<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Comité Désirs d'Avenir  Sommes - riposte</title> <description>référent Poulainville</description> <link>http://segolene80.blogspirit.com/riposte/</link> <lastBuildDate>Wed, 20 Aug 2008 22:17:56 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://segolene80.blogspirit.com/archive/2007/03/15/riposte.html</guid> <title>riposte</title> <link>http://segolene80.blogspirit.com/archive/2007/03/15/riposte.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (segolin)</author>   <category>riposte</category>   <pubDate>Thu, 15 Mar 2007 08:09:32 +0100</pubDate> <description> Arguments &amp; Ripostes 2007 n° 36&lt;br /&gt;
Deux impostures récentes de Nicolas Sarkozy&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I) Sarkozy et les successions : un grand mensonge au service de l'injustice sociale &lt;br /&gt;
Nicolas Sarkozy l'a répété jeudi soir dans l'émission A vous de juger sur France 2 : s'il est élu, il supprimera l'impôt sur les successions « pour 95% des Français ». Il a fait de cette mesure une de ses priorités, en l'inscrivant sur la liste des 6 propositions les plus importantes qu'il s'est engagé à tenir à la fin de l'émission.&lt;br /&gt;
Cette proposition relève à la fois du grand mensonge électoral, de l'injustice sociale et du  non-sens économique.&lt;br /&gt;
 	 Un mensonge électoral : Nicolas Sarkozy entend exempter 95% des Français de 	l'impôt sur les successions, et veut ainsi faire croire que cette mesure profiterait à tous, 	riches et moins riches. C'est une vaste hypocrisie : 90% des conjoints et 80% des 	enfants qui héritent sont déjà exemptés de tout impôt. Un cinquième seulement des 	déclarations de succession sont frappées de droit. La mesure de Sarkozy vise donc à 	satisfaire une clientèle électorale bien précise, les 15% des Français les plus riches 	 (avec, par pudeur sûrement, le maintien de droits sur les 5% encore plus riches). Les 	contribuables de Neuilly apprécieront, les ouvriers auxquels le candidat de l'UMP 	a fait mine de s'intéresser récemment avec une grande compassion, nettement moins.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	 Une injustice sociale : au cours de la même émission, Nicolas Sarkozy a justifié 	cette mesure de façon plutôt curieuse, voire incompréhensible.&lt;br /&gt;
 : 	« L'égalité des chances, c'est pas d'aller prendre à celui qui a travaillé le fruit d'une 	vie de travail, c'est que celui qui n'a pas la chance de pouvoir hériter ait les mêmes 	chances un jour de se constituer un patrimoine que celui qui a hérité ».&lt;br /&gt;
	Le candidat de l'UMP justifie donc la suppression de l'impôt sur les successions au 	nom même de ce pour quoi il a été créé, c'est-à-dire éviter que ne se reproduisent et 	s'accroissent indéfiniment les inégalités de patrimoines entre ceux qui héritent et ceux 	qui n'héritent pas&lt;br /&gt;
Avec Nicolas Sarkozy, les enfants des plus riches seront toujours plus riches, les enfants des plus pauvres toujours aussi pauvres. Loin de valoriser le « travail » et « l'effort », la suppression de l'impôt sur les successions favorise les rentiers, les « fils de », les dynasties. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	 Un non-sens économique : cette mesure témoigne enfin de l'incohérence totale du 	projet de Nicolas Sarkozy en matière économique. Il est complètement contradictoire 	de défendre la « valeur travail » tout en exonérant fiscalement les patrimoines. Loin de 	brider les initiatives, l'impôt sur les successions était défendu dès le XIXe siècle par 	Carnegie et par les self made men comme une puissante incitation… à travailler, pour 	éviter que les héritiers ne se contentent de vivre paresseusement de l'argent de leurs 	parents.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En résumé, à la grande majorité des Français qui gagnent entre 1 et 2 fois le SMIC et qui ne sont pas imposés sur leurs successions, Sarkozy dit : travaillez plus. Aux 15% des Français les plus aisés, le même Sarkozy dit : l'Etat va vous aider en supprimant l'impôt sur les successions. Cette mesure s'apparente donc à une redistribution à l'envers, des classes populaires et moyennes vers les classes les plus aisées. &lt;br /&gt;
II) «Je veux un ministère de l'immigration nationale et de l'identité nationale» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Propos de Nicolas Sarkozy dans l'émission de France 2 « A vous de juger » le 8 mars 2007.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En faisant de l'immigration une menace à « l'identité nationale », Nicolas Sarkozy s'aventure une nouvelle fois du côté des thèses traditionnelles du Front National.&lt;br /&gt;
 L'extrême droite française a fait en effet de la thématique identitaire son fonds de commerce depuis les années 1970. C'est une vision de l'immigration comme  « agent dissolvant » d'une identité nationale figée et préexistante que le candidat de l'UMP véhicule aujourd'hui. Ce repli identitaire fait de la nation française un concept abstrait, qu'il faudrait protéger de toute autre influence culturelle, sous peine de la voir disparaître. Nicolas Sarkozy ressuscite la peur de « l'étranger », amalgamant immigrés intégrés de longue date dans la société française, nouveaux arrivants réguliers et clandestins, tous porteurs du même danger : celui de « dénaturer » la nation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est oublier précisément que « l'identité » française est le produit de vagues d'immigration successives, qui ont toutes pris une part essentielle à la construction de la nation et de son histoire. Nicolas Sarkozy porte au contraire une conception nauséabonde de l'identité, endossant les mots de la vulgate frontiste, en affirmant « Je souhaite qu'on ne puisse pas vivre en France sans respecter sa culture et ses valeurs (…). C'est parce que je veux protéger la France et ses valeurs que je souhaite que soient définis les principes de l'entrée et du séjour des étrangers dans notre pays » (discours prononcé à Cormeilles-en-Parisis, le 6 mars 2007).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Le candidat de l'UMP utilise une nouvelle fois le thème de l'immigration et l'obsession de l'identité nationale à des fins électoralistes, pour mieux éluder les vraies questions économiques et sociales. Alors qu'il est Ministre de l'Intérieur depuis 5 ans, après avoir fait deux lois répressives contre les immigrés, restreignant de façon drastique les conditions d'accès au territoire français des immigrants et des demandeurs d'asile, Nicolas Sarkozy annonce de nouvelles règles encore plus dures pour les immigrés, qui créeront des conditions d'existence inhumaines et un nombre de clandestins accru.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec Nicolas Sarkozy vraiment, tout sera pire&lt;br /&gt;
Arguments &amp; ripostes 2007 n° 37&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La République nouvelle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I) Une crise politique bien réelle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous les aspects de la crise de la République sont réunis : un président de la République sans responsabilité politique ni pénale, un parlement sans réel pouvoir, un personnel politique qui cumule les fonctions, une justice attaquée de toute part, des organes de régulations comme le CSA discrédités, des méthodes de gouvernement qui ignorent les citoyens et la société civile.