03.10.2009

primaire : mode d'emploi ???

Les militants socialistes viennent d'adopter le principe de primaires ouvertes pour désigner leur candidat à la présidentielle de 2012, mais les modalités et le calendrier de cette innovation politique restent à définir.

Les adhérents PS - qui jusqu'à présent avaient le monopole de la désignation de leur champion - ont donné le feu vert pour que le candidat "des socialistes" soit désigné "par des primaires ouvertes aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012". Ils ont également donné mandat au Bureau national du parti pour organiser la consultation "avec les formations de gauche qui le souhaitent".

- La question du périmètre de la consultation est le dilemme le plus délicat à résoudre alors que le PS est déchiré entre les partisans d'une primaire pour départager des candidats socialistes et ceux qui veulent l'élargir à d'autres formations de gauche.

- Qui peut voter? Il s'agit de définir le corps électoral, soit en établissant des listes électorales à l'avance, soit en autorisant les citoyens à se présenter le jour du scrutin, ce qui permettrait une participation plus large, pouvant atteindre 4 millions, selon le "think tank" Terra Nova, cheville ouvrière de l'innovation. Il faut aussi décider si une somme (de quelques euros) et un engagement à voter à la présidentielle pour le vainqueur sont requis.

- Qui peut postuler? Il est essentiel pour Terra Nova que la compétition soit ouverte au plus grand nombre de candidats pour faire émerger le meilleur. Un parrainage serait toutefois requis.

- Quel rapport entre les candidats et le projet PS? Le projet peut servir de socle, laissant du champ aux candidats pour défendre leurs options.

- Quel mode de scrutin? Un scrutin à deux tours semble privilégié.

- Quel calendrier? Il doit tenir compte du délai nécessaire pour organiser cette opération inédite. Arnaud Montebourg propose juin 2011, les amis de François Hollande fin 2010, les proches de Dominique Strauss-Kahn l'autonme 2011 pour permettre au directeur général du FMI d'y participer s'il le souhaite.

- Une Convention - imitant le modèle des primaires américaines - pourrait être prévue après le scrutin pour panser les plaies de la compétition et rassembler le parti derrière le vainqueur en vue de 2012.

30.09.2009

hemorragie ????

28.09.2009

vote du 01 octobre 2009

25/09/2009 - Le courant Espoir à gauche appelle clairement à voter Oui lors la consultation interne du PS le 1er octobre.

Le 1er octobre prochain, les adhérents du parti socialiste sont appelés, par le conseil national, à répondre à 10 questions.

Depuis l'origine, le courant Espoir à gauche milite pour des primaires ouvertes aux citoyens de gauche et si possible pour des primaires communes avec d'autres partis de gauche.
 
L'Espoir à gauche soutient avec constance l'application réelle de la parité, le non-cumul des mandats, le renouvellement et la représentation des diversités au sein de notre parti. Depuis le début,  nous voulons un parti ouvert sur la société, permettant d'accueillir le plus grand nombre d'adhérents. Enfin, depuis l'épilogue de ce congrès, nous avons été nombreux à réclamer des conditions de vote interne respectueuses des simples règles en vigueur dans notre Etat de droit et notre république.
 
Toutes ces propositions figuraient dans les textes que nous avons présentés à l'occasion du congrès de Reims. C'est ce que nos représentants ont défendu tant dans la commission de la rénovation (Jean Pierre Mignard) que dans la commission chargée d'élaborer le questionnaire de la consultation  (David Assouline, Jean Louis Bianco, Patrick Mennucci, François Rebsamen, Frédéric Léveillé).
 
La consultation du 1er octobre est donc une première étape, essentielle,  pour faire avancer les idées qui nous sont chères.
 
C'est une première étape parce que le processus de rénovation ne fait que commencer. Il se prolongera jusqu'à l'été 2010, avec une convention où les militants de notre parti auront le dernier mot, par leur vote. La consultation du 1er octobre ne constitue pas un blanc seing donné à qui que ce soit; son résultat constituera la base sur laquelle se fera le travail collectif de rénovation, où l'Espoir à gauche prendra toute sa part, et qui sera sanctionné par une convention et un nouveau vote des militants.
 
Mais c'est aussi pourquoi cette première étape est essentielle. En effet, soyons conscients du fait que, si la consultation le 1er octobre prochain devait être affaiblie, alors tous les conservatismes internes pourront en prendre prétexte pour ralentir, voire remettre en cause, le processus même de rénovation.
 
C'est donc le moment de passer à l'acte. C'est le moment de passer des bonnes intentions et des beaux discours aux décisions.
 
Les réticences, les conservatismes, voire les calculs ne doivent pas empêcher la rénovation, attendue et espérée de si longue date.
 
C'est aux militants et à eux seuls, de trancher.
 
En pleine cohérence avec nos positions de toujours, le courant Espoir à gauche appelle donc à répondre "oui" aux questions posées dans cette consultation.
 
Vincent PEILLON,
pour l'équipe d'animation de l'Espoir à Gauche

21.09.2009

gaetan ...

Il est curieux de constater combien chaque sortie de Ségolène Royal peut
susciter de réactions et surtout de controverses. Est-elle utile au PS ?
Ses appuis la délaissent-elle ? L'on en finit plus de gloser là où
devrait s'imposer un constat simple : Ségolène Royal constitue par sa
ténacité, sa détermination, son énergie et sa réactivité « une force qui
va »!

Et plutôt que de chercher à l'affaiblir ou à peser ses soutiens au
trébuchet, ne vaudrait-il pas mieux lui reconnaître toute sa place et le
rôle irremplaçable qui est le sien ? Le moment n'est-il pas venu
d'additionner nos forces plutôt que de chercher à affaiblir quiconque en
témoigne ? La publication d'un livre récent a fait trop de mal à notre
crédibilité collective pour que nous continuions à alimenter la
chronique des faits divers.

Ségolène Royal, ce week-end, a fait de la politique : elle a parlé
d'avenir et c'est en cela qu'il faut l'aider ! Elle a proposé de
dépasser le PS, ce que seuls pourront permettre des Assises de
l'Alternative que je réclame sans désemparer depuis un an !
Appliquons-nous une règle simple : écartons les « malins », les faiseurs
d'embrouille professionnels, ceux qui ont depuis longtemps confondu la
fin et les moyens ! Et apportons notre appui à celles et ceux qui se
sont remis en mouvement : à ce titre je réaffirme à Ségolène Royal tout
mon soutien !

Gaëtan Gorce

29.08.2009

boutiquiere???

Les socialistes sont de retour. Du moins à La Rochelle (Charente-Maritime), où ils sacrifient depuis vendredi à leur traditionnelle cérémonie de rentrée : l’université d’été du PS. Promesses de rénovation, militants brossés dans le sens du poil avec l’annonce d’une consultation interne, dirigeants plutôt économes de petites phrases… Le film d’une journée plutôt consensuelle.

