En clair, aucune motion ne se détacherait, les quatre forces principales atteignant entre 20% et 30% des voix. Voilà qui ouvrirait la voie à la grande foire d’empoigne et aux petits arrangements de congrès. « Ce serait le plus dangereux des scénarios » assurent en chœur les protagonistes.
C’est sans doute la raison pour laquelle ils ajoutent, encore une fois unanimes, que l’actuel faux-rythme ne va sans doute pas perdurer. Le pré-congrès ne devrait donc pas tarder à rentrer dans une phase de dramatisation. « A mon avis, c’est le calme avant la tempête » pronostique David Assouline, proche de Ségolène Royal.
Jean-Michel Normand
07:38 Publié dans congres de Reims | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.10.2008
cool attitude ..
Ségolène Royal découvre la "cool attitude"
Très brillante prestation hier dans le magazine politique d'AS Lapix sur Canal + de la part de la candidate PS qui est apparue sereine, positive et très cool.
L'inflexion d'image se construit méthodiquement. Sur le fond, la candidate colle à la vie quotidienne au point de citer le prix du super ou celui du gazole.
C'est une bonne réaction face à des profils comme Nicolas Sarkozy ou Bertrand Delanoë.
Elle est aussi apparue très "républicaine" sur les questions liées au respect de la loi. Une façon aussi de se démarquer de la dernière attitude de Bertrand Delanoë qui "sectarise" son image avec son refus d'appliquer la loi en matière d'accueil scolaire.
Mais surtout, Ségolène Royal dégage une sérénité nouvelle. Le deuil de la présidentielle 2007 a été manifestement enfin opéré.
C'est le temps de la "cool attitude" qui marque un choix de proximité et de simplicité aux côtés des plus fragiles qui sont légions en ce moment.
Alors même qu'AS Lapix sait remarquablement "faire bouger" ses invités à l'aide de questions rapides, la comparaison avec le Ministre des Affaires Sociales, invité précédent, a donné une image très positive et moderne de la Présidente de Région.
07:37 Publié dans congres de Reims | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.10.2008
bretagne
Devant 350 militants costarmoricains réunis à Saint-Brieuc, Ségolène Royal a appelé à un Parti socialiste : François GREGOIRE
A Saint-Brieuc, Royal appelle à un Parti socialiste "imaginatif et en mouvement"
Sans une seule fois parler de sa motion, Ségolène Royal a, cet après-midi devant 350 militants et sympathisants costarmoricains réunis à Saint-Brieuc, appelé à un Parti socialiste "imaginatif et en mouvement". L'ancienne candidate à l'élection présidentielle a fustigé la présidence Sarkozy. Crise financière, éducation, santé : "Aujourd'hui, on détruit les piliers de la République", estime Ségolène Royal. Et de conclure : "Redresser le pays : voilà la mission des socialistes. Pour que personne ne reste au bord du chemin".
07:06 Publié dans congres de Reims | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
signatures
Nous sommes a plus de 9350 signataires ce dimanche soir grace a un
effort continue de vous tous.
A titre de comparaison, B Delanoe est a 4740 signataires (50% de notre
total).
07:01 Publié dans congres de Reims | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.10.2008
signature...
Séolène Royal gagne la bataille des signatures
La leader socialiste est-elle victime d'un lâchage médiatique mais bénéficiaire d'un tissu militant toujours efficace ? Pour l'instant, elle gagne la bataille des signatures.
La motion de Ségolène Royal rassemble 7 700 signatures. Elle devance largement celle de Benoît Hamon (5 800 signatures) mais surtout Delanoë (3 700 signatures).
Ces chiffres contrebalancent des sondages parfois délicats pour l'ex-candidate à la présidentielle 2007.
Ce qui est certain c'est que son réseau militant est très mobilisé. Nous en sommes les témoins car ses supporters sont toujours les plus nombreux à nous adresser des messages toujours très documentés et particulièrement empreints de vigilance.
Son actuelle "traversée du désert" a indiscutablement soudé son équipe.
