30.09.2009
hemorragie ????
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28.09.2009
vote du 01 octobre 2009
25/09/2009 - Le courant Espoir à gauche appelle clairement à voter Oui lors la consultation interne du PS le 1er octobre.
Le 1er octobre prochain, les adhérents du parti socialiste sont appelés, par le conseil national, à répondre à 10 questions.
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26.09.2009
solo
Ségolène Royal a toujours combattue les luttes d'appareil internes au parti socialiste. Elle a toujours cherchée à se placer en dehors ou au-dessus des courants socialistes qu'elle considére comme étant un frein à l'unité, à la camaraderie voire à la fraternité dans le parti. Même proche du premier secrétaire, François Hollande, elle ne s'est jamais investie dans l'organisation interne du parti.
D'ailleurs lorsqu'elle émerge au parti socialiste en 2006 elle est seule. Il n'y a personne autour d'elle pour structurer une organisation capable de la porter à l'investiture socialiste. Elle comptera d'abord sur une poignée d'élus et de militants qui ensuite feront des vagues jusqu'à former le tsunami qui emportera DSK et Fabius. C'est à partir de ce moment là qu'elle ralliera autour d'elle des figures socialistes. Humant là le parfum de la victoire et des futures responsabilités.
Elle a été soutenue jusqu'au congrès de Reims par une équipe regroupant plusieurs figures socialistes. Mais comme on lui a volé la victoire ils se sont éloignés. Normal dans un parcours politique finalement.
Ce qui pénalise le parti socialiste finalement ce sont celles et ceux qui restent fidèles mordicus à leur Laurent, à leur Dominique, à leur Lionel coûte que coûte. Ceux-là, que l'on peut qualifier d'idolâtres sectaires sans se tromper, vont mettre en œuvre tous les moyens pour parvenir à faire gagner leur poulain sachant qu'ils en profiteront par ricochet. Donc ils construisent patiemment depuis des années des réseaux internes au PS et externes. Ils infiltrent les médias nationaux, ils attirent à eux des élus, des gens de pouvoir, pour être ensuite en situation de peser sur la désignation interne à la candidature présidentielle. Le rêve de toute une vie politique.
Mais avec l'émergence de Ségolène Royal leur bel outil s'est brisé. Ils comprennent qu'il ne sert plus à rien de verrouiller en interne car c'est l'opinion, le peuple de gauche qui choisira sa ou son candidat(e). Finit les tractations d'arrière boutique. En cela on peut dire que l'émergence de Ségolène Royal a cassé cet appareil socialiste patiemment construit. On comprend mieux pourquoi ils lui vouent une haine tenace qui les a amené jusqu'à tricher honteusement lors du vote interne.
Ségolène Royal sait qu'elle n'aura pas l'appareil du parti socialiste de son côté même si elle gagne l'investiture pour 2012. Il y a trop de haines recuites pour que le PS fasse une grande fête de la Fraternité tous ensemble. C'est pourquoi elle choisit de s'adresser directement aux français en expliquant, et justifiant, sa politique. La politique par la preuve quoi.
Pour autant elle reste socialiste. Elle n'a pas à renier un parti dont elle porte fièrement les valeurs. Elle sait qu'elle ne pourra pas exister dans un combat d'appareil, que les éléphants vont essayer de l'enfermer pour la dominer donc elle s'en échappe en dépassant cet appareil mortifère générateur de petites phrases destructrices les uns contre les autres.
Elle n'appartient pas à ce microcosme politique parisianiste. Elle le dit haut et fort et elle peut le dénoncer car elle ne lui doit rien. Même les sondages de 2006 si favorables ne faisaient que refléter une attente populaire à son endroit. Cela s'est vérifié lors du congrès ou sans les sondages pour elle, elle avait encore gagné. Alors elle n'a plus de temps à perdre dans ces batailles internes et doit au contraire se tourner vers les français pour leur proposer un projet porteur de désirs d'avenir.
19:24 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.09.2009
invitation 29 septembre 2009
Invitation
Bonjour , comment allez vous ?
Je vous propose l’ordre du jour suivant pour notre réunion du mardi 29 septembre 2009 , à 19h00, salle annexe Camon .
19h00-19h15 : quart d’heure picard !
19h15-19h30 :Ps, DA, EAG c’est quoi , qui fait quoi, projet ?
19h30-21h00 : question de débat : le vote du 1 octobre : dans quel contexte, pour quels enjeux ?
21h00-21h30 : partage d’informations :
La vie de l’association
Upp de Montpellier , témoignage de Mathieu
Réunion de EAG, témoignage de Marlène
Vie du mouvement : rénovation du site, Upc formation, actualité people amiénoise et d’ailleurs …
Echéancier
21h30 fin des débats, rafraîchissement …
Dernier conseil :
Nous ferons l’effort de tenir le timing, certains de nos amis font l’effort de se déplacer, de venir de loin et de prendre sur leur temps, soyons respectueux de leur engagement.
Au plaisir de nous rencontrer …
Cordialement.
Jean Rivera
Animateur DA Poulainville
0680150306
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21.09.2009
gaetan ...
Il est curieux de constater combien chaque sortie de Ségolène Royal peut
susciter de réactions et surtout de controverses. Est-elle utile au PS ?
Ses appuis la délaissent-elle ? L'on en finit plus de gloser là où
devrait s'imposer un constat simple : Ségolène Royal constitue par sa
ténacité, sa détermination, son énergie et sa réactivité « une force qui
va »!
Et plutôt que de chercher à l'affaiblir ou à peser ses soutiens au
trébuchet, ne vaudrait-il pas mieux lui reconnaître toute sa place et le
rôle irremplaçable qui est le sien ? Le moment n'est-il pas venu
d'additionner nos forces plutôt que de chercher à affaiblir quiconque en
témoigne ? La publication d'un livre récent a fait trop de mal à notre
crédibilité collective pour que nous continuions à alimenter la
chronique des faits divers.
Ségolène Royal, ce week-end, a fait de la politique : elle a parlé
d'avenir et c'est en cela qu'il faut l'aider ! Elle a proposé de
dépasser le PS, ce que seuls pourront permettre des Assises de
l'Alternative que je réclame sans désemparer depuis un an !
