20.06.2009
primaire
Liberation
Obama l’a fait, Montebourg en rêve. Pour le député socialiste, c’est clair, le renouveau du PS passe par les primaires. Mercredi soir, donc, Arnaud Montebourg a remis à Martine Aubry un rapport sur le nouveau mode de désignation du candidat socialiste (ou de gauche) à l’élection présidentielle de 2012. Il y plaide pour des «primaires ouvertes» à toutes les formations et sympathisants de gauche, avec un calendrier à la clé et un argumentaire pour convaincre qu’il est «urgent de décider». Ce que ne veut pas croire la première secrétaire qui, vendredi, a préféré botter en touche : «C’est un sujet important», a-t-elle relevé sur RMC, mais la priorité est ailleurs : «Aujourd’hui nous sommes en pleine crise, donc moi je souhaite d’abord que les socialistes disent aux Français ce qu’ils veulent comme autre société.»
Le groupe de travail mis en place autour d’Arnaud Montebourg, secrétaire national du PS chargé de la rénovation, et Olivier Ferrand, président du think tank Terra Nova, proche des socialistes, dresse un état des lieux affligeant : un «projet dépassé», une crise du leadership à gauche et des «alliances en friche». Pour redonner de l’allant à la machine, il propose donc des primaires ouvertes (aux sympathisants de gauche ou, à défaut, aux sympathisants socialistes), qui permettront de «donner la plus grande dynamique politique au vainqueur». «C’est une nécessité absolue pour gagner. Nous sommes en effet minés par nos divisions, là où la droite a fait l’unité derrière Nicolas Sarkozy», insistent les auteurs. Il s’agit donc, pour eux, de construire «une implacable machine à rassembler».
«Charte». Concrètement, il s’agit de sélectionner les candidats à l’Elysée, lors d’«éliminatoires» étalés sur six mois, entre janvier et juin 2011. Les électeurs sont les sympathisants qui adhèrent à une «déclaration de principes, inscrite dans la charte de la primaire», moyennant une faible contribution de un ou deux euros. Ils sont appelés à faire leur devoir un dimanche, dans «des tentes à primaires» (les bureaux de vote) situées «devant des bâtiments publics et officiels». Les candidats, eux, sont soumis à «un système de parrainage peu restrictif», avec les signatures de grands élus (membres de la direction du PS, parlementaires…) ou de militants. Les personnalités amenées à concourir sont «les principaux responsables politiques du parti, les personnalités qui se sont construites une légitimité sur la qualité de leur travail parlementaire, leur expérience politique locale, leur popularité militante». Elles sont sélectionnées lors d’un premier vote dans dix départements, où ne seraient qualifiés que les candidats ayant dépassé 5 % des votants, puis dans 20 départements (seuil porté à 10 % des votants), et enfin lors d’un troisième tour dans les départements restants, avec un seuil de 15 %. C’est à ce stade que débuteraient véritablement les primaires avec un scrutin uninominal à deux tours au plan national. Pour cicatriser d’éventuelles plaies post-bagarre électorale, il est aussi prévu «l’organisation d’un congrès extraordinaire de désignation du candidat, dont le déroulé, la scénographie, la symbolique, sont pensés pour assurer le rassemblement des vaincus au vainqueur».
«Porte-à-porte». C’est sur cette dynamique que compte Arnaud Montebourg pour que, comme l’a fait le président des Etats-Unis, militants et sympathisants portent activement et leur candidat et son projet : la «mobilisation est principalement assurée par une campagne militante de porte-à-porte […] selon les méthodes expérimentées par Barack Obama dans sa campagne.» Un Obama érigé en modèle depuis qu’Arnaud Montebourg et Olivier Ferrand ont rencontré son staff de campagne en mars à Washington. Reste maintenant à convaincre les socialistes et leurs alliés de la pertinence du système.
09:09 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.06.2009
rénovation ...???
Liberation
Pas un simple ravalement de façade mais un grand ménage du sol au plafond de la maison PS. Depuis leur déroute électorale de dimanche, les socialistes pressent leur première secrétaire de tout changer: cap, équipe, rassemblement, mode de désignation du candidat, etc. «Ce qu’il faut faire c’est des propositions tous azimuts, au sommet, à la base, au milieu» pour que «cent fleurs jaillissent», a lancé Laurent Fabius. «Pas de rafistolage mais de vrais changements», a renchéri Pierre Moscovici.
Faut-il en déduire pour autant que le PS a «fermé la boîte à gifles» pour ouvrir «la boîte à idées», comme l’a certifié Jean-Christophe Cambadélis? Chacun y va, en tous cas, de ses suggestions pour engager la refondation du parti.
Une «nouvelle gouvernance»
Dès la semaine prochaine, un nouvel organigramme doit être mis en place à Solférino. Forme de shadow cabinet allégé - autour d’une quinzaine de personnes - et rajeuni. Parmi les «quadras et les quinquas», Moscovici devrait faire son entrée dans la direction. Le député Jean-Louis Bianco a, de son côté, souhaité voir émerger «la génération d’après, pas les quinquas, pas les quadras, les gens de trente ans». Tandis que Manuel Valls, autre proche de Ségolène Royal, ne voit «pas de raison que Vincent Peillon, [lui] ou d’autres participent à la direction».
