29.01.2009

réunion

Compte rendu de la réunion DA Poulainville le mercredi 28 janvier 2009.

Etaient présents :
Nicolas
Marlène.
Jean
Guillaume
Francis arrive à 20h15 .

Absents excusés :
Marthe
Jean
Sophie

Nous commençons la réunion, il est 19h15. J’assure le secrétariat de séance.
Nous abordons la soirée par un thème d’actualité (la grande manif’ est prévue pour demain !) , chaque participant est appelé à s’exprimer sur la question :
« Comment ressentez vous la crise aujourd’hui ? »

Marlène :
« Je perçois un ras le bol général, même les cadres vont faire grève, ils se syndiquent de plus en plus, les français moyens n’y arrivent pas ! Comment y arriver avec 1000 euros par mois !?Les gens n’ont plus le sourire, ils sont déprimés, ils n’ont plus d’envies, n’expriment plus aucun sourire et surtout plus les moyens pour réaliser leurs projets, ils ne sont pas récompensés à leur juste mérite !
« Comment va-t-on maintenant financer l’APA vue le désengagement l’état. »

Nicolas
« De part notre situation, moi et mon amie, nous ne percevons pas la crise mais nous la voyons vivre au quotidien.
Mon père est aujourd’hui à la retraite et il ne perçoit que 1000 euros par moi. Ma mère, a 47 ans a repris des études d’éducateurs spécialisée. Comment pourrions nous en sortir, si nous n’avions pas à coté notre jardin, nos animaux et que mon père sache bricoler !?
Au sein de mon école, il y a moins de goûtés d’anniversaire, certains patrons préfèrent faire faire des heures supplémentaires que d’embaucher des intérimaires. C’est la galère pour obtenir un prêt immobilier ! ?
C’est aussi la galère pour les questions d’orientation, souvent c’est le système débrouille personnelle qui domine, nous n’avons pas d’interlocuteurs valables ! Nicolas l’a testé pour l’orientation de sa maman.
Marlène confirme ce sentiment, elle a du ferrailler dur pour l’orientation de son fils !!! »

Guillaume
« Ce sont les entreprises et les familles qui sont le plus touchés par la crise .Il faut aider les familles en en redistribuant du pouvoir d’achat. Ces familles sont pénalisées par les fins de contrats et les licenciements.
Les entreprises doivent voir leurs carnets de commandes augmenter grâce à la commande publique ..

Jean .
« La crise, elle est derrière mais plus grave devant nous et j’évoquerai in problème que je connais celui de l’emploi et donc du chômage.
Ca commence par du chômage technique, par le non renouvellement des intérims et des Cdd.
L’automobile a été particulièrement touchée ! Se pose la question comment allons nous gérer les parcours professionnels des futurs demandeurs d’emploi ? En novembre et en décembre 2008, nous avons connu un accroissement significatif du nombre de demandeurs d’emploi et cela ne fait que commencer ?.
Nous sommes tous concernés quelque soit nos fonctions : chef d’entreprise, collectivités locales, syndicalistes etc.…
Des solutions préventives existent, mais par manquent d’informations, elles sont sous employées : 4% seulement des salariés partent en formation !!!!!!
En Poitou Charente, 27 mesures ont été prises pour soutenir l’emploi .

Point sur le Copil de samedi 24 janvier 2009.

Les animateurs des comités locaux se sont retrouvés ce samedi.
Nous étions une cinquantaine .Notre président jean Pierre Mignard est revenu sur le congrès de Reims comme sur le lancement de la motion E : « L’espoir à gauche « »Benoît Thieulin a évoqué la campagne d’Obama.
Nous avons aussi évoqué le lancement le lancement des universités participatives de la connaissance. Jean Pierre Mignard propose que chaque région s’attribue une thématique comme :
L’emploi
L’éducation
Le développement durable.
La région Rhône Alpe retient l’emploi, je l’a rejoins

Nous poursuivons cette réunion au restaurant : »Sur un air de Flora «
D’autres chantiers sont à finaliser :
La rénovation du Site DA
L’assemblée générale
L’organisation de DA.

Evolution DA Poulainville

Désirs d’avenir est une association crée en décembre 2005 afin de promouvoir la démocratie participative via son site Internet. Victime de son succès ce qui devait etre virtuel est devenu réel : des comités locaux se sont montés et des personnes ont retrouvé le plaisir du débat d’idées et de la camaraderie.
Notre comité est né en février 2006 et nous avons le plaisir de nous voir régulièrement et même au-delà.
Déjà en juin 2006, le comité DA souhaitait devenir une section au sein du Ps à la foi pour affirmer sa personnalité et apporter sa contribution, une demande a été déposée à la confédération, elle n’a jamais été étudiée ???????????????,,,,
Cette foi ci encore plusieurs camarades expriment leur volonté de faire bouger les choses au sein de notre fédération et veulent faire évoluer notre comité vers une section .
Sur 5 participants : 4 se prononcent pour la constitution de cette section ..
Francis souligne que la création d’une section doit s’inscrire dans un projet plus global comme les différentes élections à venir ….
Vue l’absence de certains camarades , cette questions sera soumise à la prochaine réunion du comité ..

Actualité socialiste locale .

Lors du dernier conseil fédéral , des mesures allant dans le sens de la rénovation du Ps Départemental ont été prise comme :
Mise en place de commissions thématiques
Rénovation du site Internet
Conseil fédéral décentralisé
Ect…
Ces mesures verront le jour dans le courant de l’année….

Réunion de l’ESPOIR à Gauche
Une réunion aura lieu le samedi 31 janvier à l’assemblée nationale .Pour des raisons personnelles, je ne pourrai y participer.

Actions futures.

Nous continuerons nos échanges via le site et d’autres moyens .Nous retenons le thème de la santé pour nos futurs débats

Jean Rivera
Animateur Da Poulainville

souvenir ....

Les bonnes feuilles du nouveau livre de Ségolène Royal, "Femme debout"
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090128.OBS1944/les_bonnes_feuilles_de_femme_debout.html

Pendant un an, l’ex-candidate à la présidentielle a confié ses secrets, ses doutes, ses colères, à notre consoeur de France-Inter, Françoise Degois (*) Sur son échec au congrès du PS, sur la guerre que lui livrent les éléphants, sur la personnalité de Sarkozy… sur elle aussi, le parler vrai de Ségolène décoiffe. Extraits.



Le regard des éléphants : "Cette femme est une sorcière."