Appliquons-nous une règle simple : écartons les « malins », les faiseurs
d'embrouille professionnels, ceux qui ont depuis longtemps confondu la
fin et les moyens ! Et apportons notre appui à celles et ceux qui se
sont remis en mouvement : à ce titre je réaffirme à Ségolène Royal tout
mon soutien !
Gaëtan Gorce
23:19 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
discours de Montpellier
Désirs d'avenir
Le Discours de Ségolène Royal lors de la Fête de la Fraternité
Voici le texte du discours de Ségolène Royal prononcé lors de la Fête de la Fraternité à Montpellier.
Et en vidéo, la première partie de ce grand discours.
Mes chers amis,
Permettez moi de vous dire ma joie et ma tendresse de vous voir, nombreux, vous qui êtes venus parfois de si loin, vous qui restez heureux et présents, par jour de grand beau temps comme par jour de tempêtes.
Nous avons marché ensemble et nous marcherons encore longtemps ensemble. Car c’est cela, l’esprit de notre mouvement citoyen, c’est cela l’esprit de Désirs d’Avenir : un rassemblement de citoyens en mouvement qui marchent, ensemble pour ouvrir un autre chemin.
Merci à tous les artistes, les créateurs, de leur don … celui de leur art pour nous offrir de la joie. Merci à ceux de l’ombre, ceux des coulisses, ceux qu’on ne voit jamais et sans lesquels rien ne serait possible.
Merci à Brahim Abbou, notre magnifique Brahim, à toute l’équipe du comité local de Désirs d’avenir, à Cité d’avenir : vous avez fait un travail formidable, enthousiaste, chaleureux qui a porté cet évènement. Merci à Hélène Mandroux qui nous accueille dans sa belle ville, merci à Jean-Louis Bianco, Delphine Batho, Guillaume Garot, Dominique Bertinotti, Najat Vallaud-Belkacem, Marie Monique Robin, Daniel Maximin pour votre présence et pour la qualité exceptionnelle de vos interventions. Merci à Jean-Pierre Mignard, mon ami, qui vous envoie le bonjour et s’excuse de ne pouvoir être parmi nous. Je ne l’oublierai jamais. Il est à Libreville dans le cadre de son métier d’avocat.
Martin Luther proclamait « le courage, c’est de ne pas se soumettre aux circonstances. » Permettez moi, aujourd’hui, de saluer VOTRE courage. Le courage de ne pas céder, de ne pas douter, malgré les vents tourbillonnants qui ne sont, au fond, que l’écume des vagues. « La vie, comme le combat politique est faite de méandres, de flux et de reflux. C’est le mouvement même de la vie. ». C’est François Mitterrand qui disait cela.
L’essentiel, c’est de garder son cap, d’avancer avec sa boussole et de ne pas quitter des yeux l’objectif que nous nous sommes fixés.
Le microcosme parisien, dérouté par ma liberté par mon refus de m’assujettir à leurs codes leurs compromissions a entamé la mise en accusation répétitive et obsessionnelle sur la solitude.
Comme si quelques notables de la politique en attente de jours meilleurs et allant faire leur marché ailleurs, comptaient davantage que vous tous qui donnez généreusement votre temps, vos déplacements, vos énergies, vous êtes vrais, simples, heureux, vous êtes la France qu’on aime.
Moi, ce qui me préoccupe ce n’est pas mon sort personnel, c’est le sentiment de solitude et même d’abandon que ressentent des millions de français. Qu’entendons-nous ? Les questions de vie quotidiennes sont là, de plus en plus pressantes : « qu’est-ce qui va se passer si la grippe arrive dans l’école de mon enfant ? Si je perds mon boulot ? Que va devenir ma vie, ma famille, si mon entreprise est menacée, si je tombe malade, si je ne peux pas rembourser mon emprunt, si je n’arrive pas à payer d’études à mon fils ou ma fille, s’ils ne trouvent pas de travail ? »
Le pouvoir nous abandonne et nous laisse seuls dans l’adversité. Tout un peuple abandonné en quelque sorte par ses dirigeants, voilà la vraie, la dure solitude à laquelle les télés devraient s’intéresser. La fragilité croissante n’épargne personne. On se méfie des gens de pouvoir, perçus comme incapables d’arranger le désordre. « Même quand ils agissent, pas de résultats concrets » entend-on. Alors oui, il faut d’urgence des résultats, ici et maintenant. Tout le reste, c’est du temps perdu et de l’embrouille.
Les politiques sont perçus comme des marchands de mots. « Taxes » : voilà le mot le plus rejeté, car même habillée en vert c’est une contrainte de plus. « Pourquoi ajouter des contraintes aux contraintes alors que la vie devient plus dure. On a l’impression d’avoir de moins de moins de liberté dans la vie quotidienne, même plus de liberté de la pensée. »
Combien de témoignages disant : « Je l’avoue : je me replie de plus en plus sur mon pré carré : ma famille, mes proches, les miens quoi. Je suis de gauche et je m’aperçois avec stupéfaction que j’ai du mal avec certains mots, je ne les comprends plus « collectifs », « soutien aux plus défavorisés » ou même « solidarité ».
Mots qui ébranlent nos certitudes et nos propres mots, usés à force d’être ressassés.
Osons le dire.
Solidarité ? Mais solidarité avec qui, quand on reçoit si peu ? On culpabilise les gens, on les traite comme des privilégiés parce qu’ils ont un CDI, comme si c’était un luxe ; on leur dit qu’ils sont de mauvais citoyens parce qu’ils utilisent leur voiture pour aller à un pique nique en famille le dimanche, comme si c’était un crime de lèse planète en vérité le coup d’une taxe. Et pendant ce temps, les vrais privilégiés prospèrent. La connivence, les réseaux de relations les protègent. C’est insupportable. De la même façon que l’on risque de rendre l’écologie difficile en créant des taxes nouvelles, on risque de galvauder ce beau mot de « solidarité », à force de l’invoquer sans mettre à bas les rentes des vrais privilégiés.
Alors, c’est pour tous et pour toutes que nous devons nous sentir fort de notre force, libre de notre liberté, sereins de notre sérénité.
Parce que nous avançons ensemble, parce que nous innovons ensemble, parce que nous entreprenons ensemble, parce que nous nous respectons mutuellement, parce que nous rêvons aussi un monde meilleur et que nous mettons, n’en déplaise à certains, toute notre énergie, toute notre force, toute notre créativité au service des autres et au service de la France.
