20.12.2008
Un site royaliste ????
Premier bureau national pour Martine Aubry
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Retour au calme au PS après le conseil national très conflictuel du 6 décembre. Les membres de la nouvelle majorité du PS se sont retrouvés avec les partisans de Ségolène Royal, mardi 16 décembre, pour le premier bureau national depuis l’élection de Martine Aubry au poste de première secrétaire. “L’ambiance était cordiale” ont assuré les participants à l’issue de la réunion. “Une ambiance de travail” selon le bras droit de ségolène Royal, Vincent Peillon, même si l’on sentait une peu d’inquiétude du côté de la majorité”.
Ségolène Royal ne siège pas au bureau national. Bertrand Delanoë n’en est plus membre après l’avoir fréquenté pendant des années sans en rater une séance. François Hollande était absent mardi, il fera sa rentrée au BN après les fêtes de fin d’année. “Les hollandais sont restés silencieux, Moscovici n’a pratiquement rien dit, les partisans du maire de Paris ne se sont pas manifesté, à l’exception de Harlem Désir qui prend son rôle de coordinateur très au sérieux et qui a fait rire tout le monde en réclamant de la discipline dans nos débats” raconte un participant. Malek Boutih, partisan de Ségolène Royal a trouvé l’ambiance “un peu fébrile”, Claude Bartolone, proche de la première secrétaire l’a trouvé “très détendue”.
La décision de Martine Aubry de réunir le bureau national du PS une fois par quinzaine et non plus chaque semaine pourrait faire long feu. Vincent Peillon et François Rebsamen sont intervenus en début de séance mardi soir pour le réclamer et ils devraient avoir gain de cause. Les partisans de Ségolène Royal, absents du secrétariat national où ils ont refusé les trois postes qu’on leur proposait ne pèsent plus qu’au bureau national et sont soucieux de conserver le rythme hebdomadaire de réunion de cette instance. Ils n’entendent pas se faire marginaliser et enfermer dans une posture de mauvais perdants. Martine Aubry a proposé d’alterner chaque semaine un BN général et un BN sur un thème d’actualité.
Selon la procédure classique, les différents points à l’ordre du jour - travail du dimanche, réforme du lycée, crise économique, plan de relance et réforme de l’audiovisuel- ont fait l’objet d ‘un rapport par le secrétaire national concerné puis d’un débat. “On a vu la méthode Aubry se mettre en place” se félicitait, mardi soir, Claude Bartolone. Le prochain BN aura lieu le 6 janvier avant celui du 13 janvier consacré à la réforme des collectivités locales -Martine Aubry devant être auditionnée, sur le sujet, par le comité Balladur.
Un BN “spécial crise” est par ailleurs programmé le 20 janvier. Enfin, les 3200 secrétaires de section du PS sont invités rue de Solférino le 31 janvier. Cette dernière réunion est particulièrement importante aux yeux des “royalistes” qui s’efforcent, dans les fédérations, de structurer le courant -ou le mouvement- de leur candidate.Dès la semaine prochaine annonce Vincent Peillon, un nouveau site Web devrait permettre aux”royalistes” de dialoguer et de se compter.
Christine Garin
07:19 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.12.2008
au travai
PS : ambiance "bonne" et "studieuse"
AFP
16/12/2008 | Mise à jour : 21:12 | Commentaires 4 | Ajouter à ma sélection
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Aubrystes et royalistes se sont retrouvés face à face aujourd'hui pour la première fois depuis la mise en place des nouvelles instances du PS, dans une ambiance jugée par des participants "bonne" et "studieuse".
"Vous attendiez des déchirements ? Il n'y en a pas eu!", a lancé à la presse Kader Arif, un proche de l'ex-Premier secrétaire François Hollande, à l'issue du bureau national (BN).
Cet organisme de 54 membres est intermédiaire entre le secrétariat national (gouvernement du parti) et le conseil national (son parlement).
Les royalistes ont ferraillé pour une de leurs revendications: une réunion hebdomadaire du BN où ils sont représentés - contrairement au secrétariat national d'où ils sont absents.
Ce calendrier a été longuement débattu - environ une heure sur les deux et demie de la réunion, selon des participants.
La première secrétaire "Martine Aubry a rassuré" les royalistes sur "la tenue d'un BN hebdomadaire", a confié Bruno Le Roux, proche de Hollande.