Aubry envisage une instance avec «des grandes figures» comme Bertrand Delanoë, Laurent Fabius, François Hollande et Royal. Celle-ci s’est aussi vue confier la vice-présidence de l’Internationale socialiste pour «aller porter le message du PS français dans le monde.»
Des Etats généraux du renouveau
Pour nombre de socialistes, le changement de logiciel passe par un grand-rendez-vous du PS avec la société: 11 parlementaires et cadres demandent ainsi la tenue, pour la rentrée, d’«Etats généraux du renouveau» avec adhérents, sympathisants et société civile, afin de «définir une alternative».
Parmi les signataires, Arnaud Montebourg, Christophe Caresche, Aurélie Filippetti, Gaëtan Gorce, l’écologiste Géraud Guibert. Gorce et Filippetti veulent en particulier que la «rénovation» soit confiée, non pas à «l’appareil» mais «à nos militants et sympathisants»: ceux-ci fixeront «les étapes et grandes lignes d’un nouveau projet qui intègre l’exigence sociale aux exigences économique et écologique». Filippetti, proche de Royal, appelle à mettre à l’ordre du jour une série de sujets: «environnement, éducation, sécurité, Europe».
Pour sortir «des commissions Théodule, comités truc, conventions thématiques», Bianco prône «une démarche participative» qui redonnerait «tout de suite la parole» aux militants.
De ces états généraux qu'ils voudraient étendre à toute la gauche, Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann, de l’aile gauche du PS, préconisent de dégager «des thèmes fondateurs en vue de la mise au point, avant mi-2010, d’une charte pour la présidentielle, ambitieuse et novatrice».
A gauche, une «maison commune»
Sur quel socle bâtir une «maison commune» de la gauche, comme la nomme Aubry? Régulièrement évoqué, un rapprochement avec le Modem semble moins d’actualité. Ce qui n’est pas pour déplaire à Fabius: «les élections ont tranché», le parti de François Bayrou s’étant effondré aux européennes.
Après leur percée, les écologistes, par contre, sont nettement plus courtisés. L’ex-Premier ministre propose ainsi un «rassemblement de la gauche et des Verts». Selon Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS, «l’alternative ne peut se faire que par une alliance entre l’ensemble des forces de gauche et des écologistes». Pour Michel Sapin, il s’agit de «repenser complètement notre dialogue avec les forces de gauche en particulier avec les Verts».
Sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb note tout de même que «Cohn-Bendit, qui propose de rassembler toute la gauche et le Modem, occupe la place centrale que devrait occuper le leader du PS».
Resté porte-parole, Benoît Hamon entend rester pour «oeuvrer» au «rassemblement de la gauche» avec notamment écologistes et communistes en vue de 2012. Et le duo Quilès-Lienemann appelle les «organisations de gauche et écologistes» à la création rapide d’«un comité national pour un nouveau Front Populaire» en y associant clubs, associations et mouvements syndicaux.
Des primaires en vue de 2012
Voilà le dossier remis sur le haut de la pile: plusieurs socialistes, d’Arnaud Montebourg au pôle écologique, en passant par Moscovici, Filippetti et Gorce, prônent ainsi la tenue de primaires pour désigner le candidat à la prochaine présidentielle. Fausse solution pour le fabiusien Guillaume Bachelay: «quand on s’est pris un grand coup de bambou, on cherche un sésame»... la primaire. «Outil de fabrication du projet et de la sélection du candidat», et même clé pour gagner, défend Arnaud Montebourg, qui pilote une commission sur la question.
A condition donc, d’opter pour des primaires «ouvertes». Voire «doublement ouvertes», argumente Vincent Peillon, pour «permettre à l’ensemble des sympathisants de gauche et non aux seuls adhérents du PS» - comme en 2006 - «de participer au processus de désignation» mais aussi «de faire concourir des candidats de toutes les formations de gauche».
S’il n’est pas question de «lancer le processus avant les régionales», l’eurodéputé recommande d’en acter le principe «sans tarder». Au départ guère enthousiaste, Aubry s’est résolue, au conseil national, à proposer une «réflexion» sur ce sujet «qui ne peut être traité à la légère comme un gadget». Pour le calendrier, Moscovici qui vient de lancer une pétition «pour l’organisation de primaires» afin d’«ouvrir les portes et les fenêtres», suggère de les «organiser en juin ou septembre 2011». Lienemann et Quilès avancent début 2011.
09:43 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.04.2009
convocation
Assemblée Générale des 4 sections d'Amiens, le Mardi 28 Avril, à 18h
MARDI 28 AVRIL 2009 à 18 heures Grande Salle Place Dewailly à Amiens Ci-joint l'ordre du jour
Cher(e) Camarade et Ami(e),
Pour marquer l'unité des Socialistes d'Amiens et de son agglomération, nous avons décidé de tenir une Assemblée générale commune un an après les victoires de la Gauche à Amiens et dans le département de la Somme le :
MARDI 28 AVRIL 2009 à 18 heures
Grande Salle Place Dewailly à Amiens
Nous te proposons l'ordre du jour suivant :
1 - Présentation de la campagne pour les élections européennes : Philippe Casier.