"Ils ne s’arrêteront jamais. Leur psychologie est très simple en fait. Elle est liée à la conception profonde qu’ils ont de la politique. Ils pensent très basiquement : Je suis mâle, je suis dans le cursus, j’ai fait les bonnes études, j’ai tous les mérites, je suis l’homme qu’il faut. C’est une conception patrimoniale et possessive de la politique, comme le capitalisme des héritiers. […] La primaire a été pour eux un rapt profond qu’ils ne surmonteront jamais. S’ils étaient vraiment sages, ils se diraient qu’ils ne sont, que nous ne sommes que des passagers de la politique et que, puisque j’ai été choisie par les militants, puis par le peuple, ils doivent me suivre. (…)La décomposition du PS, au fond, ils s’en moquent, ils pensent que de toute façon ils gagneront au prochain coup. Ils pensent que l’agonie sera tellement lente qu’ils ramasseront inévitablement la mise. (…) Moi, je suis très claire. S’il y en a un de meilleur que moi, qu’il y aille, je ferai même sa campagne en 2012. Mais pardon, pour le moment, je ne vois pas. J’aime cet argument stupide qui consiste à me dire : "Ségolène, protège-toi, le parti détruit toujours celui qui le dirige…" Eh bien soit ! qu’il me détruise. Puisque je suis nulle de chez nulle. Parce que c’est bien ça, non ? Je suis nulle de chez nulle. La bonne aubaine, le parti qui me détruit… mais non, évidemment, c’est un argument spécieux, abject. La vérité, c’est qu’on ne peut pas prendre le risque. On ne sait jamais… si on prenait le risque que le parti ait 700.000 adhérents, qu’on ouvre les grilles de Solférino, qu’on fasse revenir les artistes et les intellectuels, qu’on se remette à réfléchir joyeusement à la politique. Mon dieu, quelle horreur, cette femme est dangereuse, c’est une sorcière… Surtout pas elle… on ne sera plus chez nous (rires). (…) Le poison est entré si violemment dans ce parti. Et, eurêka ! ils ont trouvé une femme pour battre une autre femme. Avec l’idée que nous nous battrons au sang et qu’eux pourront ramasser la mise en 2012. C’est de l’inconscience à l’état pur, c’est de l’irresponsabilité, c’est une forme de perversion absolue. (…) Et pendant ce temps, les Français vont souffrir… Mais ils s’en foutent éperdument, ils ne pensent qu’à eux, à ce processus de congrès stupide."



La fête du Zénith : "Forcément, ce que je fais est nul."

"Grimper aux rideaux, hurler comme des vierges effarouchées et raconter n’importe quoi au fil des éditos parce que je me suis coiffée au Babyliss, que je portais une tunique bleue et un jean, vous parlez d’une transgression ! Si c’est ça transgresser, on est des millions à s’asseoir sur notre surmoi ! (Éclats de rire.) Je me demande bien ce que vous auriez raconté si Bertrand Delanoë avait fait ça. Vous vous seriez tous extasié : "Mon dieu, il est génial, quelle créativité, quel culot, quelle liberté de ton !" Et si ça avait été Martine, merveilleux, forcément merveilleux, avec une tunique africaine, quelle révolutionnaire, cette Martine ! Mais moi, non ! Forcément ce que je fais est nul, forcément moi c’est à quitte ou double ! Forcément je fais de la com ! (…) C’est moi, tout ce que j’aime dans la politique : le rassemblement, la joie, le discours, l’élan, une forme de transgression qui fait grincer les mutilés du coeur, mais je ne suis pas responsable de certains blocages. Faut-il être neuneu pour hurler au sacrilège, à la secte, alors qu’on ne dit jamais rien à Marie-George pour sa fête de L’Huma, qu’en Italie, la fête de L’Unità passe comme une lettre à la poste et que tout le monde s’extasie devant la campagne d’Obama ! (…) Et en plus ils me copieront. C’est certain. Tous ceux qui me critiquent feront pareil dans quelques années, vous verrez. Aujourd’hui, pas un ne peut attirer 4 000 personnes sur son nom, à part Sarko bien sûr mais vous verrez. De toute façon, la vérité est ailleurs. Ce qui les a fait se déchaîner, en in ou en off, c’est la phrase : "Rien ne me fera reculer !" Ça, pour eux, c’est terrible. Ils se disaient au fond : "Bon, on va laisser Ségolène faire son Zénith et comme ça, après, elle ne nous emmerdera plus." Il y avait de ça dans les commentaires. Raté."



Le congrès de Reims : "C’est terrible, un tel aveuglement."

"Je continue à penser que je suis majoritaire. Beaucoup de gens inscrits sur les listes n’ont pas pu aller voter. Quelles que soient les circonstances de la désignation de Martine, je reste persuadée que j’avais la victoire au début de la nuit et qu’elle s’est volatilisée au petit matin. Mais les faits sont là : Martine est premier secrétaire et pas moi. Ça fait une grande différence. Ce qui fait encore plus de différence, c’est le sectarisme avec lequel nous avons été traités, mes amis et moi. C’est terrible, un tel aveuglement. Comment refuser la main de 50% des militants, voire un peu plus ? Pourquoi ? Au nom de quelle logique politique ? Il n’y en a aucune. À dire vrai, je ne comprends pas cette stratégie, si ce n’est qu’elle est motivée par mon élimination. Faire tourner la vie du plus grand parti d’opposition autour de la seule question "Comment éliminer Ségolène ?", c’est à la limite de la monomanie. (…) Avec moi, la rénovation était immédiate. Je lançais dans les cent jours une vaste campagne d’adhésion, tout le monde sur le pont à vingt euros. Et je déménageais. Dans un lieu vaste, clair, pas tarabiscoté comme Solférino, avec ses couloirs, ses escaliers. Non, un lieu moderne, sur deux plateaux, deux étages, très lumineux. Ah, c’est certain, ça aurait grincé, chouiné, tapé du pied, mais on déménageait. (…) J’aurais appliqué illico presto la démocratie participative, j’aurais créé une université populaire, on aurait fait revenir les jeunes des banlieues, ils seraient venus militer. C’est certain. Bref, il se serait passé quelque chose, un souffle, qui ne peut pas se passer de la même manière maintenant. Ce souffle de la présidentielle qu’ils cherchent absolument à éteindre, coûte que coûte, et que j’aurais su rallumer (…)



Le soir du vote : "Avec Martine, on aurait causé, comme on dit chez moi."

Je ne pensais pas que François Hollande changerait la règle du jeu en cours de route. Je pensais qu’il réagirait face à l’irrégularité des votes. Qu’il saisirait la proposition de Robert Badinter de faire revoter dans les sections litigieuses. Comme beaucoup de militants j’ai été stupéfaite. Mais vous savez, j’ai revu il y a quelques jours le film Gandhi de Richard Attenborough. Une phrase y revient sans cesse, "œil pour œil, et le monde serait aveugle". Œil pour œil, c’est toujours tentant, c’est facile, mais c’est une mécanique dont il faut sortir. (…)

- On n’a pas vraiment compris ce qui s’est passé la nuit du vote. (…) Comment avez-vous passé cette soirée ?