"Nous avons convenu qu'il y aurait un BN tous les mardis", s'est réjoui Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal.
Le porte-parole Benoît Hamon a nuancé en parlant d'un BN ordinaire toutes les deux semaines et des thématiques dans l'intervalle.
Le 20 janvier, un BN extraordinaire sera consacré au contre-plan de relance préparé par les socialistes.
Pour le porte-parole, la réunion "s'est très bien passée", avec "des amis de Ségolène Royal parfaitement constructifs. Il n'y a pas de mauvais joueurs au PS, dans quelque motion que ce soit".
Pour Patrick Mennucci, proche de la présidente de Poitou-Charentes, "il faut savoir terminer les choses, il y a une première secrétaire, il faut lui donner la possibilité de diriger le PS".
Patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault a évoqué une "bonne ambiance studieuse". "Très constructif", pour Arnaud Montebourg (aubryste), "Fructueuse", pour la strauss-kahnienne Sandrine Mazetier.
"Si ça continue comme ça, c'est parfait. Martine imprime un mouvement de sérieux", s'est félicité l'ex-Premier ministre Pierre Mauroy.
"Nous portons l'exigence du rassemblement et cette idée progresse", a lancé l'eurodéputé Peillon.
"On va proposer à tout le monde de travailler, on va faire bouillir les cerveaux", a glissé l'autre eurodéputé Hamon.
07:23 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.12.2008
29 janvier 2009
APPEL DES ORGANISATIONS SYNDICALES
CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA.
La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, en sont les premières victimes. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.
Surmonter cette crise implique des mesures urgentes d’une autre nature que celles prises par l’Etat et les entreprises, pour être au service de l’emploi et des rémunérations.
C’est pourquoi, les organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA) appellent les salariés du privé et du public, les chômeurs et les retraités, à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier 2009 : elle donnera lieu dans tout le pays à des grèves et des manifestations.
Elles appellent à agir massivement et interpeller les responsables gouvernementaux, les responsables patronaux et les employeurs pour :
- défendre l’emploi privé et public,
- lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales,
- exiger des politiques de rémunérations qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités,
- défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale,
- des services publics de qualité qui assurent en particulier tout leur rôle de réponse aux besoins sociaux et de solidarité.
Les organisations syndicales rendront publique le 5 janvier 2009, une déclaration commune développant leurs propositions et revendications.
Paris, le 15 décembre 2009
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14.12.2008
quid du Pc ?
Le Point : Marie-George Buffet prône une transition douce à la tête du PCF lors du 34e congrès, qui a lieu ce week-end. Une rupture ne serait-elle pas plus judicieuse pour relancer le PC ?
Gérard Grunberg : Non. Ça ne changera rien, car le Parti communiste est de toute façon coincé. D’un côté, il ne peut pas se radicaliser : la place est occupée par Besancenot, et il risquerait d’y perdre les quelques élus qui lui restent. De l’autre, il doit critiquer le PS tout en affirmant qu’il fait partie du même camp.
Le PC n’a donc plus de raison d’être ?
Je pense que le PCF va mourir tout doucement. Il n’a pas su convertir en monnaie électorale son passage de parti protestataire en parti de gouvernement.
Il n’y a aucune alternative ?
La gauche française est aujourd’hui bien structurée, avec un grand parti réformiste, le PS, et un parti protestataire, le NPA, qui a pris la place des communistes. Le destin du PC est celui des radicaux de gauche : il va devenir un petit satellite du PS.
* directeur de recherches CNRS au Cevipof (Sciences Po
08:08 Publié dans actualite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.12.2008
Mobilisation....
La première secrétaire souhaite mettre le parti au travail, sa rivale maintient sa pression.