2 - Présentation et organisation du Comité de ville : Francis Lec.
3 - Présentation et organisation du Comité d'Agglo : Mohamed Boulafrad.
4 - Un an après, la politique de la Gauche au Conseil général de la Somme : - Christian Manable, président du Conseil général.
5 - Un an après, la politique de la Gauche à la Mairie :
Intervenants :
- Thierry Bonté, vice-président chargé des transports.
- Gilles Demailly, maire d'Amiens, président de la Communauté d'Agglomération. - Valérie Wadlow, adjointe au maire chargée de l'urbanisme.
6 - Débat
7 - Clôture des travaux : Nicolas Dumont, 1er secrétaire fédéral.
8 - Pot de l'amitié.
Compte tenu de l'importance de cette Assemblée générale, nous comptons naturellement sur ta présence.
Très cordialement.
Francis LEC Mohamed BOULAFRAD
Président du Comité de Ville Président du Comité
D'Amiens Métropole
07:15 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.04.2009
une bien triste histoire
Le Figaro
Le maire d'Hénin-Beaumont placé en détention
J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP et AP
10/04/2009 | Mise à jour : 08:00 | Commentaires 23 | Ajouter à ma sélection
Gérard Dalongeville, maire PS d'Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, est notamment accusé de «détournement de fonds publics». Son ancien premier adjoint ainsi qu'un entrepreneur local ont aussi été écroués.
Le maire PS de Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, Gérard Dalongeville, a été mis en examen et écroué jeudi pour son implication présumée dans un système de fausses factures qui pourraient atteindre quatre millions d'euros. L'édile local est sorti sous escorte policière du palais de justice de Béthune vers 21h30, deux heures après le début de son audition par un juge des libertés et de la détention.
Interpellé mardi matin à son domicile, il avait d'abord été placé en garde à vue pendant 48 heures et mis en examen jeudi pour détournement de fonds publics, faux en écriture et favoritisme. Son ancien premier adjoint chargé des finances de 2001 à 2008, Claude Chopin, ainsi que l'éditeur du bulletin municipal de la commune «Le journal du pays», en liquidation judiciaire, Guy Mollet, ont également été mis en examen pour les mêmes chefs et placés en détention provisoire. Les trois hommes, qui, selon le parquet, «n'ont pas apporté d'explications précises» aux faits qui leur sont reprochés, lors de leurs auditions, encourent chacun dix ans de prison et 150.000 euros d'amende.
L'enquête, lancée en juin 2008 par la section financière de la Police judiciaire de Lille, a mis au jour un système de fausses factures établies entre 2006 et 2008 au bénéfice de sociétés qui n'ont jamais honoré les prestations correspondantes. Ces factures, dont le montant a été provisoirement établi à 900.000 euros mais qui pourrait atteindre pas moins de quatre millions d'euros, ont été «avalisées» par Dalongeville et Chopin, selon le parquet de Béthune. Par ailleurs, Guy Mollet, un homme d'affaires local éditeur du bulletin municipal, a bénéficié de voyages privés en avion-taxi, notamment au Luxembourg, réglés par la mairie d'Hénin via l'établissement d'autres fausses factures. «L'enquête tend plutôt vers la thèse de l'enrichissement personnel», selon la procureure de la République de Béthune, Brigitte Lamy. Les enquêteurs ont découvert dans le bureau de Gérard Dalongeville à la mairie 13.000 euros en liquide, placés dans un coffre-fort dissimulé dans un mur, pour lesquels il n'a fourni aucune explication. L'élu avait fait savoir mercredi, par la voix de son avocat, qu'il réfutait toute accusation d'enrichissement personnel.
Epinglé pour sa gestion dispendieuse
Epinglé à plusieurs reprises depuis 2003 pour sa gestion dispendieuse, le maire a récemment fait les frais d'un nouveau rapport accablant de la Chambre régionale des comptes (CRC) du Pas-de-Calais, ce qui lui vaut d'être menacé de suspension par le préfet. «La décision n'a toujours pas été prise», a fait savoir jeudi la préfecture du Pas-de-Calais.
À l'époque dissident du PS, Gérard Dalongeville avait conquis la mairie d'Hénin-Beaumont en 2001 face au sortant socialiste. Il a été réélu en 2008 face à Marine Le Pen (FN) à la tête d'une liste constituée avec le Parti socialiste, qui l'a ensuite réintégré. Lundi soir, la fédération PS du Pas-de-Calais s'est réunie dans l'urgence et a voté l'exclusion du maire d'Hénin-Beaumont ainsi que de plusieurs autres responsables socialistes locaux. Gérard Dalongeville avait fait voter lundi le retrait des délégations de sa première adjointe socialiste, Marie-Noëlle Liennemann, et d'un élu communiste, qui avaient refusé de voter son budget.