9 h 45

Dans le TGV n° 8317 à destination de La Rochelle, Benoît Hamon, figure de l’aile gauche du PS, se dirige vers la voiture-bar. Plusieurs jeunes femmes se retournent sur son passage, et pas toutes socialistes. «J’ai juste dit à Martine : "Avec les primaires, tu as l’occasion de faire l’unité avec un message positif"», confie-t-il dans la file d’attente pour le café. Selon lui, les primaires règlent définitivement la question des alliances puisque François Bayrou n’y participera jamais : «Prôner les primaires et les alliances avec le Modem est complètement contradictoire, Bayrou n’y a aucun intérêt. Son arme est de réinstiller le poison de la division au sein de la gauche. Envoyer Sarnez à Marseille, ça fragilise le PS et ça fait partir le PCF dans les bras de Besancenot.»

14 heures

Ségolène Royal est plus écologiste que Nicolas Hulot, Cécile Duflot et même Al Gore. Et elle le prouve. D’abord sur le parvis de la salle de l’Encans, où la présidente du Poitou-Charentes, en petite robe noire, enfourche devant les caméras le «pélican», une moto électrique à trois roues fabriquée par Heuliez, entreprise sauvée in extremis de la faillite par son intervention au tribunal de commerce. «Pour l’achat des 5 000 premiers véhicules, la région offre un bonus de 2 000 euros ! Ici, à la région, on ne se contente pas de préparer le futur, on est dans le futur», assure-t-elle. Certes, mais quid des primaires ? «J’ai toujours pensé que le PS devait s’ouvrir, s’élargir. Je vois que les bonnes idées font leur chemin. Mais il faut que les décisions soient prises rapidement pour passer à autre chose.»

A la tribune, la présidente de Poitou-Charentes remercie «Martine» de lui avoir permis de montrer ses véhicules électriques. Et en profite pour faire son premier discours de campagne aux régionales, en taclant les écologistes qui veulent présenter des listes autonomes au premier tour : «Nous avons fait bien plus que le programme des Verts de 2004 !» Sauf qu’elle se lance dans une diatribe contre la taxe carbone, pourtant incluse dans le Pacte écologique qu’elle a signé en 2007, dénonçant «un impôt absurde, injuste».«De quel droit le gouvernement va-t-il assommer des familles qui n’ont même pas le libre choix de rouler propre», lance-t-elle un brin démago… et très applaudie. Embrayant sur Claude Allègre, la voilà qui stipendie «l’écologie de la punition». Enfin la Poitevine, telle Angelina Jolie, ambassadrice des Nations unies pour les réfugiés, rappelle qu’elle a été nommée «représentante mondiale aux Nations unies pour les coopérations décentralisées en énergies renouvelables».«J’en serai la porte-parole à Copenhague [au sommet sur le climat qui se tiendra à la fin de l’année, ndlr] !» Au premier rang, Martine Aubry semble ravie de voir sa rivale s’épanouir très loin de la rue de Solférino.

15 h 10

«Alors, on la veut, cette rénovation ? Et bien on va y aller !» Opération relégitimation pour Martine Aubry, qui succède à la tribune à son ex-rivale. Et promet aux militants un changement du PS «de A à Z. De C comme cumul des mandats jusqu’à P comme primaires». Succès garanti auprès des adhérents. D’autant que la première secrétaire a «décidé d’organiser une consultation le 1er octobre pour que les militants nous fixent le cap». Tous azimuts. Sur le non-cumul des mandats, donc, au grand ravissement des militants de base. Sur les primaires ouvertes, que la direction entend organiser au premier semestre 2011. Sur la «parité, la diversité et le renouvellement générationnel». Sur «des modalités de vote fiables» - au premier rang, Ségolène Royal lève les bras et applaudit ostensiblement… Sur la création d’une «commission d’éthique», aussi, chargée de «garantir un réel civisme interne et la solidarité entre socialistes». Autant de points sur lesquels les militants s’exprimeront via un questionnaire à choix multiples, suivi, à l’été 2010, par une réforme des statuts.

«Martine fait du Ségolène», commente un cadre. Ce qui n’a pas échappé aux amis de l’ex-prétendante à l’Elysée. Jean-Louis Bianco : «C’est bien que toute une série de choses que Ségolène a lancées pendant la campagne présidentielle et le congrès soient reprises.» Patrick Mennucci : «C’est quand même dommage que, au congrès, on n’ait pas réussi à se mettre d’accord sur ces points…» Lesquels devraient faire l’objet d’un plébiscite à l’albanaise, d’autant plus qu’ils demeurent particulièrement flous. L’occasion, pour la patronne du parti, de s’offrir à peu de frais une nouvelle santé après une année difficile. «Elle a réussi son coup», affirme François Kalfon, responsable des sondages. «Elle pose un acte d’autorité», ajoute Guillaume Bachelay, secrétaire national. Mais une surprise, au PS, n’est jamais à exclure. Un cadre met en garde : «J’espère que ça ne se jouera pas à 102 voix…» Référence à la différence de suffrages qui avait séparé Aubry de Royal pour le poste de première secrétaire.

18 heures

Des dizaines de militants s’agglutinent au premier étage. Mine réjouie, Arnaud Montebourg, qui anime un «atelier de la rénovation» sur les nouvelles pratiques militantes - primaires pour 2012 en tête - s’étonne : «La salle va être trop petite, on dirait.» Depuis sa sortie fracassante sur les primaires voilà dix jours, le député de Saône-et-Loire, qui assurait que son nouveau cheval de bataille serait le dernier au sein du PS, a vu son «moral remonter en flèche», en raison des conversions à la chaîne de responsables socialistes et de la validation du processus par Martine Aubry. Rendant hommage à «l’acte d’audace» de la première secrétaire, Montebourg lui dit : «Je suis ton homme pour conduire ce changement.» Et ce pour «faire briller en Ligue 1» un PS «excellent en Ligue 2», qui se contente de remporter des scrutins locaux. Il défend les primaires, «ce seul moyen de reprendre pied avec la société française»«partager avec des millions de Français ce choix pour le pouvoir». Visant un socle de 5 millions d’électeurs, il assure que les participants, après avoir désigné leur candidat à la présidentielle, «iront chercher les autres».«On aura fait un quart du chemin», parie Montebourg, qui jubile : «Passer de 200 000 à 20 millions d’électeurs, c’est compliqué, mais de 5 à 20 millions, là ça commence à être sérieux.»

18 h 20

La presse n’est pas la bienvenue à la séance de questions-réponses auxquels les jeunes du MJS convient traditionnellement la première secrétaire. «Pourquoi tu ne parles jamais dans les médias ?» lui demande un jeune homme.«Je ne veux rien me laisser imposer par la presse», répond Martine Aubry, pour qui «les journalistes ne sont pas des vaches sacrées», qu’elle accuse de «s’en tenir à l’écume des choses».«Quand est-ce qu’on va passer des paroles aux actes ?» en matière de renouvellement des listes, demande un jeune militant, visant les régionales de 2010. La «quasi-totalité» des présidents sortants seront reconduits, prévient Aubry, qui se donne néanmoins «trois ans» pour parvenir au non-cumul. Georges Frêche, président (ex-PS) de la région Languedoc-Roussillon, dont elle semble vouloir se débarrasser ? «Je ne suis pas sûr que je gagnerai, mais j’irai jusqu’au bout.» Une pique à Nicolas Sarkozy, «qui est un peu comme les algues vertes, vert à l’extérieur, mais très toxique en réalité», et la première secrétaire s’éclipse, non sans se voir offrir le dernier tee-shirt du MJS, double face. Devant : «Je suis candidat…» Derrière : «…à la rénovation de la gauche.»

