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<title>Comité Désirs d'Avenir  Sommes - congres_de_reims</title>
<description>référent Poulainville</description>
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<lastBuildDate>Sat, 19 Dec 2009 08:43:13 +0100</lastBuildDate>
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<copyright>All Rights Reserved</copyright>
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<title>appel</title>
<link>http://segolene80.blogspirit.com/archive/2009/11/18/appel1.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (segolin)</author>
<category>congres de Reims</category>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 16:50:23 +0100</pubDate>
<description>
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Communiqué de Najat Vallaud-Belkacem,&lt;br /&gt; Adjointe au Maire de Lyon, conseillère générale du Rhône&lt;br /&gt; Porte parole de Ségolène Royal.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;« Rendre le courant aux militants, tout simplement. »&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’Espoir à Gauche n’appartient à personne, et un courant n’est rien d’autre que des militants et responsables socialistes qui se regroupent à un moment donné pour faire valoir leurs idées au sein du parti.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ségolène Royal a toujours mis un point d’honneur à respecter scrupuleusement ces règles du jeu en n’ayant jamais eu le moindre le mot ni fait le moindre geste visant à détourner l’Espoir à Gauche de ses objectifs initiaux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On peut l’accuser de tout ce qu’on veut, mais certainement pas d’avoir soumis le courant à ses intérêts personnels. J’espère que les commentateurs de la vie politique auront l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître : une telle exigence n’est pas la chose la mieux partagée au sein du Parti Socialiste, et mériterait d’être remarquée, sinon saluée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A Dijon, Vincent Peillon a brutalement changé les règles du jeu : nous ne pouvons faire autrement qu’en prendre acte, et chercher dans le meilleur état d’esprit possible une nouvelle manière de travailler ensemble, entre socialistes.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La mission que Ségolène Royal nous a demandé, avec Jean louis Bianco et Gaétan Gorce,&amp;nbsp; de conduire au sein du courant n’a donc rien d’une « reprise en main » et ne revêt aucun caractère militaire : c’est une mission de clarification dans le seul but de rendre aux militants ce qui leur appartient, dans le seul intérêt du parti et de l’idée que les Français peuvent se faire de la politique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour ma part, je n’ai aucun goût pour les manœuvres d’appareil mais je n’accepte pas l’autorité des chefs autoproclamés ni pour moi, ni pour les autres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les&amp;nbsp; militants qui soutiennent Ségolène Royal ont été suffisamment floués comme ça&amp;nbsp; pour ne pas se retrouver pris en otage par qui que ce soit, et c’est la même chose pour tous les autres qui n’ont pas demandé à se ranger derrière un Général de Brigade, mais à travailler sereinement pour le retour d’une gauche moderne et crédible au pouvoir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Contribuer à ce que la logomachie stérile prenne fin au plus vite, et que chacun retrouve un cadre clair dans lequel assumer ses responsabilités : c’est ni plus ni moins ce que Ségolène Royal nous a demandé de faire avec tous ceux qui voudront nous y aider.&lt;/p&gt;
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<title>Vincent</title>
<link>http://segolene80.blogspirit.com/archive/2008/12/09/vincent.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (segolin)</author>
<category>congres de Reims</category>
<pubDate>Tue, 09 Dec 2008 09:47:03 +0100</pubDate>
<description>
Remonté, Vincent Peillon. Ce matin sur LCI, le bras droit de Ségolène Royal a sorti les boulets rouges. Sa cible : Martine Aubry. Au surlendemain du conseil national du PS qui a laissé les royalistes sur la touche, Peillon a fustigé le texte d'orientation de la nouvelle première secrétaire, «une régression intellectuelle comme on n'en a pas vu depuis des années au parti, qui ne s'est même pas rendu compte qu'Obama avait été élu et continue de critiquer le bushisme».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et encore : un texte «qui ne fait aucune proposition, qui dès la première page comporte plusieurs fautes d'othographe, oublie le thème de l'Education». Troisième salve : «Un texte qui va de Gérard Filoche, l'aile la plus trotskiste du parti, à Michel Rocard et qui nous dit : entre Gérard Filoche et Michel Rocard, il n'y a pas de place pour Louis Mermaz, Louis Le Pensec, Vincent Peillon, François Rebsamen, Ségolène Royal, Julien Dray... Qu'est-ce que ça veut dire? Ces méthodes doivent cesser!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la compostion de la nouvelle équipe dirigeante, Peillon persiste et signe : c'est un «coup de force» à l'égard des royalistes. «Martine Aubry elle-même dit: “J'ai proposé trois postes (sur 38) aux amis de Ségolène Royal”, en choisissant les noms. Trois sur 38, c'est beaucoup moins que 10%, pour un courant qui représente 30%. C'est une étrange conception de la démocratie. Si cela était vrai – moi je n'ai jamais eu ces propositions – c'est inacceptable, à un moment où le parti socialiste a besoin de se rassembler. Après le premier coup de force, celui du vote (...), c'est un deuxième coup de force: des gens qui représentent par le vote des militants 50 % plus 102 voix, sur lesquels l'histoire s'interrogera toujours, considèrent qu'ils peuvent prendre tous les pouvoirs.»