Les royalistes essaient encore d'y croire, les aubrystes veulent tourner la page. Alors que les partisans de Ségolène Royal frappent toujours à la porte de la direction de Martine Aubry, les troupes de la première secrétaire sont entrées de plain-pied dans la réorganisation du PS. «En tout cas, nous, nous sommes descendus du ring», assure un membre du secrétariat national, qui espère que la tension va retomber d'elle-même. «Pour Ségolène Royal, l'utilité de polémiquer à chaud, c'était de souder les troupes, indique-t-il. Mais maintenant…»
Maintenant, la nouvelle direction du parti veut se mettre au travail. Elle prépare pour la fin janvier un «grand séminaire sur la crise», ainsi qu'un «plan global de relance et de réponse à la crise économique et financière, ensuite à la crise industrielle et enfin à la crise sociale», selon le porte-parole du PS, Benoît Hamon. En parallèle, Martine Aubry veut mettre de l'ordre dans le parti. Elle a déjà demandé à ses secrétaires nationaux de coordonner leurs prises de parole et de ne pas répondre aux attaques. Selon la première secrétaire, «il faut désormais apporter aux Français les réponses des socialistes». Et surtout arrêter de polémiquer avec les royalistes.
«On peut refaire le match après le match, mais ce n'est plus le moment» , a-t-elle assuré sur Canal +, tout en se disant prête à accueillir des royalistes, mais sur sa ligne politique, ce qui équivaut à une fin de non-recevoir. Pour son bras droit, François Lamy, «c'est à travers le travail d'opposition [à Nicolas Sarkozy] et de proposition qu'on arrivera à trouver les conditions du rassemblement», et alors, «il y aura de la place pour tout le monde». D'autres membres de l'équipe de Martine Aubry ont aussi appelé au rassemblement, à l'instar de Jack Lang qui lui a demandé de faire « l'impossible pour assurer l'unité entre les socialistes».
«Martine, ressaisis-toi :il faut rassembler !»
Du côté de Ségolène Royal, on maintient la pression. Mercredi, François Rebsamen a à nouveau lancé un appel : «Martine, ressaisis-toi : il faut rassembler !», a-t-il dit sur Radio Classique. Un appel relayé un peu plus tard par Julien Dray, pour qui «ce serait un beau cadeau de jour de l'An, et une bonne manière de conclure cette année difficile pour le PS, que de faire en sorte qu'il soit rassemblé sans exclusive». Croient-ils vraiment en un geste de Martine Aubry ? En tout cas, le camp Royal se prépare à mener l'offensive autrement, en s'appuyant sur Désirs d'avenir. Pour Jean-Louis Bianco, l'association de soutien à Ségolène Royal est «plus que jamais le pivot d'une reconstruction pour élargir notre base électorale». Une sorte de PS dans le PS.
07:12 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.12.2008
titine au boulot ...
Aubry prescrit le travail pour faire oublier Royal
PS . La maire de Lille a tenu hier son premier secrétariat national.
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DAVID REVAULT D’ALLONNES
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A sa gauche, Harlem Désir, lieutenant de Bertrand Delanoë. A sa droite, Benoît Hamon, leader de la gauche du parti. Pour présider, hier matin, son premier secrétariat national, le «gouvernement» du PS, auquel ne participent pas les royalistes, Martine Aubry a soigné le symbole, s’entourant volontairement des deux ailes de sa majorité. Histoire de stabiliser sa position, alors que Ségolène Royal continue sa guérilla. Et accusait encore, peu avant sur RTL, la nouvelle première secrétaire d’avoir «organisé une direction en excluant toutes celles et ceux qui se sont rassemblés autour» d’elle. Une charge qu’a tenté d’esquiver Martine Aubry, expliquant que des propositions avaient bien été faites aux royalistes. Et incitant ses alliés à rester coi face au procès en illégitimité intenté. Un soutien résume : «Plutôt que de taper comme un sourd, souligner l’idée qu’il y a une majorité naturelle.»
«Contre-sommet». «C’était vraiment la rentrée des classes, commente un participant. Elle a distribué les gommes et les crayons…» La nouvelle maîtresse a surtout précisé aux socialistes leurs devoirs. Au premier rang desquels un «plan global de relance et de réponse à la crise». Le 20 janvier, un bureau national (BN) «exceptionnel» y sera consacré, avant un «séminaire» des secrétaires de section, le 31 janvier. Egalement sur le métier, un projet de «contre-sommet», destiné à faire pièce à celui consacré au «nouveau capitalisme», début janvier, avec Nicolas Sarkozy, et intégrant les syndicats, que Martine Aubry a commencé à rencontrer. Après Jean-Claude Mailly (FO) lundi et Bernard Thibault (CGT) hier, elle devrait prochainement voir François Chérèque (CFDT).