Parce que le peuple est debout, parce que nous sommes les citoyens et que nous travaillons à l’avènement de ce Siècle Citoyen où l’on reprendra la maîtrise des choses, de nos vies sans subir le joug d’un pouvoir inerte.
Et de cela je suis fière ! Et de cela nous n’avons pas à rougir ! Et de cela nous n’aurons jamais à nous excuser, quelle que soit les scepticismes, les ricanements et les menaces. Soyez fiers de vous, soyons fiers de nous.
Mes chers amis, venus de partout.
Quel chemin parcouru depuis l’automne dernier ! Depuis cette première fête de la Fraternité qui fit couler tellement d’encre.
Vous avez vu depuis, ne boudons pas cette gourmandise, à quel point après les ricanements du Zénith le mot Fraternité s’est invité dans toutes les discussions, dans tous les discours, dans toutes les déclarations. Je m’en réjouis. Ce mot appartient à la France. Il est l’un des socles de notre pays, de notre démocratie, il est le grand vœu des Lumières ! Avec la liberté et l’égalité.
Quel chemin parcouru depuis un an !
Nous avons lancé les Universités Populaires Participatives. Chacune d’elle a été un grand succès. Nous avons réuni des milliers de personnes cette année pour débattre ensemble, avec des spécialistes remarquables, sur des sujets fondamentaux :
Qu’il s’agisse de la crise financière, ou comment la surmonter avec des hommes à la pointe de la réflexion économique comme Philippe Aghion ou Yann Algan ….
Qu’il s’agisse des liens entre l’Europe et l’Afrique… personne n’oubliera l’émouvante et puissante intervention de Stéphane Hessel, saluant le pardon de Dakar, saluant aussi notre volonté d’imposer la fraternité dans le débat public. Et nous avons entendu Daniel Maximin, si brillant et si convainquant.
Que nous évoquions la crise alimentaire ou la Fraternité, avec les interventions si humaines de Régis Debray et Jean Claude Guillebaud. Marie Monique Robin, le monde selon Montsanto nous a montré tout à l’heure les liens étroits et protection de la planète.
Oui, nous avons, depuis un an, avancé à pas de géants.
Le 1er Octobre, à Poitiers, débutera et pour 3 jours l’université populaire du grand sociologue Edgar Morin sur les 7 grands défis que doit relever l’humanité : défi de la politique et de la gouvernance internationale, défi économique, social, écologique, éducatif et éthique, le vendredi 2 octobre à 18 heures, Université participative européenne. Ces défis que je fais mien et que je porterai dans toutes mes actions nationales et internationales en votre nom et au nom des Français.
Oui, mes amis, nous pouvons être heureux de ce que nous sommes et de ce que nous faisons. Désirs d’avenir, armé de son enthousiasme, de son savoir faire et de sa croyance en demain, Désir d’avenir à construit cette année des bases solides de réflexions et d’action concrètes pour demain.
En venant ici, je repensais à cette année qui venait de s’écouler.
On peut tout faire si on reste chevillé à la base ;
On peut tout faire quand on reste à l’écoute populaire ;
On peut tout faire quand on n’a pas peur de parler ;
On peut tout faire quand on n’a pas peur de la vérité et que l’on accepte de se remettre en cause;
Avec vous, je n’ai pas peur de parler ;
Avec vous, je n’ai pas peur de la vérité ;
Je crois à la force citoyenne ;
Oui, ce qui compte, c’est la constance, et le chemin dans lequel nous avançons !
Ce qui compte, c’est notre cohésion et notre volonté d’avancer malgré les embûches ;
Ce qui compte, c’est notre respect mutuel ;
Ce qui compte, c’est notre fraternité, qui est plus grande que nous et qui va encore nous faire grandir et donner envie de nous rejoindre !
A nous ensuite qu’il y a une autre façon de faire de la politique, humaine et efficace.
Qu’est-ce que c’est que la fraternité et comment peut-elle nous faire agir ?
La fraternité « consiste à devenir frère et sœur avec tous ceux qui ne sont ni nos frères ni nos sœurs. »
J’y vois là une clé essentielle pour permettre une nouvelle conscience mondiale, ce nouveau siècle citoyen.
La fraternité, c’est ce sentiment qui dépasse toutes les différences pour nous permettre de vivre ensemble.
Dans un monde frappé par une crise morale sans précédent, un pessimisme latent, un « aquabonisme » quotidien, tant la vie est difficile, tant l’horizon semble bouché, dans les rapports familiaux, sociaux , se dégradent, dans un monde au cœur glacé, ou l’individualisme est la seule réponse que l’on peut trouver pour se protéger des coups qui pleuvent, lié à une politique injuste qui accorde tout à ceux qui ont tout et n’accorde rien à ceux qui n’ont déjà pas grand-chose. Liés aussi à une dégradation du lien républicain… dans ce monde qui ressemble de plus en plus à une jungle, où la loi du plus fort remplace peu à peu le progrès social, oui dans ce monde qui s’empoisonne, la fraternité doit agir comme un puissant contre poison.
Nous sommes meurtris par les suicides à France Télécom. Ils disent une souffrance, personnelle mais aussi peut être sociale, du à un changement brutal de culture de cette entreprise, à ces murs de silence derrière lesquels on s’enferme quand la pression devient trop forte.
Je n’irai pas plus loin mais je ressens ces vies écourtées par le chagrin comme une alerte, qui doit tous nous rappeler que la fraternité, c’est justement combattre la société de défiance. Fraterniser, c’est établir de nouveau rapport dans l’entreprise, un nouveau dialogue social.
Nous sommes aussi meurtris par la souffrance des salariés des usines qui ferment, Molex, Continental… Ouvriers humiliés, bafoués… Chez Fabris, on menaçait de faire brûler l’usine et je les comprenais parce qu’à leurs côtés je voyais l’humiliation, la désespérance, être traités moins bien que les machines, liquidés avec la mémoire ouvrière que l’on écrase sans un geste, sans un mot, sans la moindre contrepartie alors que l’argent continue de couler à flots sur des banquiers véreux.