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<title>motion  b</title>
<link>http://segolene80.blogspirit.com/archive/2008/11/17/motion-b.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (segolin)</author>
<category>congres de Reims</category>
<pubDate>Mon, 17 Nov 2008 17:08:52 +0100</pubDate>
<description>
Motion B&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Engager une rénovation radicale du PS  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La motion B était notamment construite autour de deux exigences majeures :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Devant le constat des impasses du modèle actuel de croissance, ultralibéral et productiviste, une réponse globale est nécessaire : la transformation radicale du mode de développement, prenant pleinement en compte la révolution numérique ;&lt;br /&gt;* Forger les propositions politiques partagées pour engager cette transformation radicale requiert une force politique à la hauteur des enjeux, pour cela il est nécessaire d'engager une rénovation radicale de notre Parti&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi 20 novembre nous sommes appelés à élire le nouveau leader du PS. Plus qu'un choix de personne, ce qui est en cause c'est d'engager la mue dont le PS a besoin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Après avoir choisi en responsabilité de rejoindre la motion E pour participer à la construction d'une majorité au Congrès de Reims, force est de constater que celui-ci n'a pas permis de réunir les conditions de la nécessaire mutation du PS.&lt;br /&gt;Le vote du 20 novembre est donc la prochaine étape pour tenter d'y parvenir. Ségolène Royal - appuyée de Vincent Peillon - nous apparaît la mieux à même d'engager cette mutation. Nous apportons notre entier soutien à sa candidature et appelons celles et ceux qui se sont reconnus dans la volonté d'engager une rénovation radicale de notre Parti à voter pour elle jeudi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Christophe Caresche, Géraud Guibert, Eric Loiselet&lt;br /&gt;Animateurs de la motion B&lt;br /&gt;
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<title>gaetan</title>
<link>http://segolene80.blogspirit.com/archive/2008/11/17/gaetan.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (segolin)</author>
<category>congres de Reims</category>
<pubDate>Mon, 17 Nov 2008 17:03:51 +0100</pubDate>
<description>
&lt;br /&gt;Il arrive que ses analyses soient confirmées par la réalité. Je n'ai &lt;br /&gt;malheureusement pas à m'en réjouir aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici en effet 18 mois que je dénonce obstinément les risques que &lt;br /&gt;représentait l’organisation d’un Congrès si tardivement les élections &lt;br /&gt;présidentielles et législatives. Ce furent, effectivement, au vu de ce &lt;br /&gt;qui s’est passé ce week-end, 18 mois de perdus. Un Congrès organisé &lt;br /&gt;selon le même rituel, désuet, obsolète, des contributions, des motions &lt;br /&gt;et du scrutin proportionnel classique ne peut offrir à la situation dans &lt;br /&gt;laquelle nous nous trouvons aucune solution. Ce week-end en a apporté &lt;br /&gt;une nouvelle démonstration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant que les clivages de notre parti seront fondés sur des querelles de &lt;br /&gt;personnes et des considérations tactiques qui n’ont rien à voir avec le &lt;br /&gt;fond des questions que nous avons à traiter, aucun changement ne pourra &lt;br /&gt;véritablement intervenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Benoît Hamon se trompe lorsqu’il estime qu'il faut encore renforcer la &lt;br /&gt;proportionnelle. On le voit bien à l’issue de ce congrès, et c’est ce &lt;br /&gt;qui le différencie de celui de Rennes : il n’existe aujourd’hui qu’une &lt;br /&gt;issue et c’est le vote des militants. Il est heureux que l’on ait prévu &lt;br /&gt;cette possibilité sans laquelle il nous serait impossible d'envisager de &lt;br /&gt;sortir de l'impasse aujourd’hui! Pour autant, n’aurait-il pas mieux &lt;br /&gt;valu, comme je l’avais suggéré lors de la convention de La Villette, que &lt;br /&gt;nous inversion notre propre calendrier, et que l’élection de notre &lt;br /&gt;Premier secrétaire intervienne en même temps que le vote des motions, et &lt;br /&gt;en tout cas, avant le congrès lui-même?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une telle hypothèse, le week-end noir que nous venons de connaître &lt;br /&gt;aurait été transformé en un week-end de reconstruction et de renaissance &lt;br /&gt;du Parti socialiste, entrant dans son congrès avec un leader, mobilisé &lt;br /&gt;autour de l’orientation politique qu’il aurait défini et s’adressant &lt;br /&gt;clairement aux Français. Tant que les socialistes privilégieront leurs &lt;br /&gt;enjeux internes sur le seul enjeu qui vaille : reconquérir les &lt;br /&gt;responsabilités et battre la droite, ils ne pourront pas espérer &lt;br /&gt;atteindre ce second objectif. J’ai apporté, voici quelques semaines, mon &lt;br /&gt;soutien à Ségolène Royal. Au vu de ce qui s’est passé durant tout ce &lt;br /&gt;week-end, je suis conforté dans mon choix Il faut que ce congrès soit le &lt;br /&gt;dernier de cette sorte : le der des ders, non pour l’image, mais aussi &lt;br /&gt;pour l’avenir du parti socialiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons besoin, Ségolène Royal a raison, de retrouver de la &lt;br /&gt;fraternité, de la générosité, le goût des idées et modifier dans ce sens &lt;br /&gt;nos comportements. Le Parti socialiste est arrivé à un point critique de &lt;br /&gt;son histoire, notamment parce que celles et ceux qui en ont la &lt;br /&gt;responsabilité n’en ont pas pris conscience. Lorsque l’on perd ainsi de &lt;br /&gt;vue ses intérêts vitaux, on se met en danger de disparaître. C’est bien &lt;br /&gt;là ce qui pourrait arriver, si un sursaut n’intervenait pas ce jeudi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps de nous remettre au travail, dans un esprit de &lt;br /&gt;rassemblement et avec le souci de procéder au renouvellement &lt;br /&gt;indispensable des équipes, des méthodes et des idées, sans lequel la &lt;br /&gt;Gauche demeurera figée dans ses contradictions et ses oppositions internes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gaëtan Gorce&lt;br /&gt;Retrouvez aussi l'intégralité de mon discours de Reims
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<title>reflexions post congres</title>
<link>http://segolene80.blogspirit.com/archive/2008/11/12/reflexions-post-congres.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (segolin)</author>
<category>congres de Reims</category>
<pubDate>Wed, 12 Nov 2008 07:13:48 +0100</pubDate>
<description>