09:29 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.03.2009
Un histoire simple ...
Quand le réseau marche ….
Ludmilla est d’origine polonaise et élève seule ses 3 enfants, elle vient de terminer un contrat de 2 ans dans une structure d’insertion comme agent d’entretien, depuis février , elle a rejoint pole emploi .Connaissant sa situation , j’avais entré Ludmilla dans les fichiers de mon association de service à la personne .
Nous avons déjà travaillé pour renforcer les compétences de Ludmilla en français et en informatique, nous nous sommes mis en relation avec l’association Femmes en Mouvement.
Ludmilla suit des cours de le mardi et le jeudi.
Nous avons abordé l’aspect professionnel. Administrateur d’un établissement secondaire, j’ai effectué une mise en relation entre notre charmant gestionnaire et Ludmilla, elle fera 2 heures de ménage tous les vendredi..
Au sein de mon association, nous sommes soucieux du devenir professionnel de nos collaborateurs et nous travaillons l’aspect formation et insertion. Ludmilla avait manifesté le souhait d’évoluer vers les métiers de l’hôtellerie ou de la restauration, nous avons rencontré Brigitte, responsable d’un hôtel et Ludmilla commencera un stage professionnel à partir de lundi .
Le parcours de Ludmilla n’est pas terminé mais la maison se construit au jour le jour ….Le réseau a merveilleusement bien fonctionné ; à chaque question , une personne ou une association a apporté un début de solution .
Et nous que pouvons nous apporter et pour qui ???????,.
Jean Rivera
08:07 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.03.2009
remerciements
Mesdames, Messieurs, Cher(e)s Camarades,
Vous avez été très nombreux à me témoigner votre sympathie ou à vous associer aux pétitions locales et nationales de protestation concernant le mode d’élaboration des listes du Parti socialiste pour la prochaine élection européenne.
J’ai été particulièrement touché et ému par l’ampleur de cette solidarité provenant de tous horizons intérieurs au PS, mais aussi très largement au-delà et de partout en France et en Europe.
J’en tire un inestimable réconfort devant le travail accompli dans la « lointaine » Europe, infiniment plus visible et reconnu que par le passé.
Pour autant, mon éviction est profondément anecdotique au plan personnel. Nul mandat électif n’a vocation à constituer une rente personnelle et il faut accepter que notre parti puisse reprendre un mandat qu’il vous a attribué, même si l’on peut en nourrir un sentiment d’injustice.
Il ne fait nul doute que parmi les futurs nouveaux élus, il se trouvera des talents et des consciences pour effectuer pleinement un mandat de Député européen de plus en plus important pour la vie quotidienne de nos concitoyens et qui suppose un investissement total.
Les cimetières étant remplis de gens indispensables, c’est au plan politique et au plan collectif que la constitution de nos listes me paraît particulièrement préoccupante.
- Pour notre Région d’abord, l’Aquitaine, qui sera particulièrement sous représentée puisqu’à l’UMP comme au PS, les deux premières places de la liste du Grand Sud Ouest sont occupées par des candidats de Midi-Pyrénées.
J’ai personnellement mal vécu l’intervention de Dominique Baudis sur TV7 Bordeaux reprenant à son compte les dossiers de la LGV Atlantique et du Pôle aéronautique et spatial avec un tropisme toulousain qu’il partagera évidemment avec les deux premiers élus de notre liste.
Il est clair que cette situation augure mal de la limitation de la circulation des poids lourds sur la façade atlantique et de la consolidation de notre industrie aéronautique, dans une période de crise où l’on se disputera chèrement les entreprises et les emplois industriels.
- Par ailleurs, après les départs volontaires de certains de nos camarades parmi les plus expérimentés (Martine Roure, Anne Ferreira, Catherine Guy Quint, Michel Rocard…) impliqués dans des Commissions parlementaires particulièrement importantes, je crains que le réinvestissement socialiste français ne soit laborieux et ne puisse se traduire avant longtemps par une position d’influence politique forte et incontestée dans de nombreux domaines, à l’exception des affaires économiques où Pervenche Beres a heureusement été maintenue.
La Fédération socialiste de la Gironde, 5ème de France, dans un département qui constitue le 1er réservoir électoral de la circonscription, a décidé par un vote massif de son Conseil Fédéral, de ne pas organiser le scrutin du 12 mars en signe de protestation légitime.
J’aurais personnellement préféré, par principe et comme beaucoup, l’organisation d’un scrutin. Mais le retentissement considérable de cette décision, tout autant que le risque de dilution des votes dans la grande région et surtout, pour ce qui me concerne, la répugnance à voter contre des camarades irréprochables comme Kader Arif ou Françoise Casteix, en font probablement la moins mauvaise des solutions à défaut d’être la plus satisfaisante.
Il ne fait nul doute que le 12 mars, la liste présentée par Solférino, naturellement soutenue par les Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon sera ratifiée.
Ce soulagement d’un jour ne sera satisfaisant qu’à la condition que le vote interne du Parti Socialiste recèle un succès électoral le 7 juin.
