15.11.2009
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Royal répond à Peillon : "la politique c'est de rassembler, pas d'exclure"

Ségolène Royal a déclaré dimanche à La Crèche (Deux-Sèvres) que la politique "c'est de rassembler, pas d'exclure", en réponse aux propos de l'eurodéputé socialiste Vincent Peillon selon lequel Mme Royal s'est "disqualifiée", samedi à Dijon, lors des premières rencontres du "Rassemblement social, écologique et démocrate".
"L'incident est clos. Aujourd'hui, nous passons aux choses sérieuses. Je crois que la politique, c'est de rassembler, ce n'est pas d'exclure", a déclaré à la presse Mme Royal avant de lancer sa campagne pour les élections régionales lors d'un meeting à La Crèche devant plus de 1.000 personnes.
"Ce qui est important, c'est la parole des citoyens, la parole des militants. La politique c'est de rassembler et de ne pas exclure et que chacun se comporte respectueusement, paisiblement sereinement", a affirmé la présidente de la région Poitou-Charentes.
L'eurodéputé socialiste Vincent Peillon a estimé dimanche sur Canal+ que Ségolène Royal "ne pourra pas faire gagner" la gauche en 2012 s'étant, selon lui, "disqualifiée" samedi à Dijon lors des premières rencontres du "Rassemblement social, écologique et démocrate".
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de mieux en mieux
Peillon : «Royal ne pourra pas nous faire gagner en 2012»
Lefigaro.fr (avec AFP)
15/11/2009 | Mise à jour : 14:55 | Commentaires
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«Tous les opposants à Nicolas Sarkozy veulent gagner ensemble en 2012 et de quoi parle-t-on ce matin ? On parle de Ségolène Royal et de la bisbille entre socialistes, c'est lamentable», a accusé Vincent Peillon. Crédits photo : AFP
Pour l'eurodéputé, l'ex candidate à l'Elysée s'est disqualifiée en s'imposant samedi à son rassemblement «social, écologique et démocrate» et en le critiquant sans ménagement.
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Le divorce est consommé entre Ségolène Royal et son ancien lieutenant Vincent Peillon. «Ségolène Royal ne pourra pas nous faire gagner en 2012», a asséné dimanche sur Canal + l'eurodéputé, qui a été ulcéré par la venue non souhaitée de Ségolène Royal à son rassemblement «social, écologique et démocrate». L'ancienne candidate à l'Elysée «s'est disqualifiée» en s'auto-invitant à Dijon samedi, a-t-il souligné. «J'entends Ségolène Royal dire: je vais recadrer. Mais il faut qu'elle se recadre elle-même!», a tonné Vinvent Peillon. «Entend-elle recadrer les dirigeants syndicaux, du MoDem, Daniel Cohn-Bendit, François Rebsamen... ?».
«Qu'est-ce que c'est que ce comportement?», s'est interrogé le socialiste. «Tous ses amis s'en vont» car «ses comportements ne sont pas bons». Tançant la présidente de Poitou-Charentes, Vincent Peillon a regretté qu'au lieu de rassembler, «elle divise toujours». Lors de sa venue surprise à Dijon, samedi, Ségolène Royal, qui avait décidé de participer coûte que coûte au rassemblement du courant qui l'avait soutenue lors du congrès du PS, n'a pas usé d'euphémisme pour tacler Vincent Peillon, qui avait fait savoir tout le mal qu'il pensait de sa présence, dictée selon lui par un désir de faire «un coup médiatique».
«Vincent Peillon a commis une faute politique et un dérapage verbal qui ne doit pas se reproduire», avait rétorqué Ségolène Royal. «Je ne comprends pas que Vincent Peillon auquel j'ai accordé toute ma confiance et une place éminente dans l'organisation de ce mouvement puisse aujourd'hui déraper verbalement», s'offusquait-elle. «Je n'ai pas fait 25 ans de vie politique pour me refréner ou pour être l'otage ou être instrumentalisée, c'est-à-dire qu'on utilise mon nom, ma capacité de mobilisation des militants et ensuite qu'on utilise tout cela pour des rapports de force », dénonçait Ségolène Royal. «Que tout le monde revienne dans le troupeau au sens positif du terme car on a besoin d'être chaleureux entre nous.»
«Je reviens travailler dans mon courant»
«Chaque fois que j'estimerai ma présence nécessaire, je viendrai parmi les miens au milieu du travail qui est fait et au contact des militants.», a-t-elle insisté. «Tout naturellement, je reviens travailler dans mon courant » a-t-elle lancé. « A tous ceux qui ont lancé une campagne sur ma solitude, qu'ils sachent bien que les seuls qui sont les experts ès solitude, ce sont les militants et les électeurs ».
Arrivée à la mi-journée à Dijon, la présidente socialiste du Conseil régional de Poitou-Charentes a été accueillie par le sénateur-maire de la ville François Rebsamen, son fidèle lieutenant Jean-Louis Bianco ainsi que le député socialiste Gaétan Gorce. Accueillie par de nombreux applaudissements de militants et des drapeaux de la présidentielle 2007, elle s'est dit «très joyeuse» d'être présente à Dijon «car nous sommes tous dans la même famille politique».
Royal trouble-fête ?
Ce rassemblement, initié à Marseille fin août, est l'esquisse d'un dialogue avec Robert Hue, ex-numéro un du Parti communiste français, Marielle de Sarnez et Jean-Luc Bennahmias, vice-présidents du MoDem, ainsi que des Verts.