PS: Ségolène Royal sort sa candidature du frigidaire&lt;br /&gt;AP | 11.11.2008 | 17:02&lt;br /&gt;Elle est prête à y aller. Forte de la majorité relative obtenue lors du vote des militants, Ségolène Royal sera bien candidate au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste, a annoncé mardi un de ses proches à trois jours de l'ouverture du congrès de Reims.&lt;br /&gt;La présidente de la région Poitou-Charentes, qui a refusé de s'exprimer mardi, devrait préciser ses intentions en dévoilant mercredi ses propositions pour la nouvelle gouvernance du PS.&lt;br /&gt;Si aucune décision n'est officiellement prise, les informations convergent: Mme Royal, qui avait mis sa candidature &quot;au frigidaire&quot; le 15 septembre dernier pour favoriser son alliance avec les barons locaux du PS, sera bien candidate à la succession de son ex-compagnon François Hollande.&lt;br /&gt;Le porte-parole du PS Julien Dray, proche de la candidate, a confirmé mardi à l'Associated Press l'information annoncée par &quot;Le Monde&quot;: &quot;d'après mes informations, c'est vrai&quot;, a déclaré le député de l'Essonne.&lt;br /&gt;Selon &quot;Le Monde&quot;, la présidente de la région Poitou-Charentes proposera dans les prochains jours une nouvelle organisation de la direction du PS. Un Premier secrétaire (ou président) devrait chapeauter une direction composée d'un Premier secrétaire délégué et d'une &quot;équipe rajeunie&quot;.&lt;br /&gt;Lundi après-midi, devant les mandataires départementaux de sa motion réunis au Sénat, Mme Royal n'avait pas annoncé explicitement sa candidature. Mais ses proches avaient tous convenu que la majorité relative de 29% obtenue jeudi dernier lors du vote des militants la rendaient &quot;légitime&quot;.&lt;br /&gt;&quot;C'est l'hypothèse sur laquelle on est&quot;, a tempéré une proche de Mme Royal interrogée par l'AP. &quot;Cela ne veut pas dire que c'est décidé&quot;.&lt;br /&gt;En septembre dernier, Ségolène Royal avait mis &quot;au frigidaire&quot; sa candidature jusqu'au vote des militants. Après sa victoire relative, elle a hésité entre deux options, être candidate elle-même ou proposer un proche (Vincent Peillon, Julien Dray ou François Rebsamen) comme solution de compromis.&lt;br /&gt;Le congrès du PS se tient le week-end prochain à Reims. Le successeur de François Hollande, qui passe la main après 11 ans à la tête du parti, sera élu le 20 novembre par les militants.&lt;br /&gt;En se portant candidate, Mme Royal est confrontée au risque d'un front de ses concurrents contre elle, sur fond d'ambitions rivales pour la présidentielle de 2012. Pour conjurer ce risque et constituer une majorité, elle a multiplié depuis vendredi les contacts avec les autres motions, et notamment celles de Bertrand Delanoë et Martine Aubry, au coude-à-coude avec 25% des voix chacun. Elle a notamment reçu lundi soir pendant une heure et demie M. Delanoë dans ses bureaux parisiens, selon son entourage, qui a qualifié la rencontre de &quot;conviviale&quot;.&lt;br /&gt;La finaliste de l'élection présidentielle de 2007, dont les relations avec le &quot;vieux parti&quot; sont difficiles, s'efforce aussi de clarifier sa position sur la question qui fâche, celle des alliances. Plus que méfiants, ses concurrents lui prêtent l'intention de négocier un contrat de gouvernement avec le MoDem de François Bayrou.&lt;br /&gt;Dans un document de travail transmis aux autres motions, dont l'Associated Press a obtenu une copie, Mme Royal rappelle que la stratégie du PS &quot;a toujours consisté d'abord à rassembler la gauche, toute la gauche, autour d'un contrat de gouvernement&quot;, puis à s'adresser &quot;seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite&quot;.&lt;br /&gt;Les responsables des autres motions n'ont pas voulu commenter la candidature de Ségolène Royal avant qu'elle ne soit officialisée. Les amis de Martine Aubry ont prévu de réagir après leur réunion prévue mercredi après-midi au conseil régional d'Ile-de-France. La maire de Lille doit elle aussi clarifier ses intentions. AP&lt;br /&gt;Selon toute vraisemblance, Ségolène Royal devrait briguer la tête du Parti Socialiste. &quot;D'après mes informations, c'est vrai&quot;, a déclaré à l'Associated Press le porte-parole du PS, Julien Dray. Un autre proche de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle l'a également confirmé au Point . D'autres, néanmoins, se disent prudents. &quot;Rien n'est fait tant qu'elle n'a pas fait d'annonce officielle&quot;, glisse un cadre de Solférino qui rappelle que Julien Dray, lui-même prétendant au poste de premier secrétaire, a tout intérêt à saborder une éventuelle candidature de Vincent Peillon, député européen proche de Ségolène Royal, dont le nom circule avec insistance depuis quelques jours. &lt;br /&gt;Au-delà de toutes ces considérations, il semble toutefois que Ségolène Royal ait bel et bien décidé d'aller au bout de l'aventure entamée il y a deux ans. &quot;Évidemment qu'elle a envie d'y aller : premièrement, parce qu'elle rêve d'être candidate à la présidentielle et que Solferino peut lui apparaître comme un tremplin ; deuxièmement, parce que des divisions naissent chez nous qu'il serait de bon ton de ne pas attiser.&quot; Par &quot;divisions&quot;, ce membre de l'équipe Royal entend justement la multiplication des candidatures officielles ou officieuses, au sein même de son camp. Ségolène Royal devrait quoi qu'il en soit annoncer mercredi les propositions de sa motion &quot;pour la gouvernance du PS&quot;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Fédérer la gauche&quot; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, son équipe a d'ores et déjà soumis aux autres motions un document de travail qu'ils sont appelés à enrichir, intitulé &quot;Pour l'unité et le renouveau du Parti socialiste&quot;. Dans ce texte, que s'est procuré Le Monde , l'ancienne rivale de Nicolas Sarkozy propose &quot;de mettre le parti en mouvement autour de quatre grands chantiers destinés à redonner au PS toute sa place auprès des Français&quot; : &quot;Répondre d'abord à l'urgence de la crise&quot;, &quot;cinq orientations pour bâtir le socialisme du 21ème siècle&quot;, &quot;faire du Parti socialiste une force neuve&quot; et enfin &quot;fédérer la gauche&quot;. Un dernier point qui vise sans nul doute à apaiser la colère des signataires des autres motions qui n'acceptent pas la stratégie d'alliance au centre de Royal . &quot;La stratégie des socialistes a toujours consisté d'abord à rassembler la gauche, toute la gauche autour d'un contrat de gouvernement&quot;, affirme opportunément le texte. L'expression &quot; contrat de gouvernement&quot; avait justement été employé en septembre par Vincent Peillon, au sujet... du MoDem... &lt;br /&gt;À l'issue du vote des militants socialistes de jeudi dernier , Ségolène Royal avait pris l'avantage dans la course à la direction du parti en recueillant 29 % des voix sur sa motion. Derrière elle, Bertrand Delanoë a recueilli 25 %, Martine Aubry aux alentours de 25 % également et l'outsider Benoît Hamon 19 %. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Ségolène Royal, le plus difficile commence&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le 7 novembre au matin et l’annonce du résultat du vote sur les motions (qui, par parenthèses, n’a toujours pas été définitivement proclamé par le PS), Ségolène Royal a effectué un parcours sans faute. Elle qui, en 2006, avait mis des jours à téléphoner à ses concurrents malheureux au lendemain de sa désignation comme candidate à la présidentielle, a contacté sans tarder ses rivaux. La présidente de la région Poitou-Charentes arrondit les angles. Le document de travail remis aux autres motions le 10 novembre est parfaitement consensuel. Y compris sur le MoDem, une thématique largement instrumentalisée par les adversaires de Mme Royal.