Il faut reconnaître à Ségolène Royal l'honnêteté intellectuelle d'avoir revendiquer la fin du cumul et d'avoir appliqué cette recommandation à son propre cursus ; ce qui la prive à ce jour de la tribune de l'Assemblée Nationale.
07:40 Publié dans congres de Reims | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Marseilles
A Marseille, la jeune génération pro-Royal veut "un nouveau PS"
Il y a 9 heures
ALLAUCH (AFP) — La nouvelle génération des socialistes proches de Ségolène Royal a délivré lundi un même message lors d'un meeting dans les Bouches-du-Rhône à un mois du congrès du PS, appelant à construire "un nouveau Parti socialiste", un "parti du mouvement".
"Le Parti socialiste attend depuis longtemps de pouvoir recommencer à être le parti du mouvement, le parti de l'espérance, le parti de la réforme. C'est ce parti que nous voulons construire. (...) Ensemble, construisons le nouveau Parti socialiste", a déclaré Vincent Peillon.
L'eurodéputé, l'un des lieutenants de Mme Royal, concluait devant au moins 800 personnes à Allauch, près de Marseille, une réunion qui a vu défiler derrière le pupitre les députés Manuel Valls, Delphine Batho, Aurélie Filippetti et François Rebsamen, numéro deux du PS.
Dans la puissante fédération départementale (5.000 militants à jour de cotisation, sans doute 7 à 8.000 votants lors du scrutin pour le congrès le 6 novembre, selon un permanent), Jean-Noël Guérini, président du Conseil général, a résumé à la tribune l'état d'esprit du camp Royal: "donner sa chance à une nouvelle équipe en phase avec les réalités" car "nous ne voulons plus d'un vieux Parti socialiste".
A l'unisson, les orateurs se sont refusés à faire du congrès de Reims le moment "du choix du candidat à l'élection présidentielle de 2012", selon la mise au point de M. Guérini, qui a déploré que les socialistes aient été "collectivement aveuglés par les ambitions personnelles".
L'homme fort du PS des Bouches-du-Rhône s'est refusé à se ranger sous la bannière de Mme Royal, dont il co-signé la motion, parlant d'"une association" et "pas d'une fusion".
Citée une fois tout au plus par chacun des intervenants, Mme Royal, qui a remisé le mois dernier "au Frigidaire" sa candidature à la succession de François Hollande, n'était d'ailleurs pas la vedette de cette soirée.
07:38 Publié dans congres de Reims | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.10.2008
Bravo les jeunes ...
Enfin un esprit de révolte ….
Au 19ème siècle, les enseignants nous évoquaient les dures conditions de la vie ouvrière ainsi que ces révoltes pour obtenir un monde meilleur, le syndicalisme était né.
Que reste t il aujourd’hui de cette volonté de promotion sociale ?
Il y a un mois , je suis intervenu au sein d’une entreprise de colorants , j’ai expliqué la formation professionnelle , la menace de licenciement gronde , le conseil régional a déjà accordé des subventions ; sur 35 salariés seuls 4 avaient fait le déplacement !!!???.
Hier , contact téléphonique avec une ami qui demeure dans la vallée de la Nièvre ,l’entreprise va mal , mais on attend , on ne bouge pas , 350 personnes sans qualification et souvent sans permis risquent de se retrouver sur le carreau …Les Aquoibontistes ont encore gagné du terrain !?
Mais heureusement les jeunes des banlieues, eux, bougent …J’en accompagne 2 vers l’emploi : Zakaria et Waiba et je voudrai leur rendre hommage.
Ils sont issus de familles nombreuses, les parents d’origine modeste ont voulu que leurs enfants réussissent.
Après avoir défini leur projet, nous nous sommes lancés dans différentes démarches et ils jouent le jeu ; ils sont ponctuels et tiennent compte des différents avis .
Comme quoi le feu gronde dans nos banlieues, mais un bon feu , le feu de l’espoir et de la réussite ….
Jean Rivera
Da Poulainville
07:55 Publié dans L humeur du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