Chez moi à Boulogne, entourée de quelques amis. En fait, François Hollande ne m’a pas contactée directement. Il a contacté mon attachée de presse en disant que la victoire était nette et incontestable. Il souhaitait me parler rapidement. J’étais en train de rédiger mon discours de victoire justement quand tout a commencé à changer. Je crois que c’est l’inversion des résultats, telle qu’elle s’est déroulée, qui a été le plus dur à vivre. C’est assez violent. Depuis la veille, je sentais que ça allait passer mais tout en restant prudente. Je sentais que tout pouvait arriver. J’avais du pif, remarquez ! (…)Contrairement à ce que racontent certains journalistes, non, je n’ai pas fait demi-tour, rebroussé chemin. Ça n’est pas mon genre. Si j’avais quitté Boulogne pour rencontrer la presse, je peux vous dire que j’y serai allée, à la maison des Polytechniciens, et même à la questure, où était Martine, et qu’on aurait causé, comme on dit chez moi. (Sourire.) Mais à bien y réfléchir, je crois que ni elle ni moi n’étions en état de parler. D’ailleurs, les coups de fil échangés dans la nuit en disent long. Dans ces moments-là, en fait, il est inutile de parler. Voilà, tout était dit. (…)

- Il y aura une prochaine fois ?

Sans doute… ça n’est pas impossible. Mais tout dépendra de ma capacité et de celle de mon équipe à nous y préparer. Avec un parti profondément transformé, ç’aurait été plus facile, mais je serai mieux préparée qu’en 2007. Mieux entraînée aussi. Parce que j’ai été la chercher au plus profond de moi-même, cette décision. Elle vient de très loin… de très loin vraiment. Du plus profond de l’élan populaire qui ne se dément pas ! Qui est toujours là ! Comme une évidence ! Il y a quelque chose en moi qui appartient désormais aux autres. C’est-à-dire à tous les gens qui veulent que j’avance avec eux et pour eux. Personne ne sait mieux que moi jusqu’où je suis allée chercher cette décision… Cette décision d’avancer. Parce que parfois j’ai eu le sentiment de ramper dans la cendre. Parce que j’aurais pu mourir. Oui…mourir intérieurement… (Elle réfléchit.) Et puis voilà, je me suis remise debout.

- Même pas morte ?

Non ! Je dois avoir un ange gardien.



Quand Ségo croque Sarko

"Dans tout combat politique, comme dans le sport, il y a forcément le respect de l’adversaire. J’espère que [Nicolas Sarkozy] me respecte, plus en tout cas que ses sbires. Moi, je respecte l’adversaire même si je dois le combattre au sang. Je dirais d’abord, sur le point le plus positif, c’est qu’il a une énergie incroyable. Qu’il bouge et veut faire bouger. Il est iconoclaste, c’est évident. Mais je crois que ce qui me gêne le plus chez lui, c’est son manque de morale, son amoralité. J’ai l’impression vraiment qu’il illustre bien l’expression "sans foi ni loi". (…) Il ne cache pas son avidité, sa boulimie d’argent, de sensualité, de plaisir. Il y a une forme de cynisme poussé à l’excès, comme de la provoc permanente, celle d’un adolescent qui voudrait épater la terre entière. Sauf qu’il est chef de l’État. Il est l’enfant du SAC de Pasqua, il est l’héritier de Ponia. Et il est un vrai idéologue. Ultra-libéral. Et il s’en vante presque. Sa grande habileté a été de conjuguer cette forme d’amoralité et l’ouverture politique. C’est une stratégie de conquête assez classique mais très efficace. (…) On flatte et on intervient là où ça fait mal. Besson est un exemple parfait, idéal, de la bonne prise de guerre au bon moment. Du jamais-vu dans une campagne présidentielle. Et puis on espionne les équipes d’en face, on fait du renseignement, grâce à ses anciennes fonctions ministérielles. (…) On travaille aussi les rédactions de l’intérieur, on a ses espions petits ou grands, on est au cœur des chaînes de télé, au cœur de la machine, on promet, on contraint, on menace. On intervient sur les points faibles. Procès en incompétence. On tape là où ça fait mal, très mal. Le privé. On prend les gens droit dans les yeux, "tu mérites tellement mieux que ce qu’elle va t’offrir". Kouchner, DSK, tous ces gens ont été contactés pendant la campagne, entre les deux tours. Tous. Et certains avant le premier tour. Il leur disait : j’ai des sondages secrets, c’est foutu pour elle. (…)

Il a aussi le talent du mensonge. Il s’est bien entouré, notamment d’Henri Guaino, sombre et lyrique. Et tous les deux se sont mis à nous raconter une histoire totalement hurluberlue. Le pauvre petit-fils d’immigrés qui allait boire des menthes à l’eau avec son grand-père. Ils ont réussi, et ça, c’est le coup de génie, à nous faire croire qu’il avait changé. Ils sont très forts dans l’art du camouflage. Ils ont réussi à occulter les histoires d’argent, le train de vie, le tempérament. Dans une campagne à l’américaine, tout serait sorti, tous les manquements à la morale. (…) Sarkozy, en résumé, c’est un immense mensonge, c’est une imposture.

- (…) Vous voyez Nicolas Sarkozy comme un enfant ?

Non, mais parfois infantile, oui. En tout cas, avec un manque de tenue et de dimension personnelle évidente. Quand il m’a reçue à l’Élysée, peu après la défaite, pour parler de l’Europe, je l’ai trouvé assez médiocre dans le comportement. Il n’y avait pas de hauteur, d’allure, d’élan, de fair-play. Il aurait pu dire : "Félicitations, nous avons bien combattu, vous portez dix-sept millions de voix." Non, rien, il était là, les bras ballants, à m’offrir des chocolats, à essayer de me faire parler de ma séparation d’avec François Hollande, à dauber sur des journalistes, à exhiber sa montre et à me dire qu’il était là mais qu’il aurait pu être ailleurs "à faire du fric". Pas méchant mais pas l’allure. En fait, il est bien plus fade qu’on ne le croit. Sa force vitale est impressionnante mais c’est vraiment un m’as-tu-vu. Fade, c’est le mot que j’emploierais. Un petit gamin heureux d’être au milieu de ses nouveaux jouets, vous savez, le môme qui a gagné le pompon sur le manège. Avec sa petite étoile de shérif et son pistolet en plastique, son déguisement de cowboy. Il est monté sur le plus grand cheval et il a décroché le pompon. Bingo !"


Martine, Lionel, Jack et les autres…

Martine Aubry me regarde toujours comme quand j’étais sa sous-ministre. Elle le pense vraiment. Il y a eu une primaire, une campagne présidentielle, un score plus qu’honorable et je suis sa sous-ministre. Elle ne me regardera jamais autrement. C’est dommage… Pour elle ! (Elle éclate de rire.) Mais elle n’est pas la seule. Je crois que Mme Jospin ne m’aime pas beaucoup. Pas plus que Mme Strauss-Kahn. Dommage pour elles aussi ! Je gagne à être connue, vous savez !"



"Lionel Jospin a été un très grand Premier ministre, il est très bon sur beaucoup de dossiers mais devient irrationnel sur le parti. Il mute et perd toute sa grandeur."