&lt;br /&gt;     Au sein de son propre courant, « Ségolène » est parvenue à s’imposer face à ses alliés avec ce qu’il faut bien appeler un certain culot. Les grands barons de la Ligne claire, qui ont largement assuré sa majorité relative… en échange de sa non-candidature, ont été mis devant le fait accompli. Elle leur a expliqué qu’il fallait écarter le risque de voir un aspirant premier secrétaire manquant de notoriété – Vincent Peillon était disposé à tenter sa chance – devoir affronter une candidature de dernière minute d’un ténor du parti. Celle de Martine Aubry ou de Benoit Hamon.&lt;br /&gt;     Le « document de travail ouvert » adressé à ses concurrents arrondit les angles avec une certaine habileté. Continuer d’affirmer que les « Ségolistes » roulent pour l’union avec le MoDem va forcément devenir plus difficile. A moins, comme le fait déjà Benoit Hamon, de considérer que l’on ne peut pas faire confiance à ce que dit Mme Royal. Ou prétendre, comme Henri Emmanuelli que les enseignements essentiels du scrutin sont 1) que l’ex-candidate a perdu la moitié de ses voix par rapport à 2006 (ce qui n’est pas faux mais fait l’impasse sur l’essentiel) 2) que la gauche du parti fait un excellent score. Ce qui, comme l’a rappelé Jean-Luc Mélenchon,  est beaucoup plus discutable puisqu’au Mans « la gauche » se situait autour de 40%. Un discours de nature à resserrer les rangs de ses troupes mais pas forcément à fédérer une majorité alternative.&lt;br /&gt;     Pour Ségolène Royal, toutefois, le plus dur commence. A l’offensive qu’elle tente de déployer, ses adversaires s’organisent pour mener – au moins jusqu’à l’ouverture du congrès – une bataille de positions. La « gauche » du parti pilonne consciencieusement le camp Royal. Chez Bertrand Delanoë, on s’est enfermé dans un bunker. Pas question, au moins pour l’instant, de saisir la perche tendue par la motion arrivée en tête.&lt;br /&gt;     Certains, comme Harlem Désir – visiblement toujours sous le choc de la déconvenue du 6 novembre – croient mordicus à une sainte-alliance anti-Royal voire à un retour de flamme de la candidature Delanoë. D’autres, parmi les « hollandais » se disent qu’ils pourraient renouer avec Ségolène. D’autant plus que leur apport pourrait être décisif.&lt;br /&gt;   Enfin, chez Martine Aubry, on ne semble pas prêt à entrer dans la grande fraternité ségoliste. Lundi 10 novembre, François Lamy que la maire de Lille avait dépêché vers Mme Royal n’a même pas accepté de prendre le texte de négociation que celle-ci lui tendait….&lt;br /&gt;     Face à des interlocuteurs au pire hostiles,  au mieux désireux de gagner du temps, la stratégie de l’ex-candidate socialiste à la présidentielle, qui consiste à se poser comme la grande réconciliatrice du parti, n’est pas facile à mener. En cas de refus obstiné de négocier, elle apparaîtra comme la victime des réflexes sectaires du « vieux parti » et en appellera aux militants. Bref, si les choses ne bougent pas d’ici vendredi 14 novembre, le congrès de Reims risque de ressembler à une guerre de tranchées. Il aurait peut-être fallu l’avancer de quelques jours. Pour le faire débuter le 11 novembre.&lt;br /&gt;
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<title>reflexions post congres</title>
<link>http://segolene80.blogspirit.com/archive/2008/11/12/reflexions-post-congres1.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (segolin)</author>
<category>congres de Reims</category>
<pubDate>Wed, 12 Nov 2008 07:13:48 +0100</pubDate>
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PS: Ségolène Royal sort sa candidature du frigidaire&lt;br /&gt;AP | 11.11.2008 | 17:02&lt;br /&gt;Elle est prête à y aller. Forte de la majorité relative obtenue lors du vote des militants, Ségolène Royal sera bien candidate au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste, a annoncé mardi un de ses proches à trois jours de l'ouverture du congrès de Reims.&lt;br /&gt;La présidente de la région Poitou-Charentes, qui a refusé de s'exprimer mardi, devrait préciser ses intentions en dévoilant mercredi ses propositions pour la nouvelle gouvernance du PS.&lt;br /&gt;Si aucune décision n'est officiellement prise, les informations convergent: Mme Royal, qui avait mis sa candidature &quot;au frigidaire&quot; le 15 septembre dernier pour favoriser son alliance avec les barons locaux du PS, sera bien candidate à la succession de son ex-compagnon François Hollande.&lt;br /&gt;Le porte-parole du PS Julien Dray, proche de la candidate, a confirmé mardi à l'Associated Press l'information annoncée par &quot;Le Monde&quot;: &quot;d'après mes informations, c'est vrai&quot;, a déclaré le député de l'Essonne.&lt;br /&gt;Selon &quot;Le Monde&quot;, la présidente de la région Poitou-Charentes proposera dans les prochains jours une nouvelle organisation de la direction du PS. Un Premier secrétaire (ou président) devrait chapeauter une direction composée d'un Premier secrétaire délégué et d'une &quot;équipe rajeunie&quot;.&lt;br /&gt;Lundi après-midi, devant les mandataires départementaux de sa motion réunis au Sénat, Mme Royal n'avait pas annoncé explicitement sa candidature. Mais ses proches avaient tous convenu que la majorité relative de 29% obtenue jeudi dernier lors du vote des militants la rendaient &quot;légitime&quot;.&lt;br /&gt;&quot;C'est l'hypothèse sur laquelle on est&quot;, a tempéré une proche de Mme Royal interrogée par l'AP. &quot;Cela ne veut pas dire que c'est décidé&quot;.&lt;br /&gt;En septembre dernier, Ségolène Royal avait mis &quot;au frigidaire&quot; sa candidature jusqu'au vote des militants. Après sa victoire relative, elle a hésité entre deux options, être candidate elle-même ou proposer un proche (Vincent Peillon, Julien Dray ou François Rebsamen) comme solution de compromis.&lt;br /&gt;Le congrès du PS se tient le week-end prochain à Reims. Le successeur de François Hollande, qui passe la main après 11 ans à la tête du parti, sera élu le 20 novembre par les militants.&lt;br /&gt;En se portant candidate, Mme Royal est confrontée au risque d'un front de ses concurrents contre elle, sur fond d'ambitions rivales pour la présidentielle de 2012. Pour conjurer ce risque et constituer une majorité, elle a multiplié depuis vendredi les contacts avec les autres motions, et notamment celles de Bertrand Delanoë et Martine Aubry, au coude-à-coude avec 25% des voix chacun. Elle a notamment reçu lundi soir pendant une heure et demie M. Delanoë dans ses bureaux parisiens, selon son entourage, qui a qualifié la rencontre de &quot;conviviale&quot;.&lt;br /&gt;La finaliste de l'élection présidentielle de 2007, dont les relations avec le &quot;vieux parti&quot; sont difficiles, s'efforce aussi de clarifier sa position sur la question qui fâche, celle des alliances. Plus que méfiants, ses concurrents lui prêtent l'intention de négocier un contrat de gouvernement avec le MoDem de François Bayrou.&lt;br /&gt;Dans un document de travail transmis aux autres motions, dont l'Associated Press a obtenu une copie, Mme Royal rappelle que la stratégie du PS &quot;a toujours consisté d'abord à rassembler la gauche, toute la gauche, autour d'un contrat de gouvernement&quot;, puis à s'adresser &quot;seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite&quot;.