Alors que Jean-Marc Germain, son directeur de cabinet à Lille, David Lebon, ex-patron du MJS, et Mathilde Casteran, attachée parlementaire de son amie Marylise Lebranchu, se sont installés dans les anciens bureaux de l’équipe de François Hollande, au premier étage de Solférino, respectivement aux postes de dircab’, dircab’ adjoint et chef de cabinet, la nouvelle patronne entend tenir sa boutique. Elle a rappelé son «souci d’une communication maîtrisée», incitant les secrétaires nationaux à régler leurs apparitions médiatiques avec le porte-parole Benoît Hamon. Après un débat sur l’interdiction administrative de licenciement (lire page 20), Martine Aubry a conclu la réunion du secrétariat national par «un appel ferme à ce que cette ligne-là soit défendue». Histoire d’en finir avec la polyphonie qui, ces dernières années, entourait les débats des instances. Avant d’aller présenter le programme aux députés socialistes, dont son prédécesseur, assis au deuxième rang. Commentaire d’un élu : «C’était assez différent des interventions de Hollande, toujours très préparées. Elle y va sans précaution de langage, sans calcul. Et moins de blagues…»
«Test». Première journée opérationnelle sans encombre, donc. Le BN de mardi, où siègent 23 royalistes, pourrait s’avérer plus compliqué. «Le vrai test», estime un de ses soutiens. D’autant qu’au-delà de leur pression quotidienne, les royalistes ont décidé, hier lors de leur déjeuner de travail, de soigner l’organisation du courant. Au programme : création de groupes de travail thématiques, réunion régulière des responsables régionaux et lancement d’un site Internet.
08:28 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.12.2008
Vincent
Remonté, Vincent Peillon. Ce matin sur LCI, le bras droit de Ségolène Royal a sorti les boulets rouges. Sa cible : Martine Aubry. Au surlendemain du conseil national du PS qui a laissé les royalistes sur la touche, Peillon a fustigé le texte d'orientation de la nouvelle première secrétaire, «une régression intellectuelle comme on n'en a pas vu depuis des années au parti, qui ne s'est même pas rendu compte qu'Obama avait été élu et continue de critiquer le bushisme».
Et encore : un texte «qui ne fait aucune proposition, qui dès la première page comporte plusieurs fautes d'othographe, oublie le thème de l'Education». Troisième salve : «Un texte qui va de Gérard Filoche, l'aile la plus trotskiste du parti, à Michel Rocard et qui nous dit : entre Gérard Filoche et Michel Rocard, il n'y a pas de place pour Louis Mermaz, Louis Le Pensec, Vincent Peillon, François Rebsamen, Ségolène Royal, Julien Dray... Qu'est-ce que ça veut dire? Ces méthodes doivent cesser!»
Sur la compostion de la nouvelle équipe dirigeante, Peillon persiste et signe : c'est un «coup de force» à l'égard des royalistes. «Martine Aubry elle-même dit: “J'ai proposé trois postes (sur 38) aux amis de Ségolène Royal”, en choisissant les noms. Trois sur 38, c'est beaucoup moins que 10%, pour un courant qui représente 30%. C'est une étrange conception de la démocratie. Si cela était vrai – moi je n'ai jamais eu ces propositions – c'est inacceptable, à un moment où le parti socialiste a besoin de se rassembler. Après le premier coup de force, celui du vote (...), c'est un deuxième coup de force: des gens qui représentent par le vote des militants 50 % plus 102 voix, sur lesquels l'histoire s'interrogera toujours, considèrent qu'ils peuvent prendre tous les pouvoirs.»
09:47 Publié dans congres de Reims | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
réparation ....
Il y a près de trois ans, Karen Montet-Toutain était poignardée en plein cours par un élève, au lycée professionnel Louis-Blériot d'Étampes, dans l'Essonne. Dans cette affaire, qui avait fait grand bruit, le tribunal administratif de Versailles a récemment condamné l'État à verser à l'enseignante 15.000 euros au titre du préjudice moral résultant de son agression, majorés des intérêts au taux légal à compter du 26 octobre 2006, date de sa demande. Motif ? "La collectivité publique est tenue de protéger les fonctionnaires contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont ils pourraient être victimes à l'occasion de leurs fonctions, et de réparer."
