14.12.2008

quid du Pc ?

Le Point : Marie-George Buffet prône une transition douce à la tête du PCF lors du 34e congrès, qui a lieu ce week-end. Une rupture ne serait-elle pas plus judicieuse pour relancer le PC ?

Gérard Grunberg : Non. Ça ne changera rien, car le Parti communiste est de toute façon coincé. D’un côté, il ne peut pas se radicaliser : la place est occupée par Besancenot, et il risquerait d’y perdre les quelques élus qui lui restent. De l’autre, il doit critiquer le PS tout en affirmant qu’il fait partie du même camp.

Le PC n’a donc plus de raison d’être ?

Je pense que le PCF va mourir tout doucement. Il n’a pas su convertir en monnaie électorale son passage de parti protestataire en parti de gouvernement.

Il n’y a aucune alternative ?

La gauche française est aujourd’hui bien structurée, avec un grand parti réformiste, le PS, et un parti protestataire, le NPA, qui a pris la place des communistes. Le destin du PC est celui des radicaux de gauche : il va devenir un petit satellite du PS.

* directeur de recherches CNRS au Cevipof (Sciences Po

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