&lt;br /&gt;Les responsables des autres motions n'ont pas voulu commenter la candidature de Ségolène Royal avant qu'elle ne soit officialisée. Les amis de Martine Aubry ont prévu de réagir après leur réunion prévue mercredi après-midi au conseil régional d'Ile-de-France. La maire de Lille doit elle aussi clarifier ses intentions. AP&lt;br /&gt;Selon toute vraisemblance, Ségolène Royal devrait briguer la tête du Parti Socialiste. &quot;D'après mes informations, c'est vrai&quot;, a déclaré à l'Associated Press le porte-parole du PS, Julien Dray. Un autre proche de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle l'a également confirmé au Point . D'autres, néanmoins, se disent prudents. &quot;Rien n'est fait tant qu'elle n'a pas fait d'annonce officielle&quot;, glisse un cadre de Solférino qui rappelle que Julien Dray, lui-même prétendant au poste de premier secrétaire, a tout intérêt à saborder une éventuelle candidature de Vincent Peillon, député européen proche de Ségolène Royal, dont le nom circule avec insistance depuis quelques jours. &lt;br /&gt;Au-delà de toutes ces considérations, il semble toutefois que Ségolène Royal ait bel et bien décidé d'aller au bout de l'aventure entamée il y a deux ans. &quot;Évidemment qu'elle a envie d'y aller : premièrement, parce qu'elle rêve d'être candidate à la présidentielle et que Solferino peut lui apparaître comme un tremplin ; deuxièmement, parce que des divisions naissent chez nous qu'il serait de bon ton de ne pas attiser.&quot; Par &quot;divisions&quot;, ce membre de l'équipe Royal entend justement la multiplication des candidatures officielles ou officieuses, au sein même de son camp. Ségolène Royal devrait quoi qu'il en soit annoncer mercredi les propositions de sa motion &quot;pour la gouvernance du PS&quot;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Fédérer la gauche&quot; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, son équipe a d'ores et déjà soumis aux autres motions un document de travail qu'ils sont appelés à enrichir, intitulé &quot;Pour l'unité et le renouveau du Parti socialiste&quot;. Dans ce texte, que s'est procuré Le Monde , l'ancienne rivale de Nicolas Sarkozy propose &quot;de mettre le parti en mouvement autour de quatre grands chantiers destinés à redonner au PS toute sa place auprès des Français&quot; : &quot;Répondre d'abord à l'urgence de la crise&quot;, &quot;cinq orientations pour bâtir le socialisme du 21ème siècle&quot;, &quot;faire du Parti socialiste une force neuve&quot; et enfin &quot;fédérer la gauche&quot;. Un dernier point qui vise sans nul doute à apaiser la colère des signataires des autres motions qui n'acceptent pas la stratégie d'alliance au centre de Royal . &quot;La stratégie des socialistes a toujours consisté d'abord à rassembler la gauche, toute la gauche autour d'un contrat de gouvernement&quot;, affirme opportunément le texte. L'expression &quot; contrat de gouvernement&quot; avait justement été employé en septembre par Vincent Peillon, au sujet... du MoDem... &lt;br /&gt;À l'issue du vote des militants socialistes de jeudi dernier , Ségolène Royal avait pris l'avantage dans la course à la direction du parti en recueillant 29 % des voix sur sa motion. Derrière elle, Bertrand Delanoë a recueilli 25 %, Martine Aubry aux alentours de 25 % également et l'outsider Benoît Hamon 19 %. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Ségolène Royal, le plus difficile commence&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le 7 novembre au matin et l’annonce du résultat du vote sur les motions (qui, par parenthèses, n’a toujours pas été définitivement proclamé par le PS), Ségolène Royal a effectué un parcours sans faute. Elle qui, en 2006, avait mis des jours à téléphoner à ses concurrents malheureux au lendemain de sa désignation comme candidate à la présidentielle, a contacté sans tarder ses rivaux. La présidente de la région Poitou-Charentes arrondit les angles. Le document de travail remis aux autres motions le 10 novembre est parfaitement consensuel. Y compris sur le MoDem, une thématique largement instrumentalisée par les adversaires de Mme Royal.&lt;br /&gt;     Au sein de son propre courant, « Ségolène » est parvenue à s’imposer face à ses alliés avec ce qu’il faut bien appeler un certain culot. Les grands barons de la Ligne claire, qui ont largement assuré sa majorité relative… en échange de sa non-candidature, ont été mis devant le fait accompli. Elle leur a expliqué qu’il fallait écarter le risque de voir un aspirant premier secrétaire manquant de notoriété – Vincent Peillon était disposé à tenter sa chance – devoir affronter une candidature de dernière minute d’un ténor du parti. Celle de Martine Aubry ou de Benoit Hamon.&lt;br /&gt;     Le « document de travail ouvert » adressé à ses concurrents arrondit les angles avec une certaine habileté. Continuer d’affirmer que les « Ségolistes » roulent pour l’union avec le MoDem va forcément devenir plus difficile. A moins, comme le fait déjà Benoit Hamon, de considérer que l’on ne peut pas faire confiance à ce que dit Mme Royal. Ou prétendre, comme Henri Emmanuelli que les enseignements essentiels du scrutin sont 1) que l’ex-candidate a perdu la moitié de ses voix par rapport à 2006 (ce qui n’est pas faux mais fait l’impasse sur l’essentiel) 2) que la gauche du parti fait un excellent score. Ce qui, comme l’a rappelé Jean-Luc Mélenchon,  est beaucoup plus discutable puisqu’au Mans « la gauche » se situait autour de 40%. Un discours de nature à resserrer les rangs de ses troupes mais pas forcément à fédérer une majorité alternative.&lt;br /&gt;     Pour Ségolène Royal, toutefois, le plus dur commence. A l’offensive qu’elle tente de déployer, ses adversaires s’organisent pour mener – au moins jusqu’à l’ouverture du congrès – une bataille de positions. La « gauche » du parti pilonne consciencieusement le camp Royal. Chez Bertrand Delanoë, on s’est enfermé dans un bunker. Pas question, au moins pour l’instant, de saisir la perche tendue par la motion arrivée en tête.&lt;br /&gt;     Certains, comme Harlem Désir – visiblement toujours sous le choc de la déconvenue du 6 novembre – croient mordicus à une sainte-alliance anti-Royal voire à un retour de flamme de la candidature Delanoë. D’autres, parmi les « hollandais » se disent qu’ils pourraient renouer avec Ségolène. D’autant plus que leur apport pourrait être décisif.&lt;br /&gt;   Enfin, chez Martine Aubry, on ne semble pas prêt à entrer dans la grande fraternité ségoliste. Lundi 10 novembre, François Lamy que la maire de Lille avait dépêché vers Mme Royal n’a même pas accepté de prendre le texte de négociation que celle-ci lui tendait….&lt;br /&gt;     Face à des interlocuteurs au pire hostiles,  au mieux désireux de gagner du temps, la stratégie de l’ex-candidate socialiste à la présidentielle, qui consiste à se poser comme la grande réconciliatrice du parti, n’est pas facile à mener. En cas de refus obstiné de négocier, elle apparaîtra comme la victime des réflexes sectaires du « vieux parti » et en appellera aux militants. Bref, si les choses ne bougent pas d’ici vendredi 14 novembre, le congrès de Reims risque de ressembler à une guerre de tranchées. Il aurait peut-être fallu l’avancer de quelques jours. Pour le faire débuter le 11 novembre.&lt;br /&gt;