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Et les chiffres de la dernière présidentielle le soulignent encore : 14 millions d’abstentionnistes, 6 millions d’électeurs jetés dans les bras de l’extrême droite, moins de la moitié de la population en âge de voter soutenant les candidats des partis de gouvernement, le président de la République choisi au premier tour par seulement un Français sur dix, et le deuxième tour se transformant en plébiscite monarchique. Trois ans plus tard, le rejet du Traité constitutionnel européen par référendum n’est qu’une expression supplémentaire du divorce entre les Français et leur représentation politique. La crise du CPE, au printemps 2006 a montré aussi l’étendue des carences de la démocratie sociale, dans un pays qui ne supporte plus le passage en force comme méthode du gouvernement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’y a plus désormais de lien clair entre l’expression du suffrage et l’exercice du pouvoir. Les Français ne sont pas devenus indifférents à la politique, mais ils veulent une démocratie qui fonctionne mieux et dans laquelle chacun se sente respecté, et représenté, à laquelle, chacun puisse mieux participer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II)  Réconcilier les Français avec leur République&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crise est si évidente que la nécessité de réformer les institutions est admise par tous les partis politiques, à l’exception notable de l’UMP dont le candidat promet au contraire une concentration accrue des pouvoirs entre ses seules mains, annonçant même qu’il étendra ses attributions au-delà du seul domaine réservé du Président de la République (politique étrangère et de la défense). Des institutions qui datent de la fin des années 50 doivent pourtant être profondément revues.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Les Français ont besoin de dialogue, de participation, d’être écoutés, entendus, reconnus, au sein même des institutions politiques. Et un bon fonctionnement démocratique a aussi besoin d’eux. C’est dans l’échange et le respect qu’une démocratie moderne doit se forger. Il faut donc démocratiser et réviser nos institutions pour que les Français reprennent la place qui est la leur et qu’on leur a trop longtemps confisquée, pour dépasser une crise devenue dangereuse pour l’équilibre républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
III) Une Révolution démocratique pour une République nouvelle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révolution démocratique proposée par le Pacte présidentiel consiste à rendre le pouvoir aux Français et à changer la façon de gouverner :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 en organisant une meilleure représentation au Parlement par l’introduction limitée d’une dose de proportionnelle aux élections législatives, afin d’assurer la présence des minorités, sans interdire la nécessaire émergence d’une majorité ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 en augmentant les pouvoirs des parlementaires pour qu’ils contrôlent mieux l’action du gouvernement ; cela suppose la suppression de l’article 44/2 sur le vote bloqué, 49/3 sur l’adoption sans vote d’un texte, la révision  de la procédure des ordonnances (article 38) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 en introduisant des règles strictes de non-cumul des mandats de sorte que les élus parlementaires se consacrent entièrement à leur mission et redonnent du crédit à l’action politique ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 en modifiant les règles d’élections du Sénat, pour favoriser la proximité du peuple et faire en sorte que cette assemblée entre enfin dans l’ère de l’alternance ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 en permettant aux citoyens de peser directement et immédiatement sur le cours des choses par la constitution de jurys citoyens, par le dépôt de propositions de loi d’initiative populaire ou par un meilleur contrôle des budgets des collectivités locales ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 en accordant le droit de vote aux élections locales aux résidents étrangers extra communautaires, sous certaines conditions de  durée de séjour ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 en facilitant l’accès pour tous, à une justice dont le fonctionnement sera totalement réformé et mieux doté ; aujourd’hui le budget consacré à la justice  place la France au 23ème rang de l’Union Européenne, quant à la part de l’effort financier ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 en garantissant le pluralisme et l’indépendance des médias ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 en promouvant une nouvelle étape de la décentralisation, permettant de renouer concrètement avec les principes d’égalité territoriale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Pacte présidentiel propose une transformation, qui relève de l’urgence démocratique. Il a pour objectif de construire une république nouvelle, au sein de laquelle chacune et chacun pourront trouver leur place et se reconnaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec Ségolène Royal, une démocratie renouvelée&lt;br /&gt;
Arguments &amp; Ripostes 2007 n° 38&lt;br /&gt;
Retraites et personnes âgées&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I) L’enjeu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
la France connaît aujourd’hui 13 millions de retraités. Dans dix ans, ce chiffre dépassera les 15 millions. A la même date, le nombre de personnes âgées de plus de 85 ans aura progressé de 75 % soit 800 000 supplémentaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l’heure le financement des retraites. A structures inchangées demeure un problème, le déficit de la branche vieillesse se creusera dans les années à venir en raison même des impasses de la loi Fillon. Les injustices s’aggravent de jour en jour et le risque de paupérisation des personnes âgées est là. On dénombre déjà fin 2006 environ 1 million de personnes âgées sous le seuil de pauvreté. Le développement des avantages de toute nature consentis aux systèmes parallèles par capitalisation fragilise le système par répartition des retraites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prodigieuse progression de l’espérance de vie, trente ans en un siècle, ne doit pas se transformer en angoisse pour les personnes âgées et leur famille. La dépendance et la semi-dépendance ne peuvent plus être perçues comme des données marginales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le départ en retraite ne doit plus être vécu comme un couperet séparant activité et inactivité sociale alors qu’aujourd’hui un homme ou une femme cessant son activité professionnelle dispose en moyenne de plus de 20 ans d’espérance de vie devant lui ou devant elle. La revendication d’une vie et d’une implication sociale est légitime pour les retraités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II) Les propositions de la droite&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réflexion et les propositions de la droite ne sont pas à la hauteur des transformations en cours, des attentes sociales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La droite ne comprend pas l’aspiration de tous les partenaires sociaux à une vraie renégociation du dispositif Fillon parce qu’elle refuse d’admettre son échec. &lt;br /&gt;
Elle confirme sa préférence pour les systèmes d’épargne et de capitalisation qui génèrent inégalités et incertitudes et affaiblissent financièrement le régime général. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle envisage, au nom du libre choix, le recul de l’age de la retraite à 70 ans tout en cautionnant l’éviction du marché de l’emploi des salariés de plus de 50 ans, qui ne demandent pourtant qu’à travailler. Elle ne perçoit pas l’ampleur de la révolution de société que représentent les progrès de l’espérance de vie. L’aspiration à une retraite non seulement décente mais citoyenne, la prévention et la prise en charge de la dépendance, inévitable chez les nonagénaires et les centenaires de plus en plus nombreux, le droit à l’égalité d’accès à la santé représentent des exigences profondes et justes. Depuis 5 ans, et encore aujourd’hui, la droite se montre incapable d’assumer la formidable innovation qu’est l’allocation personnalisée d’autonomie, préférant délibérément laisser les départements en première ligne, et désengageant l’Etat par dogmatisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
