23.03.2009

Martine et son Zenith

Objet : Le PS peine à mobiliser les troupes

Ségolène Royal et son Zénith de la Fraternité n'auront pas eu à trembler après le grand rassemblement organisé par le PS pour défendre les libertés, ce dimanche après midi à Paris.

La salle du Zénith, configurée pour accueillir 2500 personnes, n'aura été remplie qu'à moitié au plus fort de la manifestation.

Ce "printemps des libertés", conclu par un discours de Martine Aubry et un concert de Sanseverino et du rappeur lillois Axiom, était présenté comme le point culminant de l'offensive lancée depuis janvier par le PS sur ce thème.

Les socialistes ont publié le 11 mars un livre noir intitulé "La France en libertés surveillées", qui dénonce les "remises en cause" depuis 2007 des libertés dans tous les domaines, justice, immigration, médias, Parlement...

Mais le PS n'a pas fait le plein dimanche au Zénith.

Martine Aubry se console comme elle peut : "Ce n'est pas si mal pour un parti qui reprend l'habitude de travailler". Et ce n'était pourtant pas faute d'avoir fait venir (ou essayé de faire venir) des cars de Lille.

David Assouline, qui participait à une table ronde, a bien relevé la différence de participation et de ferveur entre le rassemblement de la fraternité de Ségolène Royal et le rassemblement des libertés : "C'était un rassemblement populaire et festif, là c'est un forum de débat", a-t-il remarqué.

François Lamy reconnaît qu'il "faut réinventer les outils de mobilisation". Pour Christophe Borgel, "l'appareil du PS est encore convalescent".

On ne peut que leur conseiller de demander de l'aide à Ségolène Royal pour leur prochain rassemblement...

Par:Mélanie Jeanney

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