18 h 30

Bertrand Delanoë, d’un pas lent. Pull violet sur les épaules, jean sombre, le maire de Paris arrive tranquillement dans l’amphithéâtre où 400 militants de sa motion baptisée «Clarté, courage et créativité» au congrès de Reims l’attendent. Un an après l’échec, c’est plutôt «courage, courage, courage», plaisante un de ses proches. «Ce qu’Aubry dit sur les alliances, c’est ce que j’ai fait à Paris avec le Modem. […] Pour les régionales, elle a raison de renvoyer la question à François Bayrou : le Modem ne peut pas s’allier tantôt avec la droite, tantôt avec la gauche.» Se voit-il candidat aux primaires pour la présidentielle ? «Je ne suis candidat à rien, je suis militant, maire de Paris.»Aurait-il dirigé le PS autrement s’il avait triomphé au congrès? «J’y pense. Mais j’aime la vie. Par exemple je n’aurai pas passé trois semaines de vacances excellentes à Bizerte. Premier secrétaire, j’aurais eu plus de soucis.»Il ne peut s’empêcher de taper son amie Martine Aubry : «Il y a peut-être des choses qui manquent au PS. Je pense à la cohérence entre une identité, une majorité et une stratégie.» Et il donne rendez-vous à ses militants «dans quelques mois ou quelques années».

20 heures

Petite réunion entre amis, ceux de Ségolène Royal, au Musée maritime. Devant ses supporteurs de Désirs d’avenir, Ségolène Royal, beaucoup plus acérée qu’à la tribune, se place une fois de plus à la pointe de l’innovation socialiste. «J’entends dire que le Modem est le bienvenu. Mais qu’est-ce que j’avais entendu après la présidentielle…» Et de se présenter en icône du non-cumul : «J’entends dire qu’on va mettre fin au cumul des mandats. Vous avez devant vous quelqu’un qui passe des paroles aux actes.» La moyenne d’âge de la salle est respectable. «Elle est au-dessus. Elle avait anticipé depuis longtemps», veut croire Marie-Jacques, 54 ans, qui ne porte pas la même affection politique à la camarade Martine Aubry. La sentence tombe : «Le problème, c’est qu’elle n’a pas de légitimité naturelle, pas de destin. Elle joue les boutiquières.»

28.08.2009

discours de Martine

Lire le discours de Martine Aubry

VIDÉO : Voir de discours de Ségolène Royal

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s camarades,

Je suis heureuse de vous retrouver ici à la Rochelle pour l’Université d’été de notre Parti.

Oui je suis heureuse, d’aborder cette rentrée politique en famille au milieu des militants et des élus.

Permettez-moi, en votre nom à tous, de remercier avec chaleur l’ensemble des militants de la fédération de Charente-Maritime qui font de cet événement un succès, et en particulier bien sûr son premier fédéral, Olivier (Falorni). 

Merci aussi à toi cher Maxime, pour ton accueil. Maxime, il suffit de se promener dans ta ville, à laquelle tu as tant donné, où l’on se sent si bien, pour comprendre ce que veut dire une politique de gauche respectueuse des femmes et des hommes et de l’environnement.

Merci bien sûr à Ségolène d’être présente à nos côtés pour ouvrir notre université. Elle nous accueille aujourd’hui. Nous serons à ses côtés et à celui de tous les Présidents de Région pour cette année électorale. Ce sont les Régions, comme les Villes et les Départements qui combattent aujourd’hui la crise, qui préparent l’avenir en développant des projets écologiques et Ségolène en est un formidable exemple. Je salue notamment son action aux cotés d’Heuliez qui est symbolique de notre combat pour l’emploi, pour la sauvegarde et de développement d’une industrie d’avenir. Elle y a mis toute son énergie et sa combativité et on sait combien elles sont grandes.

Je veux saluer aussi Antoine (Détourné) et avec lui l’ensemble des militants du MJS. Le MJS est à l’avant-garde de nos combats collectifs, pour la jeunesse bien sûr, mais aussi sur les services publics, sur la santé, sur l’éducation. Dans les manifestations comme dans les initiatives, on ne peut pas rater le drapeau du MJS : il flotte toujours bien haut !

*

Nous tous ici nous partageons la même volonté : faire de nos rencontres de la Rochelle trois jours utiles pour les Français.

Utiles pour affronter la crise qui, quoi qu’en dise le gouvernement, est loin d’être finie. La crise est bien là en effet, pour les jeunes qui cherchent un emploi, les salariés qui se battent dans leur entreprise, les PME qui luttent pour leur survie, les ménages qui préparent la rentrée scolaire, les retraités dont les pensions n’augmentent pas. Nous leur devons à tous une indignation contre la politique actuelle, mais surtout des propositions pour une vie meilleure en demandant au Président de la République d’agir enfin. Les Français ne sont pas dupes : ministres en Sarkozye, professionnels de la méthode Coué, managers et traders – ceux qui s’empressent d’annoncer le retour à la normale sont ceux qui n’avaient pas vu arriver le choc global. Le monde a changé, pas leurs lunettes ni leurs recettes !

Un Parti Socialiste utile aux Français, c’est aussi un PS capable de proposer un autre projet de société. Les événements de cet été, les bonus en cascade dans les banques et les coups de menton à répétition de l’Elysée, sont une preuve de plus que le libéralisme financier n’est pas amendable, que c’est bien un nouveau modèle, juste, efficace et préparant l’avenir qu’il nous faut proposer. Ce projet doit tout à la fois être imaginatif et crédible, original et solide, inventif et réaliste. Le travail a bien commencé, et La Rochelle en sera le premier temps fort collectif. Dans la foulée, nous lancerons le tour de France du projet pour débattre avec les Français sur la société dans laquelle ils ont envie de vivre. Nous préparerons nos propositions pour un nouveau modèle de développement économique, social, écologique, mais aussi territorial, éducatif, républicain.

Un Parti socialiste utile aux Français, c’est un Parti socialiste ouvert aux forces de gauche et aux citoyens qui n’en peuvent plus de ces politiques injustes et inefficaces, de cette pratique du pouvoir autocratique du Président de la République, et qui n’accepte pas l’affaissement de la place de la France dans le monde.

Pour réussir cela, il faut un Parti socialiste fier de ses valeurs, enthousiaste à les faire partager et profondément rénové dans ses pratiques. Il nous faut maintenant sortir des discours et des réflexions pour passer aux actes.

*

J’ai fixé une feuille de route en m’adressant en juin à chaque militant : un parti combatif contre la politique de Nicolas Sarkozy, un Parti de transformation porteur d’un large projet de société, la construction d’une maison commune de la gauche, et la rénovation de notre Parti. L’ensemble de ces missions qui sont celles d’un grand Parti de gauche doivent être menées de pair. Au cours des dernières années, notre Parti est souvent apparu immobile, donc conservateur ; fermé sur lui-même, donc imperméable aux défis d’aujourd’hui ; divisé par des ambitions personnelles, donc bien loin des difficultés des Français. Les Français nous demandent, attendent avec impatience un Parti socialiste en mouvement et une pensée en mouvement. Je souhaite ardemment l’un et l’autre.