III)  Les réponses de Ségolène Royal&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle souhaite de vraies négociations avec tous les partenaires concernés sur tous les aspects de la retraite sans rien laisser dans l’ombre, sans passage en force. C’est le gage de la réussite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle veut mettre au cœur du débat les questions de pénibilité des métiers, de précocité des carrières, de réduction des inégalités d’espérance de vie encore très vivaces selon les catégories socio-professionnelles. Elle entend réhabiliter l’emploi durable et pérenne respectueux du salarié et justement rémunéré, préalable indispensable au financement de retraites décentes pour tous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle entend rapprocher à termes le niveau garanti des retraites de celui du SMIC qui sera lui-même sensiblement relevé au cours de la prochaine législature, tout en proposant une majoration de 5 % dès cette année pour les retraites inférieures à 985 euros.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Surtout, le développement d’une politique innovante et ambitieuse est indispensable pour répondre et anticiper les puissantes transformations consécutives au bond de l’espérance de vie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient de proposer une action permettant à un grand nombre de retraités de trouver leur place et d’être utiles à une société qui a besoin de leur expérience et de leur compétence. La profonde réforme du comité national des retraités et des personnes âgées dans le sens d’une meilleure représentation contractuelle des associations concernées, s’impose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre politique de santé mieux adaptée aux patients les plus âgés est nécessaire. Les phénomènes vieillissement apparaissent souvent de manière progressive : un développement de la prévention et une meilleure formation à la gériatrie ont donc toute leur place. Il faut enfin prendre à bras le corps à partir de ce que la gauche a créé, l’APA, le défi de la dépendance, compte tenu de la progression attendue des personnes de plus de 85 ans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est pourquoi, Ségolène Royal préconise : &lt;br /&gt;
- 	 un effort de solidarité nationale de sorte que l’Etat finance bien l’APA à concurrence 	de 50 % des besoins, conformément aux engagements pris en 2001 et abandonnés 	depuis par la droite ;&lt;br /&gt;
-	la création de 10 000 places par an de services de soins infirmiers à domicile. La politique d’aide au maintien à domicile reste la priorité des personnes concernées et la solution la moins onéreuse.&lt;br /&gt;
-	La création de 10 000 places par an en établissements, pendant toute la durée de la législature.&lt;br /&gt;
-	Une politique d’amélioration des services rendus en accordant une priorité au recrutement et à la formation des personnels. Cette action devrait conduire à une plus grande attractivité des carrières sanitaires et sociales au service des personnes âgées.&lt;br /&gt;
-	Un traitement à la fois sérieux et indispensable du problème du « reste à charge » pour les familles qui doivent assumer le coût d’un hébergement en établissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cohabitation simultanée de 5 générations, des arrières-arrières petits enfants au arrières-arrières grands-parents sera de plus en plus fréquente. Le défi de la solidarité entre générations est à coup sûr l’un des tous premiers, auquel notre société doit se préparer à répondre collectivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une France juste, c’est une France qui reconnaît la place et le rôle des personnes âgées&lt;br /&gt;
Arguments &amp; Ripostes 2007 n° 39&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicolas Sarkozy et l’immigration :&lt;br /&gt;
Ou le cercle infernal inefficace – démagogique - injustice&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La France, tu l’aimes ou tu la quittes »&lt;br /&gt;
Slogan du Front National&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire que si on n’aime pas la France, &lt;br /&gt;
il vaut mieux la quitter n’a rien de choquant.» &lt;br /&gt;
Nicolas Sarkozy, Jeune Afrique, 5 novembre 2006&lt;br /&gt;
I) Le ministre a mis en musique certaines propositions fortes du Front National&lt;br /&gt;
En 5 ans, en matière d’immigration, Nicolas Sarkozy a pratiqué un activisme législatif qui l’a rapproché pas à pas des thèses du Front National. Nombre de décisions du ministre sortant font en effet écho au programme du Front National. En voici quelques exemples :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Front national l’a proposé	Nicolas Sarkozy l’a fait&lt;br /&gt;
&quot;Expulser les condamnés étrangers à l’expiration de leur peine&quot;	Lors des événements de novembre 2005, le Ministre de l’Intérieur a demandé l’expulsion des jeunes soupçonnés d’avoir pris part aux violences dans les banlieues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Abroger le regroupement familial&quot;	La Loi RESEDA votée en 2006, soumet le regroupement familial à la notion d’&quot;intégration réussie&quot; et instaure un délai probatoire de trois ans.&lt;br /&gt;
&quot;Instaurer une période probatoire pour les mariages mixtes&quot;.&lt;br /&gt;
	Un étranger ne peut désormais demander la nationalité française que quatre ans après son mariage avec une personne de nationalité française. Il faut désormais attendre trois ans de vie commune depuis le mariage pour solliciter une carte de résident, qui n’est plus délivrée de plein droit et qui tient compte de l’intégration des intéressés.&lt;br /&gt;
II) Les exemples d’une mauvaise gestion du ministre et de mauvaises propositions du candidat : expulsions, regroupement familial, immigration choisie&lt;br /&gt;
1.	Nicolas Sarkozy avait promis un doublement des reconduites à la frontière. Cet 	objectif étant loin d’être atteint entre 2002 et 2005, le ministre a multiplié les 	consignes pour « expulser à tout prix » en 2006 :&lt;br /&gt;
-	Pour faire du chiffre, les préfectures ont multiplié en 2006 les expulsions de Roumains plus faciles à éloigner du fait de la coopération du gouvernement roumain ; mais depuis le 1er janvier 2007, ils sont ressortissants de l’Union européenne.&lt;br /&gt;
-	La Cour des comptes juge sévèrement cette politique dans son rapport annuel 2006 remarquant que « le doublement des reconduites à la frontière a été obtenu au prix d’un accroissement important des moyens mobilisés » et que son coût global est « encore loin d’être connu » alors que « le respect de l’exercice des droits des étrangers retenus reste incomplet ».&lt;br /&gt;
Rappelons qu’entre 2002 et 2005, le gouvernement sortant a délivré 16% de titres de séjour de plus que sous le gouvernement Jospin pourtant accusé de laxisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Les restrictions toujours plus fortes au regroupement familial, qui ne concerne que 25 000 personnes, ne freinent absolument pas l’immigration des pays du Sud. Les lois Sarkozy vont donc multiplier les cas des immigrés non expulsables (car protégés par la convention européenne des droits de l’homme) et non régularisables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Nicolas Sarkozy prétend enfin favoriser l’immigration des travailleurs dont la France a besoin. Depuis le 16 juin 2005, le ministre de l’intérieur a autorité pour donner des instructions aux services qui délivrent des autorisations de travail. Qu’a fait NS de ce nouveau pouvoir ? Rien. De 2002 à 2004, l’immigration légale a augmenté, et l’immigration de travail a baissé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  De nombreux couacs :&lt;br /&gt;
-	Des dérapages : une vaste opération de contrôle d’identité à la distribution de repas des Restos du cœur qui s’apparente presque à une « rafle »&lt;br /&gt;
-	Des injustices : devant la mobilisation associative, Nicolas Sarkozy avait reculé à propos des expulsions des  parents sans papiers d’enfants scolarisés ; mais seuls 20% des 33 000 demandeurs ont eu gain de cause, et de nombreuses injustices ont été relevées&lt;br /&gt;
-	Des tendances dangereuses : la création du fichier Eloi qui permet de conserver pendant 3 ans des données sur les étrangers en situation irrégulière mais aussi sur les personnes qui les hébergent ou  leur rendent visite&lt;br /&gt;
-	Des effets pervers : la fin du dispositif permettant de régulariser des étrangers au bout de 10 ans de présence irrégulière sur le territoire (qui, contrairement à ce qu’affirme NS, existe dans d’autres pays européens sous des formes proches) empêche de régler de façon pragmatique des cas humanitaires, pour des personnes présentes depuis très longtemps en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