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<title>le bon choix</title>
<link>http://segolene80.blogspirit.com/archive/2008/11/04/le-bon-choix.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (segolin)</author>
<category>congres de Reims</category>
<pubDate>Tue, 04 Nov 2008 08:13:15 +0100</pubDate>
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Lettre aux militants&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers toutes et tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voudrait nous faire croire que le vote que nous allons faire jeudi est anodin, comme si les élections américaines devaient absorber tous les regards.&lt;br /&gt;Mais non ! Ce vote est très important, historique même, et vous avez une responsabilité essentielle. N’oublions jamais que dans de nombreux pays des hommes et des femmes risquent leur vie pour créer des partis libres. Nous qui avons la chance de pouvoir agir, faisons-le, et je vous appelle à participer très nombreux à ce vote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car même si les Français ne comprennent pas toujours nos procédures, ce vote du Congrès va dire ce que l’avenir de la gauche sera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui ou non, voulons-nous écrire une nouvelle page de notre histoire, vibrante et populaire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui ou non, notre parti va-t-il enfin bouger ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui ou non, la nouvelle génération que nous poussons en avant va-t-elle pouvoir prendre ses responsabilités ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui ou non, le peuple que j’ai vu tellement présent et attentif au cours de ces derniers mois, va-t-il venir vers nous parce que nous saurons lui redonner de l'espoir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire nous enseigne que les civilisations sont mortelles. Pourquoi en serait-il autrement pour un parti ? Comme l'ont dit les femmes salariées de la Camif, les ouvriers de Ford et bien d’autres : « Le PS peut disparaître s'il s'éloigne du peuple. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si ces mots nous secouent, il faut les entendre. Alors secouons-nous. Ne retournons pas à la case départ. Choisissons l’avenir. Donnons-nous un temps d’avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n’avons pas le droit d’être faibles ou de disparaître au moment où la France a besoin de nous. N’oublions jamais la confiance que dix-sept millions de Français ont placée en nous, et pensons aussi à toutes celles et ceux cruellement déçus par une droite dont l’insolence le dispute à l’incompétence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui l’Amérique métissée assume son histoire. Et nous? Pourquoi renoncer à tendre la main à la France métissée qui a tant cru en nous et ne demande qu’à revenir vers nous ? N’y renonçons pas. Nous le ferons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons que les Français, grâce à nous, se ré-intéressent à la politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons qu’on leur donne, nous socialistes, les clefs pour comprendre le monde et donc peser sur les choix de société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons que nous apportions au mouvement social notre énergie pour inverser les rapports de force entre le capital et le travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons un parti dans lequel le coût de l’adhésion, désormais très modique, permettrait à la jeunesse, aux employés, aux ouvriers, aux petits retraités, de venir nous rejoindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut oser un parti tellement uni et où les militants sont tellement respectés que lorsqu’ils désignent un ou une candidate, tous les autres font campagne pour la victoire. C’est possible, comme viennent de le montrer les forces qui se sont rangées autour de Barack Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut oser tout transformer pour mieux atteindre notre objectif. Quel est cet objectif ? Humaniser le monde. Agir pour que les valeurs humaines s’imposent toujours sur le cynisme financier. Un bout de changement ne suffira pas. Les tumultes actuels le prouvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux millions d’Italiens se sont levés contre Silvio Berlusconi et sa politique de destruction de l’éducation publique et laïque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous assure que nous sommes capables d’en faire autant. A condition de le vouloir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi 6 novembre, vous pouvez le faire : votez pour une transformation radicale, sereine et utile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette transformation que la droite redoute. Mais une transformation que les Français, notamment ceux qui souffrent, attendent de nous, parfois désespérément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, nous le voulons ! Oui, nous le pouvons ! En avant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fidèlement,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amitiés socialistes,&lt;br /&gt;
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<title>en avant !!!</title>
<link>http://segolene80.blogspirit.com/archive/2008/10/31/en-avant.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (segolin)</author>
<category>congres de Reims</category>
<pubDate>Fri, 31 Oct 2008 07:21:40 +0100</pubDate>
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L'ancien premier ministre n'exclut pas de quitter le PS si la présidente de Poitou-Charentes s'empare du parti.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ségolène Royal à la tête du PS ? La perspective fait frémir Michel Rocard. «Je vais fêter l'an prochain mes 60 ans de parti. J'ai tout endigué : la guerre d'Algérie, les trahisons de Guy Mollet, la folie des premières nationalisations de 1981 qui ont failli mettre notre économie à genoux. On a digéré beaucoup de choses. C'est vrai que ce résultat ne me ferait pas plaisir», a assuré mercredi sur la chaîne LCP l'ancien premier ministre, qui a confié qu'en cas de victoire de la présidente de Poitou-Charentes, il n'excluait pas de rendre sa carte du parti. «Ce n'est pas une décision que l'on prend seul (…), cela dépend de ce qui va être dit au congrès. Elle a encore le temps de faire des bons discours, on ne sait jamais, mais elle a aussi le temps d'en faire des mauvais», a indiqué Michel Rocard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son côté, Ségolène Royal s'est refusée à commenter les propos de l'ancien premier ministre mais a tout de même indiqué, avec le sourire, les avoir entendus. De toute façon, elle ne fait plus attention aux bisbilles internes du PS. Et elle se prépare à accélérer sa campagne en début de semaine prochaine, juste avant le vote des militants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi soir, l'ancienne candidate à la présidentielle tiendra un meeting à Montpellier avant de se rendre dans l'Aude pour un déplacement dans une commune rurale sur le thème des services publics. Mercredi, elle sera à Paris avec toute son équipe pour un meeting à la Bellevilloise, dans la salle où elle s'était déclarée, en mai, candidate à la succession de François Hollande. Enfin, jeudi, elle votera à Melle dans sa section des Deux-Sèvres. «Ce n'est pas une accélération mais l'aboutissement d'un processus, indique-t-on dans son équipe. Après avoir sillonné la France, toute son équipe se retrouve à Paris où elle continuera à s'adresser aux Français.