*

C’est dans cet esprit que nous avons conçu cette Université d’été. Centrée sur l’enjeu du moment : comprendre la crise et penser l’avenir, nos cinq grandes plénières y seront consacrées ; ouverte sur la société : avec des intellectuels de tous horizons (philosophes, sociologues, historiens, économistes, artistes, etc…), responsables syndicaux et associatifs. La moitié des intervenants sont des personnalités extérieures au Parti. Nous sommes profondément convaincus que, de ces regards croisés, sortiront des idées et une vision du monde fécondes. Leur présence montre d’ailleurs la volonté du monde intellectuel, syndical, associatif et de se réinvestir auprès de nous. Je veux tous les remercier en votre nom.

Et puis nous nous réjouissons que soient présents auprès de nous les dirigeants de la gauche. Nous avons voulu mettre la gauche à l’honneur avec des représentants dans chaque atelier et bien sûr la présence demain à nos deux grandes tables rondes de ses dirigeants, que je salue en votre nom. C’est en partant de l’analyse et des idées de progrès que nous voulons pour la France, que nous devons commencer. Le projet doit précéder les alliances. C’est incontournable. Faute de quoi, on confond refondation et combinaisons.

Je veux remercier très chaleureusement Emmanuel Maurel et toutes les équipes qui ont travaillé autour de lui pour cette édition qui allie l’exigence sur le fond, l’ouverture aux autres, de nombreuses innovations – je pense par exemple au festival du film politique-, mais aussi aux moments de convivialité avec notamment une soirée festive où nous nous retrouverons tous ensemble, militants et intervenants extérieurs.

*

Je n’ai pas souhaité m’exprimer avant la séquence de la Rochelle parce que c’est ici, au milieu de vous que je souhaite le faire. C’est une marque de respect pour la démocratie interne d’un grand parti comme le nôtre, pour les militants, les élus qui consacrent une grande partie de leur temps, de leur vie à se battre pour changer la vie des Français. Et puis je préfère –vous le savez- la pensée solide au raisonnement rapide, l’expression collective au chacun pour soi. La société médiatique a ses exigences, mais pour moi – on ne se refait pas-, le respect d’un Parti, de ceux qui en portent les valeurs, qui en font l’âme et la force, prime avant tout et primera toujours. 

Cette feuille de route, nous devons la mener avec détermination. Mes camarades, l’alternance se mérite. Nous devons être enthousiastes et non impatients ; convaincants et non arrogants. Les Français attendent du sérieux et non des coups d’éclat. C’est là l’honneur de la politique. Vous m’avez demandé de conduire notre Parti socialiste pour qu’il retrouve la confiance des Français car c’est la condition pour que les Français retrouvent confiance dans l’avenir. Et vous le savez, rien ne me fera dévier de cette mission, ni le tintamarre médiatique, ni les injonctions, ni le yoyo des sondages.

Je m’adresserai aux Français en votre nom dimanche à la suite de ces trois jours de travail. Je leur ferai part de nos propositions pour sortir de la crise, mais aussi de notre volonté de leur proposer une alternative. Mais cet après-midi, je veux vous parler à vous, les militants mais aussi les sympathisants du Parti que nous avons l’honneur de servir.

*

Et d’abord, mes chers camarades, soyez fiers de notre Parti. Rappelez-vous d’où nous venons, la force qui est celle de notre histoire, de nos combats…

Au moment où le néolibéralisme démontre l’absurdité de son système et son échec économique et social, soyons fiers de défendre ce dont le monde a besoin : la justice, l’égalité qui rime avec liberté, la fraternité, la laïcité, l’internationalisme. 

Et puis souvenez-vous de ce qui a entrainé votre engagement personnel. Dans les périodes d’hésitation, chacun doit se rappeler ce qui l’a fait franchir le pas pour devenir militant du Parti Socialiste. C’était un matin d’espoir ou un soir de colère. C’était dans tous les cas une volonté de justice, le refus des inégalités, un besoin de démocratie, et puis la volonté d’être utile, de changer la vie ou même seulement un bout de terrain auprès de chez soi, qui a conduit chacun d’entre nous au Parti Socialiste. Oui, souvenons-nous de ce jour où nous nous sommes engagés. Soyons en fiers et ravivons cette flamme. On en a besoin. Les Français nous attendent.

*

Alors oui, notre grand Parti, il faut qu’il bouge. La rénovation est une exigence de démocratie. Le socialisme, c’est la démocratie jusqu’au bout, dans la société, mais aussi en notre sein. Nous parlons depuis longtemps de rénovation. Nous en parlons surtout au moment des Congrès d’ailleurs. Il est temps maintenant de passer des discours aux décisions et aux actes.

Je le dis avec force, la rénovation de notre Parti ne peut à elle seule convaincre les Français de nous refaire confiance. Il nous faut un projet fort, mais nous le savons aussi : quelle que soit la qualité de nos propositions, notre crédibilité passe par d’autres pratiques politiques, par la construction d’un grand Parti ouvert sur la société et la gauche et qui sache se renouveler en permanence.

Retrouver nos valeurs en refondant nos idées et en rénovant notre Parti, voilà ce qu’il faut mener de pair. C’est pour lancer simultanément ces deux chantiers que j’ai souhaité m’exprimer ici à la Rochelle.

Alors, laissez-moi vous parler de rénovation. On dit ce terme éculé. Il l’est quand on en parle et ne la fait pas. Il devient exaltant lorsqu’il est porté par tout un Parti, fort de son histoire, de ses valeurs et ouvert à la société.

J’ai défendu avec beaucoup de camarades, dans la motion que j’ai signée au Congrès de Reims, le non cumul des mandats comme la désignation de notre candidat par des primaires ouvertes. Je les ai inscrits dans la lettre que j’ai adressée en Juin aux militants pour fixer notre feuille de route. De nombreux autres camarades les ont défendus aussi, et je crois comprendre que d’autres nous ont rejoints depuis.

Alors oui, cette fois ci, cette rénovation, nous allons la faire. De A à Z – ou plutôt de C comme cumul à P comme primaires !

Aujourd’hui, je ne fais pas de grandes promesses. Je propose des décisions, une démarche et un calendrier.

Je vous propose de tenir une Convention nationale extraordinaire de modification de nos statuts avant l’été 2010. J’ai entendu beaucoup de positions, souvent convergentes, parfois contradictoires, sur ce qu’il fallait faire ou ne pas faire. Il s’agit de l’avenir de notre Parti. C’est donc aux militants de trancher. Alors je souhaite leur donner la parole, vous donner la parole.

J’ai décidé d’organiser une consultation militante le 1er octobre pour que les militants nous fixent le cap. Nous tiendrons un Conseil National le 12 septembre pour la préparer. Ces orientations choisies, le travail s’engagera pour fixer les modalités concrètes et les modifications statutaires qui devront être votées avant l’été.

Je vois pour ma part cinq champs de réforme.