Dans tous les cas, la Gironde et l’Aquitaine, qui pouvait y prétendre par la visibilité de ma candidature et par mon implantation locale ancienne, ne seront pas dans la meilleure posture pour y apporter leur concours et pour garantir leurs intérêts à Bruxelles.
C’est la raison pour laquelle votre mobilisation au-delà de l’appartenance à un parti politique et des sensibilités internes constitue un acte politique fort et témoigne d’un sain rassemblement afin que le Parti Socialiste cesse de s’abîmer dans des querelles de clans et de chefferies qui troublent son message politique et représentent un enjeu dérisoire vis-à-vis des attentes et des impatiences de nos concitoyens dans une période particulièrement inquiétante de crise économique et sociale.
Je tenais, par ce courrier, à vous remercier et à vous encourager à démultiplier la mobilisation en cours au-delà de toute considération de personne.
La Fédération de la Gironde a su faire entendre une voix forte et collective en France.
Gilles Savary
07:36 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.03.2009
c est la joie !
On touche le fond». Les mots du député européen de Gironde Gilles Savary donnent une idée du malaise au PS. Du moins chez certains élus, principalement locaux, après la constitution des listes pour les européennes. Savary fait partie de ces sacrifiés, ces sortants sortis par la direction du PS. Il dénonce un parti «au discours schizophrène sur l’Europe. On assène des leçons puis on considère le Parlement européen comme un mandat d’attente, un lot de consolation ou une récompense de congrès…»
On croyait le Parti socialiste sorti des affres du congrès de Reims avec l'entrée des royalistes dans la direction. Il n’en est rien. Le malaise est là, de nouveau. Avec le maire de Lyon Gérard Collomb en fer de lance de la fronde. Sur son blog, il a publié un texte (critiqué localement) pour dénoncer les décisions des «camarades de la direction, souvent juge et partie», et une démocratie bafouée. Lui voulait imposer pour la liste Sud-Est son candidat, maire de la mairie du 3e arrondissement de Lyon. On lui colle Vincent Peillon, royaliste… comme lui. Mais certains attelages de Congrès se brisent dans de telles circonstances.
«Avant que ça ne dégénère...»
On compte parmi les premiers signataires plusieurs présidents de région: Jean-Jacques Queyranne (Rhônes-Alpes), Jean-Yves Le Drian (Bretagne), Jean-Paul Denanot (Limousin) ou François Patriat (Bourgogne). Strauss-kahnien d'origine, soutien de Moscovici pour le Congrès, il appelle les militants de Bourgogne - qui doivent comme tous les autres se prononcer le 12 mars sur la constitution des listes - à voter contre. «Avant que ça ne dégénère, je dis que si on continue à régler les choses en fonction des courants issus du congrès de Reims, on va vers de graves désillusions», avertit François Patriat. J’ai le sentiment d’avoir à légitimer le sort d’une partie de poker entre quelques-uns».
Gilles Savary n’a pas de mots assez durs pour qualifier «la méthode» de la direction. «C’est un fonctionnement en bande, en tribu qui prévaut». «C’est un verrouillage d’appareil comme on en a rarement vu», tonne Malek Boutih, royaliste, comme le député européen de Gironde. «C’est un parti qui fonctionne autour d’un groupe de quatre-cinq personnes, comme si on était un groupe d’extrême gauche, qui ne cherche pas de compromis, qui croit que le passage en force est une méthode».
Savary: «Peillon m’a clairement immolé»
Le député européen de Gironde n’oublie pas son camarade Peillon, à ses yeux en partie responsable de son sort: «Il m’a clairement immolé, il m’a descendu»… «Peillon, ils l’ont pris à la gorge en lui disant qu’il n’avait pas le choix. La direction a joué des lâchetés, des peurs des uns et des autres», analyse Boutih. Et Aubry ? «Elle m’avait assuré que j’étais dans son carré d’as de quatre sortants, glisse Savary. Aujourd’hui, alors que c’est chaud, elle est, au moment où je vous parle, au Maroc! Ça doit être ça faire de la politique autrement». Il continue sa diatribe: «Martine Aubry a bétonné le Nord, puis laissé quelques petits marquis se servir dans le reste de la France. Le parti se décompose».
Plus froidement, le président de la communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse, lui aussi royaliste et signataire du texte, décrit «un malaise assez profond, une déconnexion entre la direction et les territoires locaux. On retrouve le pire des anciennes règles du parti. Sur Savary, c’est hallucinant. On "blackboule" l’un des meilleurs députés européens».
«On touche au cœur du fonctionnement d’un parti: les élections»
Le malaise serait donc profond. «Ce qui se passe, ce n’est pas la reformation de la ligne claire (grands élus de province auteurs d’une contribution pour le congrès ndlr), ce serait caricatural», selon Vincent Feltesse. «Ce n’est pas qu’une révolte des gros barrons», confirme Malek Boutih, qui pointe ceux qu’il dénonce comme responsables: «Aubry, Cambadélis, Bartolone et Lamy, voilà le quatuor (qui décide). Le but : essayer un passage en force pour 2012, au bénéfice de Martine Aubry».