III) Aujourd’hui le candidat veut aller plus loin&lt;br /&gt;
Le candidat sortant veut une nouvelle révolution sur ce sujet : &lt;br /&gt;
-	Faire voter une nouvelle loi et durcir le dispositif de regroupement familial, pour obliger notamment les étrangers à connaître le français avant leur entrée sur le territoire&lt;br /&gt;
-	Créer un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale (A vous de juger, 8/03/2007).&lt;br /&gt;
IV) À l’inverse, le Pacte présidentiel de Ségolène Royal retient des propositions réalistes, humaines qui correspondent à la fois à la tradition française et aux exigences de notre temps&lt;br /&gt;
-	Instituer un visa permettant des aller-retours multiples sur plusieurs années&lt;br /&gt;
-	Rétablir la règle des 10 ans comme critère de régularisation&lt;br /&gt;
-	Régulariser les sans papiers à partir de critères fondés sur la durée de présence en France, la scolarisation des enfants et la possession ou la promesse d’un contrat de travail.&lt;br /&gt;
Avec Ségolène Royal, arrêtons la démagogie et l’injustice&lt;br /&gt;
Arguments &amp; Ripostes 2007 n° 40&lt;br /&gt;
L’UDF d’hier et d’aujourd’hui&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I) Majorité UMP/UDF (2002/2005) :  la mémoire effacée de François Bayrou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déclaration politique des groupes  : bureau de la présidence de l’Assemblée nationale - 25 juin 2002 (source Assemblée nationale) Groupe Union pour la Démocratie Française&lt;br /&gt;
« Les députés UDF se reconnaissent dans la majorité présidentielle née le 5 mai 2002 et soutiennent l’action du gouvernement nommé le 17 juin 2002…. »&lt;br /&gt;
Alliance UMP/UDF&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Bayrou : Invité du JT de TF1 (03/06/02) « Voter UMP ou UDF mais pas socialiste »&lt;br /&gt;
« Voter UMP ou UDF mais en tout cas pas voter socialiste . Mais l’urgence de l’urgence, la priorité des priorités, c’est que l’on ne reparte pas pour 5 ans dans les 5 années qu’on vient de vivre avec cette manière d’épuiser la France que la cohabitation impose. »&lt;br /&gt;
je soutiens le gouvernement parce qu’il faut avoir des positions simples et claires. Ma position c’est de soutenir le gouvernement  qui a été mis en place… », &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Interview de François Bayrou (Le Monde du 06.10.02) : « pour l’union entre l’UMP et 	l’UDF » &lt;br /&gt;
	« Pour l’instant, l’UMP nous regarde et peut-être de haut. Mais le jour viendra où il 	faudra entre l’UMP et l’UDF des relations suivies, et une organisation de notre 	travail en commun sur la base d’un partenariat. Préparons-le d’ores et déjà ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Interview d’Hervé Morin (le Figaro : 20/09/03)&lt;br /&gt;
	« L’UDF ne critique pas tout ce que fait le gouvernement ! Nous apprécions le 	travail de 	Sarkozy, de Fillon, de Dutreil, de Robien, de Mer, par exempe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 François Bayrou invité de Jean Michel Blier (France-Info du 23.10.03) 	« l’UDF fait partie 	de la majorité »&lt;br /&gt;
	« L’UDF fait partie de la majorité parce qu’elle traduit les sentiments du plus grand 	nombre des Français qui ont voté pour le Président de la République et pour la 	majorité nouvelle en 2002. Il y a des millions de Français aujourd’hui qui pensent qu’ils ont 	voté pour un choix clair et qui ne s’y retrouvent pas.&lt;br /&gt;
II) Droit du travail, pouvoir d’achat, fiscalité, etc …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Interview de Hervé Morin (Les Echos du 01.10.02) : Le pouvoir d’achat&lt;br /&gt;
	« Non, tout est encadré. Il n’y a rien à négocier. Le carcan de la loi est tel que l’incitation à 	négocier n’existe pratiquement pas. Par exemple, le texte annonce que 	le taux de majoration 	des salaires est fixé par la négociation collective, mais il précise que, si aucun accord n’est 	trouvé, il sera fixé à 25% pour les huit premières heures et à 50% pour les suivantes. 	Connaissez-vous un syndicat qui accepterait, dès lors, un taux inférieur à 25%. Fixer le taux 	de bonification à 25% a tué la négociation et va coûter cher aux entreprises ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Interview de François Bayrou (Le Parisien du 09.10.03) : « travailler plus pour 	gagner 	plus… »&lt;br /&gt;
	« L’UDF a critiqué depuis le début l’instauration autoritaire des 35 heures. Nous avons 	regretté que l’on choisisse des mini-aménagements et pas un vrai changement. Nous 	croyons qu’un jour ou l’autre, par accord entre le salarié et l’entreprise, sans y être 	obligés, les Français qui le veulent devront pouvoir travailler plus pour gagner 	plus ».&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 À propos du droit de grève…&lt;br /&gt;
	« Le mouvement social contre la réforme des retraites va vers son terme.  Il est 	naturel dans 	ces conditions que se réunissent des manifestations de « ras le bol » d’associations comme 	« la France  qui bosse » contre ceux qu’on caricature comme « privilégiés » ou « nantis » 	de la fonction publique…. »&lt;br /&gt;
	(Source : Démocratie Info n° 81 / 19 mai 2003&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 l’Impôt Sur la Fortune&lt;br /&gt;
	Interview de Jean Arthuis (La Croix du 13.09.02)… &lt;br /&gt;
	Question : Lors de la discussion du budget au Sénat, proposerez-vous une réforme du 	plafonnement de l’impôt de solidarité sur la fortune ?&lt;br /&gt;
	« Cette mesure fait également partie des priorités. La mondialisation doit nous 	conduire à gommer tous les impôts qui se  retournent contre nous, c’est-à-dire qui 	incitent les contribuables à pratiquer leur activité à l’étranger ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Interview de Philippe Augier, maire de Deauville, secrétaire national de l’UDF 	(Le Parisien 	du 09.02.03)  &lt;br /&gt;
	« Non. A  qui l’ISF coûte-t-il le plus ? Aux chômeurs. Il ne rapporte rien ou presque à l’Etat, 	mais fait fuir hors de France les capitaux qui créent des emplois à l’étranger plutôt  que 	chez 	nous. Je pense que l’ISF est nuisible du point de vue de la justice sociale parce qu’il 	aggrave le chômage ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Le budget 2003 &lt;br /&gt;
	« Le mois de décembre a vu l’adoption par le parlement de la traditionnelle loi de 	finances. … Ce projet marque une étape importante. Il opère des choix que l’UDF 	soutient, prend de bonnes orientations, répond à plusieurs des attentes de nos 	compatriotes…. &lt;br /&gt;
	Charles de Courson, député UDF de la Marne&lt;br /&gt;
	(Source : Démocratie Info n°73 / 13 janvier 2003)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 La loi Falloux&lt;br /&gt;
	François Bayrou invité du Grand Jury RTL/Le Monde/LCI du 26.06.03 : &lt;br /&gt;
	« Sur la loi Falloux, Je n’ai rien retiré et le gouvernement n’a rien retiré. C’est le 	Conseil Constitutionnel qui, la veille de la manifestation, a dit, sur un motif qui 	d’ailleurs me 	laisse encore perplexe neuf ans après, qui a dit : « ce n’est pas constitutionnel de permettre aux 	communes d’aider à réparer ou à construire ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 José Maria Aznar : un exemple : &lt;br /&gt;
	« L’UDF est libre dans la majorité, elle peut donc aider le gouvernement en ayant un 	langage de vérité qui est plus difficile à tenir pour les parlementaires UMP. Il nous faut 	proposer les vraies réformes dont le pays a besoin, celles des retraites, de l’assurance maladie, 	la réforme de l’Etat et la décentralisation…. »&lt;br /&gt;
	« C’est sur ce terrain que les élus doivent mener la bataille politique. Beaucoup de	gouvernements  l’ont gagnée. Notre ami Aznar en Espagne en a été récompensé ».&lt;br /&gt;
	Charles de Courson  député UDF de la Marne&lt;br /&gt;
	(Source : Démocratie Info n° 79 / 15 avril 2003)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce florilège est tout à fait explicite.&lt;br /&gt;
Qu est-ce qui a changé aujourd’hui ?&lt;br /&gt;