Il y a 150 ans naissait Jean Jaurès. Jaurès engagé comme un lion dans la lutte pour la justice sociale, Jaurès qui, avec une écriture magistrale, décrit avec tant de force la souffrance ouvrière de la fin du 19ème siècle, évoque « un système de métal qui traite les hommes comme des marchandises ! « Un siècle plus tard, rien de vraiment différent. Toujours un système dont les mâchoires d’acier broie les plus faibles.
Ce combat de la dignité, c’est notre combat, à nous les socialistes, à nous les progressistes, a nous la gauche ! Le combat pour le respect humain, de la justice sociale. Le courage, écrivait-il, c’est de chercher la vérité et de la dire. Même si elle dérange, même si elle réveille toutes les oppositions les plus violentes.
Vous, moi, nous sommes les héritiers de ces idées là. Nous sommes les gardiens de la devise de la France « liberté, égalité, fraternité. »
La France de la Fraternité peut elle accepter cela sans réagir à cette offense faites aux salariés ? La politique est une affaire de décision, d’échelle de valeur et je ne crois pas, moi, que la politique soit impuissante devant l’économique. Je crois au pouvoir du dialogue social, et fraternel.
Mais la fraternité se forge aussi dans le combat contre l’adversité.
Cet incroyable ressort humain qui se réveille lorsque nos vies sont menacées. Plus de querelles de voisinage, plus de querelles de clochers. Quand la tempête souffle et détruit le village, tout le monde le reconstruit, ensemble, sans état d’âme en se donnant du courage. C’est aussi la fraternité des ouvriers de Continental qui se déplacent à Hanovre pour fraterniser avec les ouvriers allemands.
« Les forces divisées s’annulent » écrivait Victor Hugo. La fraternité les additionne, les multiplient là ou l’indifférence et l’injustice sociale les soustrait, les divisent, les affaiblit.
C’est cela qui anime à Désirs d’avenir. Oui, Désirs d’avenir est un mouvement de citoyens, ancré dans la réalité, dans l’écoute et dans le plaisir d’être ensemble pour être utile.
Nous sommes pour la plupart d’entre nous engagés à gauche depuis tant d’années, dans les associations, au parti socialiste, dans des syndicats.
La fraternité, c’est l’union des forces mais l’union est aussi un combat. Unissons-nous, hommes et femmes de bonne volonté pour changer notre pays qui supporte tant de mauvais coups en ce moment.
Soyons confiants et travaillons tous ensemble, mobilisons pour peser.
La fraternité, ca n’est pas un concept abstrait, un ornement de plus sur une guirlande de mots.
Oui, c’est une arme, un levier politique, un axe autour duquel doit s’accrocher toute décision politique, économique ou sociale.
C’est la seule arme pour sortir de l’abstraction. L’abstraction, le virtuel qui consistent à couper tous les liens , même les plus infimes entre le virtuel et le réel…. entre les chiffres glacés des taux de rendement et la réalité humaine qui a permis d’obtenir ces chiffres… entre les décisions prises dans un bureau de New York et les conséquences concrètes à Gandrange ou ailleurs… entre le cargo qui dégaze dans l’Atlantique et les dégâts souvent irréparable sur l’environnement et donc la vie des êtres humains… .On peut multiplier à l’infini les exemples de cette abstraction, de cette rupture quasiment intégrale dans la chaine humaine qui fait que l’on ne perçoit même plus, même théoriquement, les conséquences directes de notre décision. Oui, cette abstraction est bien l’une des sources empoisonnées de notre temps .
Oui la fraternité est l’antidote au virtuel, à l’abstraction qui détruit notre terre commune : la conscience aigüe de l’autre que nous avons le devoir de retrouver et le respect de l’humanité de chacun, la nécessité vitale d’établir un nouveau code de comportement dans les relations entre un Etat et ses citoyens, un patron et ses salariés, un gouvernement et les syndicats.
Oui, nous devons passer un nouveau contrat humain entre les différents corps qui composent ce pays, ce continent et cette planète.
On m’objectera que ce sont là des mots, des utopies et des concepts. Moi, je crois bien au contraire que c’est la première mission d’un dirigeant politique dans le monde qui s’avance : porter ces valeurs fondamentales et encourager par tous les moyens, à revenir à notre creuset commun : notre humanité. Mohammad Yunus, le prix Nobel de la paix indien, inventeur du micro-crédit, le dit de très belle manière : tous les êtres humains ont un désir très ancré d’aider les autres. Or, le système actuel, qu’il soit politique ou économique oublie cet aspect fondamental de l’être humain. Nous marchons à l’envers.»
Le système actuel pousse à écraser l’autre. Mais en écrasant son voisin, on s’écrase soi-même. C’est grâce à ce retour au fondement même de la démocratie, grâce à cette fraternité active, qu’il y aura des victoires durables.
La Fraternité, c’est aussi la conscience de notre citoyenneté planétaire.
« Nous sommes tous des Africains, nés il y a 3 millions d’années et cela devrait nous inciter à la fraternité ». Voilà ce qu’affirment Yves Coppens, découvreur de Lucy en Ethiopie et Michel Brunet, découvreur Thoumaï au Tchad. Voilà un magnifique démenti à tous ceux qui considèrent que l’homme noir n’est jamais entré dans l’histoire.
Oui, la Fraternité c’est l’antidote au racisme, à l’antisémitisme. Oui, la Fraternité c’est l’hymne à l’ouverture, à la coexistence et pour nous ici, en France… à la France métissée… Je vous salue, chers amis, chers habitants des quartiers de Montpellier ! Je salue la France métissée… la chance de la France.
« Chaque homme, chaque femme porte en lui l’humaine condition. » C’est une vérité qui s’impose jour après jour à l’échelle planétaire. Nous assistons dans un fracas épouvantable, à l’effondrement de ce vieux monde, basé sur le capitalisme financier à outrance, une forme d’amoralité économique et environnementale. A nous de replacer au centre de tout cette fraternité humaine qui transcende les différences sans aliéner ce qui est précieux dans la différence.
Je vous le dis, mes amis, la fraternité est née du siècle des lumières, elle est l’un des socles de notre démocratie, elle a inspiré le monde. Le monde est notre pays, les humains sont nos frères. Voilà les phrases qui résonnaient en Europe au 18ème siècle.
A nous de les porter à nouveau pour ce 21ème siècle. C’est le combat essentiel, le combat d’une vie, le combat de ma vie.