Grippé, l’appareil socialiste serait au plus mal: «Ce système de verrouillage fissure de l’intérieur le parti, selon l’ex-président de SOS-racisme. La réalité, c’est qu’on touche au cœur du fonctionnement d’un parti: les élections. On touche au seul point qui reste commun aux socialistes».
08:39 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.03.2009
Gilles Savary
Contre toute probabilité, le Parti Socialiste ne m’a finalement pas investi en position éligible sur la liste de ma circonscription européenne du grand Sud-Ouest. Il n’y a pas dans ce non-événement matière à compassion, spécialement à une époque où nos compatriotes sont confrontés à des problèmes et à des difficultés autrement graves et angoissantes.
Mais à en juger par le nombre de réactions stupéfaites et interrogatives qui m’ont été adressées, il apparaît que les mieux informés et les plus sagaces observateurs n’ont pas idée de la façon dont fonctionne un grand parti de gouvernement dans la France en crise de ce début de siècle…
A cet égard, la relation de mon éviction ne sera pas inutile à leur culture générale et accessoirement, à un minimum de transparence démocratique.
Jusqu’à la réunion du « courant » Royal, ce vendredi fatal du 27 février dans un sous-sol de l’Assemblée Nationale, l’hypothèse la plus robuste était que je figure en 3ème position de la liste du grand Sud Ouest.
Les deux premières places devaient -et sont finalement revenues- à Kader Arif, proche de Bertrand Delanoë, et Françoise Castex proche d’Henri Emmanuelli, tous deux de la région Midi Pyrénées.
La Région Landeguoc-Roussillon s’était résolue à ne pas revendiquer cette 3ème place, au nom de mon bilan de Député sortant et des fonctions d’influence que je pouvais apporter au Parti Socialiste français et à la France au sein du Parlement Européen : une Présidence de Commission, une vice-présidence du Parlement ou une coordination PSE.
C’était précisément le sens de ma candidature, après 10 ans d’un investissement politique opiniâtre dans les domaines des Services Publics et des transports, bien identifié au Parlement Européen, en France, et même au-delà…
Ségolène Royal avait imprudemment déclaré au journal Sud-Ouest que je figurerai en position éligible dans ma région.
Martine Aubry m’assurait que mes états de service et l’atout que je représentais au Parlement Européen me plaçaient dans son « carré d’as » des reconductibles… A l’exception des amis de Benoît Hamon, des personnalités de divers horizons du Parti Socialiste ont spontanément « mouillé la chemise » en ma faveur : Pierre Moscovici, Bernard Poignant, Harlem Désir, Catherine Guy-Quint, Martine Roure et d’autres encore.
Tous les Parlementaires girondins, sans exception ni considération de sensibilité, se sont solidarisés avec la Fédération Socialiste de la Gironde pour m’apporter leur appui, au nom de mon implantation dans le Département le plus peuplé de la circonscription.
Au sortir d’un Congrès saignant, j’étais le Député européen socialiste le plus consensuel.
Au bout de la procédure de désignation interne, je suis un sortant sorti !
Que s’est-il passé ?
Crédité de 6 candidats en position probablement éligible, le « courant » de Ségolène Royal animé par Vincent Peillon, François Rebsamen, David Assouline et Manuel Valls éprouvait des difficultés à reconduire Vincent Peillon à une position qui convint à son rang éminent.
Elu en 2004 dans la circonscription du grand Nord, Martine Aubry, leader du Parti Socialiste et maîtresse des lieux, l’avait excommunié, refusant catégoriquement de l’y reconduire, considérant qu’il avait quitté la région en 2008 et qu’il ne pouvait être question que le Nord supportât un candidat du clan Royal après que ce dernier l’ait accusé de fraude électorale au Congrès de Reims.
C’est la jachère de Peillon qui allait m’être fatale, par l’un de ces obscurs télescopages d’appareil qui échappent au commun et que l’on travestit généralement de déclarations fraternelles et unionistes en diable !
Vincent Peillon lorgnait une délocalisation en tête de liste de la circonscription Rhône-Alpes / PACA.
Mais pour l’obtenir, il lui fallait circonvenir Gérard Collomb, le puissant Maire de Lyon, par ailleurs leader politique de la motion Royal au Congrès de Reims, qui refusait la perspective d’un parachutage.
Pour contourner l’obstacle Collomb, il fallait à Peillon des alliés au sein du clan Royal.
Tous comptes des voix militantes effectués, il décidait de payer cash le soutien de Jean-Noël Guérini, patron des Bouches-du-Rhône, contre l’investiture en position éligible d’une personnalité extérieure au Parti Socialiste, Karim Zeribi.
Il lui fallait aussi le concours du Languedoc Roussillon qu’il allait monnayer en donnant la 3ème place de la circonscription du Sud-Ouest à Eric Andrieu, 1er secrétaire fédéral de l’Aude, au prix…de mon éviction.