-Tout d’abord, le non-cumul des mandats. Nous savons que c’est une condition du renouvellement des générations et de l’ouverture de notre Parti vers la société. Nous ne pouvons pas en permanence vouloir notre Parti exemplaire et attendre des lois qui ne viennent pas, même lorsque nous sommes au pouvoir. Je souhaite que nos statuts avancent radicalement dans le non-cumul des mandats, que nous appliquerons au lendemain de notre Convention extraordinaire statutaire de l’été 2010. Je propose que nous demandions aux militants s’ils partagent cette volonté d’avancer drastiquement sur cette question. Ils devront nous dire s’ils souhaitent que nous travaillions sur le mandat unique des parlementaires et sur la limitation du nombre de mandats exercés simultanément ou successivement. J’y suis pour ma part favorable. Actons les principes puis travaillons ensemble les modalités.

- En second lieu, les primaires ouvertes. Chacun ayant dit sa vision des primaires, il est logique et – j’ai cru comprendre attendu – que je fasse part de ma propre analyse. Elle est commandée par l’intérêt général. Les primaires doivent être une opportunité pour nous, pas un problème entre nous. Sur ce sujet comme sur d’autres, il faut travailler dans la sérénité et le sérieux. 

Les primaires ouvertes doivent être une extraordinaire chance pour notre Parti, pour nous renouveler, pour nous ouvrir à la société et pour créer un vaste mouvement populaire. Pour y parvenir, il ne faut pas s’y engager tête baissée, mais avec une véritable cohérence politique. Penser avant de décider, c’est le principe de précaution en politique et mon rôle de le faire valoir. Nous refusons évidemment que les primaires se transforment en une compétition entre des réseaux de partisans pour tel ou tel candidat à l’élection présidentielle. 

Mais plus important encore, nous souhaitons qu’elles permettent d’agréger autour de nous toutes celles et ceux qui veulent nous aider à construire un autre projet de société, et qui se mobiliseront ensuite pour la changer avec nous. Nous voulons finalement accueillir tous ceux que l’on pourrait appeler les « activistes » du projet alternatif au système libéral. Et le Tour de France que nous allons engager dans quelques jours pourra en constituer le premier socle. Ce lien entre les primaires ouvertes et la préparation du projet est essentiel. Faute de l’avoir fait avec clarté, sans projet structurant, les primaires de l’Olivier en Italie, aussi exaltantes qu’elles aient pu être, n’ont pas permis le mouvement espéré et nous en mesurons malheureusement aujourd’hui les conséquences dans la faiblesse de la gauche italienne.

Ce mouvement autour des primaires avançant en parallèle de notre projet pourrait conduire au choix de notre candidat au premier semestre 2011. 

Ceci étant posé, il est temps d’avancer maintenant. Je souhaite, comme je l’ai défendu dans ma motion au Congrès à Reims, que nous organisions des primaires, ouvertes à toutes les femmes et hommes de gauche qui le souhaitent, pour désigner le candidat du Parti socialiste à la Présidentielle. Les militants s’exprimeront sur ce sujet dans la consultation du 1er octobre.

Doit-on, comme je l’entends défendre par certains, décider qu’il s’agira du candidat de toute la gauche ? Il est sans doute nécessaire d’en discuter avec les autres Partis. Mais je crois que cette décision relève d’une analyse commune et non pas de notre seule vision des choses. Nous disons que nous ne voulons pas être hégémoniques. Prouvons-le ! J’ajoute qu’il est bien difficile de savoir aujourd’hui si l’intérêt de la gauche sera de présenter un ou plusieurs candidats à l’élection de 2012 : la politique, c’est affaire de dynamique, non de simple arithmétique. Nous aurons à en discuter avec nos partenaires et nous devrons le décider ensemble.

- Troisième champ de la consultation militante, la parité, la diversité et le renouvellement générationnel. Un Parti fort est un Parti qui ressemble à la société qu’il représente. Nous devons ainsi organiser en notre sein les conditions de l’égalité réelle d’accès aux responsabilités. Il est grand temps tout d’abord d’inscrire dans nos statuts la parité intégrale dans toutes nos instances. Au-delà, je souhaite que soient créées les conditions d’assurer la diversité en notre sein, au sens le plus large du terme, c’est-à-dire visant l’accès aux responsabilités de militants issus de l’immigration, mais aussi d’ouvriers, d’agriculteurs, d’employés…, qui sont aujourd’hui sous représentés parmi les cadres et les élus de notre Parti. Il s’agit aussi – c’est pour moi un devoir historique – de préparer aujourd’hui une nouvelle génération à exercer demain les responsabilités.

- Nous avons également à trancher plusieurs réformes statutaires visant à mieux articuler le choix de nos orientations et de nos dirigeants politiques, à faciliter les adhésions et à favoriser des modalités de vote fiables.

- Dernier champ de rénovation, les règles d’éthique. Comment garantir un réel civisme interne et la solidarité entre socialistes à tous les niveaux ? Je propose que soit rédigée une charte d’éthique souvent annoncée, jamais mise en œuvre. Une commission présidée par une personnalité faisant autorité dans notre Parti pourrait être chargée de faire respecter ces règles communes.

*

Un Parti plus ouvert sur la société, renouvelé et forgé à l’image de la société, plus démocratique et plus efficace dans le fonctionnement de ses instances, et doté de règles d’éthique partagées et appliquées : voilà ce que je propose ; voilà ce que trancheront les militants par leur vote le 1er octobre.

*

Par ailleurs, nous devons engager cet immense travail et ce débat de manière ouverte en utilisant tous les moyens y compris internet. Je vous annonce que nous aurons bientôt à notre disposition notre réseau social. Il entre en phase de test et sera accessible mi-octobre pour les adhérents et fin novembre pour l’ensemble de nos sympathisants. Les uns comme les autres trouveront avec cet outil puissant et innovant une nouvelle manière, libre et coopérative, d’investir l’action politique (discuter, partager, échanger, s’organiser…). Son nom, CooPol, Coo, comme coopérative, coopération, bref collectif ; Pol, comme Politique, retour des valeurs, retour du débat, CooPol, comme un lieu de rencontre, de convivialité.

*

Un Parti rénové, mais aussi un Parti fer de lance du rassemblement de la gauche. Voilà pourquoi j’ai appelé de mes vœux une maison commune de la gauche. Ce terme laisse ouvert tous les chemins que nous voudrons emprunter ensemble.

Mais avec nos partenaires, nous devrons d’abord nous engager sur le projet, sur nos priorités communes avant de parler stratégie électorale.

Mais pour que la maison commune fonctionne, afin de créer ce que j’appellerais la gauche solidaire, il faut respecter trois règles d’or.

La première, c’est la clarté, et la clarté c’est le projet. Notre édifice serait bien fragile si nous commencions par monter les murs et poser le toit avant d’en avoir bâti les fondations. Il nous faut être porteurs ensemble d’un projet commun. C’est un travail exigeant qui nous attend pour proposer le modèle alternatif à cette économie financière libérale qui décidément n’est pas amendable. C’est pour amorcer concrètement ce travail, que nous avons invité nos partenaires de gauche à tous nos ateliers, j’ai par ailleurs proposé deux journées à nos partenaires, que nous pourrions préparer ensemble, l’une sur l’emploi dans ce contexte de rentrée sociale très difficile et l’autre en vue de préparer ensemble nos propositions environnementale pour Copenhague.