"Laurent Fabius est brillant, c’est probablement l’un des plus cultivés. Et il reste là, enfermé, caché maladroitement derrière Martine pour le congrès, et on se demande bien ce qu’il peut encore espérer."



"Je ne supporte pas les manipulateurs et les geignards… Le summum, c’est Jack Lang qui a instauré le harcèlement en stratégie de conquête. Dix, vingt, trente coups de fil, matin, midi et soir. On finit toujours par céder. Très efficace mais totalement insupportable. Il gagne toujours par K-O."



"Michel Rocard ? Quelqu’un qui me veut beaucoup de bien (…)l’homme merveilleux, le seul homme au monde capable de demander à une candidate de se retirer de la compétition… (éclats de rire)"


Vie privée, vie publique...
"Je n’ai sacrifié personne. On pourrait se dire : "Après tout, elle a tout sacrifié à la politique, c’est donc normal qu’elle ait raté son couple", mais c’est faux, archifaux. J’ai accordé autant de soin à mon couple qu’à mes enfants et à mon boulot. En fait, j’ai essayé. Et ça a raté… (elle réfléchit), c’est une forme d’échec, pour moi qui tiens beaucoup à la famille. Mais c’est peut-être une chance aussi. Ça aurait pu arriver plus tard, sans espoir de me retourner, de retrouver le bonheur. Un mal pour un bien. C’est de toute façon ce qu’il faut se dire. C’est pas mal non plus l’affranchissement, ça ouvre d’autres horizons…"

© Denoël
(*) "Femme Debout", par Ségolène Royal. Entretiens avec Françoise Degois. Denoël, 288 pages, 19 euros.

22.01.2009

REb

Rebsamen critique un plan
sans innovation


21/01/2009 | Mise à jour : 19:25 | Commentaires 30 | Ajouter à ma sélection .
Le maire de Dijon, proche de Ségolène Royal, déplore que le PS reste dans le «virtuel» face aux difficultés des Français, tandis que l'UMP ironise sur la réactivité des socialistes.

Alors que les «royalistes» avaient approuvé lors d'un conseil national mardi matin le plan de relance présenté par Martine Aubry, François Rebsamen joue les francs-tireurs. Dans un communiqué, le maire de Dijon François Rebsamen, proche de Ségolène Royal, a critiqué mercredi le «contre-plan» de relance proposé par Martine Aubry. Une critique pour le moment isolée dans le camp des partisans de Ségolène Royal.

Pour l'ancien numéro deux du parti, le contre-plan du PS ne présente «aucune grande idée novatrice» et, qui plus est, sera de toute façon «condamné malheureusement à rester virtuel». Selon lui, «devant l'ampleur de la crise et les difficultés que vivent et que vont vivre les Français, on peut s'interroger sur l'opportunité d'élaborer» un tel «contre plan». Car «cette démarche va donner lieu, comme d'habitude, à une bataille de chiffres et à des polémiques d'experts, désespérant un peu plus nos concitoyens, en attente de solutions concrètes».

Selon François Rebsamen, «seul un pacte d'union et de confiance pour la relance entre l'Etat et les collectivités locales serait à la hauteur de l'enjeu». Ce qui nécessite «que Nicolas Sarkozy dépasse sa logique partisane».

Cette critique interne au PS se double des réactions attendues de l'UMP aux propositions de Martine Aubry. Le parti de la majorité a dénoncé, par la voix de Dominique Paillé le choix des socialistes «d'une relance par la consommation qui a toujours conduit à l'échec».

L'UMP en profite également pour railler «la réactivité du Parti socialiste, qui fait enfin part de ses idées cinq mois après le déclenchement de la crise financière mondiale». Quant aux autres propositions de Martine Aubry, l'UMP dénonce «une multiplication des formalités administratives pour encadrer la vie des entreprises, que les organisations syndicales elles-mêmes dénoncent comme contre-productives ou au mieux sans efficacité».

21.01.2009

discours d investitude

Le discours de Barack Obama
en intégralité

traduction : AFP
20/01/2009 | Mise à jour : 21:10 | Commentaires 11 | Ajouter à ma sélection .

Chers compatriotes

Je suis ici devant vous aujourd'hui empli d'un sentiment d'humilité face à la tâche qui nous attend, reconnaissant pour la confiance que vous m'avez témoignée et conscient des sacrifices consentis par nos ancêtres.

Je remercie le président Bush pour ses services rendus à la nation ainsi que pour la générosité et la coopération dont il a fait preuve tout au long de cette passation de pouvoirs.

Quarante-quatre Américains ont maintenant prêté le serment présidentiel. Ils l'ont fait alors que gonflait la houle de la prospérité sur les eaux calmes de la paix. Mais il arrive de temps à autre que ce serment soit prononcé alors que s'accumulent les nuages et que gronde la tempête.

Dans ces moments, l'Amérique a gardé le cap, non seulement en raison de l'habileté ou de la vision de ses dirigeants, mais aussi parce que Nous le Peuple, sommes demeurés fidèles aux idéaux de nos ancêtres et à notre constitution.

Ainsi en a-t-il toujours été. Ainsi doit-il en être pour la présente génération d'Américains.

Nul n'ignore que nous sommes au beau milieu d'une crise. Notre nation est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine. Notre économie est gravement affaiblie, conséquence de la cupidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à faire des choix difficiles et à préparer la nation à une nouvelle ère. Des gens ont perdu leur maison ou leur emploi, des entreprises ont dû fermer leurs portes. Notre système de santé coûte trop cher. Nos écoles laissent tomber trop d'enfants et chaque jour apporte de nouvelles preuves que la façon dont nous utilisons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.

Ce sont les signes de la crise en termes statistiques. Mais, si elle n'est pas aussi tangible, la perte de confiance dans tout le pays n'en est pas moins profonde, nourrie de la crainte tenace que le déclin de l'Amérique soit inévitable et que la prochaine génération doive diminuer ses ambitions.

Je vous dis aujourd'hui que les défis auxquels nous faisons face sont réels. Ils sont importants et nombreux. Nous ne pourrons les relever facilement ni rapidement. Mais, sache le, Amérique, nous le relèverons.

En ce jour, nous sommes réunis car nous avons préféré l'espoir à la peur, la volonté d'agir en commun au conflit et à la discorde.

En ce jour nous proclamons la fin des doléances mesquines et des fausses promesses, des récriminations et des dogmes éculés qui ont pendant trop longtemps étouffé notre vie politique.

Nous demeurons une jeune nation. Mais pour reprendre les mots de la Bible, le temps est venu de se défaire des enfantillages. Le temps est venu de réaffirmer la force de notre caractère, de choisir la meilleure part de notre histoire, de porter ce précieux don, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et que nous méritons tous la chance de prétendre à une pleine mesure de bonheur.

Nous réaffirmons la grandeur de notre nation en sachant que la grandeur n'est jamais donnée mais se mérite. Dans notre périple nous n'avons jamais emprunté de raccourcis et ne nous sommes jamais contentés de peu. Cela n'a jamais été un parcours pour les craintifs, ceux qui préfèrent les loisirs au travail ou ne recherchent que la richesse ou la célébrité.