La présence de Ségolène Royal n'a pas été du goût de tout le monde. Ainsi, François de Rugy, député Verts, a trouvé «cela incorrect et de l'irrespect. Ca pollue le débat important sur l'école». Pour Jean-Luc Bennahmias, «elle a accéléré les tempos, elle va plus vite que la musique». «Elle est là, c'est bien, elle n'est pas là, c'est pareil. Je suis venu pour Vincent Peillon», a lâché le mécène Pierre Bergé, qui était présent et finance désormais le courant.
Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, n'a pas commenté la venue de Ségolène Royal, mais la réunion elle-même. «Pour gagner, il faudra mobiliser toutes les forces disponibles. Tous les républicains, tous les démocrates, quelle que soit leur préférence de parti, leur histoire, doivent peu à peu être rendus compatibles les uns avec les autres». Le leader d'Europe Ecologie Daniel Cohn-Bendit, par vidéo interposée, a jugé qu'on «construisait des passerelles», évoquant cette «capacité de dialogue et de «confrontation». «Nous avançons à petits pas», a-t-il commenté. Un site internet a été créé à l'issue de la rencontre, où cinq propositions, «priorités» sur l'école, ont été définies en commun et seront débattues.
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comme cela est beau
Royal veut reprendre la main sur son courant

Crédits photo : AFP
L'ex-candidate à la présidentielle s'est invitée samedi aux premières rencontres à Dijon du rassemblement «social, écologique et démocrate». Elle a tancé sévèrement Vincent Peillon, son ancien lieutenant, qui ne l'avait pas invité.
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«C'est un avertissement. Il a commis une faute politique et un dérapage verbal qui ne doit pas se reproduire». Ségolène Royal, qui s'est invitée samedi au rassemblement «social, écologique et démocrate», organisé par Vincent Peillon, a taclé sévèrement son ex-lieutenant. La veille, l'ex-candidate à la présidentielle avait décidé de participer coûte que coûte au rassemblement du courant qui l'avait soutenue lors du congrès du PS, désormais dirigé par Vincent Peillon. Son ex-lieutenant, qui ne l'avait pas invitée, avait alors estimé que la venue de la présidente de Poitou-Charente, en tant que présidentiable, n'était «pas désirée» et avait parlé de « coup médiatique » sur Europe 1.
«Je ne comprends pas que Vincent Peillon auquel j'ai accordé toute ma confiance et une place éminente dans l'organisation de ce mouvement puisse aujourd'hui déraper verbalement», a-t-elle rétorqué. «Je n'ai pas fait 25 ans de vie politique pour me refréner ou pour être l'otage ou être instrumentalisée, c'est-à-dire qu'on utilise mon nom, ma capacité de mobilisation des militants et ensuite qu'on utilise tout cela pour des rapports de force », a dénoncé Ségolène Royal. «Que tout le monde revienne dans le troupeau au sens positif du terme car on a besoin d'être chaleureux entre nous.»
«Je reviens travailler dans mon courant»
«Chaque fois que j'estimerai ma présence nécessaire, je viendrai parmi les miens au milieu du travail qui est fait et au contact des militants.», a-t-elle insisté. «Tout naturellement, je reviens travailler dans mon courant » a-t-elle lancé. « A tous ceux qui ont lancé une campagne sur ma solitude, qu'ils sachent bien que les seuls qui sont les experts ès solitude, ce sont les militants et les électeurs ».
Arrivée à la mi-journée à Dijon, la présidente socialiste du Conseil régional de Poitou-Charentes a été accueillie par le sénateur-maire de la ville François Rebsamen, son fidèle lieutenant Jean-Louis Bianco ainsi que le député socialiste Gaétan Gorce. Accueillie par de nombreux applaudissements de militants et des drapeaux de la présidentielle 2007, elle s'est dit «très joyeuse» d'être présente à Dijon «car nous sommes tous dans la même famille politique».
Royal trouble-fête ?
Interrogé sur cet «avertissement» par quelques journalistes, Vincent Peillon n'a pas caché son agacement, estimant que «Mme Royal est venue faire à Dijon une conférence de presse» et parlant «de méthodes un peu déplacées et assez ridicules».
Ce rassemblement, initié à Marseille fin août, est l'esquisse d'un dialogue avec Robert Hue, ex-numéro un du Parti communiste français, Marielle de Sarnez et Jean-Luc Bennahmias, vice-présidents du MoDem, ainsi que des Verts.
La présence de Ségolène Royal n'a pas été du goût de tout le monde. Ainsi, François de Rugy, député Verts, a trouvé «cela incorrect et de l'irrespect. Ca pollue le débat important sur l'école». Pour Jean-Luc Bennahmias, «elle a accéléré les tempos, elle va plus vite que la musique». «Elle est là, c'est bien, elle n'est pas là, c'est pareil. Je suis venu pour Vincent Peillon», a lâché le mécène Pierre Bergé, qui était présent et finance désormais le courant.
Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, n'a pas commenté la venue de Ségolène Royal, mais la réunion elle-même. «Pour gagner, il faudra mobiliser toutes les forces disponibles. Tous les républicains, tous les démocrates, quelle que soit leur préférence de parti, leur histoire, doivent peu à peu être rendus compatibles les uns avec les autres». Le leader d'Europe Ecologie Daniel Cohn-Bendit, par vidéo interposée, a jugé qu'on «construisait des passerelles», évoquant cette «capacité de dialogue et de «confrontation». «Nous avançons à petits pas», a-t-il commenté. Un site internet a été créé à l'issue de la rencontre, où cinq propositions, «priorités» sur l'école, ont été définies en commun et seront débattues
12:42 Publié dans actu segolène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