La fraternité, c’est enfin la coexistence avec tout ce qui vit. C’est la reconnaissance des êtres humains mais aussi de leur environnement et des liens inaliénables qui nous lient à la terre sur laquelle nous vivons.
Il n’est pas trop tard et nous pouvons absolument inverser le processus de destruction, désamorcer la bombe à retardement que nous avons-nous même fabriquée.
La poussée écologiste est positive. Il indique une prise de conscience profonde de l’opinion sur la question de l’environnement.
Comme le succés du film « Home « de Yann Arthus Bertrand ou, il y a quelques années, celui d’Al Gore « Une vérité qui dérange. »
Nous pouvons tenter de rattraper le temps perdu.
Avec détermination et imagination…
« L’imagination est plus importante que le savoir » disait à la fin de sa vie Albert Einstein enfermé dans un chagrin incommensurable face à l’utilisation criminelle qui était faite des travaux qu’il avait mené toute sa vie pour améliorer la vie des êtres humains.
Oui, l’imagination est à la base de tout.
Imaginons ce monde durable. Et mettons tout en œuvre, économiquement, scientifiquement, financièrement pour impulser cette croissance verte dans tous les domaines.
Je me bats depuis des années sur tous les fronts de l’écologie, depuis le ministère de l’Environnement avec le traitement de la crise des déchets, la sauvegarde de la biodiversité et le Sommet de la Terre à Rio ; le sauvetage des paysages exceptionnels comme le Marais Poitevin et aujourd’hui le combat pour la voiture électrique pas chère, pour l’énergie solaire, contre les OGM, les pesticides, tout ce qui saigne la terre et tue lentement mais surement les êtres humains.
Victor Hugo a eu cette phrase superbe « Les hommes sont solidaires avec la planète, la planète avec le soleil, le soleil avec l’étoile et l’étoile avec l’infini. La solidarité des hommes est le corollaire invisible de la solidarité avec l’univers. » Il est temps de prendre conscience de ce monde global qui est le notre et celui de chacun de nous.
Nous sommes notre environnement.
A nous de nous battre pour le soigner et créer là aussi de véritables valeurs sociales.
Qui peut aujourd’hui nier le gisement d’emploi que représente la croissance verte ? Personne.
Dans les années 90, le Japon, frappé par l’explosion de la bulle financière, a sauvé son économie en investissant dans la recherche et la haute technologie.
Nous sortirons de cette crise en investissant dans la croissance verte. Les Etats-Unis l’ont compris. Les pays du nord de l’Europe aussi, et depuis bien longtemps.
A nous de jouer. Il faut réaménager toute la fiscalité. J’ai longuement expliqué mon opposition à la taxe carbone version UMP, un impôt supplémentaire destiné à repeindre en vert et sur le dos des citoyens, surtout les plus fragiles, un bilan gouvernemental indigent en matière d’environnement. Taxons plutôt Total et les compagnies pétrolières.
Comment peut-on encore favoriser l’utilisation du charbon, du pétrole et même du nucléaire alors que ces milliards de subventions permettraient de soutenir l’énergie solaire, l’hydrogène ou les piles à combustibles ? Nous avançons encore à contre courant.
Entrer dans un monde durable, c’est sortir de la myopie du 20ème siècle , obsédé par la croissance économique à n’importe quel prix.
Investir dans la croissance verte, le développement durable, c’est investir dans l’épanouissement humain, qui est le seul, garant, à terme, de la paix civile, économique et sociale.
Cette fraternité entre l’homme et son environnement, à nous de la faire avancer dans les esprits et dans les faits.
Mes chers amis,
Nous voici à la croisée des chemins.
Dans quelques jours, le G20 se réunira à nouveau. Nous savons déjà que l’hyper communication et que les images qui vont déferler matin midi et soir vont nous démontrer par A +B que ce sommet est un succès , que les dirigeants, mains dans la mains, sont parvenus à moraliser le capital . Mais ou est la morale quand les banques recommencent à verser des bonus indécents ?
Ou est la décence quand le système redémarre comme si de rien n’était ?
Ou est la fraternité, l’humanisme, le respect du peuple quand les financiers recommencent à s’engraisser, alors que les PME n’arrive même pas à accéder à un crédit pour pouvoir tenir, que dis je pour pouvoir survivre ?
Ou est le succès quand tout semble recommencer comme avant, comme si de rien n’était ?
Nous n’acceptons pas ce « comme si de rien n’était … Dans ce paysage de champ de bataille dévasté par la crise, il est plus que jamais indispensable de s’en remettre à des valeurs et des règles simples, claires, discutées par tous et en premier lieu par les contribuables. Les tenir à distance du débat sur l’avenir du capitalisme, alors même qu’ils ont été les premières victimes de la crise, paraît inconcevable.
Les règles que je propose sont frappées au coin du bon sens.
1) Première règle : encadrer strictement les bonus, voire si possible les interdire, car ils sont le signe extérieur d’une société qui se délite et qui, au fond, perd son âme, car ils nous interrogent sur la France, l’Europe et le monde dans lequel nous voulons vivre. Et je vous pose la question : est-ce qu’un trader est plus utile à la société qu’un médecin, qu’un instituteur ou qu’un postier ? Et là encore, il est question de fraternité. Ceux qui veulent défendre le système actuel, sont les mêmes qui raillent l’idée de fraternité. Ils se croient des réalistes, ils se croient des gens sérieux. Mais oublier la fraternité, c’est l’irréalisme même, autrement dit, comme le dit Régis Debray, les phraseurs, ce sont eux. Ce sont eux les têtes en l’air, ceux qui n’ont plus les pieds sur terre, sur la terre des hommes et des femmes sans bonus ni parachute doré.