L'avocate de Karen Montet-Toutain, Me Koffi Senah, estime que le tribunal a ainsi reconnu implicitement que "l'indifférence" de la hiérarchie à l'égard des "appels au secours" de l'enseignante, avant l'agression, constituait une "faute". Dans sa requête, Me Senah avait en effet mis en avant le fait que, dans les mois précédant l'agression, sa cliente avait alerté sa hiérarchie de plusieurs incidents, impliquant d'autres élèves que son agresseur. Quelques jours avant d'être poignardée, elle avait même adressé un courrier électronique à une inspectrice pédagogique, dans lequel elle indiquait notamment qu'elle ne se sentait "plus en sécurité". Selon Me Senah, ces alertes n'avaient alors obtenu aucune réponse. Par ailleurs, un rapport de l'Inspection générale de l'Éducation nationale présenté le 17 janvier 2006, et cité par l'avocat de la victime, indiquait que l'établissement accueillait "une population d'élèves relativement difficiles", car "pour freiner la suppression de postes, une politique de recrutement des élèves dont personne ne voulait a(vait) été adoptée". Ce rapport dédouanait néanmoins la chaîne hiérarchique.
Préjudice moral
Le rectorat de Versailles a fait savoir que l'État n'interjetterait pas appel, dans la mesure où celui-ci "a bien été exonéré de toute responsabilité lors de cette agression", et qu'il s'agit d'une indemnisation du préjudice moral. Le ministre de l'Éducation, Xavier Darcos, souhaite, selon son ministère, que cette décision mette "un terme à cette douloureuse affaire qui, au-delà de la personne même de madame Montet-Toutain, a profondément marqué la communauté éducative". Quant au Snes-FSU, premier syndicat du primaire, il s'est dit "satisfait" du jugement et, comme le Sgen-CFDT, a estimé que cela devait entraîner une meilleure gestion des ressources humaines et un meilleur accompagnement des enseignants dans l'Éducation nationale.
Selon Me Senah, sa cliente, qui ne souhaite pas s'exprimer devant les médias, a été "plutôt soulagée d'entendre enfin dire que c'était à l'Éducation nationale de la protéger, et qu'elle n'a pas été protégée". L'enseignante d'arts plastiques, âgée de 30 ans, est actuellement en arrêt maladie, car son état n'est pas "consolidé", au plan psychologique comme physique. Le 16 décembre 2005, elle avait été poignardée à plusieurs reprises par un élève d'une classe de seconde BEP vente-action marchande, dont elle était professeure principale. La veille, la mère du jeune homme avait vertement réprimandé son fils, qui avait été exclu provisoirement du lycée quelque temps auparavant. Kévani Wansale, aujourd'hui âgé de 21 ans, a été condamné le 1er mars à 13 ans de réclusion criminelle pour tentative d'assassinat. Ayant fait appel, il sera rejugé à Paris du 20 au 24 janvier.
07:40 Publié dans actualite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.12.2008
joyeuse ambiance ....
s proches de Ségolène Royal (ici à Florange, jeudi dernier, pour rencontrer les salariés d'ArcelorMittal) tentent de fragiliser la légitimité de la nouvelle direction du PS, dont ils ne font pas partie. Crédits photo : AFP
Ses partisans sont prêts à souffler le chaud et le froid sur le PS.
Les partisans de Ségolène Royal ne sont pas décidés à faciliter la vie de Martine Aubry. Forts des 50 %, «voire un peu plus», qu'ils revendiquent lors du vote pour la désignation de la première secrétaire, les proches de l'ancienne candidate à la présidentielle rivalisent de techniques pour fragiliser la légitimité de la nouvelle direction du PS, dont ils ne font pas partie. Les royalistes se sentent exclus. Les partisans d'Aubry estiment que les deux lignes politiques ne sont pas compatibles.
Dans le camp de Royal, on conteste l'orientation adoptée samedi. Et on attend désormais de voir les premiers pas de la direction. En tête, on garde l'échéance des élections européennes, qui risque d'être compliquée pour le Parti Socialiste.