Après en avoir obscurément infusé le scénario pendant la semaine, Vincent Peillon pouvait réunir le « courant » Royal quelques heures avant la Commission Electorale du PS et sa Convention du samedi 28 février, pour faire avaliser cette savante manœuvre d’appareil par une salle étroitement verrouillée par les Marseillais et les Languedociens.
Gérard Collomb, réalisant le piège monté contre lui, ne pouvait que constater le décès de la « Ligne Claire », par retournement de Guérini qui en constituait, depuis le Congrès de Reims, l’un des piliers politiques.
Le « courant » Royal éclatait ce vendredi 27 février, avant celui de Bertrand Delanoë le 1er mars…
Comme il se doit, Martine Aubry n’avait plus qu’à célébrer la messe d’un Parti Socialiste « fraternellement » réuni le temps d’un Convention mortifère à la Mutualité. Loin, bien loin des préoccupations des Français, de l’Europe, de l’influence de la France, du travail et du mérite des sortants, de la crise sociale, de l’avenir du Monde et des conséquences de notre insoutenable indifférence européenne…
Ce qu’il faut retenir de cette histoire, c’est qu’au Parti Socialiste, ce sont des coalitions obscures d’apparatchiks et de féodaux qui en imposent désormais aux grands leaders optiques du Congrès de Reims, confondants d’impuissance… !
Un autre enseignement que je livre à l’attention des futurs Députés européens socialistes, c’est qu’à de très rares exceptions près, on ne peut pas être un Parlementaire européen conséquent et prétendre durer. Tout simplement parce que l’un dépend de la présence en Commissions Parlementaires à Bruxelles, et l’autre d’un incessant grenouillage au siège du Parti, les mêmes jours, les Mardi et Mercredi…Etre en Cour à Paris signifie l’insignifiance à Bruxelles et vice et versa… Du coup, les Français subissent l’Europe, laissant à d’autres le soin de la faire.
Si l’on me demande pourquoi j’ai résolument choisi, au risque de me tromper d’attelage, la rénovation du PS et de nos mœurs politiques depuis 2006, la Convention de désignation à l’élection européenne m’a donné matière à l’illustrer et à me conforter dans cette voie risquée et incertaine.
« Sans haine ni violence » comme disait Spaggiari.
Mais en toute liberté.
07:55 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.02.2009
Vincent Peillon
Animateur du courant Royal, Vincent Peillon, intellectuel rompu aux rouages du PS, semble de plus en plus jouer pour son propre compte. Et n'exclut rien pour 2012...
Inconnu en 2004, élu en 2008. Depuis la victoire de Barack Obama, beaucoup, au PS, aimeraient jouer aux candidats surprise. Ce rêve, Vincent Peillon le caresse aussi. "Il ne veut plus être le simple porte-valise, celui qui donne des idées et écrit des discours, hier pour Lionel Jospin, aujourd'hui pour Ségolène Royal, raconte son vieux complice, le député Pascal Terrasse. Il est temps qu'il pense à d'autres fonctions." Un proche complète: "Vincent prépare la présidentielle de 2012, c'est net et précis."
De retour d'un meeting pour les européennes, dans les Yvelines, en ce jeudi soir de février, l'intéressé botte mollement en touche: "Je ne veux pas rallonger la liste des prétendants, bien trop nombreux."
La voiture file sur l'autoroute. On aperçoit, au loin, la tour Eiffel avec ses nuées de loupiotes. Il ajoute: "Je n'exclus rien. On verra en 2011. Aujourd'hui, je suis candidat au travail pour donner à la gauche les outils afin qu'elle revienne durablement au pouvoir."
Une chose est sûre: l'officier Peillon prend de plus en plus ses distances avec la générale en chef Royal, qu'il avait fidèlement soutenue après la présidentielle, quand d'autres l'abandonnaient la campagne à peine terminée.
En privé, confient ses interlocuteurs, Peillon n'a pas aujourd'hui de mots assez durs pour qualifier la Poitevine: au mieux, "irrationnelle" ou "imprévisible", au pire "demi-dingue" ou "folle". L'attitude de son ex-championne l'irrite: il trouve ses initiatives tous azimuts agaçantes. Son livre, Femme debout, est jugé "très personnel", et sa démarche, pas assez concertée. Or, depuis le congrès, Peillon veut jouer les chefs d'orchestre du courant E, celui de Ségolène Royal et de ses alliés, réuni dans l'association Espoir à gauche. Il la structure d'une façon pyramidale, avec des représentants départementaux et régionaux - pas vraiment une méthode "participative".
"C'est un serpent, il trahit toujours"
Les royalistes pure souche tiquent en voyant l'eurodéputé tisser ainsi sa toile, sous couvert de collectif. Certains proches de l'ex-candidate à l'Elysée, qui se plaignent d'avoir été éjectés des instances du PS, mettent directement en cause Peillon, à qui Ségolène Royal avait délégué une partie de l'attribution des postes dans l'appareil.
"Au conseil national, le parlement du parti, nous avons le même nombre de représentants que les amis de Julien Dray, alors que nous pesons plus", s'étrangle un jeune cadre. Dans les conseils fédéraux, mêmes complaintes. Les anciens du NPS, courant créé par Peillon, Montebourg et Dray en 2002, connaissent mieux les rouages du PS et se sont souvent arrogé les postes clefs (trésorier, élections...).