Arguments et Ripostes 2007 n° 41&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Bayrou : une curieuse idée de la laïcité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I) Quelle est sa conception de la laïcité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Bayrou se présente souvent comme un grand défenseur de la laïcité. Mais qu’entend-il exactement par ce terme ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	La laïcité républicaine, du point de vue de FB, a pour avantage de renforcer les religions : « Elle donne à l’engagement religieux une authenticité personnelle qu’il n’y avait pas avant. » (8e rendez-vous de l'Histoire à Blois, 17 octobre 2005)&lt;br /&gt;
	Pour lui, elle n’est pas neutralité, mais défense et protection des religions : « la laïcité ce n’est pas la neutralité, malgré les affirmation simples, de Renan par exemple. La laïcité, ce n’est pas un ensemble vide » ; « La laïcité dit &quot; dans tout cela, il y a du sacré &quot;. Pour nous, Français, on n’y touche pas. Exemples : juifs, shoah, races, etc. » (Audition par la Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité, présidée par Bernard Stasi, 7 octobre 2003). Mais que recouvre exactement ce « etc. » ? Par exemple, faut-il « ne pas toucher » au voile pour les femmes ?&lt;br /&gt;
	Sa position est donc tout sauf claire, comme le résume son attitude ambiguë à propos de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 : « Un code de la laïcité est devenu nécessaire, un code qui reprenne de manière simplifiée et solennelle les textes qui fondent l’architecture juridique de notre laïcité et ont construit le compromis laïque. Je ne suis pas favorable à modifier l’arsenal juridique, notamment la loi de 1905. Si des adaptations doivent être trouvées, la rédaction d’un tel code le permettra. ». En résumé, il faut changer la loi, sans la changer, tout en la changeant !&lt;br /&gt;
	Alors que la laïcité revient à ce que l’Etat ni ne soutienne, ni n’attaque les religions, FB regrette que l’Etat ne prenne pas en compte explicitement les religions, et envie le communautarisme religieux anglo-saxon : « Les sociétés anglo-saxonnes, par exemple, sont moins sensibles à ces sujets [la laïcité] que nous ne le sommes. C’est qu’elles ont dès l’origine intégré le communautarisme pluriel dans leur représentation d’elles-mêmes. » (Audition par la Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité, présidée par Bernard Stasi, 7 octobre 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Bayrou ne défend pas la laïcité républicaine, mais une version très personnelle de celle-ci, selon laquelle l’Etat doit prendre en compte et soutenir tous les cultes : « La laïcité n’est pas l’ennemi de la conviction religieuse, mais la prise en compte de toutes » (discours pour le vote d’abstention du groupe UDF le 10 février 2004, pour la loi sur le voile).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II) Une ambiguïté qui se traduit dans ses actes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ministre de la loi Falloux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors qu'il est ministre de l'Education nationale en 1993, FB tente de réformer la loi Falloux sur le financement de l'enseignement privé. Son projet propose de permettre aux collectivités locales de financer sans restriction la construction et l'entretien des établissements d'enseignement privé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	S'ensuivit une mobilisation nationale, et même l'intervention du Conseil constitutionnel, qui censure le projet de loi, en particulier parce qu'il « contrevient au principe de la laïcité de la République posé par l'article 2 de la Constitution et méconnaît le devoir de l'Etat concernant l'organisation de l'enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés imposé par le Préambule de la Constitution de 1946 » (Décision n° 93-329 DC du 13 janvier 1994).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’opposant à la loi sur le voile&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Se protégeant derrière la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, FB ainsi que certains députés UDF ont refusé de voter la « loi sur le voile » en 2004, qui visait à défendre la laïcité à l’école en y interdisant le port de signes religieux ostensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	FB explique le 3 février 2004 : « sauf à démontrer que le port d’un insigne religieux est nuisible à la société, nul n’a le droit de l’interdire ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défenseur de l'enseignement catholique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	FB déclare dans un discours du 25 janvier 2007 à Orléans : « Personne ne peut soupçonner en moi un ennemi de l’enseignement privé. J’ai pris suffisamment de risques pour être objectif et compréhensif en la matière pour pouvoir prétendre que je suis partisan de la liberté de l’enseignement. »&lt;br /&gt;
	Pour comprendre la portée de ces propos, il faut se souvenir que, en France, 97% de l'enseignement privé est catholique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FB n’hésite pas à mettre en avant ses croyances comme argument électoral :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	« Je suis croyant, j’ai un attachement pour les religions et si j’avais été directeur d’un de ces journaux, je n’aurais pas publié (ces dessins). », déclare-t-il dans Libération le 8 février 2007, alors même qu’il prend la défense de Charlie Hebdo dans le procès des caricatures !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
Comme toujours, François Bayrou joue la carte de l’ambiguïté, du « un coup à droite, un coup à gauche » pour tromper les Français et attirer à lui plus d’électeurs. Sa posture de défenseur de la laïcité est démentie par une lecture attentive de ses propos, et par ses actes. Sur ce sujet comme sur d’autres, sa stratégie revient à parer les idées de Nicolas Sarkozy avec les mots et les principes de Ségolène Royal et du PS.&lt;br /&gt;
Arguments &amp; Ripostes 2007 n° 44&lt;br /&gt;
La Jeunesse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confrontée à une génération qui, à bien des égards, vit déjà moins bien que celle de ses parents, la droite a fait un choix : celui de la mettre au pas.&lt;br /&gt;
Dans son programme à l’attention de la jeunesse, Nicolas Sarkozy tire sur deux grosses ficelles : L’assimilation jeune-délinquant et le fait que pour les politiques publiques, la jeunesse est une charge. &lt;br /&gt;
Après un bilan désastreux qui a vu l’explosion du chômage chez les jeunes et l’aggravation des inégalités, l’UMP nous propose d’entériner cet état de fait et nous offre pour seule perspective la précarité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I) Critique des Propositions de l’UMP :&lt;br /&gt;
•	Supprimer la carte scolaire&lt;br /&gt;
Cette mesure aura comme seul effet d’annuler la mixité sociale garantie, certes de manière insuffisante, par la carte scolaire. Le libre choix, c’est la liberté pour ceux qui en ont les moyens. Avec ce projet, ce sera la mise en place définitive d’une ségrégation sociale et territoriale généralisée.&lt;br /&gt;
•	Contrat d’autonomie pour les jeunes&lt;br /&gt;
Plagiée sur le projet socialiste, cette proposition est réduite au prêt à taux zéro…Pour la droite, l’autonomie se limite aux seuls problèmes financiers et ce, complètement en décalage avec les attentes de la jeunesse. La droite souhaite substituer la dépendance des jeunes vis-à-vis de leurs parents à une dépendance vis-à-vis des banques. Ce n’est pas en offrant comme seule perspective de s’endetter que l’on rétablira l’égalité des chances. Renouvelable chaque année, ce prêt a vocation à remplacer le système de bourse…&lt;br /&gt;
•	Défiscaliser les revenus du travail étudiant&lt;br /&gt;
C’est encourager le salariat étudiant qui est une des premières causes d’échec, en particulier pour les étudiants issus des milieux les plus modestes. Ne payant pas d’impôt sur le Revenu, cette promesse est purement démagogique et restera un gadget.&lt;br /&gt;
•	Un contrat de travail unique à droit progressif&lt;br /&gt;
Bienvenue dans la précarité pour tous ! Non seulement l’expérience du CNE a démontré que la vulnérabilisation des salariés ne fait pas baisser le chômage, mais en l’absence de dispositif d’insertion et d’accompagnement des jeunes à leur entrée sur le marché du travail, la précarité et le chômage des jeunes ne sont pas prêts de baisser.&lt;br /&gt;
