28.08.2006
Bilan des universités d'été
Le PS à La Rochelle: quel bilan? --par Nathalie Schuck--
AP | 27.08.06 | 20:18
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LA ROCHELLE (AP) -- L'Université d'été du PS à La Rochelle a-t-elle fait bouger les lignes dans le grand contre-la-montre socialiste? A un mois du dépôt des candidatures à l'investiture, les présidentiables se sont savamment ignorés tout le week-end, chacun traçant sa route de son côté. Mais la partie compte désormais deux nouveaux joueurs.
L'image est suffisamment rare pour être soulignée: de "Ségolène" à "Lionel", tous étaient assis au premier rang de l'Espace Encan dimanche pour le discours de clôture de François Hollande. Qui les a invités à dépasser leurs querelles, pour ne pas faire le jeu de la droite. "Nous avons le devoir de gagner", a-t-il dit. "Le succès de 2007 ne sera pas le succès d'un seul ou d'une seule mais celui d'un collectif".
Dans un mois presque jour pour jour s'ouvrira la période de dépôt des candidatures (28 septembre au 3 octobre). Puis les militants éliront leur champion, les 16 et 23 novembre. Un choix qui sera "irréversible", selon François Hollande, qui refuse d'envisager un "scénario à la Lipietz" (Alain, éphémère candidat des Verts en 2002), où le candidat investi s'écroulerait dans les sondages dans les premiers mois de campagne. Les "éléphants" ont donc moins de trois mois pour se départager.
Archi-favorite dans les sondages malgré une légère érosion, Ségolène Royal a donc continué ce week-end à tracer sa route sans s'occuper de ses challengers. Les critiques? Elle ne s'en "occupe pas". Seule présidentiable à ne pas venir débattre avec les jeunes socialistes du MJS, elle n'est intervenue à la tribune que pour un mot de bienvenue vendredi -ovationné par une salle archi-comble-mais en tant que présidente de la région hôte de Poitou-Charentes, et non comme candidate.
Poursuivant activement sa campagne en dehors des murs de l'Espace Encan, elle a pendant trois jours rencontré des salariés d'Alstom, ouvert l'Université d'été d'ATTAC, et est intervenue sur France-Inter et France-2. Jeudi, elle a réuni autour d'elle les présidents des régions socialistes. Alors que certains critiquent son manque d'expérience et le "flou" de ses propositions, elle en a profité pour vanter ses "résultats" locaux et présenter sa région comme un laboratoire où puiser des idées.
La "Madone des sondages" s'est même permis de ringardiser Lionel Jospin qui, en vidant son sac devant les militants MJS samedi, a failli l'éclipser. "Toute analyse du passé est utile, mais ce qui compte c'est de construire l'avenir", a-t-elle commenté d'une formule cinglante.
En revenant pour la première fois sur son échec à la présidentielle de 2002 et sa décision de quitter la vie politique, l'ancien Premier ministre est apparu tourné vers le passé. Même si restera l'image de ses yeux au bord des larmes quand il a lancé: "Je ne vous ai pas abandonnés!"
Comme il l'avait annoncé avant de venir à La Rochelle, Lionel Jospin n'a toujours pas dit s'il serait ou non candidat. A tel point que certains commencent à se demander s'il y songe véritablement. "Vous allez voir qu'il va nous faire un coup à la Delors (Jacques, qui avait refusé de se présenter à la présidentielle de 1995 malgré les pressions, NDLR)", parie un militant. "Il va nous dire qu'il est très touché de ce qui s'est passé à La Rochelle, mais que les conditions ne sont pas réunies pour sa candidature", poursuit ce militant.
Et si c'était lui? Reste l'hypothèse François Hollande. Dans "Le Monde" publié jeudi, le Premier secrétaire a pour la première fois avoué publiquement qu'il n'excluait pas de briguer l'investiture en cas de "confusion" au PS. Mais il ne devrait pas lever le suspense avant fin septembre, début octobre. Une situation "originale" pour le couple, comme l'a reconnu sa compagne Ségolène Royal. C'était en tout cas la dernière Université de François Hollande en tant que Premier secrétaire puisqu'il compte raccrocher les gants après 2007, après neuf ans de service.
Chez Dominique Strauss-Kahn, le moral remonte au même rythme que les sondages. Sa stratégie: se poser en candidat "anti-Sarko" sans s'occuper d"'Elle". Toujours lanterne rouge des sondages, Laurent Fabius s'efforce, lui, d'apparaître comme le candidat du "concret" face à sa rivale, qu'il accuse sans la nommer de proférer des "banalités". "Je préfère dire: 'voici mon projet' que 'mon projet c'est Voici"', a-t-il raillé vendredi. Une stratégie qui pourrait profiter à Ségolène Royal, en la victimisant.