Roulerait-il donc pour lui? "Il cherche à faire une OPA sur le courant Royal, c'est clair", décrypte un strauss-kahnien. Face aux aubrystes, Vincent Peillon ne manque pas une occasion de se poser en chef de meute: en décembre, il défend Julien Dray quand Ségolène Royal le lâche ; en février 2009, il exige des discussions collectives avec Martine Aubry sur une éventuelle ouverture du secrétariat national aux royalistes. Fustigeant tout débauchage individuel, il a traité le député Christophe Caresche, un temps pressenti pour entrer dans la direction, de "Besson du PS». Colère de l'élu parisien, qui s'était allié aux royalistes lors du congrès : "Je ne suis pas sa propriété, Peillon s'est saisi de ma nomination pour créer un rapport de force avec Martine Aubry."
Royal se méfie de lui
Derrière l'intellectuel, auteur de livres sur les républicains et fin connaisseur de l'histoire des idées politiques, se cache un redoutable homme d'appareil. Qui sait également se montrer conciliant avec Martine Aubry et ses alliés, ceux-là mêmes qu'il qualifiait, pour certains, de "malfaisants" voilà encore six mois. "Il est solidaire avec le PS, apprécie la fabiusienne Laurence Rossignol, secrétaire nationale à l'environnement. Il ne joue pas contre son camp."
Il est vrai qu'il est aussi en lice pour obtenir une tête de liste européenne. Devant les militants, Peillon explique : "Reims, c'est terminé. Les socialistes ne peuvent pas passer leur temps à se chamailler. C'est politiquement inefficace et personnellement débilitant." L'animateur du courant Royal ne veut pas se couper de la famille socialiste ralliée à Aubry, afin de ne pas s'éloigner du centre de gravité du parti. Utile, le moment venu.
Evidemment, Ségolène Royal n'est dupe de rien. "Elle se méfie de lui", note un membre du conseil politique de l'ex-candidate. Elle n'est pas la seule. "Peillon est un serpent, répète à ses amis François Hollande. Avec lui, c'est tout pour sa gueule. Vous verrez, il trahira Royal. Il trahit toujours." Si l'on juge de l'avenir d'un responsable politique au nombre de critiques qu'il suscite, quelques espoirs lui sont permis... Mais Vincent Peillon n'a pas le rapport fusionnel aux foules d'une Royal. Il manque d'ancrage local. Serrer des mains au marché n'est pas son genre de beauté. On ne devient pas présidentiable en un jour. Est-ce pour cela qu'il s'est lancé si tôt ?
08:07 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
gaetan
Revenons-en au Parti socialiste ! Je m’étais abstenu jusqu’à présent de
le faire pour ne pas alimenter le climat polémique qui prévaut depuis le
congrès. Mais sa vie interne retrouve aujourd’hui une importance toute
particulière tant le climat social et l’échec patent de la politique du
Président Sarkozy, montrent combien la manière dont nous concevons et
nous préparons l’alternative politique est importante.
La question a été posée du rassemblement de l’ensemble des motions qui
se sont présentées aux suffrages des militants. Ce rassemblement est
nécessaire. D’abord, parce que, à l’approche des élections européennes,
dans un contexte de crise, il constituerait un signe adressé à l’opinion
publique ; ensuite, parce qu’il témoignerait de la volonté de la
direction du PS de dépasser les querelles de congrès pour réunir
l’ensemble des compétences et des talents ; enfin, parce qu’il
permettrait de rééquilibrer politiquement notre parti. Mais la question
ne doit laisser place à aucune ambiguïté. *
*
*Il existe des conditions au rassemblement*. La première, c’est que
chaque motion obtienne des responsabilités proportionnelles au vote
militant obtenu ; la seconde, c’est que ce rassemblement se fasse autour
d’un calendrier qui ne peut être que celui de la rénovation du Parti
socialiste et de son projet politique ; la troisième, et peut-être la
plus importante, *c’est que ce rassemblement s’opère maintenant*. Il ne
saurait être question de laisser cette affaire trainer en longueur,
alimenter les suspicions, les manœuvres ou les manipulations. S’il ne
devait pas se faire maintenant, alors il conviendrait d’y renoncer. Au
nom de la clarté indispensable !
Puis-je ajouter, au moment où nous nous lançons dans le processus de
désignation de nos candidats aux européennes, combien nous devrions
saisir l’opportunité pour favoriser le renouvellement et la diversité ?
S’il va de soi que certaines des personnalités les plus fortes de notre
parti doivent continuer à nous représenter à Strasbourg, cette
perspective ne doit pas contrarier l’occasion formidable de faire monter
et de tester une nouvelle génération. La relève ne viendra pas des
ouvertures assurées par l’appareil et qui privilégie les «
apparatchiks » certes sympathiques mais « coulés dans le moule ». Elle
viendra de l’épreuve du feu électoral…
Gaëtan Gorce
07:51 Publié dans parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