Au contraire, ce sont plutôt ceux qui ont pris des risques, qui ont agi et réalisé des choses - certains connus, mais le plus souvent des hommes et des femmes anonymes - qui nous ont permis de gravir le long et rude chemin vers la prospérité et la liberté.

Pour nous, ils ont rassemblé leurs maigres possessions et traversé des océans en quête d'une vie nouvelle.

Pour nous, ils ont trimé dans des ateliers de misère et colonisé l'Ouest. Ils ont connu la morsure du fouet et la dureté du labeur de la terre.

Pour nous, ils se sont battus et sont morts dans des lieux comme Concord et Gettysburg, en Normandie ou à Khe-Sanh (Vietnam, ndlr).

A maintes reprises ces hommes et ces femmes se sont battus, se sont sacrifiés, ont travaillé à s'en user les mains afin que nous puissions mener une vie meilleure. Ils voyaient en l'Amérique quelque chose de plus grand que la somme de leurs ambitions personnelles, que toutes les différences dues à la naissance, la richesse ou l'appartenance à une faction.

C'est la voie que nous poursuivons aujourd'hui. Nous demeurons la nation la plus prospère, la plus puissante de la Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'au début de la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et services pas moins demandés que la semaine dernière, le mois dernier ou l'an dernier. Nos capacités demeurent intactes. Mais il est bien fini le temps de l'immobilisme, de la protection d'intérêts étroits et du report des décisions désagréables.

A partir d'aujourd'hui, nous devons nous relever, nous épousseter et reprendre la tâche de la refondation de l'Amérique.

Où que nous regardions, il y a du travail. L'état de l'économie réclame des gestes audacieux et rapides. Et nous agirons - non seulement pour créer de nouveaux emplois mais pour jeter les fondations d'une nouvelle croissance. Nous allons construire les routes et les ponts, les réseaux électriques et numériques qui alimentent notre commerce et nous unissent.

Nous redonnerons à la science la place qu'elle mérite et utiliserons les merveilles de la technologie pour accroître la qualité des soins de santé et diminuer leur coût.

Nous dompterons le soleil, le vent et le sol pour faire avancer nos automobiles et tourner nos usines. Nous transformerons nos écoles et nos universités pour répondre aux exigences d'une ère nouvelle. Nous pouvons faire tout cela et nous le ferons.

Cela dit, il y a des gens pour s'interroger sur l'ampleur de nos ambitions, et suggérer que notre système n'est pas capable de faire face à trop de grands projets à la fois. Ils ont la mémoire courte. Ils ont oublié ce que ce pays a déjà accompli, ce que des hommes et des femmes libres peuvent réaliser quand l'imagination sert un objectif commun et que le courage s'allie à la nécessité.

Ce que les cyniques ne peuvent pas comprendre, c'est que le sol s'est dérobé sous leurs pieds et que les arguments politiques rancis auxquels nous avons eu droit depuis si longtemps, ne valent plus rien. La question aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop gros ou trop petit, mais s'il fonctionne - s'il aide les familles à trouver des emplois avec un salaire décent, à accéder à des soins qu'ils peuvent se permettre et à une retraite digne. Là où la réponse à cette question est oui, nous continuerons. Là où la réponse est non, nous mettrons un terme à des programmes.

Et ceux d'entre nous qui gèrent les deniers publics seront tenus de dépenser avec sagesse, de changer les mauvaises habitudes, de gérer en pleine lumière - c'est seulement ainsi que nous pourrons restaurer l'indispensable confiance entre un peuple et son gouvernement.

La question n'est pas non plus de savoir si le marché est une force du bien ou du mal. Sa capacité à générer de la richesse et à étendre la liberté est sans égale. Mais cette crise nous a rappelé que sans surveillance, le marché peut devenir incontrôlable, et qu'une nation ne peut prospérer longtemps si elle ne favorise que les plus nantis. Le succès de notre économie n'est pas uniquement fonction de la taille de notre produit intérieur brut. Il dépend aussi de l'étendue de notre prospérité, de notre capacité à donner une chance à ceux qui le veulent - non par charité mais parce que c'est la meilleure voie vers le bien commun.

En ce qui concerne notre défense à tous, nous rejettons l'idée qu'il faille faire un choix entre notre sécurité et nos idéaux. Nos Pères fondateurs, face à des périls que nous ne pouvons que difficilement imaginer, ont mis au point une charte pour assurer la prééminence de la loi et les droits de l'Homme, une charte prolongée par le sang de générations. Ces idéaux éclairent toujours le monde, et nous ne les abandonnerons pas par commodité.

A tous les peuples et les gouvernants qui nous regardent aujourd'hui, depuis les plus grandes capitales jusqu'au petit village où mon père est né (au Kenya, ndlr): sachez que l'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à nouveau à jouer notre rôle dirigeant.

Rappelez-vous que les précédentes générations ont fait face au fascisme et au communisme pas seulement avec des missiles et des chars, mais avec des alliances solides et des convictions durables. Elles ont compris que notre puissance ne suffit pas à elle seule à nous protéger et qu'elle ne nous permet pas d'agir à notre guise. Au lieu de cela, elles ont compris que notre puissance croît lorsqu'on en use prudemment; que notre sécurité découle de la justesse de notre cause, la force de notre exemple et des qualités modératrices de l'humilité et de la retenue.

Nous sommes les gardiens de cet héritage. Une fois de plus guidés par ces principes, nous pouvons répondre à ces nouvelles menaces qui demandent un effort encore plus grand, une coopération et une compréhension plus grande entre les pays.

Nous allons commencer à laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement gagnée en Afghanistan. Avec de vieux amis et d'anciens ennemis, nous allons travailler inlassablement pour réduire la menace nucléaire et faire reculer le spectre du réchauffement de la planète.

Nous n'allons pas nous excuser pour notre façon de vivre, ni hésiter à la défendre, et pour ceux qui veulent faire avancer leurs objectifs en créant la terreur et en massacrant des innocents, nous vous disons maintenant que notre résolution est plus forte et ne peut pas être brisée; vous ne pouvez pas nous survivre et nous vous vaincrons.

Nous savons que notre héritage multiple est une force, pas une faiblesse. Nous sommes un pays de chrétiens et de musulmans, de juifs et d'hindous, et d'athées. Nous avons été formés par chaque langue et civilisation, venues de tous les coins de la Terre. Et parce que nous avons goûté à l'amertume d'une guerre de Sécession et de la ségrégation (raciale), et émergé de ce chapitre plus forts et plus unis, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines vont un jour disparaître, que les frontières tribales vont se dissoudre, que pendant que le monde devient plus petit, notre humanité commune doit se révéler, et que les Etats-Unis doivent jouer leur rôle en donnant l'élan d'une nouvelle ère de paix.