Jack Lang, enfin, promet qu'il ira jusqu'au bout de la course et affirme détenir les trente parrainages d'élus socialistes nécessaires pour se présenter. Et s'agace du "petit coquin" qui propage l'idée qu'il ne les aurait pas.
Il reste donc trois mois... et six possibles candidats. AP
LA ROCHELLE
Hollande : "2007 sera aussi
historique que 1981"
NOUVELOBS.COM | 27.08.06 | 14:58
En clôture des universités d'été à La Rochelle, le numéro 1 du parti a estimé que l'enjeu de l'élection présidentielle "dépasse le sort de chacun d'entre nous". "Il s'agit d'ouvrir un nouveau cycle politique", a-t-il ajouté.
L e premier secrétaire du PS François Hollande appelle dimanche 27 août les présidentiables socialistes à dépasser les rivalités personnelles pour préparer la victoire espérée en 2007.
L'université d'été marque "la première étape de la campagne victorieuse de 2007. Cet enjeu dépasse le sort de chacun d'entre nous", a-t-il dit dans son discours de clôture de l'événement, à La Rochelle.
"Nous devons regarder bien au-delà de nous, de nos enjeux personnels ou individuels. Il nous reste beaucoup à faire", a-t-il insisté face à tous les candidats à l'investiture présidentielle, potentiels ou déclarés, assis devant la tribune, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Jack Lang et Lionel Jospin.
La question de la désignation du candidat PS est "légitime, importante, j'allais dire incontournable mais il ne faut pas qu'elle soit obsédante (...) Elle ne doit pas occulter toutes les autres", a déclaré le député de Corrèze, qui n'exclut pas lui même d'être candidat à l'investiture.
Des "mesurettes Apéricube"
L'élection présidentielle de 2007 sera "aussi historique que celle de 1981. Il s'agit d'ouvrir un nouveau cycle politique.
la victoire n'est pas acquise, a insisté François Hollande. Le PS doit à ses yeux "redresser la France, relancer l'Europe et contribuer à maîtriser le monde".
François Hollande a raillé par ailleurs les "mesurettes" annoncées pour cette rentrée par le gouvernement qui "sont au pouvoir d'achat ce que sont les Apéricubes à la gastronomie".
"Le gouvernement, depuis quelques jours, multiplie les annonces. Il y aurait paraît-il un chèque transport, on l'attend depuis un an" et "une allocation universitaire de rentrée pour les étudiants, mais elle est limitée aux boursiers qui quitteraient le foyer de leurs parents pour la première et simplement la première année. Ca ne pousse pas à sortir", a ironisé le Premier secrétaire du PS.
Ce sont "des mesurettes qui sont au pouvoir d'achat ce que sont les Apéricubes à la gastronomie", a-t-il lancé dans un sourire lors de son discours de clôture de l'Université d'été de La Rochelle. Au nom du PS, il a donc demandé que se tienne à la rentrée une "conférence sur le pouvoir d'achat permettant la relance des négociations salariales".
Sarkozy, "responsable de tout"
Le premier secrétaire du PS a averti que pour les socialistes, Nicolas Sarkozy "sera responsable de tout" ce qui a été fait par le pouvoir depuis 2002.
Le président de l'UMP a "une conception vorace, prédatrice de la politique", a accusé François Hollande. "Il veut tout, il prend tout, décide de tout et va même, quand les vents sont mauvais, à tourner avec eux (...) Il sera responsable de tout", a-t-il assuré, très applaudi à ce moment de son discours.
"Il n'a pas été un témoin, mais un acteur: il même exercé, dans ce quinquennat, le premier rôle. Donc, le bilan de la droite, c'est son projet", a ajouté le numéro un socialiste.
Selon François Hollande, "ce que veut Sarkozy, c'est une rupture; pas avec son passé, son compagnonnage avec Jacques Chirac, mais avec notre histoire commune, une conception de la France. C'est une déconstruction de tout ce qui a patiemment été bâti depuis au moins un demi-siècle, au-delà même des alternances".
Le député-maire de Tulle a reproché à la droite d'avoir "dégradé le présent et hypothéqué l'avenir", estimant au passage que "jamais le cynisme n'aura autant rimé avec capitalisme".
Il s'en est pris aussi à Jacques Chirac, qui a fait de "l'irresponsabilité", a-t-il dit, "sa règle de vie politique".