Rien sur la santé des jeunes, aucune proposition concernant l’accès au logement, ni même l’accès au premier emploi et bien sûr, aucune solution pour rétablir l’égalité des chances.&lt;br /&gt;
La politique suivie depuis 2002 renforce les inquiétudes que nous pouvons avoir. C’est une politique contraire à la jeunesse qu’ont mené les gouvernements successifs : Contrat Première Embauche, loi Fillon sur l’éducation, harcèlement policier dans les quartiers, apprentissage à 14 ans, travail de nuit dès 15 ans, destruction méthodique des systèmes de protection sociale… La liste est longue et loin d’être exhaustive.&lt;br /&gt;
Nicolas Sarkozy a initié et accompagné toutes ces mesures en ajoutant sa touche sécuritaire qui a pour unique objectif de faire des jeunes les boucs émissaires de l’échec de 5 années passées au ministère de l’Intérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II- Propositions de Ségolène Royal&lt;br /&gt;
Ségolène Royal, dans son pacte présidentiel, prend en compte les aspirations de la jeunesse. Elle fait le choix de la confiance parce que, pour elle, la jeunesse n’est pas un problème, elle est une partie de la solution aux problèmes de la France.&lt;br /&gt;
•	Une allocation autonomie pour sortir les jeunes de la dépendance et de la précarité. C’est le contraire d’une société de l’assistanat que propose Ségolène Royal, elle veut  signer un pacte avec la jeunesse donnant des droits mais également, fixant des devoirs pour chaque jeune qui en bénéficiera.&lt;br /&gt;
•	Un droit au premier emploi pour tous les jeunes qui au bout de six mois sur le marché du travail sont encore au chômage. Nous proposons que la société fasse le pari de la jeunesse, que les entrepreneurs ne considèrent plus les jeunes comme un risque pour leur entreprise. Avec les emplois-tremplin, le dispositif Eva et le service civique, Ségolène Royal propose un plan ambitieux et cohérent pour permettre aux jeunes d’accéder au premier emploi.&lt;br /&gt;
•	Un cautionnement public pour aider à l’accès au logement et un plan de construction de logements pour les étudiants et pour les jeunes travailleurs. Parce que trop de jeunes ne peuvent pas avancer les cautions, parce que trop d’étudiants et de jeunes travailleurs n’arrivent pas à trouver de logements avec des loyers accessibles. Ségolène Royal a décidé de mettre les moyens pour en finir avec ces situations inacceptables.&lt;br /&gt;
•	Une carte santé jeune pour permettre aux jeunes de consulter gratuitement des généralistes et des spécialistes. De plus en plus d’étudiants et de jeunes salariés renoncent à se soigner pour des raisons financières. Parce que la santé de notre jeunesse mérite tout les efforts, et ce, d’autant plus qu’avec une prévention accrue, il est prouvé que les dépenses médicales, au final, diminueront.&lt;br /&gt;
 	Des sanctions financières pour les entreprises qui abusent des stages et des 	emplois précaires. Nous ne voulons plus de cette société de l’employé-kleenex à la 	merci des dirigeants et actionnaires de son entreprise! Pour retrouver leur dignité, les 	jeunes doivent pouvoir construire leur avenir en toute sérénité et Ségolène Royal 	propose de moduler les impôts des entreprises en fonction de la qualité des contrats 	auxquels elles ont recours.&lt;br /&gt;
•	Le droit à la contraception gratuite pour toutes les jeunes filles de moins de 25 ans. C’est une demande forte exprimée par un grand nombre de jeunes et qui reflète cette volonté d’enfin pouvoir maîtriser son avenir au delà de considérations financières. Le droit à disposer de son corps est primordial dans l’accès à l’autonomie pour les femmes et Ségolène Royal l’a entendu.&lt;br /&gt;
•	Un prêt de 10000 euros à taux 0 pour que chaque jeune puisse lancer son premier projet de vie. Le crédit est trop souvent inaccessible aux jeunes, faute de personnes dans leur entourage pour garantir ces prêts ou du fait des situations trop précaires de grand nombre de jeunes. Ségolène Royal veut donner les moyens à chacun de construire son avenir.&lt;br /&gt;
•	Un investissement massif dans l’éducation et des dispositifs de suivi individualisés pour lutter contre le décrochage scolaire. L’inégalité à l’école et durant le parcours scolaire est à l’origine de toutes les inégalités et de toutes les difficultés futures. Les socialistes n’acceptent plus de voir un jeune décrocher du système scolaire parce que ses problèmes familiaux ou sociaux l’empêchent de pouvoir mener ses études sereinement. Ségolène Royal veut faire primer la réussite du plus grand nombre sur la sélection qui laisse trop d’élèves sur le bord de la route.&lt;br /&gt;
L’aspiration au changement est forte chez les jeunes. Une chose est sûre, ce n’est pas dans le projet de l’UMP pour 2007 qu’elle trouvera un débouché politique. C’est bien dans le pacte présidentiel de Ségolène Royal !&lt;br /&gt;
Le progrès pour tous et le respect pour chacun !&lt;br /&gt;
Arguments &amp; Ripostes 2007 n° 45&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gagner la bataille de l’emploi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I)  La droite et l’emploi : cinq années perdues&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nombre de chômeurs avait été ramené de 3.137.500 en juin 1997 à 2.242.700 en mai 2002, soit une réduction de 894.800. Depuis juin 2002, il s’est simplement stabilisé, puisqu’il atteint 2 093 200 en janvier 2007.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chômage des jeunes est en hausse : 46.000 chômeurs de plus, soit une hausse de 15%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chômage de longue durée stagne : 648.723 en janvier 2007 contre 630.604 en mai 2002, soit une baisse de 3%. En revanche, le taux de chômage d’une durée comprise entre 2 et 3 ans est en hausse : + 10.000 soit + 7%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette situation résulte de la faiblesse des créations d’emplois : 161.900 emplois depuis mai 2002, soit seulement 38.000 par an. Entre 1997 et 2002, la France en avait créé 1.804.500, soit 360.900 par an. Depuis la mi-2002, la France crée dix fois moins d’emplois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II) Polémique sur les statistiques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle que soit la majorité, les statistiques du chômage sont sujettes à caution, puisqu’elles émanent du gouvernement. C’est pourquoi chaque année l’INSEE publie une enquête visant à corriger les statistiques gouvernementales en fonction des évolutions de la population active et de la réalité des emplois créés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la première fois cette année, le gouvernement a expressément demandé le report de la publication de l’enquête INSEE à l’automne, soit au lendemain des élections. Or, selon des experts de l’INSEE, le taux de chômage au sens du BIT, suite à ces corrections, se situerait aujourd’hui à 9,5% et non à 8,6%. Cette manipulation est d’ailleurs évidente : comment la France pouvait-elle compter 350.000 chômeurs de moins en 18 mois en ne créant que 180.000 emplois ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
III)  Ségolène Royal, candidate du bon emploi pour chacun&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ses propositions pour l’emploi des jeunes :&lt;br /&gt;
•	Sécuriser le parcours des jeunes créateurs en soutenant la création d'entreprises et en généralisant les ateliers de la création dans toutes les régions ;&lt;br /&gt;
•	Créer une allocation autonomie pour les jeunes sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active ;&lt;br /&gt;
•	Créer le droit au premier emploi des jeunes, pour qu’aucun jeune ne reste au chômage au-delà de six mois sans avoir un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés.&lt;br /&gt;
•	Créer 500 000 emplois-tremplins, prioritairement destinés aux jeunes, en généralisant la mesure prise par les régions de gauche ; &lt;br /&gt;
•	Instaurer un prêt à taux zéro de 10 000 euros en faveur de chaque jeune pour l’aider à construire un projet personnel ou professionnel ;&lt;br /&gt;
•	Créer un service public d’orientation pour que les jeunes soient informés pleinement des débouchés offerts par chaque filière.&lt;br /&gt;
- Ses propositions pour l’emploi des chômeurs de longue durée :&lt;br /&gt;
