18.05.2009
upc
Débat Désirs d’avenir,
Mercredi 13 mai 2009
Face à la crise, comment les syndicats peuvent anticiper voir gérer au plus près les conséquences de celle-ci ?
Ont enrichi le débat par leur participation :
Jean : conseiller du salarié Cfdt
Marlène
Jean François, conseiller municipal
Jean Pierre, retraité Cfdt
Jean, retraité de l’Afpa, syndicaliste CFDT.
Le débat avait réellement commencé le matin même à 09h00 ou l’union Régional Cfdt de Picardie avait organisé un colloque portant sur la lutte conte l’illettrisme et la FPC.Des mesures concrètes avaient été initiées comme :
- Information des syndicalistes sur la Fpc (Formation Professionnelle Continue) en réunion ou par la caravane de la formation
- Intervention au niveau du COPIRE Commission Interprofessionnelle Régionale de l’emploi de Picardie.
- Place des syndicats dans le comité d’orientation de la MEF d’Amiens.
- Former plutôt que de licencier : s’approprier ou se réapproprier des savoirs perdus ou de nouvelles connaissances.
- Programme VAE, GPEC territoriale, et mise en adéquation (étude Afpa)
Mais nous devons savoir anticiper les stratégies financières des grands groupes capitalistes et être en amont de l’information ; les Comités Centraux d’entreprises Européens permettent ce recueil de l’information, mais nous nous heurtons au faible taux de syndicalisation (5% dans le privé) .
La formation est aussi un moyen pour anticiper le chômage mais ce sont souvent les cadres des grosses entreprises qui bénéficient en priorité de la formation en entreprises, les TPE PME sont laissées pour compte et pourtant c’est là que ce concentre la majorité des salariés.
Une réponse peut être donnée par les Commissions Paritaires Locales.
Où, comment et avec qui négocier des droits collectifs lorsqu’il n’y a pas de syndicat, par exemple dans les entreprises artisanales qui sont toutes des TPE-PME ? Les lois Auroux et l’article L132-30 du Code du travail, au début des années 1980, ont tenté de répondre à cette question en permettant aux PME-TPE de négocier au niveau du territoire et en instituant pour ce faire les Commissions paritaires locales (CPL). Mais c’est depuis qu’elles sont inscrites dans la loi Aubry II, en 2000, que les CPL professionnelles ou interprofessionnelles se sont développées, au niveau des bassins d’emploi, de sites, de départements, d’une profession ou de plusieurs professions.
Dans l’artisanat, les principaux secteurs professionnels concernés sont l’alimentation, le bâtiment et les services. Au départ, l’objectif était de créer un lieu et un espace de négociation collective afin de généraliser la réduction du temps de travail à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Sachant que les petites et très petites entreprises sont dépourvues de représentation collective ou syndicale. Mais assez vite, les sujets de concertation et de négociations se sont étendus à bien d’autres thèmes : l’information sur les conventions collectives et les droits sociaux, l’amélioration des conditions de travail, l’accès à la formation professionnelle, à la prévoyance collective, à l’épargne salariale, aux chèques-vacances.
Deux Apia pour toute la France. À l’heure actuelle, il n’existe en France que deux Associations paritaires interprofessionnelles artisanales (Apia/CPL)), dans le Tarn et dans les Deux-Sèvres. C’est pourquoi Bernard Giret a appelé tous ceux, dans l’assemblée, qui voulaient s’impliquer dans le dialogue social, a en créer dans leur région afin d’initier un réseau national, en quelque sorte “ labellisé ”. Car ce qui manque probablement le plus aux PME-TPE, c’est un dialogue social davantage formalisé et structuré.
Nous proposons aussi une forme de tutorat entre Senior et jeunes entrant dans la vie active .
Au cours de l’année 2007/2008 , Uib d’Amiens avait engagé un stagiaire dans le cadre d‘un DUARH, ce stagiaire avait :
- Assuré des permanences pour informer à la foi sur la FPC et sur les prestations Anpe.
- Mis en place des modules de formations à destination des DP, membres des CE , des DS, et des conseillers du salariés
- Participé à la caravane de la formation.
Nous souhaitons que cette initiative soit généralisée surtout auprès des conseillers des salariés qui sont en 1ère ligne lors des licenciements dans les TPE/PME.
Jean Rivera
DA Poulainville
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