La deuxième règle d’or, c’est la conjugaison du droit à l’identité et du devoir de solidarité. En d’autres termes, c’est le respect de chacun. Ce respect, nous devrons nous l’appliquer à nous-mêmes et la demander à nos partenaires, dans la préparation de notre projet comme dans la conduite de nos campagnes électorales. Dans cet esprit, j’ai proposé, notamment à Cécile Duflot, une charte de bonne conduite pour les élections régionales. Quand on appartient à une majorité, on en défend le bilan, on en discute les actions et on en porte ensemble les projets.

La troisième règle d’or, c’est l’acceptation du pluralisme qu’a très bien défini l’ancien maire de Venise, Massimo Cacciari : « le pluralisme serait un malheur si chacune de ses composantes n’avait pas une hospitalité pour chacune des autres ».

C’est l’état d’esprit que je nous recommande, mes chers camarades, pour nous engager, avec la force de ce que nous sommes, dans la construction de cette maison commune.

*

La maison commune est notre priorité. Et alors qu’en est-il du Modem, puisque ce sujet est sur la table, ce qui est naturel à l’approche d’élections ?

Rappelons tout d’abord que les militants ont tranché cette question lors du Congrès de Reims. Il est vrai qu’il a coulé depuis de l’eau sous les ponts, et que plus aujourd’hui encore qu’hier, François BAYROU revendique son anti-sarkozysme. Mais l’anti-sarkozysme ne fait pas un projet politique … Le rejet du pouvoir actuel, de sa confiscation des médias, de sa fascination pour l’argent, de sa détestation des corps intermédiaires et des contre-pouvoirs, est nécessaire à l’alternance, mais pas suffisant. Il nous faut savoir ce que l’on veut construire sur le plan économique et social.

Nous avons la conviction, plus que jamais, que c’est un vrai projet de gauche qui est nécessaire pour retrouver la confiance des Français en 2012. 

François BAYROU nous dit qu’il combattra l’UMP. Mme de SARNEZ nous explique que nous avons un adversaire commun. Cela suffit-il pour bâtir ensemble l’avenir ? Je ne crois pas. J’ai la profonde conviction que ce n’est pas à nous aujourd’hui de nous exprimer sur le MODEM tant que celui-ci n’a pas clarifié sa position. Nous devrions tous ensemble poser deux questions à M. BAYROU.

M. BAYROU,

-Vous nous dites vouloir combattre partout l’UMP. Cela va donc changer de vos alliances à la carte aux municipales de 2008. Dont acte. Encore faudra-il vérifier que c’est bien le cas partout. Mais il faut nous en dire plus, allez vous soutenir les candidats de la gauche aux élections régionales ?

- Nous savons contre quoi vous vous battez, mais que proposez-vous ? Etes vous prêts à nous rejoindre sur un projet économique, social et écologique ? 

Mes amis, ne soyons pas naïfs. Est-ce que chacun d’entre nous est bien sûr que les clins d’œil appuyés du Modem aujourd’hui n’ont pas pour seul objectif de nous diviser et de faire la courte échelle à François Bayrou pour 2012 ? Nous, en 2012, nous voulons un candidat de gauche.

La véritable modernité, celle qui conduit à la victoire, ce n’est pas la nouveauté dans les photos de famille, c’est la clarté dans les choix politiques. Chaque fois que les socialistes ont été confus, ils ont perdu.

Si des démocrates et humanistes souhaitent nous rejoindre, nous sommes ouverts, mais ils doivent le faire dans la clarté et c’est à François Bayrou de l’apporter si c’est sa conviction.

*

Voilà, mes camarades, la feuille de route de notre Parti.

Nous avons une responsabilité historique. Faire que la gauche revienne au pouvoir en 2012. Non pas pour nous. Mais pour les français. 

Nous avons beaucoup entendu les socialistes parler aux socialistes et parler d’eux-mêmes. Il faut parler de la France, des Français, de ce que nous avons à leur proposer, de ce que nous voulons pour demain.

Pour engager la France dans l’après crise. Pour construire la France que nous aimons ! Voilà le véritable message de la Rochelle 2009.

Il nous reste moins de 1000 jours pour réussir. 

Alors soyons nous-mêmes, soyons fiers de l’être.

Et bonne Université d’été !

27.08.2009

avant la rochelle ????

·                          Dans une tribune au Monde, la première secrétaire du PS souhaite «changer profondément les pratiques et les règles politiques». En commençant par accepter que le choix du candidat pour 2012 ne soit pas réservé aux seuls militants du PS.

Martine Aubry a cédé à la pression de ses camarades. Alors que de nombreuses voix s'élevaient depuis plusieurs jours pour l'organisation de primaires ouvertes à gauche en vue de l'élection présidentielle de 2012, la première secrétaire indique son ralliement à la cause, dans une tribune à paraître dans Le Monde de vendredi.

Selon le site internet du quotidien, qui doit mettre en ligne l'intégralité du texte jeudi après-midi, Martine Aubry annoncera le lancement d'un tel processus vendredi, lors de l'ouverture de l'université d'été du PS à La Rochelle. «Réinventer la démocratie, c'est changer profondément les pratiques et les règles politiques au sein de notre Parti, notamment sur le non-cumul des mandats et sur l'organisation de primaires ouvertes pour la désignation de notre candidat», écrit la numéro un socialiste, sans toutefois définir les bornes de l'ouverture.

En donnant son feu vert avant même l'ouverture de l'université d'été du parti, Martine Aubry prend de court ceux qui, sceptiques, craignaient que les journées de La Rochelle ne tournent qu'autour de ce sujet. Une question que la première secrétaire semblait d'ailleurs jusque là vouloir esquiver. Martine Aubry s'enlève par la même occasion une pression qui se faisait croissante sur sa personne, alors que les primaires ouvertes rassemblaient de plus en plus de soutiens, d'abord au sein du PS (Montebourg, Peillon, Hamon, Royal, Delanoë, Lang, Rocard…), mais aussi chez les écologistes, au PCF ainsi qu'au MoDem. Mercredi, 100 personnalités politiques et issues de la société civiles avaient ainsi lancé un appel publié dans Libération.

Plusieurs questions restent en suspens

Restent désormais deux inconnues de taille, sur lesquelles les universités d'été de La Rochelle pourraient permettre d'avancer. D'une part, qui votera lors de ces primaires ouvertes, et qui pourra s'y présenter ? Et d'autre part, comment le PS tranchera-t-il l'épineuse question des alliances. Dans sa tribune au Monde, Martine Aubry laisse planer un mystère entier sur ces points. Affirmant simplement que «c'est un PS porteur de valeurs et d'idées, modernisé dans son fonctionnement qui doit s'ouvrir à toute la gauche» et que «le projet précédera les alliances, c'est incontournable».

·           ne campagne d'adhésion et un statut de sympathisant pourraient être créés à la rentrée.

