13.10.2009
Martine et la danse ....
Par un militant du Puy de Dôme
Le Petit Conservatoire de Martine
Mireille a laissé orphelins et inconsolables, voilà déjà quelque
temps, les élèves de son Petit Conservatoire.
Nous autres, au PS, on a Martine qui, à défaut de s'être mise à l'art
vocal, s'est mise en tête de nous faire découvrir l'art de la danse.
D'abord au congrès, pas de doute, ce fut une sacré Java dont on parle
encore dans les chaumières roses et même plus, car affinités.
D'autres, mauvaises langues, qui tenaient les urnes ont même susurré
qu'elle envisageait de lancer la mode de la Bourrée, mais apparemment,
ça n'a pas pris autant qu'espéré du côté des militants.
On a tout de suite vu, avec l'épisode de Manuel qu'elle ne se
lancerait ni sans la Salsa, ni dans la Samba, ni dans le Flamenco, ni,
et ce fut une confirmation, dans la Valls.
On s'était pourtant dit 1, 2, 3 et 1, 2, 3 et 1, 2 3... ça va Valser,
au Bureau National.
Et puis non.
Elle a aussi abandonné cette idée.
Pas facile de partir dans des rythmes tellement endiablés qu'ils sont
capable de vous faire tourner la tête, au risque d'en perdre
l'équilibre!
Finalement, après un passage par le Tango (1 pas en avant de
rénovation, 3 pas en arrière de Fabius/Delanoé/et consorts qu'on
ressort), qu'elle pensait être une valeur sûre, il semblerait bien
qu'elle va rester dans le Classique.
Des gammes dures à pratiquer qui ont traversé les siècles, des années
d'entraînement, même si les exercices à la barre obligent quelquefois
à quelques contorsions un peu douloureuses.
Juste une question d'entraînement.
Et pendant ce temps-là, alors qu'on apprend que VGE s'envoyait
régulièrement en l'air dans un Rock acrobatique endiablé avec Lady Di,
Sarkozy et Villepin, tendrement enlacés et portés par les derniers
potins, de se laisser aller à un Rondot (si, si, mon général!), en
faisant un doigt d'honneur à Mitterrand (celui que vous voulez)!
Elle est pas belle, la vie?
Et moi, pendant c'temps là?
J'tournais la manivell'!
Pourtant, le Nantais d'origine, ne vous cachera pas que ça lui demande
un petit effort, de ne pas partir au Galop essayer de trouver un(e)
prof de Carmagnole, un(e) vrai(e).
Paul Suteau, Section de Romagnat
07:01 Publié dans actualite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.10.2009
primaire : mode d'emploi ???
Les militants socialistes viennent d'adopter le principe de primaires ouvertes pour désigner leur candidat à la présidentielle de 2012, mais les modalités et le calendrier de cette innovation politique restent à définir.
Les adhérents PS - qui jusqu'à présent avaient le monopole de la désignation de leur champion - ont donné le feu vert pour que le candidat "des socialistes" soit désigné "par des primaires ouvertes aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012". Ils ont également donné mandat au Bureau national du parti pour organiser la consultation "avec les formations de gauche qui le souhaitent".
- La question du périmètre de la consultation est le dilemme le plus délicat à résoudre alors que le PS est déchiré entre les partisans d'une primaire pour départager des candidats socialistes et ceux qui veulent l'élargir à d'autres formations de gauche.
- Qui peut voter? Il s'agit de définir le corps électoral, soit en établissant des listes électorales à l'avance, soit en autorisant les citoyens à se présenter le jour du scrutin, ce qui permettrait une participation plus large, pouvant atteindre 4 millions, selon le "think tank" Terra Nova, cheville ouvrière de l'innovation. Il faut aussi décider si une somme (de quelques euros) et un engagement à voter à la présidentielle pour le vainqueur sont requis.
- Qui peut postuler? Il est essentiel pour Terra Nova que la compétition soit ouverte au plus grand nombre de candidats pour faire émerger le meilleur. Un parrainage serait toutefois requis.
- Quel rapport entre les candidats et le projet PS? Le projet peut servir de socle, laissant du champ aux candidats pour défendre leurs options.
- Quel mode de scrutin? Un scrutin à deux tours semble privilégié.
- Quel calendrier? Il doit tenir compte du délai nécessaire pour organiser cette opération inédite. Arnaud Montebourg propose juin 2011, les amis de François Hollande fin 2010, les proches de Dominique Strauss-Kahn l'autonme 2011 pour permettre au directeur général du FMI d'y participer s'il le souhaite.
- Une Convention - imitant le modèle des primaires américaines - pourrait être prévue après le scrutin pour panser les plaies de la compétition et rassembler le parti derrière le vainqueur en vue de 2012.
08:08 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
liberté surveillée....
Martine Aubry est une adepte de la méthode Coué. Ce qui lui permet d'affirmer sans rougir que le référendum pour la rénovation du PS est « une superbe leçon démocratique » donnée «à toute la France ». Mais peut-elle dire autre chose ? Non, et c'est bien son problème.
Passons sur les faits. Moins d'un militant sur deux a voté, par devoir, ce qui n'est pas une gifle, mais pas un succès non plus. Quant au reste des Français, s'ils s'y intéressent, ils ont appris à se méfier des scrutins internes au PS depuis les révélations de tricherie qui ont entouré l'élection de Martine Aubry au poste de premier secrétaire. Accusations qu'elle n'a pas attaquées en justice.
Si Martine Aubry n'est pas libre de ses propos, elle ne l'est pas plus de ses choix. Ainsi était-elle obligée de passer par l'épreuve de ce référendum dont elle se serait bien passée. Ignorée par les grands barons régionaux (Collomb, Guérini, Percheron), contestée par les quadragénaires (Valls, Peillon, Montebourg), elle n'avait pas d'autre option possible que de se montrer plus ouverte au dialogue. Ce qu'elle fit à l'université d'été de La Rochelle, avec la promesse du référendum d'octobre.
Régulièrement débordée par les imprévisibles déclarations de Ségolène Royal, sur la taxe carbone par exemple, elle devait aussi tenter de reprendre la main sur sa meilleure ennemie. Quand Royal apparaît moderne, souriante et imaginative aux yeux de beaucoup, Aubry présente une image démodée, classique, voire dogmatique.
Acculée, la première secrétaire du PS n'avait même pas la maîtrise des questions posées jeudi soir aux militants. Onze au total, dont quatre sur le non-cumul des mandats et l'organisation de primaires ouvertes pour désigner le candidat à la présidentielle. Deux thèmes sensibles, chers aux quadras, qu'elle n'avait pas prévu d'aborder si tôt. Deux thèmes certes plébiscités jeudi soir, mais qui seront très difficiles pour elle à mettre en musique sans fausses notes.
Ainsi va Martine Aubry, et donc le parti. Un bateau ivre. Un capitaine qui n'a pas l'initiative, une formation qui cherche son cap. Et pendant ce temps, Georges Frêche, pourtant exclu du PS, se frotte les mains. Les militants du Languedoc-Roussillon ont choisi son homme de confiance, contre l'avis de la Rue de Solferino, pour les représenter aux prochaines élections régionales. À lui seul, cet épisode résume tout de l'absence d'autorité dont souffre le PS.
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