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se démarquer de ses adversaires&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Français, c'est à travers eux que Ségolène Royal s'adresse aux militants du PS. Comme mercredi soir, à Toulouse, où elle a tenu un meeting en configuration Zénith : seule en scène, sans notes, un prompteur et l'habituelle foule enfiévrée. À l'entrée de la der­nière ligne droite qui la mène au congrès de Reims, la présidente de Poitou-Charentes a centré son discours sur le social. «Il ne faut pas que la crise financière soit le prétexte à un recul du social, a-t-elle expliqué avant son discours. Or le pouvoir continue à déréglementer le marché du travail. C'était encore le cas mercredi avec les CDD.» Un cadeau au Medef, selon Ségolène Royal, qui dénonce une «connivence de classe » entre les banquiers, le patronat et le pouvoir, au détriment du peuple. «Sarkozy autorise le Medef à faire de l'autodiscipline sur les rémunérations des patrons et, dans le même temps, ils dézinguent par la loi le Code du travail. C'est complètement invraisemblable.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En orientant son discours sur le social, Ségolène Royal a aussi voulu se démarquer de ses adversaires. Selon elle, la crise finan­cière a validé l'ensemble du diagnostic qu'elle portait il y a un an et demi dans son programme présidentiel. «Les problèmes de tarification bancaire, les superprofits, les traders, les paradis fiscaux… Nicolas Sarkozy s'attaque aujourd'hui à tout ce que je dénonçais hier. Sauf que lui n'avait rien vu venir. C'est pourtant cela, la politique : la capacité d'être vision­naire et de rendre possibles les choses que l'on disait impossibles.» Par exemple, Ségolène Royal à la tête du PS…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      
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<title>hypothese</title>
<link>http://segolene80.blogspirit.com/archive/2008/10/29/hypothese.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (segolin)</author>
<category>congres de Reims</category>
<pubDate>Wed, 29 Oct 2008 06:57:19 +0100</pubDate>
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Qu'adviendra-t-il si, le 6 novembre au soir, aucune des six motions en compétition pour le congrès du Parti socialiste, du 14 au 16 novembre à Reims, n'arrive en tête à l'issue du vote des militants ? Faute d'indicateurs fiables sur les inscrits - 220 000 électeurs potentiels s'ils acquittent, même le jour du vote, deux ans de cotisations, sachant que seuls 105 000 ont repris leurs cartes -, le scrutin garde ses mystères. Le niveau de participation sera déterminant. A entendre les différents pointeurs de &quot;Solférino&quot;, les motions de Bertrand Delanoë et de Ségolène Royal - signataire du texte présenté par Gérard Collomb - devraient se partager 60 % des votes. Mais quel sera l'écart : 31 %-29 % ? ; 35 %-25 % ? Il est aussi impossible de deviner la réponse que de dire qui, de M. Delanoë ou de Mme Royal, sera en tête. Ces mêmes pointeurs attribuent 38 % aux motions de Martine Aubry et de Benoît Hamon, soit 25 % pour la maire de Lille et 13 % pour le jeune député européen qui est parvenu à réunifier toutes les petites gauches du PS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réagissez aux articles que vous venez de lire. &lt;br /&gt;Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts&lt;br /&gt;  A LIRE AUSSI&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grand favori des sondages réalisés auprès de sympathisants socialistes, à ne pas confondre avec les militants, Bertrand Delanoë, 58 ans, a capté une grande partie de l'appareil, grâce au soutien de François Hollande, le premier secrétaire sortant, mais il n'a pas réussi à séduire la base. Sa campagne fait du surplace. En dehors de Paris et en partie de la Haute-Garonne, il n'a dans sa besace aucune grosse fédération. Même sur ses terres, où le vote est plutôt bohème, il n'est pas sûr d'être majoritaire. A contrario, Ségolène Royal, 55 ans, malmenée par les sondages et boudée par l'appareil, garde un pouvoir d'attraction auprès des militants et a le vent en poupe. L'appui des Bouches-du-Rhône et de l'Hérault, où on vote encore &quot;au canon&quot;, lui garantit un matelas de plus de 10 % des votes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La même garantie de 10 % est promise à Martine Aubry, 58 ans, qui a impulsé une vraie dynamique, grâce à la crise financière, et qui est d'autant plus assurée de faire un score qu'elle est soutenue par des fédérations - Nord et plus encore Pas-de-Calais et Seine-Maritime - où on ne badine pas avec la discipline de vote. Avec un discours très à gauche et un réel talent, Benoît Hamon, 41 ans, a aussi surfé sur la crise, mais il est handicapé par le conglomérat de gardiens du temple qui l'encadre. Un conglomérat de fortes personnalités qui ont un lourd passé commun de chamailleries. Seul le pôle écologique de Christophe Caresche et Géraud Guibert, en pointe sur la rénovation, affiche sa cohérence. Les principales motions ressemblent à des attelages très hétérogènes fondés sur des contrats précaires. Elles naviguent au mieux de leurs contradictions internes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous le double parrainage de Lionel Jospin et de Michel Rocard, histoire de marier première et deuxième gauche, le maire de Paris se présente plus en champion de la &quot;fidélité&quot; à l'héritage socialiste, depuis Epinay (1971), qu'en artisan du renouveau. En se proclamant, lors de sa candidature au poste de premier secrétaire, &quot;libéral et socialiste&quot;, M. Delanoë s'est vite mis en porte à faux par rapport à une crise qui sape les fondements du libéralisme. Encouragé à se lancer par M. Jospin, qui s'était d'abord fait le censeur de M. Hollande - le successeur qu'il s'était pourtant choisi en 1997 -, il a fini par s'allier avec le premier secrétaire qu'il critiquait. De même, M. Delanoë récuse toute alliance avec le MoDem, mais fait route avec M. Rocard, qui s'est fait le chantre d'un tel rapprochement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE REMAKE DU MATCH JOSPIN-FABIUS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En voulant prendre la tête du PS, M. Delanoë joue gros. C'est évident en cas d'échec. Mais s'il gagne, il devra montrer sa capacité à être le &quot;manageur&quot; d'un parti qu'il veut remettre au travail, même s'il s'était engagé, lors des municipales, à faire son &quot;travail de maire à 100 %&quot;. Sa cote de popularité, au zénith au-delà de 70 %, va fortement et rapidement être écornée, car, comme premier secrétaire il sera surexposé en première ligne. Ses alliés guetteront ses faux pas, à commencer par M. Hollande - qui le soutient mollement et qui ralliera la motion arrivée en tête -, dont l'intérêt