2) Deuxième règle : mettre fin aux intolérables collusions, conflits d’intérêts, négligences tacitement acceptées entre ceux qui soi-disant régulent et les banques dont ils sont censés assurer la surveillance. Dans l’ombre, des lobbys puissants s’affairent. Les puissances bancaires ont leurs entrées dans les cercles du pouvoir. Elles demandent l’aide de la puissance publique mais refusent que l’Etat rentre à leur capital ; elles font mine d’accepter des contraintes sur les rémunérations et les bonus, mais ces contraintes n’en sont pas. Le discours s’est brouillé. Les leurres prolifèrent. Tout le monde est pour la régulation. Tout le monde est pour l’Etat. Tout le monde est pour le contrôle. Un savant jeu de rôles est organisé. Le gouvernement doit montrer qu’il agit. Les mots sont durs, les banques sont convoquées, on pousse des cris d’orfraie, c’est la place financière de Paris qu’on assassine. La menace est jugée médiatiquement crédible, le pouvoir est satisfait ; les banques se rassurent, les acteurs ont été bons, le pire est évité. Ces connivences existent en France, mais aussi en Allemagne, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis. Voilà pourquoi l’agenda du G20 est finalement si mince.
3) Troisième règle enfin : recentrer les banques sur leur véritable métier, la collecte d’épargne et le prêt aux entreprises et aux familles. Ça veut dire interdire aux établissements financiers de proposer autre chose que des produits solides, robustes, bien identifiés et tracés. La simplicité et la robustesse ont ici deux vertus : éviter l’accident intégral que nous avons frôlé l’année dernière ; rendre possible la régulation financière. Aujourd’hui, les banques gèrent les économies de millions de familles et spéculent sur les marchés financiers. Aujourd’hui, les banques françaises, allemandes, britanniques et bien souvent américaines gèrent nos dépôts et jouent avec sur les marchés financiers. Hé bien je vous le dis, c’est avec cette confusion des genres malsaine et dangereuse qu’il faut rompre. On ne devrait pas être à la fois une banque de dépôt pour les familles et les PME et une banque s’occupant d’opérations de marchés. Ce sont deux métiers différents. Il faut donc les séparer. Aux premières la légitimité de l’intervention de l’Etat pour sauver l’épargne des ménages et le financement de l’économie. Aux secondes, celles qui spéculent, la responsabilité entière de leurs actes.
Voilà mes 3 propositions. Elles sont très simples. Il suffit de le vouloir. Je crois à la force de la politique, je crois à la force de la décision. Je mets donc au défi Nicolas Sarkozy d’accorder enfin un peu ses violons, ses actes à ses paroles, ses belles déclarations d’intention à ses décisions politiques. On ne peut pas théoriser le bien être à Pittsburg et provoquer le mal être à Gandrange, à Fabris, à Molex et Continental. On ne peut pas ouvrir à gauche et gouverner à droite, on ne peut pas moraliser le capitalisme au G20 et protéger les niches et le bouclier fiscal à l’assemblée. Ca n’est tout simplement plus POSSIBLE !
Mes chers amis,
Nous devons être le mouvement.
Nous voulons ne pas rester enfermés dans nos certitudes et nos réflexes.
Nous avons la capacité de nous remettre en cause.
Je ne crois plus aux mots valises, aux recettes clé en main, aux décrets en tout genre, aux organisations pyramidales.
A Désirs d’avenir, je veux rendre le pouvoir de faire aux Comités locaux, la réussite de cette fête le prouve.
La démocratie, c’est le mouvement, la capacité à anticiper, à s’adapter, se remettre à en cause quand c’est nécessaire, à reconnaitre ses erreurs, et à repartir en restant fermement ancré dans ses valeurs inséparables : la liberté, l’égalité et la fraternité.
Nous devons libérer les énergies de ce pays et nous le ferons dans le mouvement. Non plus du haut vers le bas mais horizontalement, dans un dialogue sans cesse régénéré entre les citoyens et ceux qui les gouvernent.
C’est pourquoi je crois à la démocratie participative. Cette démocratie participative qui est à la base même de Désirs d’Avenir et qui le restera. N’ayez jamais le moindre doute sur ce sujet. Jamais.
Nous ne pouvons plus rester statiques, accrochés à une certaine arrogance, une vision hypertrophiée de notre pays dans un monde qui change si vite, où les informations s’échangent désormais à la seconde, où qui que ce soit peut mettre en ligne en un clic sa vision du monde, ses émotions, son analyse, ses critiques ou ses joies. Internet à changé nos vies… Cette toile mondiale est en mouvement, permanent. Il ne s’agit pas de juger moralement ce phénomène. Il est, tout simplement, et nous devons nous aussi l’utiliser pour créer des valeurs positives, créer de l’espoir.
Je relisais dernièrement des témoignages sur Roosevelt. Et l’un de ses amis citait cette phrase que le président Roosevelt lançait à chaque fois qu’il se trouvait face à une situation bloquée … « Il y a de nombreuses manières de soutenir la tache mais se contenter d’en parler n’en fera jamais partie. »
Ecouter beaucoup, parler peu et agir vite… voilà le mouvement que nous devons impulser.
Allez à la rencontre des idées nouvelles, nous enrichir, avancer par addition et non plus par soustraction, être dans cette dynamique qui nous élève, cette dynamique citoyenne qui monte, partout en France mais aussi dans le monde, de Bombay à Buenos aires, de Moscou à Johannesburg. Face à toutes les violences, nous voulons une révolution douce, qui rende au peuple, à chacun, un véritable pouvoir de choisir sa vie, son destin et celle de ses enfants.
Je compte sur vous, adhérents de Désirs d’avenir, militants socialistes, acteurs engagés, artistes et intellectuels. La gauche compte sur vous et la France compte sur vous. Je continue à faire tout ce que je peux, pour faire émerger ce Siècle Citoyen qui s’avance. A nous d’agir et de donner envie d’agir autour de nous. De cette façon, tous ensembles, militants de gauche, militants socialistes, salariés, jeunes de toutes origines et de tous horizons, syndicalistes, habitants des campagnes et des villes, intellectuels, acteurs engagés dans les associations, oui, tous ensembles, nous accompagnerons le dépassement du parti socialiste, nous créerons ce mouvement puissant et accueillant que tout le pays attend.
Voici votre feuille de route :
1) Mobilisez-vous dans les Comités locaux pour faire de Désirs d’avenir l’avant-garde d’une nouvelle forme d’action solidaire et d’échange de services.
2) Réactivez Cités d’avenir et Désirs d’entreprendre. Soyez les défricheurs de nouvelles actions.
3) Faites de Désirs d’avenir un lieu de réflexion avec nos Universités populaires participatives. Et faites fleurir partout ce vaste mouvement d’éducation populaire.