Si la réunion du conseil national, samedi à Paris, au cours de laquelle la numéro un du PS a présenté son équipe de direction a clos la séquence du congrès socialiste, elle n'a réglé en rien le modus vivendi entre les deux clans. Au contraire. Tandis que les partisans d'Aubry prenaient le contrôle de l'appareil, les proches de Royal ont mené l'offensive. Une illustration de la stratégie qu'ils pourraient éventuellement mener dans les mois à venir.
Le premier à conduire la charge à la tribune, c'est Julien Dray. Le député de l'Essonne a ironisé sur le texte d'orientation qui rassemble dans une majorité les partisans d'Aubry, Bertrand Delanoë et Benoît Hamon : «La synthèse du Mans était nettement supérieure.» Au-delà des généralités qu'il critique dans le texte d'orientation adopté samedi, il a accusé les auteurs de «créer inutilement des blessures». «Je vous mets en garde, on ne peut pas diriger le PS en pensant qu'il y a une bonne partie et une mauvaise partie.» L'ambiance est tendue : aubrystes et royalistes s'énervent sur la répartition des interventions. Même s'ils ne représentent que 30 % des instances, les partisans de Royal ont des moyens de se faire entendre.
«Du “gloubi-boulga” à la François Hollande»
Dans les couloirs, les commentaires s'échauffent. La député de Paris Sandrine Mazetier, nommée secrétaire nationale à l'immigration, s'agace : «Ils déploient contre le parti des techniques que nous déployons contre le gouvernement. La minorité, ce n'est pas l'opposition.»
La séance dérape au moment de voter. Les partisans de Royal veulent proposer des amendements au texte d'orientation de la direction. Ils n'ont aucune chance d'être adoptés. Le président du conseil national propose un vote à main levée. Refus des royalistes qui exigent un vote nominal. Il n'y a qu'un précédent récent à cette procédure : l'exclusion en 2005 de Laurent Fabius de la direction du PS. Les esprits s'échauffent près de la tribune. Dray hausse le ton. Il demande une suspension de séance : «Elle est de droit.» Patrick Mennucci argumente : «À main levée, on ne voit pas bien.»
Au bout de cinq minutes, un compromis est trouvé. Les amendements seront votés à main levée, mais l'adoption du texte d'orientation se fera nominalement : chaque membre du conseil national devra à l'appel de son nom signifier son vote. La procédure prend de longues minutes. Les royalistes s'abstiennent, les aubrystes votent pour. Le texte est adopté par 146 voix et 72 abstentions. Les partisans de Ségolène Royal ont obtenu l'effet recherché : démontrer qu'Aubry ne dispose que d'une majorité relative (le conseil national comporte 306 membres). Dans les couloirs, Vincent Peillon, le bras droit de Ségolène Royal, affiche une mine réjouie. Puis il se fait plus dur contre la ligne Aubry : «C'est du “gloubi-boulga” à la François Hollande, sans le rassemblement et sans le sourire.» Pour lui, la direction du PS a pris un «faux départ». Le nouveau porte-parole, Benoît Hamon, s'agace aussi en salle de presse, mais cette fois contre les royalistes. «C'est une petite crise d'urticaire, certains ont voulu jouer les prolongations (après le congrès). Un parti qui se divise, c'est peut-être conforme à leur vœu, ce n'est pas conforme au mien.» Comme Martine Aubry, il souhaite désormais que le PS se mette au travail. La «porte n'est pas fermée » à Ségolène Royal, assure-t-elle. Hier soir, au journal de France 2, Ségolène Royal s'empressait d'effacer la mauvaise image de la journée : «Je ne veux pas que l'on puisse dire que j'ai refusé de travailler, je souhaite travailler, je lui ai dit je souhaite me mettre à la disposition du parti .»
11:39 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.12.2008
abstention
Ce matin, nous rentrons en dissidence !" Ce proche de Ségolène Royal préfère rire de la situation, samedi, à son arrivée au Conseil national du Parti socialiste. Il annonce la couleur aussi. A l'ordre du jour : le texte d'orientation politique proposé par la direction, autour de Martine Aubry. Un document finalement approuvé dans l'après-midi avec 146 voix pour et 72 abstentions.