Y croire encore, malgré tout. Pour les militants socialistes, la période est dure à vivre : échecs électoraux, flou idéologique et stratégique, division au sommet, désaffection des sympathisants… Les militants que l'on croise localement soupirent presque tous : «On est touché par le discrédit au niveau national.» Le désintérêt s'entend dans les conversations. «Le PS n'attire plus. Il ne fait pas envie. Il fait rire ou pitié aujourd'hui», écrit un blogueur assidu. Un autre dresse un constat amer : «Si beaucoup de militants ont pris du recul, dans l'indifférence générale de Solferino, c'est justement qu'il y a une double déception : une absence de réponse aux attentes de “refonte interne”, combinée à une forte envie de retrouver des temps “politiques” plus forts où nous serions tous derrière un authentique projet socialiste, de gauche et mobilisateur. »

Comment ne pas voir ce désarroi. Pour réagir aux polémiques de l'été, l'un des lieutenants de Martine Aubry, Jean-Christophe Cambadélis, a jugé bon d'intituler le texte qu'il a rédigé «Lettre à un militant qui n'en peut plus ». C'est dire. «J'imagine ta colère, ton amertume, ta tristesse, ton inquiétude pour la rentrée », écrit-il.

En l'absence d'enjeu interne, le PS a perdu quelques militants. Officiellement, le fichier du parti compte 204 000 noms : adhérents à jour de cotisation ou ceux qui peuvent le faire à tout moment. Lors du congrès de Reims en novembre 2008, le PS comptait 232 900 inscrits. Les militants avaient été environ 130 000 à se déplacer pour choisir leur premier secrétaire.

«Il y a eu peu de départs, ce qui m'a un peu surpris, constate Olivier Falorni, patron de la fédération de Charente-Maritime, qui accueille l'université d'été. Mais par ailleurs il y a eu peu d'arrivées de nouveaux militants. »

« Un peu la gueule de bois»

Rien de grave ? Le mal est ailleurs. Les réunions de section «n'attirent plus », constatent plusieurs responsables locaux. «Il y a une prise de distance qui ne contribue pas à revitaliser le PS», poursuit Olivier Falorni. «C'est normal, les militants ont un peu la gueule de bois, explique Pascale Boistard, la secrétaire nationale chargée des adhésions. Quand on connaît des défaites, ce n'est pas la joie. Et les militants sont très agacés par les voix dissonantes. Ils sont fatigués, abattus.» Ailleurs, c'est «une forme de colère» qui domine. «Il y a une attente de résultat, avec un sentiment d'urgence», explique le député maire de Laval, Guillaume Garot. Pour renouer les liens avec ses propres électeurs, le PS entend les associer à la réflexion sur son projet qui doit être menée durant l'automne sur l'identité du PS. Il faut «redonner la parole aux Français», dit-on Rue de Solferino, avec des airs de démocratie participative comme l'avait défendue Ségolène Royal.

À la rentrée, le PS compte lancer une nouvelle campagne d'adhésions : le retour, en quelque sorte, des adhérents à 20 euros qui avaient été tant décriés en 2006… Mais les socialistes pourraient aller plus loin puisqu'ils envisagent de créer un statut de «sympathisant» : «Les gens auront le choix entre les deux statuts. Les sympathisants ont toujours été suivis, mais auparavant ils l'étaient au niveau des sections. Là, ils pourront faire partie d'un réseau», expliquait, durant l'été, Pascale Boistard. Au fond, le PS cherche d'ores et déjà une préfiguration du corps électoral élargi qui pourrait être consulté lors de la primaire de désignation du candidat à la présidentielle.

24.08.2009

primaire ????

Brochette d'invités «progressistes» à Marseille

Le socialiste Vincent Peillon, l’écologiste Daniel Cohn-Bendit, les centristes Marielle de Sarnez et Jean-Luc Benhamias, le communiste Robert Hue et la radicale de gauche Christiane Taubira: c’était le casting des Ateliers d’été du courant PS, L’espoir à gauche, qui se tenait vendredi et samedi à Marseille. Après avoir déjeunénon loin des jardins du Pharo, la brochette de personnalités de gauche et du Modem se sont livrés à une séance photo. «Jetez-nous des grains de riz !», a lancé Vincent Peillon, organisateur des journées, invitant Daniel Cohn-Bendit, tout juste arrivé des journées d’été des Verts à Nîmes à le rejoindre. Et d’ajouter, en posant pour un dernier cliché avant de descendre dans l'amphithéâtre: «On vous jette un dernier regard avant d'aller dans la fosse aux lions!»

Ils ont été accueillis par un tonnerre d'applaudissements dans une salle pleine à craquer un atelier au thème éminemment stratégique: «Une nouvelle majorité progressiste pour la France: comment et avec qui?»

Hamon exclut toute alliance avec le Modem

A une semaine de l’université d’été du PS à la Rochelle, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a réaffirmé son opposition à une stratégie d’alliances avec le Modem. Et ce pendant qu'à Marseille, Peillon et ses amis plaidaient en faveur de la construction d’une large majorité incluant le centre. Option exclue par Hamon tant que François Bayrou «garde son orientation libérale actuelle».

Cette règle - qu’il dit, dans un entretien, samedi, au quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France, dictée par la «cohérence politique», pas par «le sectarisme» - vaut aussi pour les régionales de 2010. «Pas d'alliance au niveau national mais dans les régions? Les électeurs n'y comprendraient rien! Arrêtons l'hypocrisie au PS! Si certains sont en accord avec les orientations libérales, qu'ils le disent au lieu de prétexter vouloir garder des régions en s'alliant au Modem. A chaque fois que le PS a été confus, il a perdu des électeurs.»

Cohn-Bendit, le non-candidat de 2012

Leader du rassemblement Europe Ecologie, l’eurodéputé, malgré son carton plein au scrutin du 7 juin, a répété qu’il ne serai pas candidat en 2012. Lui qui «ne rêve pas» d'être Président depuis qu'il est «petit».

«Jouons le jeu: la prochaine présidentielle se passera à gauche dans le cadre d'une primaire. Si je me présente à cette primaire, c'est pour la gagner, c'est donc que je veux être le candidat de la gauche en 2012. Et si je le suis, c'est pour gagner l'élection et donc être président de la République et ça, no chance !», promet-il dans l'édition de samedi du JDD. Et de prédire: «Je ne sais pas qui sera le candidat de la gauche en 2012 mais ce sera quelqu'un de très différent de moi». «Je ne suis pas comme ça. Fondamentalement, je ne suis pas un Lider Maximo. Je ne veux pas être ministre non plus», écarte encore l’écologiste.

05.08.2009

attente ....

Ségolène Royal et les 7 inconnues de la présidentielle 2012

La leader socialiste prépare clairement les échéances les unes après les autres ; ce d'autant plus que la présidentielle 2012 compte encore 7 inconnues majeures.

La première inconnue concerne la complexité de l'opinion qui considère que le débat politique actuel est dépassé sans pour autant se déterminer clairement sur les "nouvelles règles".

La seconde est relative au calendrier et aux conditions de sortie de la crise. Les deux volets demeurent imprévisibles à ce jour.

La troisième inconnue affecte le "nouveau spectacle" politique. Chacun perçoit que les repères évoluent vite. Mais il est impossible de déterminer si cette évolution est irréversible ou si l'opinion peut brutalement revenir à des repères plus traditionnels.

La quatrième inconnue est liée à la force du besoin de solidarité dans l'opinion. Le tissu social est réactif. Mais la logique du "moi je" domine. On a "mal à l'autre" mais pas au point de se mobiliser fortement tant que l'on est pas directement concerné.

La cinquième inconnue découle de la situation du PS. Là aussi, le fort de la crise est-il passé ? Les régionales plaident pour une quiétude au moins passagère. Mais qu'en sera-t-il au lendemain des régionales ?