4) Soyez des témoins engagés. Chaque comité local doit recueillir les témoignages de notre temps et leur permettre de franchir le mur médiatique. A vos caméras pour interroger les salariés qui subissent la crise, éleveurs désespérés, mais aussi les réussites et les actions d’exception, qui prouvent que l’énergie du pays est là et ne demande qu’à se développer.
5) Rétablir la vérité. Sur les faits, sur les paroles, sur les manipulations, sur les faux consensus, comme je l’ai fait sur la taxe carbone.
Je suis heureuse est fière de vous savoir présents et enthousiastes sous les critiques, les dénigrements, les malveillances, les « boules puantes » comme disait le Général de Gaulle. En avant ! Et en regardant notre bonheur d’agir et d’avancer, oui, à nous regarder, ils s’habitueront et ils viendront ou reviendront.
VIVE DESIRS D’AVENIR !
VIVE LA FRATERNITE !
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20.09.2009
Montpellier
Ségolène Royal sonne le rappel de ses troupes samedi lors de sa Fête de la fraternité à Montpellier. Arrivée vers 16 heures dans l'enceinte où se tient la fête, la présidente de la région Poitou-Charentes, de plus en plus isolée au sein du PS, se fraye un chemin dans la foule. Cette dernière l'accueille comme une "rock star", scandant des "Ségolène présidente", "Tu es la meilleure !", "On t'aime !"... Lors de son discours, Ségolène Royal dit souhaiter "le dépassement du Parti socialiste" par un "mouvement puissant et accueillant que le pays attend" : "La France compte sur vous. Je continue à faire tout ce que je peux pour faire avancer cet idéal et ce siècle citoyen qui s'avance. A nous d'agir et de donner envie d'agir autour de nous", poursuit-elle devant 3.000 participants, selon la maire de Montpellier Hélène Mandroux.
"Pour une traversée du désert, ça reste très peuplé !", se félicite sa fidèle conseillère Sophie Bouchet-Petersen, en allusion aux commentaires acerbes sur le départ de plusieurs lieutenants du Congrès de Reims, comme Vincent Peillon ou Manuel Valls... Ségolène Royal peut en tout cas compter sur Georges Frêche. "Ségolène, c'est la seule qui déplace les lignes au PS, la seule qui est moderne. Les autres sont restés au XXe, si ce n'est pas au XIXe siècle", a même lancé le controversé président du conseil régional du Languedoc-Rousillon en l'accueillant à la gare !
"Tourment d'amour"
L'atmosphère est bon enfant et champêtre pour cette seconde édition de la Fête de la fraternité qui mêle politique et musique. Sous les hautes frondaisons du parc, une quinzaine de stands sont disposés autour d'une grande tente marocaine. Il faut suivre le fléchage qui mène au "parking Ségolène", puis dans le domaine, les stands proposent pâtisseries orientales, thé à la menthe, moules-frites ou mets antillais, comme le "tourment d'amour"... Des pancartes proclament, en remake de 2007 : "En route avec Ségolène Royal" ou "Demain ne se fera pas sans toi". Une "université populaire" sur l'éducation accueille en plein air plus de 600 personnes attentives. Sur l'estrade, se trouvent notamment deux des proches de la désormais présidente de l'association Désirs d'avenir : le député Jean-Louis Bianco et la maire du 4e arrondissement parisien, Dominique Bertinotti.
Cette fête est donc l'occasion pour Ségolène Royal de rebondir après une semaine agitée. Semaine qui fut notamment marquée par la publication du livre sur les fraudes présumées lors de l'élection de Martine Aubry en novembre 2008 et le lancement catastrophique du nouveau site de Désirs d'avenir. "Seule compte ma constance à incarner un leadership, la constance de mon discours, et ce que je veux dire aux Français, à Montpellier", a-t-elle aussi glissé au Journal du dimanche .
Liberation
«Tous ensemble, nous accompagnerons le dépassement du Parti socialiste. Nous créerons ce mouvement puissant et accueillant que le pays attend.» C’est le souhait formulé ce samedi, lors de la Fête de la Fraternité qu’elle organisait à Montpellier.
S’adressant aux quelque 3000 sympathisants réunis pour la seconde édition de ce meeting politico-festif, la présidente de l’association Désirs d’avenir a clamé: «La France compte sur vous. Je continue à faire tout ce que je peux pour faire avancer cet idéal et ce siècle citoyen qui s'avance. A nous d'agir et de donner envie d'agir autour de nous.»
Isolée en cette rentrée socialiste qui a été marquée par la polémique sur des fraudes présumées lors du scrutin interne de novembre 2008, l’ex-rivale de Martine Aubry a dénoncé les «notables de la politique» qui l'ont délaissée et le «microcosme parisien» qui instruit, selon elle injustement, le procès de sa propre mise à l’écart au sein du PS.
«Je ne me sens pas seule»
«Alors vous êtes venus? Est-ce que vous vous sentez seuls?», a fait mine de demander la socialiste aux participants. «Non», a hurlé la foule. «Oui, moi non plus je ne me sens pas seule», a-t-elle répondu, ajoutant: «Vous êtes simples, vous êtes vrais, vous êtes tout simplement la France qu'on aime.»
«Comme si quelques notables de la politique, en attente de jours meilleurs, allant faire leur marché ailleurs, comptaient davantage que vous tous qui donnez généreusement votre temps, vos déplacements, vos énergies!», a-t-elle poursuivi, en allusion à certains de ses lieutenants qui ont pris ses distances, tels Manuel Valls et Vincent Peillon.
L’ex-candidate (PS) à la présidentielle s’est enfin posée en première opposante à Nicolas Sarkozy en le mettant au «défi» d'accorder ses «actes à ses paroles» avant le G20 de Pittsburgh les 24 et 25 septembre. «On ne peut pas ouvrir à gauche et gouverner à droite. On ne peut pas moraliser le capitalisme au G20 et protéger à l'Assemblée les niches fiscales et le bouclier fiscal. Ce n'est tout simplement pas possible!», a lancé Royal.
«Si tout recommence, nous aurons à nouveau les mêmes malheurs, les mêmes dégâts, les mêmes fermetures d'usine, les mêmes délocalisations, les mêmes détresses et on nous dira encore que la politique a été incapable de réagir et d'anticiper!», a-t-elle mis en garde.
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19.09.2009
revue de presse
08:06 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.09.2009
la suite ...
