26.09.2009
solo
Ségolène Royal a toujours combattue les luttes d'appareil internes au parti socialiste. Elle a toujours cherchée à se placer en dehors ou au-dessus des courants socialistes qu'elle considére comme étant un frein à l'unité, à la camaraderie voire à la fraternité dans le parti. Même proche du premier secrétaire, François Hollande, elle ne s'est jamais investie dans l'organisation interne du parti.
D'ailleurs lorsqu'elle émerge au parti socialiste en 2006 elle est seule. Il n'y a personne autour d'elle pour structurer une organisation capable de la porter à l'investiture socialiste. Elle comptera d'abord sur une poignée d'élus et de militants qui ensuite feront des vagues jusqu'à former le tsunami qui emportera DSK et Fabius. C'est à partir de ce moment là qu'elle ralliera autour d'elle des figures socialistes. Humant là le parfum de la victoire et des futures responsabilités.
Elle a été soutenue jusqu'au congrès de Reims par une équipe regroupant plusieurs figures socialistes. Mais comme on lui a volé la victoire ils se sont éloignés. Normal dans un parcours politique finalement.
Ce qui pénalise le parti socialiste finalement ce sont celles et ceux qui restent fidèles mordicus à leur Laurent, à leur Dominique, à leur Lionel coûte que coûte. Ceux-là, que l'on peut qualifier d'idolâtres sectaires sans se tromper, vont mettre en œuvre tous les moyens pour parvenir à faire gagner leur poulain sachant qu'ils en profiteront par ricochet. Donc ils construisent patiemment depuis des années des réseaux internes au PS et externes. Ils infiltrent les médias nationaux, ils attirent à eux des élus, des gens de pouvoir, pour être ensuite en situation de peser sur la désignation interne à la candidature présidentielle. Le rêve de toute une vie politique.
Mais avec l'émergence de Ségolène Royal leur bel outil s'est brisé. Ils comprennent qu'il ne sert plus à rien de verrouiller en interne car c'est l'opinion, le peuple de gauche qui choisira sa ou son candidat(e). Finit les tractations d'arrière boutique. En cela on peut dire que l'émergence de Ségolène Royal a cassé cet appareil socialiste patiemment construit. On comprend mieux pourquoi ils lui vouent une haine tenace qui les a amené jusqu'à tricher honteusement lors du vote interne.
Ségolène Royal sait qu'elle n'aura pas l'appareil du parti socialiste de son côté même si elle gagne l'investiture pour 2012. Il y a trop de haines recuites pour que le PS fasse une grande fête de la Fraternité tous ensemble. C'est pourquoi elle choisit de s'adresser directement aux français en expliquant, et justifiant, sa politique. La politique par la preuve quoi.
Pour autant elle reste socialiste. Elle n'a pas à renier un parti dont elle porte fièrement les valeurs. Elle sait qu'elle ne pourra pas exister dans un combat d'appareil, que les éléphants vont essayer de l'enfermer pour la dominer donc elle s'en échappe en dépassant cet appareil mortifère générateur de petites phrases destructrices les uns contre les autres.
Elle n'appartient pas à ce microcosme politique parisianiste. Elle le dit haut et fort et elle peut le dénoncer car elle ne lui doit rien. Même les sondages de 2006 si favorables ne faisaient que refléter une attente populaire à son endroit. Cela s'est vérifié lors du congrès ou sans les sondages pour elle, elle avait encore gagné. Alors elle n'a plus de temps à perdre dans ces batailles internes et doit au contraire se tourner vers les français pour leur proposer un projet porteur de désirs d'avenir.
19:24 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





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