Quant à Dominique de Villepin, "il se paie de mots. C'est tout ce qui lui reste. Le verbalisme est devenu la doctrine officielle", a dit M. Hollande, prenant pour exemple l'OPA victorieuse de Mittal sur Arcelor, malgré "le patriotisme économique" invoqué par le Premier ministre. (avec AP et Reuters)
La Rochelle: de "Marilyn" Royal à "l'austère qui pleure"
AP | 27.08.06 | 17:33
LA ROCHELLE (AP) -- De l'émotion, du rire et des larmes, retour sur les moments forts de l'Université d'été du PS à La Rochelle:
JEUDI
- "Marilyn" Royal: venue rencontrer des salariés d'Alstom dans la banlieue rochelaise, Ségolène Royal est victime d'un courant d'air impudique et doit retenir des deux mains sa légère jupe d'été. Comme la blonde la plus célèbre du monde dans "Sept Ans de Réflexion"...
- Le vrai-faux Conseil des ministres: à la veille de l'ouverture des travaux, la "présidente" de Poitou-Charentes réunit les présidents de région socialistes à l'Hôtel de ville pour plancher. Plusieurs l'ont ralliée. "Ils sont tous avec vous?", demande un journaliste. "Oui...", répond-elle. Avant de compléter: "pour travailler".
La séance achevée, elle rejoint la cour de la mairie pour une dégustation de produits locaux. Apercevant les curieux retenus à l'extérieur, elle s'écrie, geste à l'appui, du haut de l'escalier: "laissez entrer, laissez entrer".
- Une belle brochette de présidentiables: le couple Hollande-Royal, rejoint par Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang, vient rencontrer dans la soirée les militants au siège de la fédération de Charente-Maritime. Tous montent sur une petite terrasse pour un discours, avant les grillades. Commentaire du Premier secrétaire: "Y'a du monde au balcon!"
VENDREDI:
- Mais où est passé Henri Emmanuelli? On cherchera en vain le député des Landes à l'ouverture de l'Université d'été. Il boude.
- Soudain, un essaim de journalistes. "C'est Michaël Jackson?", s'amuse un militant. Non, la tornade Royal. "Je n'ai pas adhéré à un parti de groupies", se désole Jean-Luc Mélenchon. Venue ouvrir les travaux, la favorite des sondages prononce son discours à guichets fermés. Standing-ovation.
- Haro sur la "peoplisation": devant les Jeunes socialistes du MJS, Laurent Fabius s'en prend sans la nommer à Ségolène Royal. "Je préfère dire: 'voici mon projet' que 'mon projet c'est Voici"'.
- L'invité surprise. Dans la soirée, 250 jospiniens se donnent rendez-vous dans une salle communale, place des Britanniques. Soudain, la porte s'ouvre: c'est "Lionel", qu'ils n'attendaient pas.
SAMEDI:
- L'austère qui pleure: frissons dans la salle où Lionel Jospin, les larmes aux yeux et la gorge nouée, offre à ses camarades une rare séquence émotion en revenant pour la première fois sur les raisons de son échec à la présidentielle de 2002 et sa décision de quitter la vie politique. "Je ne vous ai pas abandonnés! Je vous ai accompagnés!"
DIMANCHE:
- A la tribune de l'Espace Encan, une conseillère régionale de Poitou-Charentes se fait siffler en vantant le bilan de Ségolène Royal en région. "On n'est pas des supporters", tance un militant.
- "Halte aux bourgeois!" En plein discours de clôture, François Hollande est interrompu par un importun. Mais ne se démonte pas: "On lui avait sans doute donné une mauvaise adresse..." AP
e premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a prononcé, dimanche 27 août, le discours de clôture de l'université d'été du parti. L'université d'été marque "la première étape de la campagne victorieuse de 2007. Cet enjeu dépasse le sort de chacun d'entre nous", a-t-il dit.
Hollande est "déconnecté du réel", selon l'UMP
François Hollande apparaît "déconnecté du réel et incapable de fédérer son propre parti", ont taclé les porte-parole de l'UMP Valérie Pécresse et Luc Chatel, après le discours du chef du PS, dimanche.
"Le premier secrétaire du PS fait beaucoup d'honneur à Nicolas Sarkozy quand il le rend 'responsable de tout', donc de tous les succès du gouvernement", ont-ils ironisé. "Il tente en vain de masquer que derrière un 'Tout sauf Sarko', l'ambiance au PS est plutôt un 'Tout sauf Ségo'..." (Avec AFP)
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"Ecartons donc le dénigrement, la disqualification, la suspicion. Rien, je le dis bien rien, de nos débats ne doit pouvoir être utilisé par la droite le moment venu", a-t-il sermonné à l'attention de tous les candidats à l'investiture présidentielle, potentiels ou déclarés, assis devant la tribune, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Jack Lang et Lionel Jospin.
QUESTION "OBSÉDANTE"
La question de la désignation du candidat PS est "légitime, importante, j'allais dire incontournable mais il ne faut pas qu'elle soit obsédante (...) Elle ne doit pas occulter toutes les autres", a déclaré le député de Corrèze, qui n'exclut pas lui même d'être candidat à l'investiture.