Au monde musulman: nous voulons trouver une nouvelle approche, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels. A ceux parmi les dirigeants du monde qui cherchent à semer la guerre, ou faire reposer la faute des maux de leur société sur l'Occident, sachez que vos peuples vous jugeront sur ce que vous pouvez construire, pas détruire.

A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption et la fraude, et en bâillonant les opinions dissidentes, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'histoire, mais que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à desserrer votre étau.

Aux habitants des pays pauvres, nous promettons de travailler à vos côtés pour faire en sorte que vos fermes prospèrent et que l'eau potable coule, de nourrir les corps affamés et les esprits voraces.

Et à ces pays qui comme le nôtre bénéficient d'une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre d'être indifférents aux souffrances à l'extérieur de nos frontières, ni consommer les ressources planétaires sans nous soucier des conséquences. En effet, le monde a changé et nous devons évoluer avec lui.

Lorsque nous regardons le chemin à parcourir, nous nous rappelons avec une humble gratitude ces braves Américains qui, à cette heure précise, patrouillent dans des déserts reculés et des montagnes éloignées. Ils ont quelque chose à nous dire aujourd'hui, tout comme les héros qui reposent (au cimetière national) à Arlington nous murmurent à travers les âges.

Nous les honorons non seulement parce qu'ils sont les gardiens de notre liberté, mais parce qu'ils incarnent l'esprit de service, une disponibilité à trouver une signification dans quelque chose qui est plus grand qu'eux. Et à ce moment, ce moment qui définira une génération, c'est précisément leur esprit qui doit tous nous habiter.

Quoi qu'un gouvernement puisse et doive faire, c'est en définitive de la foi et la détermination des Américains que ce pays dépend. C'est la bonté d'accueillir un inconnu lorsque cèdent les digues, le désintéressement d'ouvriers qui préfèrent travailler moins que de voir un ami perdre son emploi, qui nous permet de traverser nos heures les plus sombres.

C'est le courage d'un pompier prêt à remonter une cage d'escalier enfumée, mais aussi la disponibilité d'un parent à nourrir un enfant, qui décide en définitive de notre destin.

Les défis face à nous sont peut-être nouveaux. Les outils avec lesquels nous les affrontons sont peut-être nouveaux. Mais les valeurs dont notre succès dépend, le travail, l'honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme, sont anciennes. Elles sont vraies. Elles ont été la force tranquille du progrès qui a sous-tendu notre histoire. Ce qui est requis, c'est un retour à ces vérités. Ce qui nous est demandé maintenant, c'est une nouvelle ère de responsabilité, une reconnaissance, de la part de chaque Américain, que nous avons des devoirs envers notre pays et le monde, des devoirs que nous n'acceptons pas à contrecoeur mais saisissons avec joie, avec la certitude qu'il n'y a rien de plus satisfaisant pour l'esprit et qui définisse notre caractère, que de nous donner tout entier à une tâche difficile.

C'est le prix, et la promesse, de la citoyenneté.

C'est la source de notre confiance, savoir que Dieu nous appelle pour forger un destin incertain.

C'est la signification de notre liberté et de notre credo, c'est la raison pour laquelle des hommes, des femmes et des enfants de toutes les races et de toutes les croyances peuvent se réjouir ensemble sur cette magnifique esplanade, et pour laquelle un homme dont le père, il y a moins de 60 ans, n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant de quartier, peut maintenant se tenir devant vous pour prêter le serment le plus sacré.

Donc marquons ce jour du souvenir, de ce que nous sommes et de la distance que nous avons parcourue. Aux temps de la naissance des Etats-Unis, dans les mois les plus froids, un petit groupe de patriotes s'est blotti autour de feux de camp mourants, au bord d'une rivière glacée. La capitale fut abandonnée. L'ennemi progressait. La neige était tachée de sang. Au moment où l'issue de notre révolution était la plus incertaine, le père de notre nation (George Washington, nldr) a donné l'ordre que ces mots soits lus:

»Qu'il soit dit au monde du futur, qu'au milieu de l'hiver, quand seul l'espoir et la vertu pouvaient survivre, que la ville et le pays, face à un danger commun, (y) ont répondu».

O Etats-Unis. Face à nos dangers communs, dans cet hiver de difficultés, rappelons-nous ces mots éternels. Avec espoir et courage, bravons une fois de plus les courants glacés, et supportons les tempêtes qui peuvent arriver. Qu'il soit dit aux enfants de nos enfants que lorsque nous avons été mis à l'épreuve, nous avons refusé de voir ce parcours s'arrêter, nous n'avons pas tourné le dos ni faibli. Et avec les yeux fixés sur l'horizon et la grâce de Dieu, nous avons continué à porter ce formidable cadeau de la liberté et l'avons donné aux générations futures.»

on sucre ...

Plus d’allocation de fin de formation Les chômeurs qui engageaient une formation d'une durée supérieure à celle de leur droit à indemnisation par l’assurance chômage pouvaient, sous certaines conditions, percevoir pendant la période où ils ne relevaient plus de l’allocation de base (allocation formation reclassement), une allocation de fin de formation (AFF).

Ce ne sera plus possible en 2009. En effet, la loi de finances pour 2009, a supprimé la quasi-totalité du financement, à savoir 169 millions d'euros sur plus de 200 millions. Les partenaires sociaux on refusé de prendre le relais dans le cadre de la négociation sur l'assurance-chômage et n'ont rien prévu dans l'accord Unedic, qui reste à valider.

L’AFF bénéficiait jusqu’ici à environ 22 000 personnes chaque mois (Les Echos, 14/01/2009).

20.01.2009

gaetan

Avoir le sens de l'État pour deux : pour un Grenelle de la crise


Lors de la réunion du groupe qui s'est tenue ce matin, j'ai tenu à
exprimer mes réserves sur l'opportunité de déposer une motion de censure
contre la politique économique du gouvernement. Non pas parce ce que
celle-ci ne mériterait pas d'être sanctionnée. Elle a en particulier, au
cours de ces derniers mois, accumulée les inégalités. De ce point de
vue, que le bouclier fiscal n'est pas été au moins suspendu montre le
degré de cynisme auquel cette majorité est prête à céder.

Mes raisons sont de nature différente.

Le dépôt d'une telle motion semble vouloir répondre à la radicalisation
que l'on observe actuellement. Le mécontentement est, c'est vrai,
profond, le désarroi tout autant, et chacun ressent fortement
l'injustice d'une situation de crise accentuée dont nul parmi les
salariés ne porte une once de responsabilité.

Faut-il dans ces conditions chercher à en rajouter? Est-ce par la crise
sociale, comme l'a dit malencontreusement un porte-parole du Parti
socialiste au début de cette année qu'il faut espérer faire émerger le
changement politique? Et plus précisément, est-ce l'intérêt du pays?
Voir l'opinion se précipiter dans la colère, même justifiée, la
revendication, même légitime, ne nous aidera pas à sortir plus
rapidement de la crise, mais au contraire, nous y précipitera. Cela nous
créé, par conséquent, un devoir de responsabilité!