La sixième inconnue nait dans l'état de la concurrence. A la différence de 2007, la droite sera-t-elle éclatée en 2012 ; ce qui changerait très significativement la donne.

La septième inconnue est dans le calendrier présidentiel au lendemain des régionales. De Gaulle a construit une présidence sur l'ambition nationale, Pompidou sur l'industrialisation, VGE sur la libéralisation, Mitterrand sur la protection sociale et Chirac sur le conservatisme : ne pas changer les rouages majeurs faute d'accord pour le mieux. Qu'en sera-t-il de Nicolas Sarkozy au-delà de la fièvre des premiers mois ? A quoi sera associée sa première mandature alors même que la rupture s'éloigne de plus en plus ?

Toutes ces inconnues conduisent à attendre pour que le climat se décante. Aucune lame de fond durable ne s'annonce en effet encore avec sérieux.

03.08.2009

bof!?

·                          La direction du parti s'interroge sur sa capacité à transformer le PS.

À quoi bon ? Les socialistes deviennent fatalistes. Depuis des mois, si ce n'est des années, le PS navigue d'une crise à une autre sans trouver d'issue. À la base, les militants, lassés des divisions internes, doutent. «Ils ne viennent plus aux réunions», rapporte-t-on. Même inertie chez les permanents du parti. «Ils sont comme les militants, raconte un dirigeant. Dès que c'est bien et sympa ils retrouvent de l'envie.» Visiblement, ce n'est pas tout à fait le cas pour l'instant. Alors, même au sommet du PS, on commence aussi à s'interroger sur tout ce temps consacré à changer un parti qui ne bouge plus. Avant la dépression, c'est le coup de blues.

Désabusés, les opposants à la direction ne mènent plus la bataille, mis à part Manuel Valls. De ses vacances, Gaëtan Gorce philosophe et ironise. Le député de la Nièvre fait partie de ceux qui voudraient renverser la table au PS. Il y a renoncé et observe son parti avec amertume. «J'essaie de garder le moral, en soi c'est un exercice difficile… J'essaie de savoir pourquoi cet appareil est insensible aux réformes», explique-t-il. Pour l'instant il demeure «silencieux» mais peut-être que plus tard il tentera à nouveau de se «faire entendre». Ségolène Royal a elle aussi rangé les armes contre Martine Aubry, pour ne pas abîmer davantage le PS.

La «tronche» de l'opposition

Même au sein de la direction du parti, la lassitude affleure. «Je suis là pour aider, mais pas pour mener un combat interne», soupire David Assouline. Ce proche de Vincent Peillon a intégré la direction au printemps, avec d'autres responsables du courant de Ségolène Royal. Investi dans les travaux de rénovation, le sénateur prévient : si le «processus» qu'il veut mettre en place ne voit pas le jour à la rentrée, il «ne restera pas». «Je suis fatigué par ces batailles de chien pour rénover le PS», dit-il. «Depuis 2002, je ne me suis pas arrêté.» S'il ne parvient pas à ses fins, il laissera la première secrétaire Martine Aubry seule à la tâche. Pour mieux la contester ensuite ? «Si le parti n'est pas remis en route, s'il ne retrouve pas un karma positif, je ne vois pas comment on pourra être prêt en 2012», observe-t-il.

Les socialistes se soupçonnent entre eux de faire une croix sur la prochaine présidentielle. L'état du PS les démoralise. «Si la droite était jugée à ses résultats plutôt qu'à la tronche de son opposition, on serait au pouvoir pour cent ans», soupire le porte-parole Benoît Hamon dans un commentaire diffusé sur Internet. Huit mois après le congrès de Reims, le leader de l'aile gauche s'interroge aussi sur sa place dans le parti : n'a-t-il pas perdu sa singularité ?

La plupart des dirigeants socialistes ont deux vies : l'une nationale, l'autre au niveau local. «Ce qui m'intéresse le plus, c'est mon mandat à Rouen», confiait Laurent Fabius il y a quelques semaines. L'ancien premier ministre, allié essentiel de Martine Aubry, souhaite «apporter» ses idées, mais ce n'est pas Rue de Solferino qu'il s'épanouit. Comme beaucoup d'autres.

À Martine Aubry d'entendre le message. «Ce que je fais, c'est gratuit, expliquait Claude Bartolone, l'un des artisans de la victoire de la maire de Lille, avant de partir en congés. Je pourrais bien ne pas être à la direction du PS. Je veux intervenir dans un cadre apaisé.» Lui aussi raconte sa satisfaction d'exercer son mandat local de président du conseil général de Seine-Saint-Denis. Un endroit où tout est tellement plus simple, dit-il.

Les premiers mois de Martine Aubry ont déçu. Ses alliés espèrent la voir changer. Mais elle aussi est en quête de repos. Pendant ses congés, elle a prévu de se faire opérer de son œil, qui la fait toujours souffrir. Elle a déjà assez de soucis en ce moment.

·           L'université d'été du PS se déroulera à La Rochelle du 28 au 30 août.

Pour la dernière fois peut-être, les socialistes ont rendez-vous à La Rochelle. C'est là que se tient leur université d'été à la fin du mois d'août depuis des années. Il est temps d'aller ailleurs, jugent certains : «On n'est pas là ad vitam aeternam. Les traditions sont faites pour être bousculées», pense Emmanuel Maurel, chargé de l'organisation. Mais faute de temps, il n'a pas été possible de changer dès cette année.

Sur le programme, l'édition 2009 s'annonce «plus ouverte», plus «studieuse» mais aussi plus «festive» que les précédentes. À voir. Les responsables des autres partis de gauche ont été invités. Mais, mauvais signe, la présence de leurs ténors n'est pas assurée. Côté PS, Martine Aubry, comme première secrétaire, et Ségolène Royal, comme présidente de la Région, ouvriront ensemble les travaux le vendredi 28 août. Les organisateurs ont prévu une fête militante le samedi et un festival du film politique. La maire de Lille conclura dimanche.

Sur le papier, tout pourrait bien se dérouler. Mais les socialistes, en réalité, n'attendront pas La Rochelle pour faire leur rentrée. Vincent Peillon et le courant l'Espoir à gauche (qui avait soutenu Ségolène Royal au congrès) organisent leurs propres «ateliers d'été» à Marseille les 21 et 22 août. Ils comptent réunir des personnalités venues de tous les partis de gauche et du centre : notamment Daniel Cohn-Bendit pour les écologistes et Marielle de Sarnez pour le MoDem. De quoi agacer la direction, qui accuse Peillon de ne pas jouer «collectif».

Le lendemain, le 23 août, Arnaud Montebourg organise comme chaque année sa fête de la Rose à Frangy-en-Bresse. Le porte-parole du PS Benoît Hamon, hostile à l'alliance au centre est son invité. Pour ne pas laisser la primeur aux quadras, Martine Aubry envisage de faire sa rentrée avant eux.

Plus sages, les autres figures du PS attendront septembre pour organiser leur raout. Bertrand Delanoë veut réunir ses amis le 26 septembre. François Hollande a prévu un séminaire de travail le même mois à Périgueux. Début octobre, Ségolène Royal organise des «ateliers participatifs». Au PS, on réfléchit à la rénovation du parti, mais chacun de son côté.

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