L'élection présidentielle de 2007 sera "aussi historique que celle de 1981. Il s'agit d'ouvrir un nouveau cycle politique. la victoire n'est pas acquise", a-t-il souligné. S'adressant à ses militants, le chef du Parti socialiste n'a pas oublié de mener une charge contre la droite et Nicolas Sarkozy : il a accusé ce "Narcisse au pays de l'UMP" d'être une girouette en politique.
On se calme ! En clôturant, hier à La Rochelle, les trois journées de l'université d'été du Parti socialiste, le premier secrétaire du PS, François Hollande, a tenu à rappeler les «règles de comportement» d'une «dynamique de la victoire» en 2007. «L'échéance principale n'est pas celle du 16 novembre, date de la désignation de notre candidat(e), mais le 6 mai 2007», pour le second tour de la présidentielle, a-t-il prévenu. «Car le 16 novembre, au moins, nous sommes sûrs qu'un socialiste va gagner !» Et après La Rochelle, les prétendants sont aussi nombreux qu'avant, sinon plus : Laurent Fabius, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn et évidemment Ségolène Royal, n'ont en rien désarmé. Et Lionel Jospin a, lui, cherché les moyens de revenir dans le jeu (lire page 3). Tous étaient alignés au premier rang du public pour écouter le premier secrétaire leur expliquer que la présidentielle de 2007 «sera aussi historique que celle de mai 1981, parce qu'il s'agit d'ouvrir un nouveau cycle politique».
Autodestruction. «Nous avons nos sensibilités, nos préférences, nos convictions, nos pronostics», mais «nous ne pouvons pas être préoccupés que de nous-même», a averti François Hollande, en pointant les risques d'autodestruction d'une campagne interne qui serait mal menée. «Il faut maîtriser nos processus internes, a-t-il exigé. Que chacun fasse valoir ses atouts, mais sans dévaluer ceux des autres. Ecartons le dénigrement, la suspicion ! Rien de nos débats ne doit pouvoir être utilisé par la droite [...] Celui ou celle qui en sortira doit être grandi(e) et non diminué(e) par notre exercice de démocratie interne.» Un propos en forme de bouclier pour protéger Ségolène Royal. Dans les coulisses du rendez-vous rochelais, la compagne du premier secrétaire a en effet été souvent critiquée dans des termes vifs, notamment par les proches de Jospin.
Au-delà du PS, il y aura toute la gauche à «rassembler». «La majorité de 2007 ne sera pas celle d'un parti, mais d'une coalition», a pronostiqué le patron du PS. Un «sommet de la gauche» se tiendra en septembre «pour préparer, le moment venu, un contrat de gouvernement» avec les Verts, le PCF, les radicaux de gauche et les chevènementistes du MRC. Quant à l'extrême gauche, «nous devons la mettre devant sa propre responsabilité. Elle a le droit de ne pas vouloir gouverner, mais au moins qu'elle ne nous en empêche pas». «Le PS est généreux, mais pas masochiste», a donc fait valoir Hollande, défendant sa «proposition» de demander aux élus PS de ne pas parrainer d'autres candidats à l'Elysée.
Sollicitude. En revanche, François Hollande n'a pas levé le moindre coin de voile sur son hypothétique candidature à l'investiture : «Comme premier secrétaire, j'ai le devoir de veiller au rassemblement.» Il a toutefois reconnu être sous «pression» pour se prononcer dans un sens ou un autre ¬ notamment pour clarifier son attitude vis-à-vis de Ségolène Royal, comme on lui demande dans le PS : «Il est souvent dit qu'il y aurait une pression forte sur moi. Je suis très sensible à cette sollicitude toujours amicale, jamais intéressée...» s'est-il défendu avec le sourire.
De l'humour, Hollande a aussi fait une arme contre l'UMP. Nicolas Sarkozy, c'est «Narcisse au pays de l'UMP», un «premier rôle, pas un jeune premier» de la droite au pouvoir depuis 2002. En référence à Témoignage, le livre du ministre de l'Intérieur, Hollande a rappelé que «dans ce quinquennat, Sarkozy n'a pas été un témoin, mais un acteur. Le bilan de la droite, c'est son projet» ; et qu'il doit «tout assumer» puisqu'il a «tout décidé, tout organisé». Et Hollande de moquer la façon dont le patron de l'UMP se grime : «S'il stigmatise les patrons voyous, c'est qu'il doit les connaître.» «Jamais un candidat de la famille gaulliste n'a été aussi proche des puissances d'argent», a même dénoncé le patron du PS. Un exercice d'opposant beaucoup plus facile que la maîtrise des «processus» internes
07:51 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