Mais cette démarche, telle qu'elle est aujourd'hui envisagée ne me
semble pas non plus répondre à l'intérêt de la gauche. Elle prend en
effet le risque de l'enfermer dans le rôle d'opposant que le Président
de la République est tout à fait disposé à lui abandonner et pour
longtemps. La crise de 2003 sur les retraites, celle de 2005 dans les
banlieues, celle de 2006 sur le CPE, malgré notre mobilisation et notre
présence n'ont pas débouché, sauf si je suis mal informé, sur notre
victoire politique en 2007. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas
s'opposer. Bien au contraire. Mais qu'il faut savoir ajuster sa méthode
et son style aux solutions.

J'ajoute qu'en durcissant le ton au-delà du nécessaire, dans un contexte
de confusion des esprits, nous prenons le risque de contredire la
stratégie dans laquelle nous nous sommes engagés depuis plusieurs
semaines. En attaquant justement Nicolas Sarkozy sur la réforme de
l'audiovisuel, celle du juge d'instruction, ou encore celle du droit
d'amendement, la direction du Parti socialiste a voulu faire ressortir
la crispation, la « radicalisation », à laquelle pouvait céder la
droite. Riposter par une motion de censure, n'est-ce pas se placer sur
le même terrain et tomber dans le piège qui nous est depuis plus de
dix-huit mois si habilement tendu? Ne devrions-nous pas au contraire,
pour des raisons de fond, comme de bonne tactique, endosser le rôle,
justement abandonné par le Président de la République : *celui de la
défense de l'intérêt général!*

Pourquoi ne pas faire de notre contre-plan de relance, plutôt que
l'argumentaire d'une motion de censure, *l'axe d'une proposition forte,
inédite dans ce pays : celle d'un Grenelle de la crise et de la
relance*, dont nous pourrions prendre l'initiative et auquel serait
conviés, majorité comme opposition, patronat comme syndicats. Au moment
où le pays s'enfonce dans la crise, n'est-ce pas en montrant non
seulement notre capacité à proposer, mais aussi notre volonté de
dialogue que nous recrérons de la confiance et retrouverons de la
crédibilité? N'est-ce pas de cette façon que nous protégerons le mieux
celles et ceux qui sont le plus exposés, en proposant de renforcer en
contrepartie de notre coopération ponctuelle, limitée dans le temps, les
volets sociaux du plan de relance, ou en suggérant la suspension du
bouclier fiscal? Que le Président de la République accepte notre
proposition et nous en aurons devant le pays le bénéfice; qu'il la
rejette, et alors tombera le masque. Pourquoi ne pas avoir le sens de
l'État pour deux?

Gaëtan Gorce

19.01.2009

réunion

Bonjour ,
Le comité local Poulainville vous invite à sa prochaine réunion qui aura lieu le :Mercredi 28 janvier 2008 19h00 salle annexe Camon
Ordre du jour :
Thème : en fonction de l’actualité
Actualité désirs d’avenir
Actualité L’espoir à gauche
Actualité socialiste locale et nationale
Actions futures à mener
Pot de l’amitié
Jean Rivera: 06 80 15 03 06
rivera.jean@wanadoo.fr

Nouvel an socialiste !!!!

Aubry
Alors que les vœux à la presse, aujourd’hui, de la patrone socialiste sont très attendus, revue des turbulences au PS.

1 réaction
DAVID REVAULT D’ALLONNES






L’année 2009 sera-t-elle un meilleur cru, pour le PS, que la précédente ? La première secrétaire, Martine Aubry, veut y croire, qui présente cet après-midi ses vœux à la presse. Et, du même coup, les bonnes résolutions des socialistes : en finir avec les querelles intestines et faire, enfin, exister l’opposition à Nicolas Sarkozy. Deux mois après le cauchemardesque congrès de Reims, la surface du parti est, certes, nettement plus calme. Mais quelques vaguelettes continuent de la troubler. Cartographie des turbulences.

Aubry : autorité et discrétion

Où est la première secrétaire ? Ségolène Royal, qui, en matière de présence, s’y connaît, s’étonne du «temps perdu» par la patronne du PS. «Martine, on ne l’a pas encore trop vue, c’est bizarre», s’inquiète un parlementaire. «Elle a choisi de ne pas être dans le commentaire de Sarkozy et de choisir ses moments», justifie Benoît Hamon qui, lui, en tant que porte-parole, est partout. Mais la maire de Lille suit de près les affaires du parti. La démission du secrétaire national à la justice André Vallini, furieux d’avoir été tancé par la patronne pour s’être exprimé sur la réforme du juge d’instruction sans son aval, a ainsi posé la question d’un certain «caporalisme», selon François Rebsamen, proche de Royal. «Il va falloir qu’elle se corrige», juge un élu.

Les équilibres internes

Difficile de panser les blessures de la compétition interne. Officiellement, les couteaux sont rangés. «On ne va pas remâcher nos amertumes, glisse Francis Chouat, proche de Bertrand Delanoë. Même si on a de quoi ruminer.» Le congrès a laissé de sérieuses traces. «Reims est encore dans les têtes, note un parlementaire. Et comme la sortie du congrès n’a pas été claire, les choses ne sont pas vraiment réglées.» La laborieuse construction d’une majorité contre Ségolène Royal a façonné les équilibres politiques internes à la direction. Lesquels se révèlent délicats. Pas facile de faire tenir, sur la même ligne, alliés (les amis de Laurent Fabius, de DSK et d’Arnaud Montebourg) et ralliés (ceux de Bertrand Delanoë et Hamon). Ainsi le nouveau porte-parole du parti, très à gauche, est-il visé par les réformistes. Ses «déclarations ne sont guère en phase avec des orientations de rénovation de la gauche», jugent les amis de Pierre Moscovici. «La majorité reste à construire du point de vue de la cohérence», estime Francis Chouat.

Royalistes en embuscade.

Officiellement, l’heure est à l’apaisement entre Martine Aubry et les amis de Ségolène Royal. «Mon idée, c’est qu’on doit être en capacité de clore, estime Patrick Mennucci, proche de Royal. Même si c’est provisoire.» Quoiqu’exclus de la direction, les royalistes entendent peser. «Ils ne veulent pas de nous, mais on est là. On n’est pas dans la guérilla, mais on a des choses à dire et on les dira», ajoute un autre dirigeant du courant. Dans le même temps, les amis de l’ex-candidate soignent l’organisation. Lancement d’un site Internet (www.lespoiragauche.fr) et d’un «réseau social militant», sorte de «Facebook» ségoléniste, et réunion des cadres, le 31 janvier.