Mais aucun membre du "clan" Royal ne participera à la direction du PS. "Les conditions d'un rassemblement ne sont pas réunies", constatait dès vendredi soir Vincent Peillon, après avoir pris connaissance du texte d'orientation politique pour les trois prochaines années, rédigé par les amis de Martine Aubry, nouvelle première secrétaire, Bertrand Delanoë et Benoît Hamon . Les discussions achevées tard dans la nuit n'ont pas permis de changer la donne : la Poitevine est dans la minorité. "Ségolène Royal ne va pas se faire rejeter ! Nous sommes tout à fait prêts à associer les ségolénistes à la vie du parti, à l'organisation des conventions thématiques, elle pourra même en animer", assure toutefois Jean-Christophe Cambadélis, nouveau secrétaire national à l'International . Peu convaincant pour l'équipe de Royal qui se pose en victime du front constitué contre elle.
L'ambiance est donc électrique dans l'hôtel parisien où se déroule le Conseil national. Les proches de Ségolène Royal ont manifestement décidé de se faire entendre. "De faire de l'obstruction !", déplore une proche de Martine Aubry. Premier à s'exprimer, Julien Dray : "Il y avait deux chemins possibles à l'issue du congrès de Reims : celui du rassemblement du PS, du dépassement des conflits (...) Ce n'est pas ce chemin qui a été choisi", lance le député de l'Essonne qui se lance dans un décryptage peu flatteur du texte dont il a pris connaissance vendredi et qui ne comporte, selon les ségolénistes, "aucune innovation idéologique".
"Vous êtes de petits apparatchiks !"
Quelques minutes plus tard, François Rebsamen, ancien numéro 2 du PS et proche de Ségolène Royal, monte à la tribune : "C'est une lourde responsabilité que vous prenez ce matin. Celle de rejeter, de ne pas associer ceux qui ont fait preuve de responsabilité et de sincérité dans la démarche et dans la proposition". Rebsamen manie l'ironie - "nous pensions qu'entre Gérard Filoche (gauche du parti) et Michel Rocard (droite du parti) il y avait une place pour nous" - joue avec les nerfs de Michel Destot, animateur de la journée ("il faut que tu te rapproches de ta conclusion !", martèle vainement ce dernier).
Au premier rang, la garde rapprochée de Royal - Vincent Peillon, Patrick Mennucci, Julien Dray, Najat Belkacem -, ne s'interdit pas de rire franchement. Rebsamen conclut son intervention, théâtrale, sur injonction de Destot : "Puisque mon intervention gêne, j'arrête !". Benoît Hamon, qui endosse le costume de porte-parole du parti, monte à la tribune, sévère : "Vous proposez les prolongations, on n'a pas envie. Il y a une majorité, une minorité, c'est pas grave d'être dans la minorité !". Le rappel à l'ordre passe, le spectacle continue.
A l'heure du vote, Julien Dray (re)prend la parole, se lançe dans une lecture de tous les amendements que son camp apporte au texte d'orientation. Dans le même temps, l'homme fort des Bouches-du-Rhône allié de Ségolène Royal, Patrick Mennucci fait des aller-retour à la tribune, la discussion s'engage avec Michel Destot : les ségolénistes demandent un vote nominal ! "Ca va être bien trop long", rétorque le maire de Grenoble. Remue-ménage devant la tribune. Julien Dray, qui finit de lire ses amendements, s'énerve et hurle "Suspension de séance !", "Suspension de séance". La séance est suspendue. Les esprits s'échauffent. "On sait ce que l'on fait, on des grands garçons", lance l'aubryiste François Lamy - qui refuse le vote nominal - au ségoléniste Jean-Patrick Gilles, qui rétorque : "non, vous êtes de petits apparatchiks !" Ambiance. La séance reprend dans le flou le plus total et le vote à main levée est conclu dans la foulée. Vincent Peillon revient à la charge en regrettant que la direction du Parti ait pris un "faux départ" et que "tout a été fait pour mettre Ségolène Royal dehors".
Benoît Hamon observe la scène de loin. "Je ne suis pas inquiet, c'est l'ultime convulsion ! Demain on aura oublié et on se mettra au travail". Martine Aubry, qui conclut le spectacle en sa qualité de nouvelle première secrétaire, veut le croire : "Le temps des socialistes est revenu (...) C'est à nous d'écrire ces trois prochaines années"... La nouvelle patronne du PS a du pain sur la planche : seuls 28% des Français jugent que le parti a un projet pour la France, selon un sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche. 71% pensent le contraire
08:59 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