•	Mettre en place un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d'un tiers de  ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail ; &lt;br /&gt;
•	Renforcer la qualification et la capacité de revenir à l’emploi des salariés menacés de licenciement : mettre en œuvre systématiquement une démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle et reconnaître à chacun un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études ; &lt;br /&gt;
•	Mettre en place une sécurité sociale professionnelle garantie par l’Etat et permettant à chaque personne privée d’emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs comportant : une rémunération, pendant un an, égale à 90 % du dernier salaire net perçu, une formation qualifiante et une aide personnalisée à la recherche d’emploi. Cette prestation sera assurée par un service public de l’emploi rénové.&lt;br /&gt;
- Ses propositions pour créer de nouvelles filières d’emploi :&lt;br /&gt;
•	Anticiper l’épuisement du pétrole en soutenant massivement les énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation en 2020, ce qui permettra de créer 70.000 emplois &lt;br /&gt;
•	Généraliser l’isolation et les économies d’énergie dans le logement, ce qui permettra de créer 80 000 emplois. &lt;br /&gt;
•	Créer des emplois-parents, généraliser des écoles de parents et des consultations de médiation familiale pour aider les parents en difficultés à conforter leur autorité. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://segolene80.blogspirit.com/archive/2007/03/01/ump-bis.html</guid> <title>UMP BIS</title> <link>http://segolene80.blogspirit.com/archive/2007/03/01/ump-bis.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (segolin)</author>   <category>riposte</category>   <pubDate>Thu,  1 Mar 2007 17:06:07 +0100</pubDate> <description> Arguments &amp; Ripostes 2007 n° 27&lt;br /&gt;
François Bayrou ou la confusion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Bayrou a choisi de construire sa candidature sur le « ni droite-ni gauche ». Cela  peut se justifier quand la République est menacée. Il s’agit alors de situations d’urgence nationale. Et la Résistance avec les gouvernements de la Libération en ont été les exemples emblématiques. Mais le ni droite, ni gauche n’est pas une forme durable de gouvernement, il se termine généralement en crises politiques.&lt;br /&gt;
Or, aujourd’hui, la France a besoin de choix clairs –ce dont elle a été privée en 2002 avec les conséquences négatives qui en ont découlé, François Bayrou parie sur le manque de mémoire des électeurs. C’est indéniablement faire preuve de démagogie. On avait connu un centre politique avec une identité nette, la démocratie chrétienne, que l’on pouvait approuver ou critiquer. Aujourd’hui, le centre que François Bayrou n’a plus un sens autre que tactique. Car il n’est pas « neutre » -contrairement à ce qu’il prétend- il est enraciné dans la droite, à la fois dans les faits et dans les idées.&lt;br /&gt;
I) François Bayrou : la droite dans les faits&lt;br /&gt;
•	François Bayrou a fait toute sa carrière à droite. Il a soutenu Valéry Giscard d’Estaing, il a fait partie de l’état major de Raymond Barre, il a été un allié d’Édouard Balladur et de Nicolas Sarkozy, il a été ministre d’Édouard Balladue de 1993 à 1995,  de Jacques Chirac de 1995 à 1997. Refusant d’être un second rôle à l’UMP, il a décidé de jouer sa partie en 2002 avec l’UDF maintenue.&lt;br /&gt;
•	François Bayrou a voulu frapper l’opinion en demandant à son groupe parlementaire de voter de temps à autre avec le Parti Socialiste à partir de 2006. Mais sur l’ensemble de la législature, l’UDF, à l’Assemblée Nationale, et plus encore, au Sénat, de voté le plus souvent avec l’UMP. Sur 78 votes majeurs de 2002 à 2007, à 44 reprises pour des lois importantes, l’UDF a voté avec l’UMP, à 16 reprises avec le Parti Socialiste (surtout depuis 2006…). Il a déjà noter que dans ce cas, le groupe parlementaire UDF s’est divisé –François Bayrou étant incapable d’imposer la discipline à son petit groupe parlementaires !&lt;br /&gt;
•	François Bayrou mène un parti où tous les élus ont un électorat de droite, travaillent dans toutes les régions, les départements, les municipalités avec les élus UMP. La sociologie politique est quand même révélatrice d’une réalité ! D’ailleurs ses représentants ce sont unis ce mois-ci dès le premier tour à l’UMP lors d’une élection municipale partielle à Romainville (93).&lt;br /&gt;
II) François Bayrou : la droite dans les idées&lt;br /&gt;
Nous avons désormais la « chance » de disposer du programme économique et social –la « social-économie»- de François Bayrou. Si l’on passe sur des propositions purement démagogiques, un référendum sur les retraites !- l’essentiel permet de voir que ce programme est « UMP-compatible ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Pouvoir d’achat : une pâle copie de Nicolas Sarkozy&lt;br /&gt;
Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou fait l’impasse sur la question du pouvoir d’achat : &lt;br /&gt;
•	rien sur les salaires et le niveau des pensions des 13 millions de retraités, au risque de laisser une part non négligeable de notre population se paupériser, au détriment de la demande, seul moteur de la croissance encore allumé ;&lt;br /&gt;
•	rien sur les prix, qu’il s’agisse des produits de consommation courante, du prix du  logement (120 euros de plus par mois pour louer depuis 2002 et 65% de hausse à l’achat) ou encore de l’énergie (+70% pour le fioul et 55% pour le gasoil depuis 2002) !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout comme Nicolas Sarkozy, les propositions de François Bayrou pour élever le niveau de vie se limitent à l’octroi aux entreprises de nouvelles exonérations de cotisations sociales portant sur les heures supplémentaires (dont le taux serait majoré de 35%). Cette proposition, qui s’apparente au « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy, est  :&lt;br /&gt;
•	un non sens juridique et économique : ce ne sont pas les salariés mais les employeurs qui décident seuls de recourir aux heures supplémentaires. lls le font s’ils l’estiment nécessaire aux besoins de l’entreprise : la proposition de François Bayrou se heurte à l’insuffisance de la demande et de l’activité économique ;&lt;br /&gt;
•	une fin de recevoir sociale : la première valeur du travail, c’est son prix. Or, cette proposition exclue de facto les deux salariés sur trois qui n’ont tout simplement pas accès aux heures supplémentaires, ainsi que le million de salariés à temps partiel subi ( dont 80% de femmes) ;&lt;br /&gt;
•	un nouveau cadeau fiscal consenti aux entreprises, et non des moindres : près de 2,8 milliards d’euros, sans la moindre obligation de la part de l’entreprise. Les effets d’aubaine seront conséquents, puisque aucune condition n’est fixée pour être éligible à l’allègement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Emploi : une pâle copie des échecs du passé&lt;br /&gt;
Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou propose des exonérations de cotisations massives et indifférenciées. Ainsi, ses « deux emplois francs » de cotisations par entreprise seraient excessivement coûteux pour la collectivité et provoqueraient des effets d’aubaine massifs à l’avantage des entreprises, de loin les plus nombreuses, qui auraient embauché en l’absence de ces exonérations. &lt;br /&gt;
Cette mesure, qui priverait les caisses sociales de 4 milliards d’euros, représente un cadeau inédit par son ampleur mais aussi par la forme qu’il revêt : aucune limite n’étant fixée quant au niveau de qualification ou de salaire, il sera possible pour les entreprises d’utiliser ce dispositif pour défiscaliser les emplois les plus rémunérés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Fiscalité : la fortune en héritage&lt;br /&gt;
Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou propose d’aggraver les réformes fiscales injustes de ces dernières années (qui ont placé la fiscalité française à l’avant dernier rang de l’OCDE en termes de progressivité) : il partage avec lui la même volonté d’abaisser fortement, jusqu’à les vider de leur contenu, l’impôt sur la fortune et l’impôt sur les successions, puisqu’il s’engage à exonérer de droits toutes les successions en ligne directe inférieures à 200.000 euros. Cette quasi suppression des « droits de donations et de successions pour tous les patrimoines petits et moyens » est une supercherie qui masque une mesure d’une injustice rarement atteinte : dans un pays où la succession moyenne est de 55.000 euros, ce dispositif a déjà exclu 80 % des patrimoines transmis en ligne directe de toute imposition. Cette proposition dédouanerait les Français les plus riches du paiement de cet impôt, puisque seul 25% des Français détiennent un capital supérieur à 260.000 euros . Elle priverait le budget de l’État de près de 5 milliards d’euros par an, soit l’équivalent de 700 écoles ou encore 900 crèches. Clairement, au prétexte de favoriser les fruits du travail, François Bayrou favorisera l’héritage et la rente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’autre chemin » de François Bayrou mène simplement à droite ! </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://segolene80.blogspirit.com/archive/2007/03/01/inquiétude.html</guid> <title>inquiétude</title> <link>http://segolene80.blogspirit.com/archive/2007/03/01/inquiétude.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (segolin)</author>   <category>riposte</category>   <pubDate>Thu,  1 Mar 2007 17:04:04 +0100</pubDate> <description> Arguments &amp; Ripostes 2007 n° 26&lt;br /&gt;
« Nicolas Sarkozy : de la volonté de puissance à la tentation de l’autoritarisme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I) Nicolas Sarkozy, une ambition boulimique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	La mise en scène de soi comme incarnation d’une volonté inflexible lui permet d’escamoter la plupart des critiques sur son bilan aux affaires&lt;br /&gt;
- Ainsi, quand il évoque son bilan à l’Intérieur, NS demande à être jugé sur ses intentions (lutte contre l’insécurité et l’immigration) plus que sur les résultats de son action (quadrillage policier aussi incessant qu’inutile, lois s’empilant les unes sur les autres, etc.). Difficultés et échecs sont toujours à rejeter sur les autres (les juges, les éducateurs, les autres pays,...). Privilégiant une éthique de conviction sur une éthique de responsabilité, NS illustre en permanence la confusion entre vouloir et agir&lt;br /&gt;
•	Cette posture lui permet aussi d’escamoter les dérives personnelles d’une ambition effrénée &lt;br /&gt;
- Sa formule magique « Je veux être le Président » représente à elle seule 0, 68% de tous les termes qu’il emploie ! « La seule chose qui m’intéresse, c’est d’être un jour président de la République. » (Le Parisien, 11/03/2005). La franchise de l’aveu permet de masquer sa mégalomanie et son goût pour les fastes du pouvoir  qu’il a montré et montre dans toutes ses fonctions ministérielles. Ce n’est pas demain que les dépenses de l’Élysée seraient réduites !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II) Entre concentration des pouvoirs et confusion des genres &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Son ambition sans borne l’amène à cumuler les mandats et les fonctions ( présidence du Conseil Général des Hauts de Seine, ministre d’Etat, président du parti majoritaire)sans se soucier des conflits d’intérêt ni des mélanges de genre  &lt;br /&gt;
- Ainsi, son mépris de la séparation des pouvoirs, avec ses mises en cause répétées des juges, qu’il critique pour leur prétendu laxisme alors même qu’ils n’ont jamais été aussi répressifs (10 000 détenus de plus sur 2002-07). « Le président du tribunal de Bobigny refuse de condamner les multirécidivistes, il faut le remplacer ! » (A vous de juger, 30/11/2006)&lt;br /&gt;
- Ainsi, son utilisation des moyens de l’Etat à des fins personnelles et partisanes, avec l’instrumentation des RG, pour se défendre (« Je vais redevenir le patron de ceux qui ont fait des enquêtes sur moi. Certains doivent mal dormir depuis qu’ils savent que je reviens » déclare-t-il au Parisien en 2004) comme pour attaquer (l’espionnage de l’entourage de SR)&lt;br /&gt;
•	Sa boulimie de pouvoir laisse bien mal augurer de ce que pourrait être l’autorité dans « l’État irréprochable » qu’il prône :&lt;br /&gt;
- Ainsi, sa conception du rôle présidentiel comme celui d’un super premier ministre : « La démocratie irréprochable c’est un président qui s’explique  devant le Parlement. C’est un président qui gouverne. C’est un président qui assume. On n’élit pas un arbitre mais un leader ». Comment croire en ce dirigisme omniscient qui a déjà échoué avec Juppé en 1995 ? La méthode est mauvaise, les conflits certains…&lt;br /&gt;
- Ainsi, l’absence dans son projet (à la différence de SR) de toute mesure concrète pour rééquilibrer les pouvoirs. NS ne dit rien sur le rôle du Parlement, sur la nécessité de contre pouvoirs, sur la décentralisation, sur la démocratie participative, et tout simplement sur le rôle des citoyens dans la vie publique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
III/ Derrière le tempérament autoritaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Une agressivité verbale &lt;br /&gt;
- Ainsi, sa gestion des conflits dans les banlieues, où il joue le pompier pyromane (52 % des habitants de banlieue estiment que ce sont ses propos qui ont le plus contribué aux émeutes ), multipliant provocations et amalgames (banlieues = immigration = délinquance = racaille) &lt;br /&gt;
•	Nicolas Sarkozy menace à l’occasion – et sur un ton très sérieux - toute personne susceptible de le gêner ou de l’interpeller sur son action &lt;br /&gt;
- « Un jour, je finirai par retrouver le salopard qui a monté cette affaire et il finira sur un crochet de boucher » (F.-O. Giesbert, la Tragédie du Président - à propos de Clearstream). Au Parlement, les socialistes sont accusés à plusieurs reprises de préférer « leur parti à leur pays ». Il a même menacé un député de l’opposition (Henri Emmanuelli), suite à une question au gouvernement, le 27/04/2004 : « Fais gaffe à toi, fais gaffe, fais bien attention à toi ! »&lt;br /&gt;
•	Nicolas Sarkozy recourt enfin facilement à l’intimidation et aux représailles&lt;br /&gt;
- Ainsi, entre autres exemples, l’éviction d’Alain Genestar : « Pour la première fois, l'ancien directeur de la rédaction de Paris Match, Alain Genestar, met publiquement en cause le rôle de Nicolas Sarkozy dans son licenciement : « Le ministre de l'Intérieur, quand il affirme n'être pour rien dans mon licenciement, ne dit pas la vérité » (Libération, 17/11/2006)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
IV) Une réelle volonté de remise au pas du pays&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	A partir du constat que la France aurait besoin d’autorité (« Je sais que notre pays a un fort besoin d'autorité, il faut le satisfaire. » - Le Progrès, 23/02/2006), NS développe la vision d’un ordre adossé à deux piliers principaux &lt;br /&gt;
- La criminalisation à tout va et la mise en place d’un ordre répressif dès la maternelle, avec une répression qui privilégie le « chiffre » et la mise en scène (« En affectant des CRS dans les banlieues sensibles (…), je fais de la police de proximité » - La Gazette des Communes, 21/11/2005), qui met les libertés en péril et attise les tensions entre la police et la population. Mieux, la santé publique et l’école passent au service du maintien de l’ordre : « Il faut agir plus tôt, détecter chez les plus jeunes les problèmes de violence. Dès la maternelle, dès le primaire, il faut mettre des équipes pour prendre en charge ces problèmes. Dès la maternelle ? Oui. » (Le Parisien, 2/11/2005)&lt;br /&gt;
- La religion comme facteur privilégié d’encadrement social : « On ne peut éduquer les jeunes en s'appuyant uniquement sur des valeurs temporelles, matérielles, voire même républicaines (…) la dimension morale est plus solide, plus enracinée, lorsqu'elle procède d'une démarche spirituelle, religieuse » - in Nicolas Sarkozy. - La République, les religions, l'espérance. - p. 163) - avec une attention particulière à l’Islam : « Certains des jeunes dans les banlieues qui n’ont rien dans la tête… La religion peut être un soutien pour eux. » (Cent minutes pour convaincre, France 2, 9 décembre 2002)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, oui, avec Nicolas Sarkozy, les Français peuvent vraiment s’inquiéter </description>  </item>  </channel> </rss> 