L’échéance européenne

Les investitures électorales sont traditionnellement, chez les socialistes, un moment de tensions. Elles pourraient, cette fois-ci, contribuer à calmer le jeu. «Il faut respecter la proportionnelle, et que les amis de Royal soient impliqués à hauteur de ce qu’ils pèsent, à peu près 30 %», estime Benoît Hamon. La première étape vers un retour des royalistes à la direction ? Martine Aubry, qui s’est entretenue mercredi avec Vincent Peillon, l’a assuré : après les élections de juin, «il faudra discuter pour savoir quel est le meilleur dispositif pour le parti». Reste la question du fond du projet, qui, après les déchirements du référendum de 2005, n’est pas le moindre des écueils. Francis Chouat résume : «Allons-nous poursuivre inlassablement la querelle du référendum, et élaborer une plateforme de revendications inaccessibles sous la pression de l’extrême gauche ? Ou alors bâtir un projet européen sur un réformisme efficace ?»

A l’arrivée, c’est le groupe parlementaire qui, fort de sa combativité sur l’audiovisuel et la réforme du travail parlementaire, a pris l’ascendant, ces dernières semaines, sur la rue de Solférino. «Il faut un minimum de temps à la nouvelle équipe pour se mettre en place, estime Michel Sapin, proche de François Hollande. Et comme dans le même temps, le groupe parlementaire, qu’on n’entendait pas, a mené des batailles très visibles, son action est redevenue audible, alors qu’elle ne l’était plus.»

17.01.2009

palestine

Déclaration du Groupe Socialiste au Parlement Européen sur Gaza
Le Groupe

1. Exprime sa plus profonde indignation face aux violences dans la bande de Gaza, aux conséquences de l'usage disproportionné de la force par l'armée israélienne et à l'escalade militaire à l'origine de centaines de victimes, pour la plupart civiles, y compris de nombreux enfants. Déplore profondément que des civils et des installations des Nations Unies aient été frappés. Appelle Israël à respecter ses obligations en matière de droit international et de droit humanitaire international et à permettre à la presse internationale de suivre les événements sur le terrain. Appelle le Hamas à cesser les tirs de roquettes et à prendre ses propres responsabilités, en s'engageant dans un processus politique visant à restaurer le dialogue inter-palestinien et à contribuer au processus de négociations en cours.

2. Appelle à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel. Le cessez-le-feu, qui devra englober le retrait des territoires réoccupés ces derniers jours et une trêve négociée, devra être garanti par un mécanisme établi par la communauté internationale. Ceci devra prévoir le déploiement d'une force multinationale le long des frontières de la bande de Gaza, incluant des pays arabes et musulmans. Invite l'Union Européenne à appuyer tout accord atteint par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

3. Demande avec force aux autorités israéliennes de permettre que les vivres, l'aide médicale d'urgence et le carburant soient délivrés à la bande de Gaza par l'ouverture des points de passage, et la levée du blocus. L'annonce de l'ouverture d'un couloir humanitaire à Rafah est une première étape à mettre en place d'urgence. Appelle les institutions de l'Union Européenne et autres donateurs, à fournir une aide adéquate face aux besoins croissants, en coopération avec les Nations Unies et les ONG, et demande à Israël de ne pas compromettre cet effort humanitaire essentiel. Cette aide devra contribuer à la reprise graduelle de l'économie de base dans la bande de Gaza, et à la restauration de conditions de vie décentes pour les palestiniens, en particulier les jeunes.

4. Considère que la reprise immédiate du "Agreement on Movement and Access" (AMA) et des "Agreed Principles for Rafah Crossing" (APRC) conclus en septembre 2005 par l'Egypte, Israël et l'Autorité palestinienne après le désengagement unilatéral israélien de la bande de Gaza doit être garantie sans restrictions. L'Union Européenne pourrait apporter une contribution essentielle à cette fin, en relançant sa mission de monitoring à Rafah.

5. Réaffirme qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit israélo-palestinien et considère que le temps est venu pour un accord de paix durable et complet sur base des négociations conduites à ce jour par les deux parties. Une conférence internationale promue par le Quartette et avec la participation de tous les acteurs régionaux, sur base du précédent accord conclu entre israéliens et palestiniens, pourrait contribuer à atteindre cet objectif. Considère que des efforts renouvelés pour la réconciliation inter-palestinienne sont une étape essentielle.

6. Insiste à nouveau sur la fait que tout rehaussement des relations politiques entre l'Union Européenne et Israël doit être strictement conditionné par le respect du droit humanitaire international, par un réel engagement en faveur d'un établissement complet de la paix, par la fin de la crise humanitaire à Gaza et dans les territoires palestiniens occupés, et par le respect d'une mise en place complète de l'accord d'association intérimaire EC - PLO. Aussi longtemps que la situation demeure aussi critique, le Groupe Socialiste maintiendra sa position négative concernant le vote par le Parlement Européen de l'avis conforme sur une participation accrue d'Israël aux programmes CE.

7. Est préoccupé par les sérieuses conséquences de la résurgence du conflit dans la vie quotidienne des citoyens de la région et sur les espoirs d'une paix durable dans l'ensemble du Moyen Orient. Souligne le risque de mettre à mal la compréhension mutuelle et le dialogue entre toutes les communautés en Europe.

8. Appelle urgemment à un rôle politique renforcé et uni de l'union Européenne comme ce fut le cas lors de la crise du Liban en 2006 et lors de la récente crise entre la Géorgie et la Russie. Dans le cadre de son action, l'UE doit saisir l'occasion de coopérer avec la nouvelle administration des Etats-Unis afin de mettre un terme au conflit grâce à un accord basé sur la solution de deux Etats, donnant aux israéliens et aux palestiniens la possibilité de vivre côte à côte en paix et en sécurité. Ceci contribuera grandement à l'objectif d'une nouvelle et pacifique structure régionale de sécurité au Moyen Orient.

9. Invite activement ses Membres à promouvoir une campagne politique adressée à l'opinion publique européenne, en coopération avec les partis socialistes européens et les autres mouvements progressistes et ONG, basée sur un vigoureux appel pour la paix au Moyen Orient.

16.01.2009

reb

Rebsamen
AP | 14.01.2009 | 19:57

Le sénateur-maire socialiste de Dijon François Rebsamen a estimé mercredi que le mandat de Martine Aubry à la tête du PS "a du mal à décoller".

"Ça a du mal à décoller. Parce que je pense qu'il n'y a pas une unité idéologique de pensée à la direction du Parti socialiste", a déclaré ce proche de Ségolène Royal lors du "Talk Orange-Le Figaro".

"Je ne voudrais pas que le PS perde cette culture du gouvernement qu'il avait acquise dans les années (François) Mitterrand pour simplifier, les 20 dernières années, ou (Lionel) Jospin", a-t-il ajouté. "Je ne voudrais pas que notre parti se transforme en un super syndicat qui dit 'non' à tout. Je dis donc à mes amis socialistes qui sont à la direction aujourd'hui que ce n'est pas en accumulant les mesures qu'on fait sens".

François Rebsamen s'en est également pris au porte-parole du PS Benoît Hamon qui, selon lui, "ne représente pas la majorité au Parti socialiste", et "a plusieurs fois franchi la ligne jaune dans ses propositions". AP

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