objectif est son échec, qui lui dégagerait la voie pour une candidature à l'Elysée en 2012. Le revers probable aux élections européennes de juin 2009 - par rapport aux 28, 9 % du PS en 2004 - lui sera imputé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme Royal a, elle aussi, une équipe hétérogène : des grands barons locaux ; des &quot;hollandais&quot; repentis comme Julien Dray ; la majorité du NPS derrière Vincent Peillon ; le numéro deux du PS, François Rebsamen ; ses &quot;groupies&quot; de ses clubs Désirs d'avenir. En mettant sa candidature à la tête du PS &quot;au Frigidaire&quot;, Mme Royal a habilement joué, réduisant son enjeu personnel. Seul un improbable plébiscite en sa faveur pourrait la faire sortir du &quot;frigo&quot;. Un succès lui permettrait de pousser en avant M. Peillon (48 ans). Un échec ne la disqualifierait pas pour la suite. Candidate au poste de premier secrétaire, Mme Aubry n'a rien à perdre. En cas d'échec, elle restera à Lille, mais en ayant gagné ses galons et en pesant sur le PS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord anti-Royal, Martine Aubry s'en prend de plus en plus vivement à Bertrand Delanoë, ne lui pardonnant pas son alliance avec M. Hollande. Un renvoi d'ascenseur au maire de Paris, qui lui reproche son alliance contre-nature avec Laurent Fabius. D'ici au 6 novembre, le risque existe qu'un &quot;TSD&quot; (Tout sauf Delanoë) se substitue au &quot;TSS&quot; (Tout sauf Ségolène), et les maires de Lille et de Paris semblent rejouer un mauvais remake du match Jospin-Fabius.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reims peut tourner au psychodrame, comme Rennes en 1990 avec le facteur aggravant que le PS doit élire, le 20 novembre, un nouveau premier secrétaire. Si le 6 novembre, aucune motion ne prend l'avantage et que chaque camp fait de la résistance, la crise est assurée. A moins d'un électrochoc qui conduirait le PS, pour sortir d'une impasse moins due à des clivages idéologiques qu'à des querelles d'ego, à confier les rênes à une nouvelle génération. M. Peillon, ségoléniste, ou Pierre Moscovici, 51 ans, rallié à M. Delanoë, seraient des candidats de compromis qui laisseraient les présidentiables préparer 2012. Ils pourraient puiser dans un vivier de &quot;jeunes&quot; pour former une équipe resserrée incarnant la relève : Harlem Désir (49 ans), Annick Lepetit (50 ans), Patrick Bloche (52 ans), delanoëistes ; Guillaume Garot (42 ans), Manuel Valls (46 ans), Aurélie Filippetti (35 ans), Delphine Batho (35 ans), ségolénistes ; François Lamy (49 ans), Adeline Hazan (52 ans), Arnaud Montebourg (46 ans), aubryistes ; Guillaume Bachelay (34 ans), fabiusien, voire M. Hamon et son allié Pierre Larrouturou (44 ans). En 1997, M. Hollande n'avait que 43 ans quand il devint le &quot;patron&quot; des socialistes. &lt;br /&gt;
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<title>calme!!,???</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (segolin)</author>
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<pubDate>Wed, 22 Oct 2008 07:38:21 +0200</pubDate>
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Brouillage sur les écrans radar du congrès de Reims&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Curieux congrès et drôle d’ambiance. Tous les socialistes sont au moins d’accord sur un point : les préparatifs du rendez-vous de Reims se déroulent dans une atmosphère et un contexte très particuliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Participation mollassonne. Plus que jamais, l’issue du vote des militants (qui aura lieu dans les sections le 6 novembre, de 17 à 22h), apparaît très incertaine. Ce qui ne semble pas constituer un élément de motivation pour les adhérents. De l’avis général, on ne se bouscule pas aux réunions de présentation des motions. « Moins de la moitié des militants sont présents » estime Francis Chouat, proche de Bertrand Delanoë. Selon lui, « la question-clé sera la participation au vote, le 6 novembre; beaucoup de gens sont encore indécis, d’où la nécessité de les convaincre individuellement ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Duels à fleuret moucheté. Francis Chouat, relève « une distorsion » entre « l’ambiance apaisée, loin de la castagne et de l’agressivité » qui prévaut dans les assemblées et « les campagnes médiatiques lancées pour exagérer les divergences entre nous ». Une critique à peine voilée contre Martine Aubry qui a fait du maire de Paris sa cible favorite. « On a beau tourner notre épée dans tous les sens, on ne touche personne car nos adversaires ont tendance à refuser le combat » s’amuse de son côté Jean-Christophe Cambadélis, qui soutient Mme Aubry. Ces duels restent, toutefois, à fleuret moucheté. Jamais en panne d’une expression fleurie, le bretteur Cambadélis baptise « motion open-bar » le camp de Benoit Hamon, « ouvert à tous types d’alliances et qui n’attaque vraiment personne ».  « Comme il est impossible de prévoir comment le congrès va se dénouer, chacun évite de vraiment se fâcher avec qui que ce soit. C’est vrai pour absolument tout le monde » réplique un dirigeant proche d’Henri Emmanuelli.&lt;br /&gt;Une dynamique imprévue. Hors micro, les représentants des trois « grandes » motions admettent que le contexte de la crise bancaire favorise la motion de Benoît Hamon. Quoique unie, l’aile gauche du parti n’était pourtant pas partie à la bataille en affichant un gros moral. Aujourd’hui, elle bombe le torse. Razzy Hammadi, l’un des lieutenants de Benoît Hamon, assure que « la crise bancaire rebat les cartes du congrès » et donne, si l’on ose dire, du crédit « à ceux qui parlent juste ». Hardi mais prudent, il s’attend cependant à « une grande volatilité du vote ». Pour Jean-Christophe Cambadélis, « deux motions ont la ‘’gniak'’ : la notre et celle de Benoit Hamon ». Chez Ségolène Royal l’analyse est convergente… si ce n’est que l’on considère que « les soutiens les plus actifs à la base sont du côté de la motion Hamon et de la motion Collomb-Royal ». Chez Delanoë, on se dit « totalement confiant ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le scénario à éviter. Le brouillage de l’écran-radar des « pointeurs » de chaque camp - qui en sont réduits (mais ils le font très bien), à répéter en boucle que leur adversaire principal “est en panne” et que les autres “ne sont pas si bien que celà”- et le manque d’entrain des militants font que l’on évoque de plus en plus l’hypothèse d’une neutralisation générale des forces en présence. En clair, aucune motion ne se détacherait, les quatre forces principales atteignant entre 20% et 30% des voix. Voilà qui ouvrirait la voie à la grande foire d’empoigne et aux petits arrangements de congrès. « Ce serait le plus dangereux des scénarios » assurent en chœur les protagonistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est sans doute la raison pour laquelle ils ajoutent, encore une fois unanimes, que l’actuel faux-rythme ne va sans doute pas perdurer. Le pré-congrès ne devrait donc pas tarder à rentrer dans une phase de dramatisation. « A mon avis, c’est le calme avant la tempête » pronostique David Assouline, proche de Ségolène Royal.&lt;br /&gt;Jean-Michel Normand&lt;br /&gt;
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