INTERVIEW EXCLUSIVE - Pour l'ex-candidate à la présidentielle, «l'alternance» ne pourra se faire en 2012 «qu'avec un accord avec le centre».
Le FIGARO. - Vous organisez une Fête de la fraternité samedi. Le PS semble en avoir besoin…
Ségolène ROYAL. Au contraire. La fraternité doit guider nos pas. Aujourd'hui, il y a une épreuve à traverser dont le PS est victime. Il faut la gérer correctement pour que le parti en sorte renforcé. Il faut que la vérité soit faite et qu'on reparte sur de nouvelles bases. Je n'ai jamais pensé que la loi du silence permettait de régler les problèmes. Mais je ne veux pas être facteur de crise ou de divisions. J'ai dit ce que je pensais, ce livre (sur la fraude au PS, NDLR) m'a meurtrie, et je ne veux pas y revenir.
Comment voyez-vous la suite de cette affaire ?
C'est à la direction de prendre ses responsabilités. Je n'interfère pas. Depuis un an, j'ai été très loyale. Aujourd'hui, je m'occupe de ma région.
Martine Aubry a déclaré : «Ségolène sait que je n'ai pas triché»…
Je n'accepte pas cette pirouette, mais je ne veux pas polémiquer. J'ai fait une proposition pour que la vérité soit faite. De la vérité naît la lumière.
Les amis de Martine Aubry vous décrivent comme une femme de plus en plus seule…
On me dit «isolée». C'est le buzz qu'on entretient quand je prends la parole ou quand on n'a rien à me reprocher. On l'a dit avant la désignation à la présidentielle et avant le congrès ! Et vous avez vu les résultats. Un journal a même titré «Coucou, la revoilà». Il y a de la liberté d'expression autour de moi. Je ne caporalise pas les personnes et heureusement. Je ne suis pas dans une opération d'appareil, de courant ou d'armée à organiser. Cela n'a jamais été ma méthode et cela ne le deviendra jamais. J'accepte tout à fait que chacun suive sa route puis revienne dans les moments cruciaux.
Appelez-vous les militants à voter oui lors de la consultation sur la rénovation du PS ?
Oui, bien sûr. La plupart des propositions étaient contenues dans ce que, avec mon équipe, j'avais pu dire. Le PS peut reprendre le chemin de la rénovation.
Comment voyez-vous votre rôle au PS dans les prochains mois ?
D'abord, dans ma région. Il est important d'être appréciée par son travail et de porter une espérance malgré la crise. Il faut être créatif. Par exemple, le bilan environnemental de ma région est exceptionnel, nous avons anticipé la crise énergétique. Ensuite, il y a la prise de parole nationale sur les sujets où je veux éclairer l'opinion et forcer au débat démocratique. J'ai fait par exemple émerger le débat sur la taxe carbone. L'exercice de pédagogie s'est révélé indispensable. Il a fait basculer un certain nombre d'avis qui pensaient que c'était une taxe écologique. En fait, c'est un impôt nouveau qui va se retourner contre l'écologie.
Avant le G20, que pensez-vous des propositions franco-allemandes de réforme du capitalisme ?
Il y a eu beaucoup de discours pour l'instant. Maintenant, on attend les actes. S'il ne se passe rien au G20, ce sera le coup de trop pour les opinions publiques. Va-t-on interdire la spéculation financière des banques pour leur compte propre ? Celles qui spéculent doivent le faire à leurs risques et périls et ne pas recevoir l'appui des États, c'est la meilleure façon de lutter contre les bonus. À l'inverse, les banques qui financent l'économie réelle doivent pouvoir recevoir le soutien public. Si le couple franco-allemand est suffisamment fort, le rapport de force peut déboucher sur quelque chose de concret. C'est impératif.
Reconnaissez-vous un rôle moteur à Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ?
Oui, ils ont été à l'offensive, sans beaucoup de résultats concrets pour l'instant. Je ne dis pas que c'est facile. Mais il y a une volonté politique, au moins dans les discours.
Qu'attendez-vous du FMI de Dominique Strauss-Kahn ?
C'est une force de proposition et d'action mais il ne faut pas faire porter au FMI la responsabilité de la non-réforme des institutions financières. Ce sont des décisions politiques des chefs d'État et de gouvernement. J'apprécie ses propositions concernant les pays les plus pauvres.
Comment la gauche doit-elle réagir face à la stratégie de rassemblement de Nicolas Sarkozy ?
C'est une bonne stratégie du point de vue de Nicolas Sarkozy, et la gauche, en conséquence, doit s'organiser même si c'est toujours plus compliqué : il y a des identités, des autonomies… Mais, par exemple, l'alliance avec le MoDem n'est plus un tabou. Il y a encore des divergences, mais on voit bien que l'alternance ne peut se faire qu'avec l'accord avec le centre après avoir d'abord rassemblé toute la gauche et les écologistes.
Les primaires peuvent-elles rassembler la gauche ?
Elles créent une dynamique mais il faut aussi préparer des convergences programmatiques. Il y a plusieurs pistes. François Bayrou a évoqué un parlement des gauches et des républicains. Pourquoi pas ? Daniel Cohn-Bendit a proposé un système de double appartenance politique. On souffre du cloisonnement des organisations. Il faut au contraire faire sentir aux gens qu'à un moment il peut y avoir des convergences de bonnes volontés qui veulent agir ensemble pour que ça aille mieux et pour redonner de l'espoir.
Faut-il installer une organisation au-dessus des partis après les régionales ?
Ce serait bien. Au second tour des régionales, nous verrons quelles dynamiques se sont mises en place. Ensuite, il faut se rencontrer avec sérieux et respect sans que cela fasse forcément l'événement. Nicolas Sarkozy est déjà candidat. Donc il faut ne pas tergiverser trop longtemps.
À quelle date doivent se tenir les primaires ?
Plus un candidat est désigné tôt, plus il a le temps de se préparer.
Où en sont vos discussions d'alliance pour les régionales ?
Les Verts étaient avec moi en 2004. Les centristes peuvent se reconnaître dans notre action. Le ralliement de Philippe de Villiers à l'UMP devrait faciliter les choses : je ne pense pas que les centristes se reconnaissent dans ses idées !
07:11 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.09.2009
methode coué ????
09:33 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




